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Invité Leconteur

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Sinon, qu'ils cessent de publier et ça fera 1100 chômeurs.

Bref ici il s'agit d'un vote pour un concours pour leur dire qu'ils ont bien lutté. Simplement :-)

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171290 aujourd'hui à plus de 18 h

:hi::yahoo::good:

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Le Collectif 28 pour la régularisation des sans-papiers

« Allô ? Je suis bien au centre de rétention ? »

É U Mardi, 18 Novembre, 2014 L’entrée des journalistes dans les centres de rétention administrative est prohibée. Alors que des associations présentent aujourd’hui un rapport accablant sur ces lieux de privation de liberté pour étrangers, des retenus témoignent de leur réalité… au téléphone.

© N M

Vendredi matin, L est dans le couloir d’une des casernes Auvare, à Nice. C’est son huitième jour en Centre de Rétention Administrative (CRA). Il passe à proximité d’une des trois cabines téléphoniques mises à la disposition des retenus. Elle sonne. Il décroche. Et ne se fait pas prier pour raconter au journaliste au bout du fil son quotidien. L’homme est âgé de cinquante-deux ans. Il a quitté la Tunisie il y a trente-quatre ans. Depuis, il vit et travaille et France. « Ils m’ont arrêté lors d’un contrôle routier, commence-t-il, la gorge serrée. Mon permis de conduire et mon assurance étaient en règle. Mais mon titre de séjour était périmé. J’ai déjà eu deux cartes de dix ans. J’étais en train de préparer le dossier pour le renouvellement. Je suis allé devant le juge. J’ai apporté tous les justificatifs qui prouvent que je suis résident régulier depuis 1981. Le tribunal a dit qu’il était trop tard et j’ai pris vingt jours de rétention. » En France, pour l’instant, les journalistes sont priés de ne pas franchir la porte d’entrée des centres de rétention. Leur accès est ultra-réglementé. Dans chaque CRA, une seule association d’aide aux étrangers a le droit d’intervenir. Elles sont cinq sur l’ensemble du territoire national à détenir l’accréditation. À l’intérieur, des cabines téléphoniques en libre accès sont un des seuls liens qu’ils gardent avec l’extérieur. Quelques minutes plus tôt, on tente notre chance au CRA de Vincennes. Bloc A, un autre homme enfermé répond, lui aussi, au téléphone. Il a cinquante et un ans et préfère conserver l’anonymat. « Je suis en France depuis vingt-deux ans, annonce ce peintre en bâtiment tout à fait disposé à converser sur les conditions de son enfermement. C’est mon vingt-quatrième jour de rétention. Ils m’ont arrêté alors que je sortais d’un centre commercial, boulevard Barbès. Ils m’ont ramené ici… avec les courses. »

Devant le juge, « tu dis “bonjour” et tu prends vingt jours de rétention… »

Notre inconnu au bout du fil devait repasser devant le juge samedi dernier. Un magistrat redouté. « Ici, on l’appelle “le juge bonjour-vingt jours”. Tu dis “bonjour” et tu prends vingt jours de rétention… Le consulat de Tunisie n’a pas encore dit s’il était favorable à mon retour. Je vais prendre les vingt jours, puis je serai renvoyé ou je sortirai. J’ai déjà été placé en rétention. C’était en 2006. À l’époque on ne pouvait pas nous enfermer plus de onze jours. Aujourd’hui, le maximum c’est quarante-cinq. C’est long. » L’homme connaît la loi et les réalités vécues par la majorité des migrants. « Le mois dernier, ils ont embarqué beaucoup de monde, explique-t-il. C’est depuis qu’ils ont lancé la rafle contre les immigrés à l’échelle de l’Europe. » L’homme fait référence à l’opération « Mos Maïorum », lancée au début du mois d’octobre par la présidence italienne de l’Union européenne. Elle visait à augmenter le nombre d’arrestations d’étrangers en situation irrégulière, sur l’ensemble du territoire européen, pour collecter des données sur les réseaux de passeurs. L’opération était menée par des polices nationales en collaboration avec Europol et Frontex. « Ils veulent que je donne toute une série de papiers, confie-t-il. Un numéro de compte bancaire, une quittance de loyer et des factures EDF à mon nom. Mais comment voulez-vous qu’un propriétaire me loue un appartement alors que je n’ai pas de titre de séjour ? Pour le travail, c’est pareil. J’enchaîne les boulots au noir. » À Nice, L témoigne des conditions difficiles de rétention. Il a du mal à cacher son émotion. « Je suis mal traité, ici, lâche-t-il dans un sanglot. On mange mal. On dort parfois à dix par chambre. Le matin, les dortoirs sont fermés. On fait des allers-retours dans les couloirs. Le soir, on mange à 18 h 30 puis on se retrouve dans une petite pièce où il y a la télé. Il fait froid et on a droit qu’à une seule couverture. On est nombreux. Il y a plus d’entrants que de sortants. » La voix de L est celle d’un homme fatigué. Il va plus loin dans sa description des mauvais traitements dont il fait l’objet. « Je suis diabétique, insiste-t-il. Lors de mon arrestation, ils m’ont interrogé de 11 h 30 à 17 heures. J’ai demandé à voir un médecin. Ils ont refusé. J’ai insisté auprès de l’interprète. J’étais tellement mal que je suis tombé de ma chaise. Je n’ai vu le docteur qu’après mon arrivée au CRA. » Les obstacles dans l’accès aux soins ou à une aide juridique ont été maintes fois dénoncés par les associations d’aide aux étrangers.

Malgré plusieurs condamnations de la Cour Européenne des Droits De l’Homme, la France continue d’enfermer des demandeurs d’asile et plusieurs centaines de mineurs, notamment dans « les locaux de rétention ». Des lieux qui ont la même fonction que les CRA, souvent mis en place, provisoirement ou non, dans des cellules de commissariats destinées aux gardes à vue ou dans des aéroports.

Les associations qui officient à l’intérieur de tous ces lieux d’enfermement présentent aujourd’hui un rapport accablant à leur propos.

Dans quelques semaines débuteront, à l’Assemblée nationale, les débats sur la réforme du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile CESEDA. Le recours systématique à la rétention administrative et ses conditions de mise en œuvre sont à remettre en cause. Les parlementaires sauront-ils prendre en compte les réflexions des associations et les témoignages des personnes enfermées ? Un coup de fil suffit pour s’en rendre compte.

- Voir plus sur : http://www.humanite.fr/allo-je-suis-bien-au-centre-de-retention-557856#sthash.pc9aXkMg.dpuf

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142160

Je rappelle...

l'enjeu, c'est ton quotidien

Bon debut de soirée...

Enfant mort dans un parking à Nice http://www.nicematin.com/nice/enfant-mort-dans-un-parking-a-nice-la-piste-dun-jeu-fatal.1994571.html

Communiqué des associations :

24 novembre 2014

Un enfant est mort.

Nous voulons saluer la mémoire de Magomedkhan, 11 ans, mort dans un parking, jeudi soir, et témoigner notre solidarité à sa famille.

Depuis son arrivée en France en 2009, avec ses parents fuyant les persécutions et demandant un Asile qu'on leur a refusé, Magomedkhan s’est retrouvé sans ressources avec sa mère et ses 3 frères.

L'urgence était pourtant criante :

- Une mère isolée avec 4 enfants mineurs dont un enfant lourdement handicapé ;

- Cette mère disposant d'une autorisation provisoire de séjour renouvelée tous les 6 mois ;

- Des documents délivrés par la préfecture, mais sans le droit au travail ;

- Cette mère sans aucune ressources ni allocations pour l'éducation des enfants ;

- Un hébergement d'urgence de 9m2 obtenus depuis peu, après de longues procédures.

Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir saisi, à de multiples reprises, les institutions concernées pour obtenir la carte de séjour qui aurait pu permettre à la famille de stabiliser sa situation, un hébergement dans un CHRS, le droit pour l'enfant handicapé à pouvoir bénéficier d'une aide matérielle....

C'est dans ces conditions que la famille n’a jamais pu poser ses maigres valises dans un endroit stable et sécurisant alors que l'association Habitat et Citoyenneté a alerté les services sociaux sur la nécessité impérieuse d'obtenir une place dans un centre d'hébergement et de réinsertion.

Jamais Magomedkhan n'a eu droit à un bout de chambre à lui, ni à un bureau pour faire ses devoirs, ni à des repas assurés chaque jour, encore moins à des loisirs.

Malgré cela, il a beaucoup investi dans l’école, seule institution accueillante.

Depuis ses 7 ans, le petit Magomedkhan faisait le traducteur de toutes les démarches administratives de sa mère, de ses frères ; il accompagnait sa mère dans les hôpitaux, celle-ci n'ayant jamais eu le temps de se rendre à des cours de français, ne pouvant laisser seul l’enfant malade.

Magomedkhan attendait le soir que la boulangerie du quartier ferme pour rapporter le pain non vendu à la maison et cela, tout le monde le savait.

Seules les associations humanitaires et militantes ainsi que des citoyen-nes bénévoles ont apporté leur aide à cette famille, pour se nourrir, se vêtir ....

Magomedkhan, enfant lumineux et joueur en dépit de tout, comme tous les enfants, avait besoin de loisirs. Il a grandi trop vite comme la plupart des enfants dans sa situation, enfant d'étrangers fuyant des pays où leur vie ne vaut pas cher.

Ce soir-là, il était sorti retrouver des copains… pour oublier ? pour respirer ? pour avoir un peu d'espace ?

Sa mère a bien essayé de le joindre au téléphone mais…

Ce n'est pas seulement une bombe aérosol qui a tué Magomedkhan, ce sont surtout les violences institutionnelles subies par sa famille en contradiction totale avec la CIDE(Convention Internationale des Droits de l'Enfant) dont nous venons de célébrer l'anniversaire.

" L'intérêt supérieur de l'enfant " dont parle cette Convention signée par la France, ce n'était pas pour lui, ni pour ses frères, ni pour tous les petits Magomedkhan qui grandissent dans notre beau pays.

Premiers signataires :

ADN ; Amnesty International Nice ; CIMADE ; COVIAM ; Habitat&citoyenneté ; LDH Cannes ; LDH Nice ; MRAP ; RESF 06 ; Secours Catholique ; …

contact : X

RESF organise une collecte pour venir en aide à la maman :

Vous pouvez apporter ou envoyer (et même recueillir autour de vous) :

- Soit au cercle de silence de Masséna, ce mardi 25 novembre.

- Soit chez Habitat&Citoyenneté , 28 rue Dabray, Nice (mardi et vendredi)

- Soit à MRAP (« pour Magomed ») voir consignes en attaché.

Enfant mort dans un parking à Nice: la piste d'un jeu fatal

Vous vous souvenez ? Triangle noir pointant à droite Qui a tué Davy Moore - Graeme Allwright

[Refrain] :

Qui a tué Davy Moore?

Qui est responsable et pourquoi est-il mort?

Ce n'est pas moi, dit l'arbitre, pas moi.

Ne me montre pas du doigt!.

Bien sûr, j'aurais peut-être pu l'sauver

si au huitième j'avais dit "assez!",

mais la foule aurait sifflé:

ils en voulaient pour leur argent, tu sais,

C'est bien dommage, mais c'est comme ça.

Y' en a d'autres au-dessus de moi.

C'est pas moi qui l'ai fait tomber,

vous n'pouvez pas m'accuser!

[Refrain]

Ce n'est pas nous, dit la foule en colère,

nous avons payé assez cher.

C'est bien dommage, mais entre nous,

nous aimons un bon match, c'est tout.

Et quand ça barde, on trouve ça bien,

mais vous savez, on n'y est pour rien.

C'est pas nous qui l'avons fait tomber,

vous n'pouvez pas nous accuser!

[Refrain]

Ce n'est pas moi, dit son manager à part

tirant sur un gros cigare.

C'est difficile à dire, à expliquer

J'ai cru qu'il était en bonne santé.

Pour sa femme, ses enfants, c'est bien pire,

mais s'il était malade, il aurait pu le dire.

C'est pas moi qui l'ai fait tomber,

vous n'pouvez pas m'accuser!

[Refrain]

Ce n'est pas moi, dit le journaliste de la Tribune

tapant sur son papier pour la Une.

La boxe n'est pas en cause, tu sais:

dans un match de foot y' a autant d'dangers.

La boxe, c'est une chose saine,

ça fait partie de la vie américaine.

C'est pas moi qui l'ai fait tomber,

vous n'pouvez pas m'accuser!

[Refrain]

Ce n'est pas moi, dit son adversaire le Caïd

qu'a donné le dernier coup mortel.

De Cuba il a pris la fuite

où la boxe est maintenant interdite.

Je l'ai frappé, bien sûr, ça c'est vrai

mais pour ce boulot on me paie.

Ne dites pas que je l'ai tué, et après tout

c'est le destin, Dieu l'a voulu.

[Refrain]

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