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28 juillet 1835. Louis-Philippe réchappe de justesse à la machine infernale de Fieschi le Corse.


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28 juillet 1835. Louis-Philippe réchappe de justesse à la machine infernale de Fieschi le Corse.

Pour tuer le roi, Giuseppe Fieschi, 44 ans, a confectionné une mitrailleuse en alignant 25 canons de fusils.

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Le 28 juillet 1835, Paris en fête célèbre le cinquième anniversaire de la Révolution de juillet. Une foule immense se presse sur le boulevard Saint-Martin pour voir passer la Garde nationale menée par le roi Louis-Philippe accompagné de ses trois fils. Il arbore la mine satisfaite d'un Hollande persuadé d'avoir jugulé la crise... Au troisième étage du n° 50, un petit homme au regard noir jette un coup d'oeil à travers la jalousie. Sa figure fermée arbore le rictus de celui qui prépare un mauvais coup. L'homme est petit, moins d'un mètre cinquante, cheveux châtains, menton rond, yeux bruns. C'est un Corse. S'il se fait appeler Girard, mais son véritable nom est Giuseppe Fieschi. Il passe une dernière fois en revue la machine infernale qu'il a fabriquée avec génie : vingt-cinq canons de fusil juxtaposés et finement ajustés pour balayer le boulevard sur douze mètres de largeur et trois de hauteur. Il en est fier. Grâce à son courage, à son génie, dans quelques minutes la monarchie sera décapitée. Encore plus jouissif que de descendre un préfet en Corse ...

Le terroriste baisse un chouïa les canons pour que la foule situés face à sa fenêtre soient moins exposés à la mitraille. On a tous nos faiblesses... Le temps s'étire indéfiniment. Le roi bourgeois qui chaque matin lit et relit les mémoires de Jean-Marc Ayrault arrive enfin à la hauteur de la fenêtre. Sans hésiter, Fieschi approche une allumette phosphorique de la traînée de poudre qui court à la hauteur des lumières des canons. Une terrible explosion retentit. Une fusillade monstrueuse déchire l'air. Une pluie de balles et de projectiles métalliques arrose la tête du cortège. C'est un carnage. Autour du roi, plusieurs officiers-généraux chutent de cheval, frappés à mort, notamment le général Mortier. Le pavé est rouge de sang. Par miracle, Louis-Philippe s'en tire indemne, la joue simplement éraflée par une balle. Le dauphin et ses deux frères échappent également au massacre. La foule postée face à la fenêtre, elle, a morflé : deux hommes et une fillette s'écroulent, mortellement blessés. Si le bilan ferait ricaner Anders Behring Breivik, il s'élève tout de même à treize tués sur le coup et de nombreux blessés.

Lire la suite (Le Point).

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