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30 mai 1431. Si Jeanne d'Arc est brûlée, c'est comme relapse, pour s'être de nouveau habillée en garçon.


Invité David Web

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30 mai 1431. Si Jeanne d'Arc est brûlée, c'est comme relapse, pour s'être de nouveau habillée en garçon.

Lors de son procès, elle promet de rester en robe. Mais, piégée dans sa prison par l'évêque Cauchon, on la surprend vêtue d'un pantalon.

jeanne-d-arc-bucher-583604-jpg_1404182.JPG

Piégée par Cauchon, Jeanne d'Arc finira sur le bûcher. © DR

Quand Jeanne d'Arc monte sur le bûcher, le 30 mai 1431, c'est grâce à un grossier piège monté par ses geôliers français et anglais. Sinon, il n'y aurait aucune raison de la faire flamber comme une crêpe Suzette. Entendre des voix ou faire la guerre n'est pas une raison juridique suffisante. Alors, ce diable d'évêque Cauchon lui fait promettre de ne plus s'habiller en homme, puis fait en sorte de l'y pousser. N'ayant pas tenu parole, cela fait d'elle une relapse. Dans ce cas, le verdict est la mort !

Ne refaisons pas tout le procès de la Pucelle, sachons simplement que, le 24 mai, les juges ecclésiastiques du tribunal organisent une mise en scène macabre pour l'amener à avouer ses fautes. Ils la traînent au cimetière Saint-Ouen de Rouen, où ils ont fait dresser un simulacre de bûcher. Terrorisée, la jeune fille reconnaît ses fautes et, contre la promesse de la faire transférer de sa prison tenue par des soudards, elle signe (d'une croix, alors qu'elle sait parfaitement écrire) tout ce qu'on veut sans pouvoir imaginer le piège machiavélique ourdi par ce cochon de Cauchon : elle reconnaît ne pas avoir entendu de voix, abjure ses erreurs et se soumet à l'autorité de l'Église. Elle accepte également de ne plus s'habiller en homme. Curieuse demande ! De retour dans sa cellule, les Anglais lui jettent quelques frusques féminines dont elle se vêt.

"J'aimerais mieux être décapitée sept fois"

Trois jours plus tard, le 27 mai, elle demande à ses gardes anglais de lui enlever ses chaînes pour pouvoir se lever. L'un d'eux se précipite sur elle, mais c'est pour lui arracher ses habits de femme, la laissant nue. Les autres lui lancent ses anciens habits d'homme. Elle refuse de les enfiler : "Messieurs, vous savez qu'il m'est défendu : sans faute, je ne le prendrai point." Ceux-là se contentent de ricaner. Durant toute la matinée, elle reste aussi peu vêtue qu'une nudiste sur l'île du Levant. Vers midi, dame Nature lui rappelle que même une future sainte doit satisfaire à certains besoins. Comme il n'est pas question de sortir en tenue d'Ève, elle se résout à enfiler ses habits d'homme pour "nécessité de corps". Quand elle réintègre sa geôle, elle a beau pleurer et supplier, les Anglais refusent de lui rapporter sa jupe. La voilà donc retombée dans son hérésie...

On l'a compris, tout cela avait été prémédité par Pierre Cauchon, l'évêque de Beauvais. Le mardi 29 mai, le tribunal ecclésiastique qui l'a convoquée la condamne comme relapse. Elle n'a pas tenu sa parole de ne plus s'habiller qu'en femme. Normalement, la sentence aurait dû être prononcée par le tribunal séculier. Mais l'évêque n'a pas envie qu'on lui sabote sa stratégie. Dès le lendemain matin, le moine frère Martin Ladvenu annonce la sentence à Jeanne, qui s'effondre.

Lire la suite (Le Point).

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30 mai 1431. Si Jeanne d'Arc est brûlée, c'est comme relapse, pour s'être de nouveau habillée en garçon.

Lors de son procès, elle promet de rester en robe. Mais, piégée dans sa prison par l'évêque Cauchon, on la surprend vêtue d'un pantalon.

jeanne-d-arc-bucher-583604-jpg_1404182.JPG

Piégée par Cauchon, Jeanne d'Arc finira sur le bûcher. © DR

Quand Jeanne d'Arc monte sur le bûcher, le 30 mai 1431, c'est grâce à un grossier piège monté par ses geôliers français et anglais. Sinon, il n'y aurait aucune raison de la faire flamber comme une crêpe Suzette. Entendre des voix ou faire la guerre n'est pas une raison juridique suffisante. Alors, ce diable d'évêque Cauchon lui fait promettre de ne plus s'habiller en homme, puis fait en sorte de l'y pousser. N'ayant pas tenu parole, cela fait d'elle une relapse. Dans ce cas, le verdict est la mort !

Ne refaisons pas tout le procès de la Pucelle, sachons simplement que, le 24 mai, les juges ecclésiastiques du tribunal organisent une mise en scène macabre pour l'amener à avouer ses fautes. Ils la traînent au cimetière Saint-Ouen de Rouen, où ils ont fait dresser un simulacre de bûcher. Terrorisée, la jeune fille reconnaît ses fautes et, contre la promesse de la faire transférer de sa prison tenue par des soudards, elle signe (d'une croix, alors qu'elle sait parfaitement écrire) tout ce qu'on veut sans pouvoir imaginer le piège machiavélique ourdi par ce cochon de Cauchon : elle reconnaît ne pas avoir entendu de voix, abjure ses erreurs et se soumet à l'autorité de l'Église. Elle accepte également de ne plus s'habiller en homme. Curieuse demande ! De retour dans sa cellule, les Anglais lui jettent quelques frusques féminines dont elle se vêt.

"J'aimerais mieux être décapitée sept fois"

Trois jours plus tard, le 27 mai, elle demande à ses gardes anglais de lui enlever ses chaînes pour pouvoir se lever. L'un d'eux se précipite sur elle, mais c'est pour lui arracher ses habits de femme, la laissant nue. Les autres lui lancent ses anciens habits d'homme. Elle refuse de les enfiler : "Messieurs, vous savez qu'il m'est défendu : sans faute, je ne le prendrai point." Ceux-là se contentent de ricaner. Durant toute la matinée, elle reste aussi peu vêtue qu'une nudiste sur l'île du Levant. Vers midi, dame Nature lui rappelle que même une future sainte doit satisfaire à certains besoins. Comme il n'est pas question de sortir en tenue d'Ève, elle se résout à enfiler ses habits d'homme pour "nécessité de corps". Quand elle réintègre sa geôle, elle a beau pleurer et supplier, les Anglais refusent de lui rapporter sa jupe. La voilà donc retombée dans son hérésie...

On l'a compris, tout cela avait été prémédité par Pierre Cauchon, l'évêque de Beauvais. Le mardi 29 mai, le tribunal ecclésiastique qui l'a convoquée la condamne comme relapse. Elle n'a pas tenu sa parole de ne plus s'habiller qu'en femme. Normalement, la sentence aurait dû être prononcée par le tribunal séculier. Mais l'évêque n'a pas envie qu'on lui sabote sa stratégie. Dès le lendemain matin, le moine frère Martin Ladvenu annonce la sentence à Jeanne, qui s'effondre.

Lire la suite (Le Point).

bonsoir

jeanne d'arc à brulé quelques dizaines de minutes mais , si on en croit la religion chrétienne ,cauchon doit bruler encore dans les enfers et çe n'ai pas finis .

bonne soirée

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