PLS maker

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  1. Si les frais d'entretiens et de démantèlement étaient si risible, pourquoi sont'ils gardés secret par Areva et EDF ?
  2. C'est bien entendu une grosse farce que cette légende du solaire coûteux. Le solaire n'est couteux que quand les calculs ne prennent pas en compte les coûts d'entretien et de démantellement des centrales nucléaires, quand on prend l'énergie nucléaire comme valeur étalon. Ainsi, le prix du solaire rejoint le prix du MWh nucléaire, il est même plus bas dans les Etats plus ensoleilés. C'est juste qu'en France, l'investissement et la recherche dans le solaire est largement à la traîne. En Allemagne, le matériel utilisé est différent du silicium et largement moins cher. Et plus facile d'installation, en plus...
  3. Coût qui de toute façon continuera à alourdir une facture déjà bien alourdie par l'entretien et la gestion des déchets produits. Il s'alourdie tellement qu'il passe au-dessus du coût du MWh éolien en ne faisant que compter la chaîne du combustible (de la prod au traitement final)... Les Suisses ont donc fait un choix qu'on ne peut que saluer. Il est bien précisé que la sortie sera progressive, le temps de développer, comme les font les Allemands avec un certain succès, des pistes alternatives (éolien et solaire). Pendant ce temps, notre pays reste à la traîne dans ce domaine. Cocorico...
  4. Je vois que le communiqué du Syndicat National des Journalistes à propos de cette éviction n'a pas encore été retransmis ici. Sa vision de cette histoire est très intéressante : Intégralité du communiqué à lire ici : http://www.snj.fr/article/david-pujadas-la-face-cachée-du-20-heures-1380537722
  5. ah le dunkerquois... souvenirs souvenirs
  6. Il convient pourtant de relativiser la portée de ce type de faute, appelé "faute grammatical" par les linguistes. Ces fautes-là n'entraîne que dans des cas très précis des problèmes de compréhension. Et pour cause : les accords, et dans une moindre mesure pas mal de terminaisons verbales d'un même temps ou entre deux temps, ne sont pas différenciables à l'oral. Le "er" infinitif et le "é" sont homophones, les "e", "s" et "es" d'accord sont quasi-inaudibles (sauf dans les liaisons, mais là encore, d'une personne à l'autre, tantôt elle se fait tantôt elle ne se fait pas). Bref, à l'écrit, ces absences de distinction ne gênent en rien la compréhension dès lors qu'on dépasse une vision puriste de la langue. Pourquoi donc ? Parce que la fonction portée par ces terminaisons est aujourd'hui également portée par l'ordre des mots dans la phrase ! L'ordre des mots impose une compréhension ou une autre de la suite de mots exposée aux yeux du lecteur. On est donc actuellement dans une situation de doublon grammatical, où une même fonction est portée par deux règles grammaticales : les flexions, et la syntaxe. En français, la seconde commence à l'emporter sur la première : c'est pour cela que nous avons de plus en plus de mal à intégrer et à respecter à l'écrit les accords (statistiquement parlant, les fautes grammaticales sont celles qui connaissent la plus forte croissance). Ce n'est pas de la paresse intellectuelle ou un manque de respect (quoique ceux qui veulent singer un manque de respect vis-à-vis d'un interlocuteur à l'écrit recours justement à des textes caricaturalement simplifiés), mais au contraire la perception inconsciente de cette transformation du français. Par contre, ça fait mal aux yeux, on est d'accord. Même moi, malgré tout ce que je dis sur l'orthographe, ça me pique les yeux. Pourquoi donc ? Parce que nous avons tous, via l'école, assimiler que les manques d'accord, les confusions dans la terminaisons, étaient des fautes, avec donc une portée égale sémantiquement parlant avec la faute morale. On a paré cette exigence morale/sociale des habits de la clarté, de la compréhension, du risque de confusion linguistique, alors qu'en réalité, même des textes bourrés de fautes grammaticales reste parfaitement compréhensible. C'est pour ça que la conclusion qui s'impose dans ce domaine est le caractère social de l'orthographe. Pas forcément au sens de "classe sociale" (même si sur le sujet il y a énormément de choses à dire) mais au sens d'exigence de la société. Et l'étude, que je n'ai pas terminé de lire, fait pour le moment totalement fi de tout cela, alors qu'elle met l''orthographe au premier plan. C'est simplement une grossière erreure méthodologique.
  7. Vous trouverez l'étude en français et en pdf à cette adresse : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01292167/file/16-1fr.pdf
  8. Quelle hypercorrection ? L'hypercorrection bourdieusienne concernait le parler oral (imitation de ce qui était perçu comme étant le parler de la haute bourgeoisie : usage massif des liaisons, utilisation du subjonctif imparfait etc.). L'hypercorrection de l'orthographe est faire une faute par la volonté de répondre à l'attente du lecteur/correcteur (ajouter des circonflexes/des doubles consonnes / des terminaisons là où il n'y en a en fait pas). Vous parlez de la deuxième j'imagine ? Personnellement, j'attend de lire l'étude en question (ici : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01292167/file/16-1fr.pdf ) avant de me prononcer. J'ai déjà vu une grosse faiblesse méthodologique (la confusion orthographe/langue) et la pauvreté de la bibliographie concernant le champ linguistique. J'espère juste qu'il ne s'agissait pas de donner une caution scientifique à l'organisme de formation en orthographe utilisé. En tout cas ces derniers s'en prévalent ( https://www.projet-voltaire.fr/presentation/prix-distinctions/ ).
  9. Oui, je sais Mais là, l'étude ne parle pas des récepteurs. Après, je peux difficilement juger, vu que j'ai procédé à une auto-désacralisation totale de l'orthographe, je nuance les fautes auxquelles je peux être confronté. Elles sont même parfois un grand signe d'intelligence : les gamins, ils connaissent mal le code écrit normé, ils en créent d'eux-même un autre, ça leur demande, mine de rien, une activité cérébrale notable. Ce qui ne veut pas dire que ceux qui maîtrisent l'orthographe sont moins intelligent hein ^^" je précise. l'orthographe, c'est surtout social en fait. L'orthographe n'a rien à voir avec l'intelligence. En revanche, je ne serais pas surpris que, d'ici quelques années, on apprenne que créé une norme de secours, avec ses régularités (c'est dans la régularité que ça coince, les normes de secours ne sont pas forcément normées, fixes, mais c'est justement parce qu'elle est en concurrence avec une autre norme partiellement acquise qui est aussi la norme demandée dans la société) développe une certaine forme d'intelligence. En tout cas, il y a un sacré effort derrière, et ça on l'oubli trop souvent.
  10. Bon sinon, j'ai checké le CV des chercheurs, et ça confirme mes craintes : cette étude a été menée sans aucun linguiste, ce sont tous des chercheurs en économie, la bibliographie est quasi-exclusivement composée de recherches en économie. Bref, comme je l'ai pointé en premier lieu, la recherche est biaisée d'entrée par la confusion langue/orthographe. L'orthographe, c'est le code écrit permettant de coucher la langue sur papier, ce n'est pas la langue. Par ailleurs, orthographe =/= compréhension. Avoir une mauvaise orthographe n'est pas signe de mal comprendre un texte tiers. C'est la production écrite qui est impactée, pas la compréhension. La compréhension écrite est impactée par l'étendu du vocabulaire et les connaissances en terme de construction du discours. Bref, un titre putaclique qui profite de la sacralité de l'orthographe pour nous vendre une étude bizarroïde.
  11. confusion d'auiliaire =/= fautes d'orthographe Ce sont là des fautes de langue.
  12. Euh... J'espère que c'est le Monde qui interprète mal cette étude... Parce que l'orthographe, ce n'est pas la langue... Pourtant le mélange est fait de la première à la dernière ligne... Statistiquement, ce type de faute a pratiquement disparue, hein.. Preuve que l'école a réussi à résoudre ce problème. Les fautes les plus courrantes sont celles de l'orthographe grammaticales, celles qui influent donc pas forcément sur la compréhension.
  13. Géniale cette vidéo !
  14. la vraie vie est surtout plurielle et a pour composante la vie citoyenne et politique, l'école envisagée par le Projet Macron en fait fi et veut une école alignée sur des désiderata économiques qui, difficile à anticiper sur le long terme, lui substitueront un enseignement de savoirs-être et non plus de savoirs-faire. On a encore le droit de s'en émouvoir.