fannyV

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À propos de fannyV

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  1. écrire sert aussi à dénoncer

    Merci ! Sieba : là, c'est pour un concours d'écriture, je suis en bonne place pour le moment, j'espère être parmi les finalistes déjà, avant d'être parmi les 3 gagnants. Comme elle était déjà sur internet, elle restera là. Je suis en train de voir pour faire un récit plus long, mais c'est pas facile de partir d'une nouvelle pour un roman. Call22 : merci pour ces remarques ! Le but est de découvrir à la fin que Yéri est très, trop jeune, pas de faire découvrir qu'il cherche un travail, c'est pour ça que je l'ai dévoilé dès le début. Pour les phrases courtes, c'est vrai que ça plait ou non, je voulais le texte incisif. Pour le roman, s'il existe, ce ne sera pas le même style d'écriture.
  2. bonjour !

    merci :)
  3. bonjour !

    Merci Parceque
  4. écrire sert aussi à dénoncer

    Je vous propose de découvrir un texte que j'ai écrit pour un concours : La chaleur était suffocante. Une odeur étrange me chatouillait les narines. Nous formions une grande ligne face à ces quatre hommes en pantalon noir et chemise blanche. Trois hommes du pays et un étranger. A notre droite je pouvais voir le fleuve qui s’écoulait tranquillement. D’ici, il avait une drôle de couleur. Mon estomac gargouillait. Je n’avais rien pu avaler avant de partir. On se sentait tout petit face à eux. Amamnuel était à côté de moi. On avait le même âge et on habitait dans le même village. J’avais peur. C’était la troisième fois que je me présentais, espérant un travail. Je n’avais pas beaucoup de qualifications, je n’étais presque pas allé à l’école. Djoka, mon frère, qui avait un an de plus que moi, travaillait ici depuis déjà six mois. Les deux premières fois j'avais gardé la tête baissée, le regard fixé sur mes pieds, le corps un peu voûté. J’étais intimidé, je me demandais ce que je faisais là. Le recruteur ne m’avait pas accordé un regard, ni à Amamnuel non plus. C’est normal : ils cherchaient des personnes courageuses, qui travailleraient sans compter. Autant dire qu’on n'avait pas le meilleur profil. Trop gringalets. La première fois, on était rentré un peu honteux. Plus encore la seconde. On ne voulait pas ressembler à des bons à rien, ni se retrouver à faire la manche dans la rue. Cette fois-ci, je me sentais prêt. Il me fallait ce travail. Je me tenais droit, je ne quittais pas des yeux les recruteurs. Ils discutaient entre eux. De temps à autre, l’un d’entre eux nous lançait un regard. Au bout de quelques minutes, le plus grand des trois s’avança. Il s’arrêta à quelques mètres de nous. Son allure était impressionnante, son visage sévère. Il commença à désigner du doigt plusieurs d’entre nous. Au moment où son doigt pointa Amamnuel, l’un des trois autres hommes prit la parole : « Je préfère l’autre ». Il parlait de moi. J’étais soulagé. Soulagé alors que je venais de prendre la place de mon ami. Mais j’avais toujours cette sensation étrange au creux de l’estomac. L’homme s’approcha de nous. D’un revers de main, il fit comprendre aux autres qu’ils pouvaient s’en aller. Son regard lourd se posa sur chacun d’entre nous. Trois mots sortirent de sa bouche : « demain, cinq heures ». Le lendemain, je me réveille à 4h30. Je m'habille rapidement et je me précipite à l’usine. La nuit semble donner une nouvelle couleur au fleuve. D’autres travailleurs arrivent en même temps que moi. Les regards sont fatigués, comme éteints. Au moment d’entrer dans l’usine, une odeur pestilentielle me prend à la gorge, je me mets à tousser, j’ai la nausée. Un gardien me fait signe de prendre l’escalier situé à ma droite. Je descends. La lumière est très faible. Je m’agrippe à la rambarde afin de ne pas tomber. Je tremble. Une fois en bas, j’aperçois d’autres personnes du village. Ils ne prennent pas le temps de lever la tête, ils travaillent avec ardeur. L’odeur est encore plus forte ici, je me retiens de ne pas vomir. Il y a aussi une légère fumée qui n’arrange rien au manque de luminosité. Au fond, on peut distinguer de vieux tonneaux entassés les uns sur les autres. J’habite à Hazaribagh, au Bangladesh. Je travaille à la tannerie depuis un an. Tous les jours, je longe le Buriganga pour venir. Je traite les peaux des animaux. Je suis plus rapide maintenant. Je commence à m’habituer aux odeurs, et je ne vomis plus. Il n’y a que cette toux qui ne me quitte pas, et les bras qui me démangent. Je m’appelle Yeri. J’ai douze ans. N'hésitez pas à me donner votre avis ! Si ça vous plait vous pouvez aller jeter un coup d'oeil là et voter en cliquant sur "j'aime".
  5. bonjour !

    merci :) :)
  6. Que lisez-vous en ce moment ?

    je termine une nouvelle d'Angela Morelli : la vallée des Amazones !
  7. bonjour !

    Bonjour, je suis arrivée ici par hasard. J'aime beaucoup discuter, lire et écrire !