Aller au contenu

LeBoulgare

Membre
  • Contenus

    20
  • Inscription

  • Dernière visite

À propos de LeBoulgare

  • Rang
    Forumeur balbutiant
  • Date de naissance 12/28/1996

Informations Personnelles

  • Sexe
    Homme
  • Pays
  1. Bonjour, merci de cette réponse. Ce que tu me dis me fais penser à une réflexion que je m'étais faite : à savoir que je ne peux pas me permettre de haïr vraiment qui que ce soit, quelconque "culture dominante" ou quelconque "ennemi" puisque c'est également sa présence qui me permet de me positionner et de m'identifier, affirmer mon identité et remettre à jour le sens de mon existence sur cette planète. Ennemi ou ami, tous contribuent à répondre à la question : "Qui suis-je ?", je ne perd pas du vu cela, une certaine forme de gratitude inconditionnel. C'est amusant, j'avais un enseignant de philosophie en Terminale qui nous disait "la Philosophie c'est l'art de se poser les bonnes questions". J'apprécie l'idée de s'épanouir dans n'importe quel contexte . Ce qui m'agace avec toutes ces positions (féminisme, de gauche, droite, ethnies différentes, handicaps etc...) c'est que je trouve toujours ces "différences" instrumentalisées par nos médias et on se retrouve, le petit peuple, subdivisée dans une montagne de prises de position. A la fin, on ne peux plus parler sans que cela tape sur le poing au bout de 2min, de voir des regards parfois pédants, parfois outrés lorsque l'on prononce, à titre d'exemple, "Alain Soral" (j'adore expérimenter ça, ou employer le terme "noir" pour désigner les "noirs" dans le métro quand je parle avec des potes et observer les réactions des gens). Très tôt, nous sommes encouragés à nous engager dans multiples combats solidaires, progressistes etc... qui nous amènent à nous taper dessus, pendant que le 1% privilégié se la coule douce et exploite cela : diviser pour mieux régner. A la fin, on est un peu tous perdants de mon point de vu. Sauf que la jouissance que procure l'acte de s'engager pour une cause et lutter est parfois plus attirante que le temps qu'il faut prendre pour analyser, écouter autrui... et je pense que notre société de consommation qui amène chacun de nous à complexer sans cesse, à ne pas s'aimer et à se comparer, être en concurrence avec nos prochains à son rôle là dedans. Je pense aussi que le Melting pot en France est utilisé pour nous embrouiller dans des combats futiles (s'il n'y avait pas de noirs, d'arabes les médias ne parleraient pas de racisme, de juifs, d'antisémitisme, d'ouverture à l'homosexualité et à la "tolérance", d'homophobie et de sexisme, de féminisme, de machos...etc). Je ne dis pas qu'il faut éradiquer les noirs, les arabes et compagnie hein, ça me ferait tous mes potes en moins. Je me fais cette réflexion car chaque années je vais en Bulgarie, la population est assez homogène sur le plan religieux, ethnique , il n'y a pas de féminisme et globalement, la population est d'accord sur le fait que l'économie et les réformes du président sont le problème. Il n'y a pas 3000 causes différentes et je trouve l'atmosphère beaucoup plus fraternelle, ce que je trouve positif. Mais affirmer cela, c'est parfois remettre en question des années d'engagement d'un individu, pour "x" cause et même avec tous les arguments du monde et une grande délicatesse, c'est une idée dure à faire avaler. M'enfin, le projet c'est d'avoir plusieurs vies comme ça si ça déconne sur un point j'ai une vie de rechange ! Merci pour tes réflexions, je prend toujours plaisir à échanger avec des personnes plus âgées que moi, c'est de vous que des jeunes comme moi tirent les plus importantes leçons .
  2. Ce n'est pas étonnant, j'ai pas mal lu chez KontreKulture et je continu de lire chez eux, j'écoute également l'homme dont on ne doit pas prononcer le nom et j'ai effectivement déjà vu cette vidéo. M'étant pas mal développé intellectuellement sur cette position, je souhaite justement me plonger un peu dans "l'idéologie dominante" pour mieux peser le pour et le contre, ne pas me contenter d'être tributaire d'un certain déterminisme qui m'a été octroyé assez tôt. En tout cas c'est bien vu de ta part, bien joué . Je te remercie . PS : Je pense qu'il est intéressant de lire la Convention d'Istanbul, cela peut s'avérer éclairant sur le rôle du féminisme d'un point de vu politique. Je l'avais commencé je devrais poursuivre, je viens d'y penser. Merci ForumFr pour m'avoir permis de m'en rappeler !
  3. Bonjour à tous, merci pour vos conseils de lecture ! M'étant positionné comme critique à ce mouvement (à presque tous les mouvements aujourd'hui, en 2018, en fait), je vois que cela a suscité certaines réactions. Crab_fantome a bien stipulé que j'ai posté ce sujet dans "société" est c'est vrai que cela n'est pas cohérent avec ma demande (conseils de lecture). Je vais donc exposer mon point de vu pour être cohérent. Tout d'abord je parle du féminisme, l'outil politique, le mouvement social et non pas des femmes. Je ne pense pas grand chose ni des femmes, ni des noirs, ni des blancs, ni des homos, ni des trans, ni des riches, ni des pauvres. Ou disons plutôt que j'ai mes préjugés, mes statistiques mais qui restent à leur place de préjugés. Je me questionne juste sur le pourquoi du comment des ces mouvements. Je n'ai pas lu de bouquin qui s'attaque au féminisme spécifiquement. En revanche j'ai lu des bouquins qui démontrent que bien des conflits et des mouvements sont instrumentalisés pour non pas servir la majorité mais plutôt une minorité...et surtout des ONG, des firmes, des sociétés privées. Voici la bibliographie qui me vient à l'esprit pour répondre à la question de Crabe_fantome au passage : La Stratégie de Choc de Naomi Klein (Best seller au Canada), La Société de l'indécence (traduction française d'un ouvrage anglais qui se nomme "Captain of counsciousness", en gros c'est "La Société du spectacle" de Guy Debord avec une approche historique et le pourquoi du comment de ce modèle sociétal) de Stuart Ewen, La Guerre des monnaies de Hongbing Song (Best seller en Chine), Démocratie : histoire politique d'un mot de Francis dupuis-Déri, 2 bouquins d'Antony C. Sutton qui démontrent que les banques de Wall Street ont très largement fiancé L'Ascension d'Hitler et la Révolution Bolchévique. Par ailleurs, je compare beaucoup les médias russes et les médias occidentaux pour émettre une opinion sur un sujet. En somme, rien avoir avec une quelconque masturbation intellectuelle appuyée par la lecture de récits patriarcales. Pour le moment, en dépit de l'évolution de mouvements sociaux comme le féminisme, je constate juste que les pauvres restent pauvres et galèrent, les riches tirent effectivement profit. Je comprend le féminisme comme un mouvement qui permettrais à certaines femmes d'effectivement se libérer d'un quotidien pénible (j'avoue ne toujours pas avoir très bien saisi lequel, en 2018), et aussi comme l'obligation pour des mères de famille pauvres de travailler à plein temps comme ouvrière car la diminution des aides sociales, la privatisation qui ne fait que s'accroître aujourd'hui avec E. Macron, les réformes de Muriel Pénicaud ne permettent plus à un homme ouvrier de rapporter assez d'argent au foyer et ainsi permettre à l'enfant de passer plus de temps avec sa mère. Mon environnement m'encourage à penser cela également : aujourd'hui, je vis à Porte de Montreuil depuis 13ans, et au bord de la périphérie, le féminisme est plutôt mal perçu par les quelques mamans avec lesquelles j'ai eu l'occasion de discuter. La figure nouvelle (je parle de ma génération, j'ai 21 ans) féministe est très franchement l'étudiante pas trop malaisée et en école de littérature. On voit le plafond de verre en politique, dans les films, dans des tafs pas trop sous payés quoi, mais par contre le fait que 95% des SDF soient des hommes, que 90% des éboueurs soient des hommes, que 85% des métiers à risques mortels (armée, police, pompier) soient effectués par des hommes, que 70% des suicides soient effectués par des hommes, que 97% des prisonniers sont des hommes... n'est jamais évoqué au nom des égalités hommes/femmes. Les médias (qui sont hiérarchisés verticalement) étant eux mêmes tenus par des individus privilégiés, je vois avant tout le féminisme actuel comme un moyen pour des industries privées d'exploiter maintenant des femmes de couches populaires salariées à plein temps. A même titre que je vois l'ouverture de nos portes pour les migrants moins comme un geste sain que comme un moyen d'exploiter des personnes prêtes à travailler pour pas chère et conserver un bon taux de chômage en France pour faire comprendre au salarié lambda qui se plaint de sa petite paye qu'il peut être remplacé à tout moment. D'autant plus que ces guerres à l'étranger sont entre autre fiancées par les même firmes qui vont accueillir les réfugiés après dans leurs multiples ramifications et les exploiter (ça c'est Naomi Klein, Antony Sutton, Hongbing Song pour reprendre mes lectures puis les médias non-occidentaux). Effectivement, il y a aussi le fait que des femmes soient battues par leurs hommes, je sais, des femmes ont des problèmes, des hommes en ont d'autres. Ces lectures m'ont juste poussé à me dire que le féminisme défend les intérêts de certaines femmes appartenant à une certaine classe sociale et n'ont pas ceux d'autres femmes d'une autre classe sociale. Elle sert aussi un certain commerce, l'industrie de la clope a très largement utilisé le mouvement féministe pour se faire sa pub le siècle dernier : Présenter une femme qui fume faisait d'elle l'indépendante qui se détache complètement du jugement des hommes qui était négatif à l'égard de la féminité des femmes qui fument. Merci encore pour les bouquins, à bientôt .
  4. Merci beaucoup January pour ton partage et la présentation de l'ouvrage que tu me proposes. Ce roman a l'air plaisant à lire. En revanche, mon petit défaut qui peut également s'avérer être une qualité, est que je suis un peu fanatique de la littérature scientifique, je ne lis pas de roman . Oui je ne suis pas drôle je sais :s ! Bonjour Crabe_fantome, tu est dans le procès d'intention, je ne prendrai aucune satisfaction à te répondre. Je vous remercie d'avoir pris le temps de lire ce sujet et d'y avoir répondus, bonne journée .
  5. Bonjour, Il y a-t-il quelqu'un d'assez calé sur le sujet pour me conseiller des ouvrages sérieux (écrit par autre chose qu'un(e) journaliste et avec des références, une bibliographie si possible) sur le féminisme ? Je souhaite me développer une petite culture là dessus car je suis de par mes observations et lectures, très critique à son égard (comme tout mouvement actuel à vrai dire qui me parait toujours très instrumentalisé). J'aimerais ainsi élargir mon point de vu et cela par le livre car pour le moment, les quelques débats que j'ai pu entretenir avec des personnes qui défendaient cette cause n'étaient pas très aboutissants. Idéalement, un bouquin pour présenter le féminisme sous une approche historique (son accouchement, les phases historiques, des personnalités...) et un autre pour le présenter plus dans son champs d'action actuel. Voilà, je vous remercie par avance . PS : Pas des bouquin critique à son égard svp, je suis déjà justement très (trop ?) critique, ceci étant fondé par ailleurs.
  6. La face cachée de l'argent de Pierre-Etienne Galois , 300 pages - La monnaie de ne serait pas née pour faciliter les échanges, ne serait pas le successeur du Troc mais avant tout un instrument permettant d'asseoir la domination d'un Etat, peut-être plutôt des Banques depuis quelques siècles, sur un peuple. - La relation Banque / Etat / Peuple éclairée. - Pourquoi des dettes ? Pourquoi un Etat endetté ? A l'égard de qui ?... En somme, un ouvrage qui m'a franchement refaçonné ma perception de l'argent, passionnant est très pertinent. Bibliographie riche et affirmations toujours justifiées par des notes de bas de page. Je ne suis pas en économie, c'est abordable par tous à condition d'y consacrer du temps et d'avoir un dictionnaire à porté de main !
×