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Encore faut-il vouloir rester un pays au lieu de " devenir " ce que l'on est depuis le début : un monde. C'est bien à cause de ces défauts que ma préoccupation reste l'existence encore aujourd'hui de frontières. Après, j'aimerais que tu m'en dises plus sur les mauvais impacts qu'auraient la cohabitation de cultures au sein d'une même frontière. Je parles du cas d'un pays dont les cultures cohabitent de leur propre volonté, pas de ces pays d'Afrique dont les frontières sont les vestiges de la colonisation.
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Le multiculturalisme est une étape essentielle pour une influence mutuelle. On ne mélange rien. On parle juste d'un commencement. Ce qui est certain, c'est que forcer l'assimilation, c'est dire adieu à des cultures et ne laisser aucune chance à l'évolution positive de ce que l'on appelle notre " identité. "
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Dans l'actuelle Corée du Nord peut-être, et encore. S'il y a bien une raison aux guerres civiles, c'est bien l'idée de frontière et de territoire. Faire comprendre que l'on est enfant du Monde, c'est pas gagné. Pour certain, apprendre d'une culture c'est s'offrir de nouvelles perspectives, s'enrichir. Pour d'autres, c'est se soumettre à une forme d'impérialisme. Nous sommes nous même, individus, multiculturels. Le refuser, c'est cultiver l'inculture. On n'en perds ses valeurs. Ce n'est pas demain que se construira Babel, et pourtant, pas besoin de parler la même langue pour se tendre la main.
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Que la France ne connaisse l'immigration telle que l'on l'entend aujourd'hui que depuis deux siècles ne change pas le fait qu'elle existe et que les Etats Unis peuvent servir de modèle et non pas en tant que réussite, mais pour ses échecs notamment sa tentative d'assimilation connue sous le nom de Melting Pot. Le multiculturalisme ne forcera pas la création à contrario d'un hyper-communautarisme, pas autant qu'une méthode puriste d'assimilation qui nous offrira le même spectacle qu'aux Etats Unis : un rejet. C'est juste que l'idée d'un peuple multiculturel dont l'identité se module avec le temps ça fout les boules. De mon côté, je suis effrayé à l'idée d'intégrer une Europe assimilatrice culturellement, alors que nos minorités culturelles ne trouvent même pas d'échos dans notre Etat centralisé. Seulement, avec l'association de la culture et de l'économie, on en arrive à avoir des Français rêvant à nouveau d'une France souveraine, d'une France retrouvant sa monnaie. Vous me suivez. La radicalité des mesures, tout ou rien, c'est ça le vrai danger. Autant que l'on n'admet pas les bienfaits de la coexistence des cultures, on n'admettra jamais les bienfaits qu'auraient un mélange d'influences au lieu de suivre ou rejeter un modèle sans concession. La vie n'est pas faite que de propositions binaires.
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La France est un pays vieillissant dont le cancer n'est autre que les médias. -stephanie- nous dit Ce qui défini un pays, il me semble c'est : sa langue, ses frontières, ses coutumes/rituels/croyances (religion), sa culture. (après il y a des petites différences selon les régions, le sud, le nord...). Mais ces frontières ne sont aujourd'hui utiles qu'au contrôle de l'économie. Comme le dit PASDEPARANOIA c'est l'économie qui ramène tout à elle. Et il est maintenant naturel de parler de mondialisation sans dissocier culture et économie. Alors que les minorités internes à un pays ( immigrées ou non, n'oublions pas nos amis Corses, Basques et autres ) luttent pour la sauvegarde d'une culture étouffée tout en gardant une ouverture vers l'expansion de l'économie ( nous vivons d'échanges, de tourisme, fermer l'économie aujourd'hui, c'est s'enfermer dans une voiture remplie de gaz. ) on nous propose un choix drastique : tout ou rien. Simplifier les choix ne se différencie pas du chantage. A mes yeux, la meilleure solution et de loin la plus difficile : dire adieu aux frontières. Cette notion est obsolète. Toutes les frontières se sont construites pour de mauvaises raisons : la peur du voisin, le refus de s'ouvrir à une culture voisine. Elles se sont construites sous les drapeaux de la guerre, de la colonisation. Ces même frontières qui en Afrique pousse des tribus ennemies à cohabiter sous un même drapeau et s’entre-tuer. Ce qui ressort de certains propos tenus ici, dans la rue, les journaux, la télévision, c'est se besoin d'utiliser la France comme point de repère et d'oublier que ces frontières n'ont plus de rôles à jouer. Une vrai modernisation de notre façon de raisonner serait de tout remettre en cause depuis les fondements et non faire un choix entre des modèles. On vit une ère ou la distance n'est plus une barrière à la communication, regardez nous, tentant de répondre à la question du multiculturalisme en France ensemble sur ce forum. Et bien, évoluons. Si l'histoire est le ciment qui unis les Français, alors on s'unit autours d'un modèle d'évolution. Alors parlons de cette identité. La langue française ? Les littéraires du coin en parleront surement mieux que moi, mais elle est née d'un multiculturalisme entre les langues celtes, latines et s'est officialisée dans l'administration vers le XVIe siècle si je ne m'abuse. Nos frontières sont celles de la Gaule celtique et d’expansions nées de la guerre, de conquêtes et d'invasions, menées récemment à l'aide de nos amis de l'Afrique. Notre nom vient d'un peuple du nord venu s'installer dans ces même frontières. La religion qui a marqué notre pays tirent ses origines du moyen orient et à évolué à travers toute l'Europe. Sa culture est celle de peuples luttant contre l'assimilation à la France, comme les Basques ou les Corses dont je parlais plus haut. Le reste de ses traditions ? La bienséance ? Le savoir vivre ? Des coutumes nées d'une élite riche à une époque où la France crevait de faim. Cette même élite qui a poussé la France à devenir autrefois un modèle de révolte. Une France qui s'est reconstruite après les Guerres Mondiales grâce à une aide extérieure. Une France qui n'a jamais évoluée seule, dans son coin. On parle de la place de la France comme model dans l'art, notamment la littérature. Encore une fois, j'en appelle aux littéraires du coin : est-ce toujours le cas ? Existe-il encore des écrivains de la trempe de Zola dénonçant les injustices de son époque en la peignant telle qu'elle est ? J'ose émettre un doute. Cette France même, prête à refuser le multiculturalisme. Je suis dans l'incompréhension. Au nom de quels ancêtres, au nom de quelle identité assimilerait-on, ferions-nous disparaître ce qui était, est et sera notre force ? Au nom d'une peur de l'autre instaurée par notre gouvernement à travers les médias ? Ouvrir nos frontières ne nous empêchera jamais d'aimer le fromage les croissants et le vin. La France ressemble à un vieil homme aigris cachant son racisme sous le prétexte de l'insécurité, cachant son purisme sous le prétexte de l'identité nationale, cachant son intolérance sous le refus de se moderniser, prétextant que l'on ne deviendrait que l'ombre d'un empire américain. Un vieil homme qui ne remet jamais en cause la parole de ses frères, qui pense que ses idées sont meilleures parce qu'elles ont des siècles, qui préférerait croire Nostradamus que ses contemporains. Je regrette que la France ne ressemble pas plus à son symbole, la Marianne, servant de guide à la tolérance, l'ouverture. Un pays refusant de devenir ce qu'en font nos politiques et nos médias pour devenir la France de nos coeurs : une France de valeurs : Liberté pour tous, égalités dans nos droits et surtout, fraternité. ichigotagada a dit : On ne devrait pas avoir à choisir entre ses origines et sa nationalité. Je suis d'accord. On ne devrait même pas avoir à faire de choix. Est Français celui qui se sent français. Je ne lui enlèverais jamais la liberté de se sentir aussi Espagnol, Allemand, Marocain, Japonais, Européen, peu importe, mais tout simplement Humain. Je sais que tout ce tralala n'est pas une solution. Mais c'est une piste. Si l'on ne revoit pas notre façon de penser, si l'on ne s'ouvre pas à la remise en cause, alors ce débat s'est à mes yeux terminé aussitôt qu'il s'est lancé.