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Poupouille

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À propos de Poupouille

  • Rang
    Forumeur balbutiant
  • Date de naissance 09/15/1972

Informations Personnelles

  • Sexe
    Femme
  • Pays
  1. Poupouille

    le deni de grossesse

    Oui tu as tout à fait bien décrit ce que je ressens. L'échographie m'a fait pleurer comme une madeleine mais pas débloquée pour autant. Je vais faire comme tu dis pour me détacher de cette fichue image d'Epinal de la grossesse. Et vivre les choses à mon rythme. Ceci dit, ton bouquin m'intéresse !
  2. Poupouille

    le deni de grossesse

    Pour l'instant j'ai conscience d'être enceinte, oui et qu'il va devenir père, oui. Lui. Mais pas moi. :blush: Enfin, je me sens un peu moins seule. Toutes mes amies ma famille sont super ravies pour moi mais aucune ne comprend mon détachement vis à vis de cette vie qui grandit en moi. Je me sens concernée en tant que matrice mais je ne projette rien au delà. Rien que le fait que je puisse devenir maman me parait complètement absurde.
  3. Poupouille

    le deni de grossesse

    Je suis enceinte de 10 semaines et je l'ai su dès les premières semaines. Le père prend très bien la nouvelle et s'investit dans sa future paternité. Et pourtant cette grossesse est quasiment issue de notre première rencontre et nous en sommes encore à apprendre à nous connaitre. Quant à moi, je gère bien ma grossesse (analyses, gynéco, interdictions alimentaires et bouleversement hormonaux) mais je ne réalise pas du tout que je vais avoir un enfant "à moi". Par exemple, tandis que le papa cherche des prénoms, je prends juste note et je tâche de le conseiller au mieux. Mais je me sens complètement détachée de la question. Comme si ça le concernait lui mais pas moi Ma gyneco dit que ça risque de changer la semaine prochaine, grâce à l'échographie. Mais pour l'instant, je me sens un peu monstrueuse. Y'a t'il ici des femmes qui ont eu du mal à réaliser, non pas qu'elles étaient enceintes, mais qu'elles allaient devenir mères ?
  4. Encore une fois, je trouve ton "plan d'action" très sain (même si je n'ai rien d'une pro sur le sujet). N'hésite pas à déterminer dès aujourd'hui le nombre de mois pendant lesquels tu auras besoin des anxyolitiques. J'ai aussi fait le deuil de mon père avant même son décès car il a été malade longtemps et j'ai même pu parler de sa mort avec lui plusieurs fois. J'ai vécu l'après de façon vraiment très sereine, comparativement à d'autres décès. Ce qui a été dur, c'est de réaliser qu'avoir perdu ses grands parents et puis l'un de ses parents ne me laissait plus de protection et me mettait en tête de liste pour la faucheuse. On se sent fragile et furieusement adulte d'un coup.
  5. Il existe toutes sortes de médocs plus ou moins "dangereux" et le mieux c'est d'en discuter avec ton médecin traitant. N'oublies surtout pas de parler avec lui du risque de dépendance. Tu peux également lui demander ce qu'il pense d'aller voir un psy. Il y a beaucoup d'autres alternatives. Par exemple, des groupes de soutien aux endeuillés au sein desquels tu peux parler avec des gens qui traversent ou ont traversé ce type d'épreuve. Ou encore l'acupuncture, l'hypnose. L'avantage d'un thérapeuthe, c'est de pouvoir parler de ce qu'on ressent sans avoir peur d'inquiéter, d'ennuyer ou de réveiller la douleur de celui qui t'écoute. Et parfois, même au sein de la famille, on vit le deuil de façon radicalement différente. Certains veulent tout garder en l'état et avoir constamment les souvenirs sous les yeux, d'autres veulent tout changer, certains veulent rire, d'autres veulent cacher leurs larmes. Il y a tellement de façons de vivre sa perte. C'est parfois même incompatible. Déjà, je trouve ça très sain de ta part de réaliser que tu n'y arrive pas seule et sans aide. Parle en déjà à ton médecin traitant, il saura peut être te guider. Bon courage et bon cheminement.
  6. J'ai bien connu ça et à deux reprises. J'ai recouru aux médicaments à chaque fois et sans y devenir accro. Et pourtant tout mon entourage était contre ça. Pour le premier décès, j'ai eu besoin des médocs pendant 6 mois (mais en décroissant) d'abord somnifères puis anxiolytiques. La seconde fois, j'ai utilisé les anxiolytiques pendant deux mois (toujours en diminuant les doses). Je n'ai rien pris pour la journée. Mais le fait de pouvoir dormir me donnait la force d'affronter les journées, les démarches et la douleur des autres. Au contraire, sans les médocs, j'ai connu la spirale dont tu parles : le manque de sommeil nourrit l'angoisse et l'angoisse provoque l'insomnie. Je te conseille donc de planifier ton recours au médocs avec ton médecin, avec la diminution des doses. Bon courage et prends bien soin de toi,
  7. Poupouille

    le deni de grossesse

    Merci. Dans mon cas mon corps réagit beaucoup plus vite que ma tête. Enfin il y en a déjà un qui suit :blush:
  8. Poupouille

    le deni de grossesse

    Parce que techniquement l'utérus et tout ce qu'il contient ne prend pas tant de place que ça. J'ai vu des femmes sans le moindre ventre à 7 mois sans pour autant qu'il y ait déni. éa dépend de la façon dont l'utérus se place. Et lorsque des femmes réalisent qu'elles sont enceintes sur le tard, leur utérus bascule et se met "vers l'avant". Moi je suis enceinte de deux mois et rien ne devrait se voir. Mais j'ai déjà du ventre. Ma mère et ma soeur l'ont même vu sous mes vêtements d'hiver.
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