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Pheldwyn

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Tout ce qui a été posté par Pheldwyn

  1. Sinon, on peut aussi voter massivement pour des programmes politiques qui mettent l'enjeu climatique au coeur de leur action .... oh wait
  2. ????? Mais c'est affolant ! Je passe la moitié de mes interventions à conchier Lepen la facho, et l'autre moitié à conchier Macron la pourriture néolibérale, je n'arrête pas de dire que je vais m'abstenir et ne voter pour aucun des deux, parce que je ne peux décemment pas voter pour l'un ou l'autre, et la conclusion totalement à côté de la plaque : "de toute façon vous allez voter Lepen" ? Doit vraiment y avoir un truc que je ne comprends absolument pas dans vos manières de penser. Alors , donc, non, pour la énième fois, il n'y a jamais eu chez moi la quelconque hésitation à voter pour un parti raciste. C'est juste inconcevable. La seule hésitation qu'il y aurait pu avoir, c'était à la limite de voter Macron, pour faire barrage à l'autre. Mais autant je ne peux pas voter Lepen, autant je ne peux pas voter Macron. Au final : j'ai deux barrages à faire, car je ne veux pas plus de Macron. Je ne sais même plus lequel des deux sera le pire pour le pays à vrai dire : dans les deux cas je finirai par défiler dans la rue. Et je ne sais même avec lequel ce sera le plus dangereux. Donc, non, je te confirme : blanc, voire plus certainement abstention. Ne te prends pas pour "les Français". La politique de Macron remet en cause tout le modèle social de notre pays, et pousse des gens vers la pauvreté. Car sous ses airs arrogants, sa comm' à deux balles, beaucoup de Français ont bien compris quel était son agenda, et il ne correspond absolument pas avec les intérêts du plus grand nombre.
  3. Ah bon ? Tu nous expliques concrètement ces proximités ? La retraite ? LFI est proche du PC et de EELV. Au final la mesure du RN est plus proche de celle du PS. Tu ne vas pas nous expliquer que Hidalgo et Lepen ont des programmes très proches ? Sinon les distinctions sociales sont clairement différentes : LFI propose d'augmenter le SMIC, donc faire payer les entreprises. Lepen propose de baisser les cotisations sociales en faisant croire que cela consiste en une augmentation de salaire. Très similaire à la proposition des LR. LFI propose de remettre un véritable ISF, rendre l'impôt plus juste avec 14 tranches... Absolument pas le programme de Lepen. Elle, elle propose d'exonérer d'impôts sur le revenu les moins de 30ans (et d'impôts sur les sociétés les entrepreneurs de moins de 30 ans). Bref, favoriser les moins de 30 ans qui ont les moyens. Clairement pas du tout la même vision. Absolument pas même. Bref le social, on oublie, rien a voir ! Je dois évoquer toutes les mesures "Les Français d'Abord" du RN ? Tu vois une quelconque proximité des valeurs de LFI ou de gauche avec ces politiques discriminatoires sur fond xénophobe ? Sérieusement ? Je pense qu'il faudrait faire réviser ta vue. C'est con, parce que c'est quasiment les 3/4 du programme du RN, les "français" d'abord. Cela t'aura sans doute échappé. On évoque l'écologie ? Elle est où l'écologie au RN ? Tu as des exclusivités à nous faire partager ? Et le nucléaire ? Ce serait un fossé indépassable entre le PC et LFI, mais par contre on (enfin "on", les malhonnêtes dans ton genre) l'oublie totalement lorsqu'il faut créer de force des proximités imaginaires. Bref, l'écologie est totalement au centre, entremêlée tout au long du programme de LFI. Comment on peut confondre cela avec le programme de Lepen ?? Tu m'inquiètes, tu sais lire ? On évoque le 3eme volet principal du programme de LFI sur nos institutions ? Alors oui, par intérêt le RN est pour la proportionnelle. Mais sinon ? A fond dans la 5ieme. Absolument pas la même vision. Bref, faut vraiment se foutre de la gueule du monde pour parler de proximité entre la gauche (même requalifiée à tort d'extrême-gauche) et l'extrême-droite (malgré le discours de façade soi disant social) !! Alors, vas-y explique les fortes et multiples proximités entre ces programmes qui t'amèneraient à les confondre, au final ? Sérieusement, à un moment le débat politique gagnerait à confronter les idées et les désaccords .... et pas passer son temps à asséner contre-vérités et manipulations, à travestir les programmes et les mesures au lieu d'en discuter. Faut vraiment pas avoir inventé l'eau chaude pour trouver les programmes similaires. Ou être d'une mauvaise foi taille XXXL.
  4. Le problème, qui t'échappe sans doute (du moins ta réponse idiote en donne l'impression), c'est que l'enjeu n'est pas simplement du chocolat. Tu comprends ? Ne pas suivre une Europe néolibérale, si, c'est totalement une valeur de gauche (mais l'idée n'a jamais été la volonté à tout prix d'un frexit). Sur l'international, tout dépend de quelles positions tu parles. Une France non-alignée envers un quelconque impérialisme, ça ne me choque absolument pas.
  5. Toujours dans le déni, à un point qui fait peur. C'est ça l'idéologie remarque. Tu caricatures un peu, mais tu n'es pas loin de la réalité dans le principe. Oui, tu as des gens qui se retrouve très riches sans en faire beaucoup, parfois (souvent) seulement par l'héritage. Ensuite, il n'y a pas de récompense au mérite ou a l'investissement dans le travail, la rémunération est profondément injuste . Certains gagnent en un mois ce que d'autres gagnent en un an. Ils ne travaillent pas forcément davantage pour autant. Si tu es d'accord avec ça, moi pas. Tu juges extrémiste de le dénoncer ?
  6. Je viens de voir M. Pipo. Il nous explique qu'en 2017 il n'y a pas eu de front républicain. C'était un vote d'adhésion. Je pense qu'il n'a pas compris que la carte de l'auto-satisfaction méprisante n'allait pas aider.
  7. Je ne suis pas sûr. Disons que l'on a de très gros risques d'un côté, et des drames déjà annoncés de l'autre. ... mais certainement avec Macron ou Pécresse. Donc, on aura perdu sur les deux côtés. Bah si Macron est premier ministre, ça ne changera pas grand chose. Déjà, il faut tout faire pour qu'aucun des deux n'ait la majorité à l'Assemblée. C'est cela, le véritable enjeu.
  8. Comment avoir un tel mépris ?? Sérieusement ? Ah quand même, un peu de compassion. Oui, ils ne se plaignent pas : ils se suicident. Et donc, ils bossent 7j/7, tu leurs donne le salaire du président ? Ou alors tu nous remet une émoticone larmoyante en écartant le problème ?
  9. Pas plus Chirac que Hollande. Les deux ont été surtout des carriéristes, effectivement sans conviction. Hollande était un gestionnaire : on ne change rien, on va dans le sens de la marche et du marché. De la droite molle. Macron, pour le coup, est davantage idéologue : il cherche à tout privatiser, pour lui c'est l'objectif number one.
  10. Evidemment. Chacun a voulu avoir le moins pire au second tour, pour s'offrir une chance d'y participer avec un minimum de conviction. Mais ce ne sont pas les sondages le problème.
  11. Pour un même patron, non. Mais combien prennent des "boulots" à côté pour survivre ? Ou en indépendants en plus d'un boulot salarié ? Et tout simplement les indépendants, les petits patrons, qui bossent 7j/7. Je ne me fait aucun soucis pour Macron : la preuve, il en redemande. Bon ok, il va certainement plus gagner en oeuvrant pour ses intérêt ou envers ses copains (et puis il faut se préparer le bon pont d'or après le mandat, à cumuler avec la retraite à vie de président) qu'avec ce qu'il gagne actuellement.
  12. Au contraire : si les candidats en ont été incapables, personne d'autre que les électeurs ne pouvaient le faire. Les élections concernent les électeurs avant de concerner les partis. Pas d'autres sensibilités : il est clair que nombre d'électeurs communistes, écologistes et socialistes ont voté pour LFI. Clairement. Il l'a dit dans son discours, je crois d'ailleurs. En tout les cas je l'ai entendu de la part de Quatennens ou de Corbières, qui ont commencé par remercier tous les électeurs de gauche. Mais le rôle qu'ont joué Hidalgo, Roussel et Jadot est inadmissible. Ils ont joué contre les valeurs qu'ils défendent, leurs idées, et uniquement dans une démarche cyniquement politicarde de querelles partisanes. Merde, quand on a à coeur l'urgence climatique, que l'on sait l'importance primordiale que cela a, on ne se permet de laisser passer la seule occasion de faire valoir cette voix ! On ne s'en remet pas à Macron dont on connaît le jemenfoutisme total (qu'il a largement prouvé en 5 ans), et encore moins à Lepen. Lorsque l'on a à coeur la lutte contre les injustices sociales, lorsque l'on sait que Macron en est le meilleur artisan, qu'il dépèce et va continuer à dépecer dans la même logique néo-libérale nos services publics, qu'il va continuer à appauvrir les plus pauvres, tout en renflouant le portefeuille des copains, .... on ne se prive pas d'une occasion de remettre les pendules à l'heure. Quel gâchis, mais bordel, quel gâchis !! Je ne comprends même pas. J'avoue, je ne comprends même pas que l'on soit de gauche et que l'on se tire une telle balle dans le pieds. C'est même plus une balle, c'est un tir nourri. Alors oui, j'entends : Mélenchon ceci, Mélenchon cela. En ce sens, les médias ont bien réussi leur mission. Dédiaboliser Lepen, diaboliser Mélenchon. Je ne dis pas qu'il avait besoin d'eux pour dire des conneries ... mais pour caricaturer, répéter inlassablement, on pouvait compter sur eux. Le nombre d'électeurs de gauches qui m'ont sorti qu'il était pro-Poutine. Genre, LFI, pro-Poutine ? Enfin bon, j'ai déjà dit ici les réserves que je pouvais avoir sur Mélenchon. Mais ce n'était pas l'enjeu, je suis désolé. On s'est posé la question avec l'excité Sarkozy ? Avec l'anti-charismatique Hollande ? On se pose la question avec Lepen ? Mais surtout, on fait comme si écarter Mélenchon amenait à autre chose que se retrouver avec Lepen ou Macron. Alors que cela y menait directement, il ne pouvait en être autrement. Résultat ? La gauche est plus divisée que jamais. Le boulevard est ouvert pour une politique raciste ou néolibérale décomplexée, au choix (ou les deux d'ailleurs). On a raté un moment important. D'ailleurs, c'est ce qui me peine le plus. Si je soutenais LFI, c'est avant tout à cause des enjeux affichés dans le programme, tous majeurs : social, écologie et démocratie. C'est dur à dire, mais aucune formation de gauche ne propose un programme aussi complet, qui fait coexister ces 3 axes. Bien évidemment, il n'est peut-être pas parfait. Bien évidemment, les autres partis pourraient y ajouter des idées. Mais pour moi, l'union de gauche aurait dû se faire sur ce simple programme. En dehors de toute logique partisanne. Ca me tue que les partis de gauche ne le voit pas. Ca me tue un PCF qui en est venu à faire du racollage à droite (on se demande bien pourquoi ? C'était quoi, l'idée, stratégiquement ? Juste s'affirmer ?). Ou EELV qui propose un programme ambitieux, mais reste silencieux sur les obstacles contre lesquels il n'est pas clair : comment va-t-on à l'encontre des traités de libre échanges ... sans les remettre unilatéralement en cause ? Quel est le chemin qui mène à cette remise en cause ? Mais c'est quoi encore ces affirmations ? Merci les médias. Tu nous expliques ce que tu entends par là ? Il y a le cas Obono, accusée de proximité. Mais est-ce le cas de LFI ? De l'ensemble de ses portes-paroles ? Elle où cette proximité ? Cette ouverture ? Ils sont où les Indigènes de la République dans le mouvement ? Combattre l'islamophobie, c'est être indigéniste ? C'est même carrément une forme de racisme, oui. Ils sont dans l'essentialisation : ils assignent des personnes à des idées du simple fait de leur ethnicité. C'est effectivement du racisme. Mais ouvrir comment ? Tu ne le vois pas, il le fait : par les idées ! Par le programme. Justement, en sortant des logiques partisanes (car l'on voit où elles nous ont mené). Tu n'as pas compris que l'échec de la Gauche ces 15 dernières années, c'était l'oeuvre du PS qui se barrait totalement à droite, sans défendre aucune conviction de gauche, abandonnant les plus pauvres car de plus en plus abstentionnistes. LFI est resté sur ces valeurs de gauche. De toute façon, le discours d'hier était clair : il passe, comme prévu, la main. Pour une lutte sur des idées. Souverainiste, ça me paraît pourtant normal. C'est quoi le souverainisme en l'occurrence ? C'est mettre des limites à la mondialisation libérale. Du protectionnisme, comme font d'ailleurs les plus grands chantres du capitalisme : les USA, la Chine. Privilégier les circuits cours, lutter contre la mise en concurrence des salariés des différents pays pour tirer vers le bas, ... tu es contre ? Anti-européen ? Encore une fois, on ne doit pas se comprendre. Ce n'est pas le fait de fonder une union Européenne le problème. C'est le fait que l'on a inscrit dans la Constitution de cette Europe, en son coeur, la logique néo-libérale, la logique de la loi du marché, envers et contre tout. C'est le divorce originel, là où la "gauche de droite" a consommé le divorce. Là où d'ailleurs Mélenchon et d'autres ont fait sécession. A raison. Vu comment est organisée l'Europe actuellement, je ne vois pas de chemin évident pour aller vers une Europe sociale et humaniste. La pari de LFI était de peser sur le poids que la France a dans l'organisation (en poids démographique et économique) pour forcer la remise en cause de l'intérieur. Je ne sais pas trop quelle voix espèrent emprunter les européistes : mettre une bougie à leur fenêtre tous les ans pour que les choses changent ? Enfin bon. Encore une fois : quel gâchis. Je n'en sais rien. Oui, il avait l'avantage. Mais nos institutions étant ce qu'elles sont, il n'y a pas d'autres voies pour la gauche (car je suis démocrate) que de passer par ce système pour s'imposer. Et donc, déjà, d'être au second tour. Mais si elle n'y arrive même pas, surtout parce que ça a l'air d'emmerder des partis dits de gauche, autant laisser tomber direct. A vrai dire, je ne comprends même pas l'intérêt de faire des formations de gauche, si leur but est essentiellement de perdre. Je le conçois pour le NPA qui cherche avant tout à peser qu'à être élu, et qui ne croit de toutes les façon pas aux élections dans le contexte. Mais c'est incompréhensible pour les autres formations qui se disent "de gouvernement".
  13. Des électeurs, peut-être. Il y a une telle haine anti-macron qu'un tour sur les réseaux sociaux voit pulluler des "tout sauf Macron". Mais je pense que la grosse majorité fera comme moi : évidemment pas un vote pour l'extrême-droite, mais l'impossibilité de légitimer d'une quelconque manière la pourriture néo-libérale. C'est inexact. Oui, le programme était central, et c'est tout au mérite de LFI selon moi : ne pas tergiverser sur les valeurs pour des arrangements en coulisses. Mais il était malgré tout modifiable : il a été proposé, comme en 2017, de mettre la question du nucléaire en referendum pour trancher, si tel était le blocage pour les communistes. Sinon, en toute honnêteté, ils ont "tous voulus l'union à gauche" ... et tous derrière eux. La pire étant Hidalgo, des années lumières après les autres. Après, je ne dis pas, ils avaient tout à fait le droit de mettre leurs propositions dans le débat de la campagne. Simplement : quelle utilité à s'attaquer (à l'unisson, pour le coup) à Mélenchon parce que mieux placé à gauche ? Ils ont passé plus de temps à taper sur une formation qui proposaient un programme dans le même sens idéologique qu'eux, plutôt que de porter leur programme ou dénoncer la vision de leurs réels adversaires politiques. Donc, on repassera pour l'esprit d'union. Enfin, aux toutes dernières encablures, ils avaient encore la responsabilité et la possibilité de faire gagner une offre de gauche plus que valable. Et Mélenchon avait d'ailleurs annoncé la couleur : au second tour, tout le monde était bienvenue, mais sur la base du programme, bref des valeurs de gauche. Si un candidat de gauche est incapable d'accepter cette simple garantie, il y a un problème. Tu déconnes ? Quasiment toutes, oui ! Dans le discours affiché, oui, elle joue le jeu d'une candidate sociale, si c'est à cela que tu penses. Dans les faits ? Une politique libérale, qui va dans le sens de Macron. C'est quoi tes valeurs compatibles ? Plus de proportionnelle ? Merde Bayrou est compatible avec Lepen du coup. Bon, comme les valeurs de gauche te passent largement au dessus de la tête, je pense que tu ne peux pas saisir à quel point les valeurs de Mme Lepen sont à 180° de celles de LFI et de Mélenchon. Si le RN dit qu'il pleut alors qu'il pleut, ça ne me dérangera pas de dire qu'il pleut. La seule vision commune, ce serait le principe de souverainisme. Mais derrière, la vision de la nation - des nations, même - est totalement à 180°. Ah clairement, j'irais voter aux législatives. Bon, même si ça ne servira à rien dans ma commune très majoritairement de droite. Pour le second tour, encore une fois, vote blanc ou abstention, pour moi le seul calcul est le poids que je pourrais avoir pour exprimer ma contestation face à ce vote de merde. Et puisque la plupart ira vers l'abstention, autant nourrir le fleuve qui aura le plus de débit. Surtout que les médias ne parlent quasiment pas du vote blanc. Interprétation partielle. Il est évident qu'ils ont TOUS LES 3 bénéficié du vote utile. Une grosse partie du vote Zemmour s'est reporté sur Lepen, pour éviter qu'elle soit écartée du 2nd. Une grosse partie du vote LR s'est également reporté sur Macron (ou peut-être Lepen dans une moindre mesure). Les deux perdent entre 5% et 7% sur les sondages. Absolument pas. On a une majorité de gens qui ont voté davantage par stratégie, qui ont voté "utile", plutôt que par conviction (à part ceux qui n'ont pas compris à gauche quel était le principe du vote). Et c'est bien normal, car comme je le répète encore et encore, le mode de scrutin majoritaire implique cette notion de vote utile, de vote contre, de vote barrage ... puisqu'il ne s'agit pas de donner une vision de la représentativité des forces politiques du pays, ce n'est pas le sujet, mais de sélectionner les deux finalistes. Donc chaque électeur fait des compromis. Je pense qu'une large majorité n'a pas voté pour son candidat de coeur, ou pour le programme le plus proche de ses convictions. Comme à chaque fois. Ce n'est pas pour moi le meilleur système pour refléter démocratiquement les aspirations des électeurs. La mode de scrutin européen est par exemple bien plus intelligent : les majorités peuvent se faire ou se défaire suivant les sujets traités. Le consensus se doit d'être recherché. Les textes doivent en tenir davantage compte. C'est une vision bien plus démocratique que l'idée de toutes les décisions à un seul camp pendant 5 ans. Si tu écoutes les partis de gauche, les problèmes étaient essentiellement basés sur le candidat Mélenchon que sur les mesures programmatiques. Bon, sans naïveté, on sait bien que derrière, il s'agissait surtout de logiques partisanes, et de postes d'élus. Bref, tu sais très bien que les "points qui posent problème" vont concerner davantage la répartition des circonscriptions que les idées défendues. C'est pathétique. Certes, mais je me demande si s'abstenir le met en danger. Au contraire, ça peut le faire évoluer vers le bon sens : qu'il soit davantage pris en compte.
  14. Pire : aveuglés par leurs logiques de partis, et justement de ces institutions.
  15. Toujours le même refrain. Alors qu'on a déjà eu les même débats ici à ce sujet, et hors période électorale. Bref, LFI serait passé que j'aurais pensé la même chose de notre démocratie. Mais je m'en serais félicité, car justement le projet de LFI consistait à rendre nos institutions davantage démocratiques. Ceci expliquant cela. Mais bon, je te laisse à ton explication simpliste, de confort, celle qui évite de réfléchir.
  16. Non, mon constat est le même depuis un moment. Mais attention, je suis à fond pour la démocratie ! C'est juste qu'en France, elle laisse à désirer en fait.
  17. C'est pour cela qu'on peut aller vers des systèmes où l'on élimine pas les oppositions du pouvoir. Ou les forces élus doivent faire des consensus, passer des accords, etc ... pour aller vers des mesures plus équilibrées, plus acceptées. Par exemple, pour les retraites, au lieu d'affronter un projet arrêté contre un autre projet arrêté ... discuter, voir les critères de chacun (et le poids de chacun) pour aller vers un projet qui tente de répondre au mieux aux enjeux avancés par chacun. Bref, du débat et de la politique. Chose qu'au final on ne sait absolument pas faire en force, faute à ce système majoritaire qui impose d'avoir raison contre tout les autres, tout le temps, et de la manière la plus caricaturale qui soit. Ah bah maintenant oui, ça ne sera plus lui. Mais je ne suis pas certain que c'était si plié que cela. Si les autres partis de gauche avait été moins cons, avec le rejet de Macron qu'il y a ... je ne sais pas.
  18. Actuellement : 96% des votes dépouillés M. Emmanuel MACRON 9 107 913 27,40 % Mme Marine LE PEN 7 978 303 24,00 % M. Jean-Luc MÉLENCHON 7 178 491 21,60 % Ici en temps réel : https://www.resultats-elections.interieur.gouv.fr/presidentielle-2022/FE.html Au final, Mélenchon va peut-être finir à 22% et Lepen à 23.5%. Ou pas loin de ça.
  19. C'est écrit où ? Je n'arrête pas d'entendre cette ritournelle, mais vous savez que ce n'est pas, et ça n'a jamais été une loi, une réalité ou que sais-je ? C'était, à la limite, une tradition à l'époque où l'on avait deux gros partis qui trustaient la politique, mais ça c'est finit depuis 10 ans. Bref, factuellement, le premier tour dans un scrutin majoritaire à deux tours n'a qu'un et un seul but et objectif : sélectionner les deux finalistes. Peu importe l'arrivée des autres derrières, les scores, etc ... cela n'a aucune incidence factuellement sur l'élection. Sur les plateaux télé, ou pour avoir des sujets de discussions chez les militants peut-être, mais aux yeux de la république, le premier tour ne sert pas spécifiquement à "voter pour qui l'on veut". Tu as le droit de le décider, de le penser, mais c'est purement subjectif. Le premier tour permet juste de se qualifier pour le second, point. Il n'a pas d'autres vocations. Alors, après, oui : si l'on part du principe que l'on ne veut pas gouverner, que l'on ne veut pas accéder au second tour, et que l'on pense qu'il s'agit juste de peser face aux partis rivaux de notre bord, ou s'il s'agit de se faire rembourser les millions de frais de campagnes (que l'on a donc dépenser .... juste pour avoir le droit de se les faire rembourser, si je résume), alors oui, il faut voter par conviction. Mais cela revient donc à transformer l'élection présidentielle à un baromètre. Alors, je ne dis pas, on peut s'en servir, avec les sondages derrières, pour prendre le leader ship sur les autres partis. C'est d'ailleurs ce qu'il s'est passé avec LFI à gauche, LREM à droit, et le FN à l'extrême-droite. On a vu peu à peu fondre les électorats du PC, des LR et de Reconquête ... parce qu'obtenir ce leader ship ... c'est justement le phénomène naturel de "vote utile" si les partis n'arrivent pas à se mettre d'accord. Mais donc, une fois les dynamiques créées, on peut soit choisir d'accompagner celle qui va dans notre sens ... soit la bloquer pour laisser passer devant les dynamiques en face. Ca a été le choix de Jadot et Roussel : aucun n'avait aucune chances de gagner. Les deux ont penser qu'il était urgent d'empêcher la dynamique de LFI, qui risquait d'être au second tour si jamais ils dépassaient la dynamique de Lepen. C'eût été catastrophique, bien sûr, pour des partis qui défendent l'urgence climatique ou sociale, de voir LFI prendre la place du FN. Euh .... attends ... j'ai l'impression qu'il y a un truc bizarre dans ma phrase précédente. Pour un programme. (Je n'ai pas de poulain, et dans le fond j'aurais préféré quelqu'un d'autre que Mélenchon). Un programme qui objectivement est clairement de gauche, et va dans le même sens que le combat écologique d'EELV, et partage avec EELV et le PCF les mêmes combats sociaux. Tu retrouvais quasiment les mêmes mesures sur les programmes. Et pour cause, les visions sont les mêmes. Pareil : selon qui ? Selon quoi ? D'où vient ce précepte ? Personnellement, j'en ai marre de voter par défaut. Très honnêtement : tu préférais voter par défaut pour le programme de Mélenchon, ou voter par défaut pour le programme de Macron ? Pour toi, c'est la même chose ? Bien sûr que c'est un déni de démocratie ! C'est ce que je me tue à dire ici, en long, en large, et en travers : le scrutin majoritaire à deux tours est loin d'être l'outil le plus démocratique pour mesurer et créer la représentation politique de la population. Puisqu'il est majoritaire, qu'il est éliminatoire au premier tour, la logique de vote utile va totalement de pair avec ce mode de scrutin. Dans un scrutin préférentiel, oui, tu pourrais voter pour le candidat le plus proche de tes convictions, et, chose magique, ce candidat pourrait logiquement peser selon le pourcentage d'électeurs qui partagent ton avis (on pourrait même affiner). Ce n'est ab-so-lu-me-ent pas la logique du scrutin majoritaire : si tu veux voir tes convictions un tant soit peu représentées, même très partiellement, tu dois faire des compromis. C'est sûr, avant on était quasiment sûr d'avoir en gros un candidat de gauche et un candidat de droite : tu pouvais voter à loisir pour qui tu voulais, tu avais un second choix au pire au second tour. Bon, on avait déjà eu l'élimination de Jospin en 2002. Mais là, on savait très bien que ce n'était pas ce qui allait se passer : tout indiquait une absence de la gauche au second tour. Donc, ton choix au premier tour consistait à savoir si tu voulais avoir un choix de gauche, même secondaire, au second tour. Sachant encore une fois qu'il fallait quand même aller chercher les différences programmatique. Il y en avait, mais il y avait bien plus de points d'accord, de plus des points d'accord primordiaux sur les urgences climatiques et sociales. Avec aucune alternative viable chez Lepen ou Macron Ou alors si tu t'en foutais d'avoir la gauche au second tour, et que ça t'allais très bien de devoir choisir entre Macron ou Lepen. Ca, c'était la réalité du scrutin. En résumé, le rôle de ce premier tour était de savoir si on allait avoir Lepen ou Mélenchon face à Macron. Il ne s'agit même pas de parler de vote utile, pas utile, etc ... non, on avait juste un choix binaire : gauche ou extrême-droite au second tour. Et si tu dois accuser quelqu'un de cet état de fait, je pense que ce n'est ni le vote utile, ni les sondages. Non, c'est juste le mode de scrutin qui a créé ce choix binaire dès le premier tour. Bon, et les rapports de force en présence, évidemment. Ne le prends pas mal, mais ce que "doit être un premier tour ou un second tour" tel que tu le penses n'a aucun impact sur la réalité.
  20. Non, ce n'est justement pas ça, la démocratie. C'est tout le problème.
  21. Mais qu'est ce que tu racontes ? Je n'ai pas voté aujourd'hui ? Si je vais voter blanc dans 15j, je serais plus citoyen que si je n'y vais pas ? Franchement ? La bonne blague. Ton champion en se pointant à un marché continuer à faire campagne en plein milieu d'un vote, lui, il est bien moins citoyen que moi. C'est con, c'est censé être notre représentant.
  22. C'est que tu n'y comprends décidément rien à ce qu'est la gauche !
  23. Euh .... sur France 2 Mélenchon est à 0.8 pts de Lepen C'est qu'il finirait presque par passer devant
  24. Tu as réellement du mal à comprendre. Je rejette radicalement les deux.
  25. Sauf si on remet en cause le mode de scrutin. Ca peut tout autant être un acte citoyen de le dénoncer. Pour ma part, je vote lorsque cet outil contestable peut aller dans le sens de mes idées, parce qu'il n'y a pas le choix. Tout en rappelant à quel point il est plus que perfectible, car insuffisamment démocratique.
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