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chirona

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Tout ce qui a été posté par chirona

  1. chirona

    Art

    Voici "l'Odalisque à la culotte rouge" de Matisse. Je voudrais du Dali.
  2. Je viens d'aller voir "Les citronniers" et j'ai beaucoup aimé. C'est un film très touchant qui nous parle -au travers d'un sujet très simple - du conflit israëlo-palestinien. L'actrice principale (qui joue le personnage de Salma) est magistrale dans son rôle, pleine de retenue et de dignité. Un film à aller voir absolument avant qu'il ne disparaisse des salles. Je vous donne le résumé pris sur Allo-ciné mais je tiens à dire que je ne partage pas la fin du résumé qui parle de "complicité" entre les deux femmes. Franchement, le terme est inapproprié et à mon sens, trop fort. Salma vit dans un petit village palestinien de Cisjordanie situé sur la Ligne verte qui sépare Israël des territoires occupés. Sa plantation de citronniers est considérée comme une menace pour la sécurité de son nouveau voisin, le ministre israélien de la Défense. Il ordonne à Salma de raser les arbres sous prétexte que des terroristes pourraient s'y cacher. Salma est bien décidée à sauver coûte que coûte ses magnifiques citronniers. Quitte à aller devant la Cour Suprême afin d'y affronter les redoutables avocats de l'armée soutenus par le gouvernement. Mais une veuve palestinienne n'est pas libre de ses actes surtout lorsqu'une simple affaire de voisinage devient un enjeu stratégique majeur. Salma va trouver une alliée inattendue en la personne de Mira l'épouse du ministre. Entre les deux femmes s'établit une complicité qui va bien au-delà du conflit israélo-palestinien.
  3. En M, je propose Prosper Mérimée avec sa nouvelle fantastique "la Vénus d'Isle" (ou Ille ? ) Résumé : Le narrateur de La Vénus d'Ille est accueilli lors d'un voyage dans le sud de la France par M. de Peyrehorade, notable de la petite ville D'Ille et amateur d'antiquités. Celui-ci, qui est sur le point de marier son fils Alphonse, a découvert par hasard une statue de Vénus dont il est très fier. D'aucuns prétendent que cette statue, qui est à l'origine de plusieurs accidents troublants, serait maléfique. Esprit rationnel, le narrateur voit pourtant ses convictions ébranlées lors de la nuit de noces d'Alphonse, au cours de laquelle le jeune marié trouve la mort dans de très mystérieuses circonstances.
  4. En I, Eugène Ionesco avec son excellentissime La cantatrice chauve. Je vous invite vivement à lire cette pièce sinon mieux, à aller la voir, elle est franchement hilarante. Elle s'est jouée pendant plus de 20 ans au théâtre de la Huchette à Paris : j'ai eu le privilège de la voir là-bas. J'en garde un excellent souvenir. Scène 4 :Comme c'est curieux! Mme et M. Martin s'assoient l'un en face de l'autre, sans se parler. Ils se sourient, avec timidité. M. Martin, d'une voix traînante, monotone, un peu chantante, nullement nuancée. - Mes excuses, Madame, mais il me semble, si je ne me trompe, que je vous ai déjà rencontrée quelque part. Mme Martin - A moi aussi, Monsieur, il me semble que je vous ai déjà rencontré quelque part. M. Martin - Ne vous aurais-je pas déjà aperçue, Madame, à Manchester, par hasard ? Mme Martin - C'est très possible ! Moi, je suis originaire de la ville de Manchester ! Mais je ne me souviens pas très bien, Monsieur, je ne pourrais pas dire si je vous y ai aperçu ou non ! M. Martin - Mon Dieu, comme c'est curieux ! Moi aussi je suis originaire de la ville de Manchester, Madame ! Mme Martin - Comme c'est curieux ! M. Martin - Comme c'est curieux !... Seulement moi, Madame, j'ai quitté la ville de Manchester il y a cinq semaines environ. Mme Martin - Comme c'est curieux ! Quelle bizarre coïncidence ! Moi aussi, Monsieur, j'ai quitté la ville de Manchester il y a cinq semaines environ. M. Martin - J'ai pris le train d'une demie après huit le matin, qui arrive à Londres un quart avant cinq, Madame. Mme Martin - Comme c'est curieux ! Comme c'est bizarre! et quelle coïncidence ! J'ai pris le même train, Monsieur, moi aussi ! M. Martin - Mon Dieu, comme c'est curieux! Peut-être bien alors, Madame, que je vous ai vue dans le train? Mme Martin - C'est bien possible, ce n'est pas exclu, c'est plausible et, après tout, pourquoi pas ! Mais je n'en ai aucun souvenir, Monsieur. M. Martin - Je voyageais en deuxième classe, Madame. Il n'y a pas de deuxième classe en Angleterre, mais je voyage quand même en deuxième classe. Mme Martin - Comme c'est bizarre! Que c'est curieux! et quelle coïncidence! Moi aussi, Monsieur, je voyageais en deuxième classe. M. Martin - Comme c'est curieux! Nous nous sommes peut-être bien rencontrés en deuxième classe, chère Madame. Mme Martin - La chose est bien possible et ce n'est pas du tout exclu. Mais je ne m'en souviens pas très bien, cher Monsieur ! M. Martin - Ma place était dans le wagon numéro huit, sixième compartiment, Madame ! Mme Martin - Comme c'est curieux! ma place aussi était dans le wagon numéro huit, sixième compartiment, cher Monsieur ! M. Martin - Comme c'est curieux et quelle coïncidence bizarre ! Peut-être nous sommes-nous rencontrés dans le sixième compartiment, chère Madame ? Mme Martin - C'est bien possible, mais je ne m'en souviens pas, cher Monsieur ! M. Martin - A vrai dire, chère Madame, moi non plus je ne m'en souviens pas, mais il est possible que nous nous soyons aperçus là, et si j'y pense bien, la chose me semble même très possible. Mme Martin - Oh ! Vraiment, bien sûr, vraiment, Monsieur ! M. Martin - Comme c'est curieux !... J'avais la place numéro trois, près de la fenêtre, chère Madame. Mme Martin - Oh, mon Dieu, comme c'est curieux et comme c'est bizarre, j'avais la place numéro six, près de la fenêtre en face de vous, cher Monsieur. M. Martin - Oh, mon Dieu, comme c'est curieux et quelle coïncidence !... Nous étions donc vis-à-vis, chère Madame ! C'est là que nous avons dû nous voir ! Mme Martin - Comme c'est curieux ! C'est possible mais je ne m'en souviens pas, Monsieur ! M. Martin - A vrai dire, chère Madame, moi non plus je ne m'en souviens pas. Cependant, il est très possible que nous nous soyons vus à cette occasion. Mme Martin - C'est vrai, mais je n'en suis pas sûre du tout, Monsieur. M. Martin - Ce n'était pas vous, chère Madame, la dame qui m'avait prié de mettre sa valise dans le filet et qui ensuite m'a remercié et m'a permis de fumer ? Mme Martin - Mais si, ça devait être moi, Monsieur! Comme c'est curieux, comme c'est curieux, et quelle coïncidence ! M. Martin - Comme c'est curieux, comme c'est bizarre, quelle coïncidence ! Eh bien alors, alors, nous nous sommes peut-être connus à ce moment-là, Madame ? Mme Martin - Comme c'est curieux et quelle coïncidence ! C'est bien possible, cher Monsieur! Cependant, je ne crois pas m'en souvenir. M. Martin - Moi non plus, Madame...
  5. En G, William Golding avec Sa majesté des mouches (titre original : Lord of the flies) - écrit en 1954 Pendant la Seconde Guerre mondiale , un avion transportant exclusivement des garçons anglais issus de la haute société, envoyés par leurs parents en Australie , pendant le Blitz [réf. souhaitée], s'écrase en route sur une île déserte. Le pilote et les adultes accompagnateurs périssent. Livrés à eux-mêmes dans une nature sauvage et paradisiaque, les nombreux enfants survivants tentent de s'organiser en reproduisant les schémas sociaux qui leur ont été inculqués. Mais bien vite le vernis craque, la fragile société vole en éclats et laisse peu à peu la place à une organisation tribale, sauvage et violente bâtie autour d'un chef charismatique et d'une religion rudimentaire. Sacrifices humains, chasse à l'homme, guerres sanglantes : la civilisation disparaît au profit d'un retour à un état proche de l'animal que les enfants les plus fragiles ou les plus raisonnables paient de leur vie. (sources : Wikipédia) En France, ce roman est souvent considéré comme un livre pour enfant et régulièrement étudié en primaire ou au collège. Pourtant, sa violence sauvage, crue et sensuelle en fait un livre difficile et troublant. La finesse de son analyse et la qualité de son écriture en font par ailleurs une ¿uvre à part entière. J'ai justement lu ce livre au collège et il m'avait profondément marquée.
  6. Oui, tu as tout à fait raison Lili greycat . A toi de relancer.
  7. Qui fut assassiné par son frère puis ramené à la vie par sa soeur-épouse ?
  8. En E, Paul Eluard et son célèbre poème "Liberté" Liberté Sur mes cahiers d'écolier Sur mon pupitre et les arbres Sur le sable de neige J'écris ton nom Sur les pages lues Sur toutes les pages blanches Pierre sang papier ou cendre J'écris ton nom Sur les images dorées Sur les armes des guerriers Sur la couronne des rois J'écris ton nom Sur la jungle et le désert Sur les nids sur les genêts Sur l'écho de mon enfance J'écris ton nom Sur tous mes chiffons d'azur Sur l'étang soleil moisi Sur le lac lune vivante J'écris ton nom Sur les champs sur l'horizon Sur les ailes des oiseaux Et sur le moulin des ombres J'écris ton nom Sur chaque bouffées d'aurore Sur la mer sur les bateaux Sur la montagne démente J'écris ton nom Sur la mousse des nuages Sur les sueurs de l'orage Sur la pluie épaisse et fade J'écris ton nom Sur les formes scintillantes Sur les cloches des couleurs Sur la vérité physique J'écris ton nom Sur les sentiers éveillés Sur les routes déployées Sur les places qui débordent J'écris ton nom Sur la lampe qui s'allume Sur la lampe qui s'éteint Sur mes raisons réunies J'écris ton nom Sur le fruit coupé en deux Du miroir et de ma chambre Sur mon lit coquille vide J'écris ton nom Sur mon chien gourmand et tendre Sur ses oreilles dressées Sur sa patte maladroite J'écris ton nom Sur le tremplin de ma porte Sur les objets familiers Sur le flot du feu béni J'écris ton nom Sur toute chair accordée Sur le front de mes amis Sur chaque main qui se tend J'écris ton nom Sur la vitre des surprises Sur les lèvres attendries Bien au-dessus du silence J'écris ton nom Sur mes refuges détruits Sur mes phares écroulés Sur les murs de mon ennui J'écris ton nom Sur l'absence sans désir Sur la solitude nue Sur les marches de la mort J'écris ton nom Sur la santé revenue Sur le risque disparu Sur l'espoir sans souvenir J'écris ton nom Et par le pouvoir d'un mot Je recommence ma vie Je suis né pour te connaître Pour te nommer Paul Eluard in Poésies et vérités, 1942 L'extrait du roman d'Assia Djebar me plaît beaucoup. Est-ce que tu l'as lu Aya ? Si c'est le cas, qu'en as-tu pensé ?
  9. C : Italo Calvino avec Si par une nuit d'hiver un voyageur. Titre original : Se una notte d'inverno un viaggiatore Année : 1979 Genre : roman Editeur : Seuil Si par une nuit d'hiver un voyageur : Vous, lecteur, vous, lectrice, vous êtes le principal personnage de ce roman, et réjouissez-vous : c'est non seulement un des plus brillants mais aussi un des plus humoristiques qui aient été écrits dans ce quart de siècle. Vous allez vous retrouver dans ce petit monde de libraires, de professeurs, de traducteurs, de censeurs et d'ordinateurs qui s'agitent autour d'un livre. Vous allez surtout vous engager dans des aventures qui vous conduiront chaque fois au point où vous ne pourrez plus retenir votre envie d'en savoir davantage, et là, ce sera à vous de continuer, d'inventer. Bon voyage. extrait : "les auteurs il vaut mieux ne jamais les connaître parce que leur personne réelle ne correspond jamais à l'image qu'on se fait en les lisant." Je l'ai lu il y a très longtemps et j'avoue que je ne m'en souviens plus très bien. En tout cas, c'est un livre très original à la manière des expériences oulipiennes.
  10. J'adore Dupontel et je le trouve excellent comédien. En revanche, je ne suis pas fan du comique et du réalisateur : je ne sais pas si c'est le bon terme mais je n'ai vu aucun des films qu'il a faits car ils sont trop décalés à mon goût. Quoi qu'il en soit, il me fait totalement craquer, je lui trouve un charme fou
  11. A toi de relancer Iliane 33, sinon je m'en chargerai sans problème
  12. En A : Jane Austen dont je suis une fervente admiratrice : j'ai lu tous ses romans. Elle a malheureusement trop peu écrit. Je vous propose Orgueil et préjugés. Résumé du livre Elizabeth est l'une des cinq filles de Mr. et Mrs. Benneth qui espèrent bien voir l'une d'entre elles gagner le coeur de leur riche voisin. C'est pourtant l'arrivée du riche et orgueilleux Darcy qui retiendra l'attention de la jeune fille. De là, commence une intrigue reposant sur deux personnages que l'orgueil et la condition sociale séparent. Quelle sera l'évolution de leur relation?.... Extrait : dialogue entre Mr Bennet, qui parle de ses filles, et son épouse : "- Certes, elles n'ont pas grand-chose pour les recommander les unes ni les autres, elles sont sottes et ignorantes comme toutes les jeunes filles. Lizzy, pourtant, a un peu plus d'esprit que ses soeurs. - Oh ! Mr Bennet, parler ainsi de ses propres filles ! ¿ Mais vous prenez toujours plaisir à me vexer ; vous n'avez aucune pitié pour mes pauvres nerfs ! - Vous vous trompez, ma chère ! J'ai pour vos nerfs le plus grand respect. Ce sont de vieux amis : voilà plus de vingt ans que je vous entends parler d'eux avec considération."
  13. En Y : Marguerite Yourcenar avec la pièce de théâtre Qui n'a pas son Minotaure ? Divertissement allégorique, satirique parfois, s'inspire librement de l'aventure de Thésée au Labyrinthe. Les thèmes de l'imposture et de l'erreur, du destin et du salut s'entrecroisent. Thésée aux prises avec le Minotaure combat sans le savoir avec soi-même. Ariane finit par rencontrer un étrange personnage appelé Bacchus-Dieu.
  14. Je viens à ta rescousse Grododo En U, je propose Albert Uderzo. Vous choisissez l'album de d'Astérix que vous préférez : n'étant pas fan de BD, je vous laisse le choix... Biographie d'Albert Uderzo Fils d'immigrés italiens, Albert Uderzo est engagé à l'âge de quatorze ans par la Société Parisienne d'Edition. En tant qu'illustrateur, il fera ses débuts dans le magazine 'Junior' en 1945. Dès le début, Uderzo se montre capable d'illustrer tout autant des thématiques réalistes qu'humoristiques. C'est en 1950 qu'il rencontre le scénariste René Goscinny. Toutefois, leurs travaux communs ne paraîtront qu'en 1956 dans le journal 'Tintin' avec 'Les aventures d'Oumpah-Pah le Peau-rouge'. En 1959, il co-fonde le magazine 'Pilote' qui va lancer ses deux plus grands succès : 'Tanguy et Laverdure', scénarisé par Charlier, et 'Astérix', d'après les histoires de Goscinny. Cette bande dessinée présentant avec dérision et affection les clichés régionaux, puis s'étendant au monde entier, connaît avec le temps un succès colossal. En 1979, malgré la mort de Goscinny, il décide de continuer la série et fonde les éditions Albert René. Une dizaine d'albums ont été édités par elles, toujours avec le même succès. Aujourd' hui, 'Astérix' est traduit en 62 langues et a été adapté au cinéma. (sources : Evene.fr)
  15. En S, je propose William Shakespeare et son sublime Roi Lear. Si vous ne l'avez pas lu, je vous le conseille, c'est grandiose et il y a des scènes très émouvantes. Le Roi Lear est une pièce de théâtre de Shakespeare considérée comme baroque. Désignée comme tragédie, elle est rédigée par le maître en 1604 et jouée en 1606 (sources : Wikipédia) Le Roi Lear, décide de diviser son royaume en trois parts égales qui correspondent au nombre de ses filles, Régane, Goneril et Cordélia. Mais avant de léguer sa terre, le vieil homme demande à sa descendance de lui exprimer son amour. Alors que les deux premières n'hésitent pas à jouer la carte de la flatterie hypocrite, Cordélia se montre réservée même si elle aime profondément son père. Ce dernier, énervé et plein d'orgueil face à ce refus d'exprimer ses sentiments, la chasse ; elle part donc pour la France, pour se marier au roi français, seul à paraître apprécier son honnêteté. Est banni aussi un autre proche du Roi, le comte de Kent. Mais au fur et à mesure de la tragédie, le roi se rend compte de la fausseté de Régane et Goneril. Parallèlement se dresse une seconde « intrigue » toujours sur le même thème de l'amour filial. Citation : «Ce sont les étoiles, les étoiles tout là-haut qui gouvernent notre existence.» Merci Aya pour l'extrait de Zazie dans le métro, c'est très drôle.
  16. chirona

    Art

    Je vous propose ce tableau de Renoir qui me plaît parce qu'il allie la peinture à un autre domaine que j'adore, la littérature. Postez une oeuvre que vous appréciez.
  17. En P, je propose le grand Jacques Prévert et ses inoubliables "feuilles mortes". Les Feuilles mortes Oh, je voudrais tant que tu te souviennes, Des jours heureux quand nous étions amis, Dans ce temps là, la vie était plus belle, Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui. Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, Tu vois je n'ai pas oublié. Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, Les souvenirs et les regrets aussi, Et le vent du nord les emporte, Dans la nuit froide de l'oubli. Tu vois, je n'ai pas oublié, La chanson que tu me chantais... C'est une chanson, qui nous ressemble, Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais. Nous vivions, tous les deux ensemble, Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais. Et la vie sépare ceux qui s'aiment, Tout doucement, sans faire de bruit. Et la mer efface sur le sable, Les pas des amants désunis. Nous vivions, tous les deux ensemble, Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais. Et la vie sépare ceux qui s'aiment, Tout doucement, sans faire de bruit. Et la mer efface sur le sable Les pas des amants désunis...
  18. L'invitée de Simone de Beauvoir : "il y avait des joies qu'elle ne pouvait pas connaître en sa présence : toutes les joies de la solitude" "Elle avait ce pouvoir : sa présence arrachait les choses à leur inconscience, elle leur donnait leur couleur, leur odeur." "Rien n'était réel que sa propre vie." "J'ai compris qu'il fallait se résigner à choisir." "On ne peut pas réaliser que les autres gens sont des consciences qui se sentent du dedans comme on se sent soi-même." "la beauté n'est que dans l'oeuvre réalisée" "Le temps n'est pas fait d'un tas de petits morceaux séparés dans lesquels on puisse s'enfermer successivement ; quand vous croyez vivre tout simplement au présent, bon gré, mal gré, vous engagez l'avenir."
  19. Je vais mettre sur ma liste le livre de Roy Lewis car il a l'air très intéressant. Merci Grododo En N, je propose Gérard de Nerval et je vous offre à lire un poème que je trouve magnifique : "El desdichado" El Desdichado Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé, Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie : Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé Porte le Soleil noir de la Mélancolie. Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé, Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie, La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé, Et la treille où le Pampre à la Rose s'allie. Suis-je Amour ou Phoebus ?... Lusignan ou Biron ? Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ; J'ai rêvé dans la Grotte où nage la Sirène... Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron : Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.
  20. Je viens de commencer L'Invitée de Simone de Beauvoir.
  21. J'ai commencé à lire Fanfan d'Alexandre Jardin et j'ai laissé tomber car j'ai trouvé cela un peu trop mièvre. J'avoue que je ne retenterai pas un autre roman. En revanche, je trouve que c'est génial tout ce que fait cet écrivain pour sensibliliser les jeunes à la littérature. En K, je propose moi aussi un auteur que je n'ai jamais lu : Joseph Kessel. Je vous propose le classique des classiques : Le Lion. Le Lion est le roman qui apporta la gloire internationale à l'écrivain-voyageur. Au coeur de la savane, entre les animaux sauvages et les hommes passionnés, un drame se joue. La petite fille se lie d'amitié avec le lion du Kilimandjaro. Une histoire de confiance et d'amour se noue.
  22. Merci pour le poème Kinwena, il est très beau. En Z, je propose un auteur que j'aime beaucoup : Emile Zola. Voici le résumé de mon roman préféré. Je vous en recommande vivement la lecture : Au bonheur des dames : Le Second Empire vise à faire de Paris la capitale de la mode et du luxe. La ville se modernise. Les boutiques du Paris ancien laissent place peu à peu aux grands magasins, dans le voisinage des boulevards et de la gare Saint-Lazare. La nouvelle architecture illustre l'évolution des goûts : on entre dans le royaume de l'illusion. Octave Mouret, directeur du Bonheur des Dames, se lance dans le nouveau commerce. Au Bonheur des Dames est publié en 1883, c'est le 11ème volume de la série les Rougon-Macquart. é travers une histoire sentimentale à l'issue inhabituellement heureuse, le roman entraîne le lecteur dans le monde des grands magasins, l'une des innovations du Second Empire. Le modèle du personnage de Octave Mouret est Auguste Hériot, co-fondateur des Grands Magasins du Louvre. Voici un extrait : "Denise hocha la tête. Elle avait passé deux ans là-bas, chez Cornaille, le premier marchand de nouveautés de la ville; et ce magasin, rencontré brusquement, cette maison énorme pour elle, lui gonflait le coeur, la retenait, émue, intéressée, oublieuse du reste. Dans le pan coupé donnant sur la place Gaillon, la haute porte, tout en glace, montait jusqu'à l'entresol, au milieu d'une complication d'ornements, chargés de dorures. Deux figures allégoriques, deux femmes riantes, la gorge nue et renversée, déroulaient l'enseigne: Au Bonheur des dames. Puis, les vitrines s'enfonçaient, longeaient la rue de la Michodière et la rue Neuve-Saint-Augustin, où elles occupaient, outre la maison d'angle, quatre autres maisons, deux à gauche, deux à droite, achetées et aménagées récemment. C'était un développement qui lui semblait sans fin, dans la fuite de la perspective, avec les étalages du rez-de-chaussée et les glaces sans tain de l'entresol, derrière lesquelles on voyait toute la vie intérieure des comptoirs. En haut, une demoiselle, habillée de soie, taillait un crayon, pendant que, près d'elle, deux autres dépliaient des manteaux de velours."
  23. Un grand merci à Kinwena et à Grododo qui font vivre ce topic Je rajoute un merci à Kinwena qui m'a permis de relire un poème de Ronsard que j'adore. En T, je propose Jean Tardieu. "Le tombeau de Monsieur Monsieur" Dans un silence épais Monsieur et Monsieur parlent c'est comme si Personne et Rien dialoguait.L'un dit : Quand vient la mort pour chacun d'entre nous c'est comme si personne n'avait jamais été. Aussitôt disparu qui vous dit que je fus ? - Monsieur, répond Monsieur, plus loin que vous j'irai : aujourd'hui ou jamais je ne sais si j'étais. Le temps marche si vite qu'au moment où je parle (indicatif-présent) je ne suis déjà plus ce que j'étais avant. Si je parle au passé ce n'est pas même assez il faudrait je le sens l'indicatif-néant. - C'est vrai, reprend Monsieur, sur ce mode inconnu je conterai ma vie notre vie à tous deux : A nous les souvenirs ! Nous ne sommes pas nés nous n'avons pas grandi nous n'avons pas rêvé nous n'avons pas dormi nous n'avons pas mangé nous n'avons pas aimé. Nous ne sommes personne et rien n'est arrivé.
  24. Voici des extraits de Mauricio ou les élections sentimentales d'Eduardo Mendoza Résumé du livre Après des années d'absence, Mauricio, dentiste idéaliste et sans caractère, revient vivre à Barcelone. Une rencontre fortuite l'amène à participer à la campagne électorale du parti socialiste et à nouer une relation amoureuse avec deux femmes : Clotilde, féministe, radicale, qui se donne pour ambition de réussir dans le monde pragmatique des affaires et des tribunaux, et Porritos, militante dans un quartier ouvrier, qui n'écoute que ses sentiments et ses convictions. Entre les deux, le coeur de Mauricio balance. En même temps qu'il découvre avec Clotilde les restaurants branchés de Barcelone, fréquente la nouvelle génération fière de sa réussite sociale et esquisse des projets de mariage, il se sent de plus en plus attiré par Porritos dont le destin tragique éveille en lui des sentiments confus et obscurs. Personnage à part entière de ce roman tendu sur le fil subtil d'une histoire sentimentale, la 'ville des prodiges' est ici le retable d'une société qui assiste à la fin de ses utopies et à la perte de ses illusions, où quelques-uns assument jusqu'au bout leur engagement d'antan et d'autres troquent, avec ou sans états d'âme, un idéal solidaire pour leur désir égoïste de prospérité. Selon les théologiens, les anges ne sont pas éternels. Dieu seul est éternel. ... se faire du mauvais sang pour des choses qui n'ont pas de solutions ne sert à rien un progrès réel, même minime, a plus de valeur qu'une promesse ou que toutes les espérances sa nature se rebellait devant cette forme d'intelligence élémentaire, invulnérable à toute tentative de négociation : évocation de l'informatique l'oubli, quand il s'agit de choses importantes, est soit un mauvais fonctionnement du cerveau soit une simple commodité la distance rapetisse tout, à l'égal du temps Si gémir était un travail rémunéré, nous serions riches. Tantôt on exigeait de lui des solutions, tantôt on lui imputait des responsabilités, quand ce n'était pas les deux choses à la fois. (concernant Mauricio) dans le monde réel, les choses ne trouvent pas de solution à cause de l'aveuglement et de l'obstination des individus Il faut conformer la pensée à la réalité et non travestir la réalité pour la faire coïncider avec nos idées. Vous ne devez pas juger avec sévérité une religion, ni la manière de comprendre la religion du seul fait qu'elle ne correspond pas à la vôtre. Si Dieu n'existe pas, mais si l'être humain a besoin de croire en quelque entité supérieure dont les desseins régissent l'univers, justifient le mystérieux et excusent le terrible, mieux vaut un polythéisme civilisé. L'optimisme et le pessimisme sont deux manières de prédire l'avenir, comme l'horoscope et le tarot auxquels je ne crois pas.
  25. Je viens d'arriver à bout d'un roman qu'une collègue m'avait prêté et je n'osais pas le rendre sans le lire. Mauricio ou les élections sentimentales d'Eduardo Mendoza. ça se lit mais je n'ai pas trop accroché au thème du livre : une histoire d'amour entre un homme et deux femmes sur arrière-fond de la société espagnole à la sortie du franquisme. Résumé du livre Après des années d'absence, Mauricio, dentiste idéaliste et sans caractère, revient vivre à Barcelone. Une rencontre fortuite l'amène à participer à la campagne électorale du parti socialiste et à nouer une relation amoureuse avec deux femmes : Clotilde, féministe, radicale, qui se donne pour ambition de réussir dans le monde pragmatique des affaires et des tribunaux, et Porritos, militante dans un quartier ouvrier, qui n'écoute que ses sentiments et ses convictions. Entre les deux, le coeur de Mauricio balance. En même temps qu'il découvre avec Clotilde les restaurants branchés de Barcelone, fréquente la nouvelle génération fière de sa réussite sociale et esquisse des projets de mariage, il se sent de plus en plus attiré par Porritos dont le destin tragique éveille en lui des sentiments confus et obscurs. Personnage à part entière de ce roman tendu sur le fil subtil d'une histoire sentimentale, la 'ville des prodiges' est ici le retable d'une société qui assiste à la fin de ses utopies et à la perte de ses illusions, où quelques-uns assument jusqu'au bout leur engagement d'antan et d'autres troquent, avec ou sans états d'âme, un idéal solidaire pour leur désir égoïste de prospérité.
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