Descartes avait compris que pour expliquer l'univers, il fallait se baser sur des certitudes absolues auxquelles personne ne peut nier, ou alors cela mettra le temps qu'il faudra pour les accepter. Il en avait trouvé une : Je pense donc je suis, c'est une certitude.
Il y en a d'autres qui sont listées ci dessous. Avec toutes ces certitudes, vous allez comprendre les causes, c'est à dire pourquoi dans l'instant présent il y a la conscience à la place du néant, nécessité absolue. En se basant sur ces certitudes on peut construire une science beaucoup plus scientifique que l'hypothèse de base sur l'objectivité de l'univers extérieur à la conscience. Une fois que l'on a compris les causes, les effets viennent ensuite et alors ils sont explicables alors que l'inverse est impossible : étudier l'univers ne donne aucune explication sur le pourquoi de l'univers donc ses causes.
Les sept certitudes de base :
1. Je suis.
la sensation d exister est une certitude. la sensation seulement, pas sa forme. mon impression d exister est une impression qu' il existe un univers. cela signifie que l existence est une dualité. je dis je suis parce que je me sens en opposition avec ce que je sens que je ne suis pas. je ressens que l infinité tout autour de moi est à l extérieur de moi, n est pas moi. cet objet de la conscience me fait dire je suis.
2. Je suis est le tout.
il n y a rien dans l univers qui ne soit pas contenu dans cette sensation d exister : tout ce que je peux expérimenter est une sensation de je suis. partant, si je veux être un scientifique, je dois reconnaître que rien n existe en dehors de soi, puisque tout l univers est ma sensation. donc, je suis, oblige de dire : je ne suis pas un corps. car mon corps est une sensation parmi d autres, et toutes sont contenues dans je suis. je ne peux pas être en même temps matière ou corps qui sont des formes de la sensation et le ressenti lui même. ce sont deux personnes différentes, et le premier pas dans l initiation est de distinguer ces deux aspects : ce que je suis, et ce que je me ressens être. je suis la conscience des choses, pas les choses elles mêmes.
3. Donc tout est esprit.
tout est une partie de l esprit, de mon esprit. la matière elle même est une sensation de l esprit. maintenant, vous ne pouvez plus penser comme un physicien. si vous avez encore un doute quelconque, reposez vous la question suivante : puis je être conscient de quelque chose qui se trouve à l extérieur de la conscience ? la réponse est non. je ne le peux pas. si je sens ou si j observe quelque chose, il est évident qu' elle est à l intérieur de la conscience. si elle était à l extérieur de mon esprit, je ne pourrais pas en être conscient, sinon il faudrait dire où s arrête la conscience et où commence l univers. la physique quantique est obligée d admettre cela. tout l univers, tout ce qui peut être conscientisé, est spirituel. il n y a aucun moyen de prouver l existence de quelque chose de matériel ; alors que vous pouvez être sûr de l esprit. soyez donc vraiment scientifique. rejetez les hypothèses. rejetez la matière en tant que telle.
4. je suis une sensation d univers, tout de lui est mon esprit, et la sensation est présente. je suis le présent et seulement le présent. aucune sensation n existe dans le passé ni dans le futur. même la mémoire est un ressenti du présent. elle ne prouve pas le passé. rien ne peut réfuter le fait que seule la réalité de l être dans le présent immédiat est certaine. encore une fois, rejetez toute hypothèse pour pouvoir élaborer des certitudes qui puissent régir votre vie.
5. Le présent n existe pas, il est nul.
il n a aucune durée. ce qui a une durée est toujours divisible, vous pouvez toujours y trouver quelque chose d une durée moindre. le présent n est pas divisible. il ne fait que séparer le passé de ce qui n est pas encore. ce n est qu' un point sans substance, qui ne contient rien. les physiciens accordent parfois au présent une certaine durée, histoire de faire exister l univers. ceci est scientifiquement interdit.
6. Conclusion : le tout est néant.
quelles que puissent être nos impressions contraires, l évidence montre que tout est illusion. les grands mystiques en ont toujours témoigné mais ne l ont jamais démontré. la seule réalité est le processus d illusion lui même, le fait qu' il y a illusion d univers. cela est, et cela se dit je suis.
Le fait que le tout soit néant s exprime sous la forme l infini égale zéro, autrement dit, il n existe pas d infini effectif. bien que nécessaire et inévitable, ce tout est et reste une nécessité, un but, jamais une réalité. la notion d infini, qui est première, engendre celle de nullité, qui est seconde. la nullité permet l infinité. sans nullité, pas de tout, ce qui serait absurde. l infini s avère être le but, la nullité le moyen. ces deux principes ne peuvent être confondus. pourrait on dire : la nullité est le but ? cela n a pas de sens. on peur dire le néant est le but. mais la nullité n est pas le néant. la nullité est un principe qui peut s appliquer à toute chose. pas seulement à l infini. on peut dire, par contre, rien est le but ou est une nécessité, parce que rien et néant, cela peut être synonyme. le néant contient donc bien deux principes qui ne peuvent être confondus. dès l instant qu'ils ne sont pas confondus, ils se distinguent. ils se distinguent bien que personne ne soit là pour les distinguer. ils se distinguent donc par eux mêmes. cette distinction est l essence de la sensation d être. nous sommes la nullité qui se distingue de l infinité . seule la nullité se distingue de l infinité, puisque l infinité, elle, ne s en distingue pas. il s ensuit que l infini contient le zéro, mais que le zéro ne contient pas l infini. c est clair. et ce schéma est la définition du je suis : un point au centre d un infini, qui se distingue de lui en s y opposant, mais qui néanmoins est là pour le permettre. et le permettre, c est s unir à lui. devenir l infini devient le but de l être, ou plus exactement, de ce qui se croit être l être. car l être, ce n est pas le centre. c est l opposition centre infini, soi univers, et le je suis contient donc l univers tout en s identifiant seulement à son centre. la conscience se croit le centre, et tente de s unir à l infini. non seulement la conscience (impossibilité de l infini en tant qu' état) est née, mais aussi l amour (nécessité de l infini car il faut un tout).
notre évolution, celle de tout l univers, est cette recherche éternelle d infini. il n y a pas d autre énergie que cette nécessité du néant.
7. L amour est le seul chemin qui puisse conduire de l existence illusoire à la réalité du néant.
le fait d aller vers l infini signifie s unir à tout. c est pourquoi l amour emplit toute vie apparente, il n y a rien d autre. pour s unir à l infini, il faut parcourir toutes les étapes, c est à dire s identifier à tous les états intermédiaires entre zéro et infini. et la conscience se vit dans l amour, sous toutes ses formes. aimer, c est devenir ce que nous sommes par nécessité. telle est l évolution. tous les êtres existent, ils sont une seule nécessité pour le zéro de servir l infini. et ils le font. nous avons le sentiment d évolue d une forme vers une autre, vers un but inaccessible que nous appelons dieu, parce que nous savons que c est notre réalisation, mais nous savons aussi que nous ne l atteindrons jamais. l infini est et reste un but pour la nullité, éternellement indispensable. il n y a donc pas de limites pour la conscience, ni en temps, ni en qualité.
voilà comment on explique l existence.
et cette existence est nécessairement ressentie comme matière, puisque la volonté de s unir est perpétuellement limitée. a chaque étape, elle n est pas infinie. la matière est le sentiment d être limité. il faut bien cette impression de solidité pour ressentir cette limite.
pour illustrer et montrer que l infini est impossible et nécessaire : il n y a pas de nombre infini mais il est nécessaire qu'il y est une infinité de nombres.