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Annalevine

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  1. Annalevine

    Surdoué(e)

    Il aurait fallu, bien sûr, préciser que je parle ici de l’intelligence humaine, du surdoué(e) humain. Non pas de l’intelligence spécialisée, engagée dans telle ou telle discipline. Il est aisé de repérer qui n’a pas l’intelligence humaine. C’est celui qui pense qu’un individu est définitivement rivé à un type de personnalité, qui ne sait pas qu’une femme ou un homme peut évoluer, se modifier jusqu’à la fin de sa vie. C’est celui qui n’a pas l’intelligence de la vie, qui enferme les autres dans des cases définitives, qui ne sait pas que la vie est sans cesse mobile et en transformation. Celui qui pense qu’il est possible d’enfermer un humain dans un schéma définitif est l’imbécile humain type. Mais bien qu’il soit un imbécile humain type je sais que, si cet imbécile, dans sa vie, doit faire face à un événement violent et inattendu, alors cet imbécile sortira de sa case « imbécile » pour s’initier à l´intelligence humaine. Une femme ou un homme accède à l’intelligence humaine, quel que soit son âge, s’il se soumet ou est soumis à des expériences suffisamment violentes pour casser les certitudes qui l’enferment dans son imbécillité humaine.
  2. Le discours de Parmenide sur l’être est d’abord un discours de logicien. Deux voies s’ouvrent pour le jeune homme, selon l’enseignement de la Déesse ( nous sommes bien dans une pensée religieuse au sein de laquelle apparaît la pensée logique propre au langage, à la conscience ), celle de l’être et celle qui mélange être et non-être. L’être est ce qui se donne à la pensée et au langage ( l’être est ce qui se donne à dire selon la Déesse). L’être est donc tout ce qui peut être pensé et dit, nous dirions aujourd’hui que l’être est ce dont nous avons conscience. Cette voie est celle de la vérité mais aussi celle de la justice, nous retrouvons là la vie de la cité grecque démocratique, vie dominée par les affaires juridiques. L’autre voie, celle du mensonge et de l’erreur est celle qui affirme que le non-être est. Or si nous projetons de fonder la logique le non-être ne peut pas être car le non-être ne peut pas être dit ou pensé. Ce que fonde ici Parmenide c’est le principe de contradiction repris notamment par Kant mais aussi les fondateurs des mathématiques. Une chose est ou n’est pas mais elle ne peut pas « être » et ne « pas être ». Ce principe de contradiction Heidegger ne cesse de le respecter quand il veut signifier le néant. Ne pouvant rien dire du néant, car le néant n’est pas et ne peut pas être dit, Heidegger en est réduit à parler de l’effet du néant. Le néant dont on peut rien dire néantise, action dont on peut dire quelque chose. Heidegger finit par devenir un logicien. Nous voyons que cette logique n’est pas encore respectée par tous aujourd’hui, loin de là. Prenons par exemple ceux qui affirment avec fierté : je suis athée. Ils disent : je ne crois pas en l’existence de Dieu. Mais ils disent quelque chose de Dieu, ils pensent, ils ont dans la pensée le concept Dieu. Donc Dieu est. Mais à leurs yeux Dieu n’est pas. Ils sont donc dans la voie du mensonge et de l’erreur selon la Déesse, car ils disent que ce qui est n’est pas. Ils ne respectent pas le premier principe de la logique qui veut qu’une chose est ou n’est pas, avec un « ou » exclusif. Pour ma part si quelqu’un me parle de Dieu sachant qu’il me parle de quelque chose dont je ne peux pas parler puisqu’il me parle du non-être ce qui est contradictoire, je me contente de dire : la question de Dieu ne m’intéresse pas (la question de Dieu ne me parle pas car le non-être ne peut pas se dire).
  3. Les philosophes avant Socrate sont appelés présocratiques, comme si le point zéro de la philosophie était bien Socrate. Si nous lisons les écrits des présocratiques en effet nous n’avons à aucun moment affaire avec la philosophie. Nous avons vu déjà cela avec Thalès, lequel fonde la pensée scientifique spéculative (la théorie). Prenons Pythagore. Russel écrit : « l’influence des mathématiques sur la philosophie en partie due aux travaux de Pythagore, a été profonde ». La philosophie n’existe pas encore avec Pythagore. C’est un religieux. Ce n’est donc pas la philosophie qui fonde les mathématiques mais c’est le contraire. Avec Pythagore sont mêlées la pensée scientifique (la pensée mathématique) et la pensée religieuse (Pythagore a créé sa propre religion). Pythagore serait lui même un réformateur de l’orphisme, courant de pensée qui lui-même réforma le culte de Dyonisos. Nous sommes bien dans une continuité religieuse. Pythagore est dans la « contemplation » la découverte des nombres (entiers) en tant que nombre (plus la mise au point des premiers raisonnements, de ces raisonnements qui permettent d’acquérir des connaissances hors expérience, ces fameux jugements synthétiques a priori de Kant) L’un des disciples de Pythagore fut Parménide. Pour beaucoup Parménide est le fondateur de l’ontologie (discours sur l’Etre). Parménide serait donc LE philosophe. Pas du tout estime Cornford (dans son livre : de la religion à la philosophie) Parménide est en fait le premier qui découvrit la logique. Nous en sommes toujours à la pensée scientifique. Parménide logicien ? Cela vaut la peine de reprendre son poème. Ce poème est-il un discours qui fonde la logique ou un discours qui fonde l’ontologie ? Pour ceux qui se gargarisent de mots abstraits qui ne signifient rien c’est bien le père de l’ontologie. Nous allons voir.
  4. Annalevine

    Surdoué(e)

    Il y a ceux qui parlent et qui ne font rien, et il y a ceux qui agissent. Nous sommes jugés sur nos actes, sur la réalité mesurable de nos actes ( ici un enfant sauvé) et non sur nos mots. Il y a ceux qui sont des lumières, des génies et qui laissent mourir leur voisin et il y a les autres.
  5. Annalevine

    Surdoué(e)

    J’ai un peu de temps ce matin avant que mon fils Orphée arrive du Wisconsin et je lis ce passage du livre de Jeanne Siaud-Facchin qui est exactement ce que je me disais hier, après mon cours de math donné à Lenny (quatrième). « ce que l’on oublie : comprendre, analyser, mémoriser vite n’est pas avoir la connaissance ». Pour ma part j’ai toujours eu cette chance, en maths, pendant ma scolarité de comprendre vite, d’assimiler sans analyser. Mais c’est au moment d’enseigner, face à Lenny, que je me rends compte justement que je n’ai jamais pris conscience en totalité des raisonnements mathématiques. Comme certains virtuoses du carnage je peux assimiler sans prendre conscience. Mais là j’ai un enfant qui bute sur ce qui est pour moi évident. Et là je me rends compte de cela : c’est évident pour moi, car j’ai assimilé inconsciemment certaines données, mais là j’ai un enfant qui exige la prise de conscience ! Je comprends mieux pourquoi les parents m’appellent au secours. Ils ont payé pour lui des bac + 5 et des prof sans aucun succès. Aucun de ces génies n’a été capable de discerner l’exigence de Lenny : prendre conscience dans le plus petit détail de tout raisonnement. Du coup je le suis dans son incompréhension, il faut qu’il me montre à quel moment il cale. J’ai un mal de chien à prendre conscience de ce qu’il ne comprend pas. Et soudain je vois ! Je me dis : bordel, ça c’est évident pour moi mais l’enfant exige le détail du raisonnement. Alors je le lui donne et dans un sourire radieux il me dit : avec toi je comprends tout. Et je me dis putain, l’enfant coule, il sombre, il régresse même par rapport au primaire, tout ça parce que nul ne comprend l’exigence de l’enfant : avoir une conscience nette et claire du détail le plus élémentaire de tout raisonnement. Et pour moi, oui, cet enfant classé comme débile, est pour moi un surdoué. Je vais le sauver cet enfant là et au passage je dis merde à tous les connards du forum qui ne sont capables de voir chez un tel enfant que de la débilité. Merde aussi à leur avarice affective qui les conduit à refuser de donner de leur temps à de tels enfants. Merde à ces gens qui parlent d’amour et qui sont incapables d’aimer. Ça fait du bien de leur dire merde, ça detend ! Ils se reconnaîtront.
  6. Le regard des historiens sur l’émergence de la philosophie, en Grèce, est intéressant. La philosophie serait née dans la Cité grecque rompue à la démocratie, c’est à dire une Cité dans laquelle les affaires concernant les rapports entre les hommes étaient débattues par la discussion, par le langage, le fameux logos. Mais les affaires en question furent d’abord les questions juridiques. La discussion, le langage, l’utilisation du langage dans le débat aurait permis de dégager des positions concernant la justice plus satisfaisantes pour les parties que le code classique traitant de ces affaires. Il y aurait eu alors une utilisation du langage telle qu’elle aurait révélé des caractéristiques inhérentes au langage propres à satisfaire de manière égale les parties en présence. C’est intéressant ce regard d’historien car il signifie que le langage en lui-même observe des lois de composition qui lui sont propres. Si ce regard est pertinent alors la philosophie naît bien avec Socrate et avec les Sophistes. La philosophie est alors une certaine manière d’utiliser le langage pour gouverner la communauté. Si réellement la philosophie est une manière d’utiliser le langage issue de l’exercice de la justice nous comprenons alors que le langage philosophique, à la différence du langage religieux, soit dépouillé de toute affectivité. La justice doit être aveugle c’est à dire dépouillée de tout parti pris affectif dans son exercice. Or la philosophie dans son exercice c’est d’abord un langage dépouillée de toute affectivité. La philosophie peut parler d’amour bien sûr mais pas de l’amour dans son exercice quotidien, mais de l’amour, sous l’angle du langage, de l’amour dépouillé de toute affectivité, de l’amour donc sans amour, de l’amour donc en tant qu’idée. On comprend alors que la philosophie puisse accoucher d’un Matzneff, le cousin germain des apprentis philosophes du forum. Car il ne s’agit plus d’amour dans l’engagement réel mais de l’amour en tant que langage, en tant que technique manipulatrice.
  7. Annalevine

    Raison de l'Existence

    Il ne s’agit pas d’esbrouffe il s’agit de l’exercice du pouvoir à partir du langage. Il s’agit de jeux de logique, d’un transport de la logique issue de l'étude des sciences exactes vers les sciences humaines. Il s’agit d’établir un pouvoir personnel sur la communauté à partir de la pure logique inhérente au langage. Disons que ces personnages utilisent les réseaux sociaux comme lieux d’entraînement.
  8. Il est évident que la science ne peut pas reconnaitre que l'esprit, Dieu, la conscience, l’âme, etc. puissent exister dans le cadre de son champ d'action. Dans son cadre, n'existe que ce qui est observable. Elle ne peut donc pas intégrer de telles notions "spirituelles". En revanche elle déborde largement de son champ d'action lorsqu'elle se permet de nier l'existence de dieu, de l'esprit, de l’âme, etc. Mais alors dans quel champ apparait, Dieu, l'esprit, l’âme, etc. Dans le champ des rapports sociaux. C'est dans le cadre social, dans le cadre des rapports des hommes entre eux qu'apparaissent ces notions. Or le cadre des rapports sociaux n'est pas le cadre de l'observation scientifique. Les rapports de l'homme avec la "nature" ne sont pas du même ordre que les rapports de l'homme avec l'homme. Quand la pensée scientifique tente de déborder sur la pensée religieuse (je vais plutôt parler, à ce stade, de la pensée religieuse, qui est aussi une activité de l'esprit) elle rentre dans un rapport de pouvoir. Elle rentre non plus dans un rapport scientifique avec l'autre elle rentre elle-même dans un rapport religieux (ou spirituel) avec l'autre, rapport dans lequel elle tend à dominer l’autre, à l’assujettir à sa pensée. Nous rentrons tout simplement dans une lutte de pouvoir de nature animale. Dès lors que nous sommes dans une intention d'ordre social, ici la domination sur l'autre, nous ne sommes plus dans la science mais dans la spiritualité, c'est à dire dans le rapport social. Bien sûr le contraire existe : la pensée religieuse tend elle aussi à assujettir la pensée scientifique. Ce faisant elle reste dans son rôle (rapport social dominant), mais elle nie alors à la pensée scientifique sa spécificité, laquelle est d’étudier le monde matériel observable. Il me semble que ces empiètements d'un domaine sur l'autre sont des trucs masculins surtout (ou féminins, bien sûr puisqu’il existent des femmes animées par la domination ou la soumission). Dans cette analyse il manque tout de même la philosophie, activité elle aussi spirituelle mais d'un autre ordre que l'ordre religieux.
  9. Quand je lis Dehaene et d’autres neuroscientifiques je m’aperçois que leur but c’est de réduire l’esprit à rien. A se demander si l’intention qui les porte à s’intéresser au cerveau n’est pas celle-ci : faire la peau à l’esprit. Il est parfois difficile de comprendre leur intention. Ce qu’ils veulent c’est démontrer que l’esprit est un résultat final inutile ou plutôt inopérant. Ils ne peuvent pas détruire l’esprit car ils sont bien obligés de constater que la perception par les sens par exemple donne des « sensations », des intuitions inobservables. Le son n’existe pas dans la nature, l’image de l’arbre n’existe pas non plus, etc. Et les littéraires ont beau jeu de s’amuser des scientifiques en leur disant, bon d’accord vous avez repéré le neurone du bleu par exemple, mais le bleu vous êtes infoutu de l’observer. Vous observez une configuration mentale qui produit le bleu, mais le bleu vous ne l‘observez pas. Cela fait enrager les scientifiques dont le but est de faire la peau à l’esprit. Ne pouvant pas en nier l’existence il leur faut démontrer que l’esprit n’est qu’un résidu totalement déterminé par l’activité neuronale. Le mental existe mais en tant qu’expression inutile du neural. Le son existe mais c'est une représentation inutile, et en tout cas cette représentation ne peut pas à son tour être causale. Cette rage ne date pas d’aujourd’hui. Joëlle Proust dans « la nature de la volonté » cite Théodule Ribot qui reste incrédule devant ce fait : « comment une idée peut elle produire un mouvement ? » Il finit par affirmer que ce n’est pas l’état de conscience ressenti qui se transforme en acte mais l’état physiologique correspondant à cet état de conscience. Il affirme que la conscience ne peut pas être une cause de quoi que ce soit. Qu'elle n’est qu’un simple accompagnement d’un processus nerveux qui lui seul est la cause du mouvement. Le problème est donc celui-là : l’esprit peut-il être une cause de quelque chose d’observable (matériellement?) L’esprit peut-il être la cause d’un mouvement ? C’est cela que le scientifique n’encaisse pas : que l’esprit puisse être une cause, car, en tant que cause (éventuelle) il n’est pas observable. Est-ce que « quelque chose » qui n’est pas observable (le son par exemple) peut être la cause de quelque chose d’observable ? Pour les scientifiques ce n’est pas possible. Le son peut bien apparaître dans l’esprit d’un sujet, ce son est un résidu déterminé qui ne peut pas être à son tour cause de quoi que ce soit. Bien sûr les philosophes rivalisent pour démontrer l'absurdité de la soi-disante inutilité de l'esprit et leurs arguments sont certes logiques mais tous "spirituels". Ce qui du coup laisse de marbre les scientifiques pour lesquels l'esprit n'est rien, et donc ne sont rien les arguments philosophiques (ou religieux). En fait l'objection des scientifiques n'est pas infondée. Comment quelque chose d'immatériel pourrait-elle avoir un effet matériel ? sauf à recourir, pour explication à...l'esprit !
  10. Si mes hypothèses sont justes alors l’activité de l’esprit est subordonnée à l’intention. Elle est intentionnelle, c’est-à-dire qu’elle vise telle ou telle forme de relation (soumission, domination, séduction, échange, partage, mais aussi : transmission, s’agissant de mon intention). L’activité de l’esprit n’est donc pas une fin en soi mais un moyen mis en œuvre pour réaliser tel ou tel type de relation. Lisons Dehaene [Le code de la conscience chez Odile Jacob, page 228] en nous disant que ce nous appelons conscience est inclus ce que nous appelons esprit [même si l’esprit semble excéder largement la conscience] : « Parmi les millions de représentations mentales inconscientes qui, à tout instant, traversent nos circuits cérébraux, l’une d’entre elles est sélectionnée pour sa pertinence par rapport à nos buts actuels ». Cette considération est en phase avec mes hypothèses : le but, l’intention précède l’action (et le plus souvent cette intention, issue de l’inconscient, reste inconsciente). La conscience est mobilisée par l’intention (qui répétons-le reste le plus souvent inconsciente). Dehaene continue ainsi : « la conscience n’est rien d’autre que la diffusion globale d’une information à l’échelle de tout le cerveau » Elle est donc un moyen parmi d’autre de réussir (ou pas), grâce à l’information qu’elle apporte, l’action enclenchée par l’intention (action en voie de réalisation mais pas forcement continuée jusqu’à sa réalisation). [Selon Dehaene les informations conscientes sont transmises ou sont stockées en attendant d’être transmises, selon les intentions, à des processeurs cérébraux spécialisés ; elle permet donc la mise en action, en synergie, de ces processeurs : systèmes d’évaluation (valeurs), mémoire à long terme (passé), systèmes perceptifs (présent), systèmes moteurs (avenir et systèmes attentionnels (focalisation), tous systèmes qui fonctionnent inconsciemment]
  11. En observant la pensée des autres dans le rayon philosophie il est possible de prendre conscience du danger de penser sans être capable ou sans vouloir soumettre sa pensée à l’expérience. Quand j’observe les personnes âgées de plus de 40 ou 50 ans la plupart du temps elles ne renouvellent plus leur pensée. Ici par exemple sur le forum nous pouvons déjà anticiper sur l’évolution de la pensée de certains, car c’est une pensée qui tourne sur elle même. Déjà nous savons que, pour celui là, nous allons terminer sur une vidéo de Klein, pour celui là ce sera un discours sur l’âme et le creationisme, pour celui là ce sera l’accès au réel ou la cohérence des maths, pour celui là ce sera un matérialisme pur et dur, pour celui là ce sera la pose de questions propres à l’âge adolescent : qu’est ce que la femme, qu’est ce que l’amour, etc. Une pensée qui ne se renouvelle plus ce n’est pas propre au forum bien sûr. Il semble que ce soit lié aux engagements dans le réel. Une femme ou un homme qui est pris au quotidien dans l’éducation de ses enfants, un homme ou une femme qui doit chaque jour traiter des questions nouvelles ( avocat, médecin, infirmière, aide soignant, experts, éducateurs sociaux, cafetier etc. ), une femme ou un homme engagé dans une relation affective créatrice, non codée etc. est tenu à une adaptation permanente. D’autres dont les engagements sociaux sont très lâches, pas d’enfant à s’occuper, salariés administratifs ( employés ou cadres), capacité à écrire ici tout en étant au travail ( ce qui signifie que la personne n’est pas soucieuse d’engagement ou qu’elle a la possibilité de ne pas s’engager) etc. auront des pensées cycliques, toujours les mêmes. C’est pour cela qu’il faut sans cesse se plonger dans des activités qui obligent à sortir de soi. L’engagement social réel est l’une des meilleures manières de sortir de la routine. Mais il y a d’autres engagements bien sur, par exemple une activité créatrice, mais ce sont toujours des engagements qui doivent demander un travail, parfois ardu, car seul le travail maintient en vie la pensée.
  12. Annalevine

    Surdoué(e)

    Les asservis à l’ordre moral contemporain ( asservi est plus doux que : imbéciles ou virtuoses du carnage) confondent génie et surdoué. C’est lorsque nous nous occupons d’enfants que nous voyons parfois débouler ce que finalement nous allons désigner par le qualificatif de surdoué. Un surdoué n’est pas forcément un génie, ce peut même être un enfant sans aucun génie, c’est en fait un enfant qui pense autrement. Les asservis ( les aveugles ) confondent brio, aisance orale ou scientifique ou artistique avec le surdoué. Le surdoué diffère des autres non par la puissance de ses facultés inconscientes mais par sa manière de prendre conscience du monde. C’est au niveau du conscient qu’il est différent, pas au niveau de son activité inconsciente. C’est en cela qu’il n’est pas compris et qu’il termine souvent en échec scolaire : sa manière consciente de s’emparer du monde est différente. Je comprends que les mâles en mal de puissance s’extasient devant des mécaniques mentales extraordinaires mais encore une fois le génie n’est pas le surdoué, pas nécessairement, même si les deux peuvent cohabiter dans le même individu. Puisque, dans un autre fil, je fais la distinction entre la pensée issue du rapport avec les objets, et la pensée issue du rapport avec les autres, le surdoué à un rapport aux autres différents. C’est ainsi que je définis le surdoué et c’est ainsi qu’il est défini par nombre de pro de la santé : le surdoué a un rapport différent au monde et aux autres.
  13. Au moment où l’école de Milet pose les fondements de la pensée scientifique, en 458 avant l’E.C., Esdras arrive à Jérusalem muni de la Thorah que lui et les scribes ont écrit à Babylone, non loin de l’Ionie. Avec la Thorah nous voyons éclore une autre pensée que j’appellerai, pour éviter d’être trop précis la pensée spirituelle, c’est à dire une pensée qui pose l’existence de réalités non matérielles. Deux pensées naissent en même temps en Occident, puisque les Américains appellent culture occidentale la culture issue du moyen orient. Deux pensées qu’il est important de lier, toujours, à l’expérience, l’expérience née du rapport de l’homme aux objets et du rapport de l’homme avec son semblable et avec le vivant. Tout, toujours part de l’expérience. Il est extrêmement difficile de comprendre ce que furent les débuts de la spiritualité puisque nous ne pouvons pas savoir ce qui dans le cerveau des humains se passait quand ils enfouissaient les morts sous le sol de leurs huttes avant de les déterrer pour les enfouir à nouveau ou pour au contraire les grimer de toutes sortes de façons, ou.. ou.... il y a aussi les premières représentations de la grotte de Chauvet ou de Lascaux expliquées par chaque spécialiste par sa projection personnelle de la spiritualité d’aujourd’hui sur les esprits de la préhistoire. Bref de l’activité spirituelle primitive issue du rapport des hommes entre eux et avec le vivant, sort, comme pour l’activité pré-scientifique, des principes qui pour le judaïsme prend la forme du monothéisme. D’autres formes peuvent jaillir et, en cela, la pensée spirituelle peut se développer dans de multiples principes et représentations, dont l’une d’elles est le monothéisme hébraïque. Deux domaines d’expérience différente : le rapport aux objets et le rapport au vivant, le rapport aux autres, le rapport avec la famille etc. Deux pensées apparaissent : la pensée scientifique et la pensée spirituelle laquelle donc, pour insister, prend des formes diverses, le polythéisme, le monothéisme mais aussi des attitudes moins formelles et plus contemplatives, etc. En occident il apparaît que la forme qui s’est imposée parmi les autres est le monothéisme. Autant la pensée scientifique tend à maîtriser la nature dans le sens des besoins et des désirs matériels de l’homme, autant la pensée spirituelle a pour but de maîtriser ou d’organiser les rapports des hommes entre eux. C’est bien comme cela qu’il est possible de comprendre la pensée de nombre d’intervenants ici. Leur but même s’ils exhibent une pensée scientifique ( pensée bidon, ils n’enseignent pas, ils ne produisent pas des articles dans les revues spécialisées) est d’abord de nouer des rapports avec les autres dans une volonté, dans le rayon philosophie, d’établir en général des rapports de domination ou de soumission, parfois mais plus rarement dans le but d’échanger, et encore plus rarement de partager, le mouvement premier étant bien : la domination, la soumission, l’échange, le partage, etc. et le mouvement second étant l'élaboration d’une pensée qui permette le rapport visé.
  14. Annalevine

    Surdoué(e)

    Toi tu me plais. Veux tu que je te dise ? Quand je te vois apparaître je vois les montagnes du pays basque où jadis j’errai. Et je reviendrai y errer, et je penserai à toi. Tu es mon errance dans la nature, belle. Tu es différent. Tu es même sacrément différent, toi. Incroyable même. Mon fils aîné vit là-bas avec les aborigènes. Fantastique. Ah ah ah ! Les tests ! Tu sais que les tests sont mis au point par les cons ? Ah ah ah !!!!
  15. Annalevine

    Surdoué(e)

    L’avatar de Jane ? Tu as raison mutant Ryad casse-pied, son avatar est moche, elle a obéi à un humain. Qu’elle nous rejoigne bon sang avec un avatar à la hauteur de son génie. Allez Jane , fais un effort ( par moments elle se complait à redevenir humaine, c’est à dire en redevant feignasse). Ah! Ah! Ah! La caricature du sous-doué !
  16. Annalevine

    Surdoué(e)

    Oui tu es un surdoué et tu le sais. Sacripant ! Cela dit tu m’agaces parce que tu sais que tu es un surdoué et que tu te fous de la gueule des autres. D’ailleurs as tu vu que nous nous évitons dans ce forum toi et moi ? Bien sûr @ryad que tu es au-dessus du lot. Par moments j’ai envie de débattre avec toi. Mais tu es trop fort et je suis trop fort. Dommage. En fait ta culture de fond, arabe, m’intéresse, tu es l’héritier de siècles de culture. Et tu le sais, phénomène ! Mouais, qui est le plus doué, Jane, parmi les mutants ? Chacun ses aptitudes, ne me cherche pas.
  17. Annalevine

    Surdoué(e)

    Je pense que vous ne comprenez pas ce ce que cela signifie : être différent. L’enfant différent sait qui vous êtes et ce que vous attendez de lui. Il vous coiffe dans son intelligence. Cela dit vous êtes sympa et vous faites ce que vous pouvez. Le surdoué vous voit, et se décide compassionnel avec vous.
  18. Annalevine

    Surdoué(e)

    Quel meilleur endroit que « littérature » pour évoquer les surdoué(e)s ? Si quelqu’un est surdoué(e) ici il ou elle me fait déjà un clin d’œil. Donc je viens de sortir de la librairie. Là j’erre dans le coin « livres » et je tombe sur le livre « trop intelligent pour être heureux » écrit par une femme et je pense aussitôt à @Jane Doe Je me dis : j’ai la certitude que Jane est surdouée. Je feuillete, j’hésite à acheter, j’achète. Je fonce dans le café populaire du coin où je cohabite avec toute l’immigration possible. Et là, en train de boire une Leffe servie par un Turc avec lequel j’ai sympathisé, je me dis : putain je suis moi-même un surdoué, je suis le seul à avoir repéré Jane. C’est une surdouée. Ce qui signifie tout de même qu’échanger avec Jane ce n’est pas une partie de plaisir. Oui c’est en littérature que de tels personnages, Jane ou moi-même, peuvent exister. Il y a aussi Tammar Hanna, bon sang ce n’est pas de la tarte elle aussi. Oui la littérature est le lieu d’expression des personnes réellement différentes.
  19. Quand nous étudions les penseurs de l’école de Milet, les premiers philosophes, nous voyons que ce sont des scientifiques. Les commentateurs actuels finissent tous par dire que, chez eux la pensée scientifique et la pensée philosophique font un, ce qui ne veut, à mon sens, rien dire. Si je feuillete le livre de Russel, histoire de la philosophie, il finit par dire, carrément, que ce sont des scientifiques. Avec eux en fait émerge la pensée scientifique théorique, la pensée qui vise la théorie. Cette pensée émerge de la technique. La technique est la grande oubliée dans l’étude de la genèse de la pensée scientifique, appelée, à tort, pensée philosophique. Tout part du réel. De l’expérience. À ma connaissance cette pensée scientifique qui émerge de la technique et qui vise la théorie est le fait des Grecs. Je ne vois pas d’autres civilisations qui aient jeté les fondements de la pensée scientifique théorique. Ce premier mouvement de la pensée humaine vers la théorie scientifique est maladroit et a pu faire penser à une attitude religieuse. C’est une erreur de mêler le religieux à cette pensée. Quand Thales et les suivants cherchent l’élément premier dont tout dérive, l’air, l’eau, le feu, la terre, ils ne sont pas dans le religieux, ils sont dans l’observation. Leur théorie ne marche pas certes, mais ils restent dans l’observation. Il s’agit bien avec l’école de Milet de l’émergence de la pensée scientifique. Ce que certains appellent alors philosophie c’est ce mouvement même de la pensée qui va du singulier au général, qui va de l’observation à la théorie. C’est ce mouvement d’une pensée qui tente une démarche inductive liée toujours à l’observation. Puisque l’eau, le terre, l’air ou le feu sont toujours des objets observés. Russel l’écrit : cette pensée n’a rien à voir avec la philosophie d’aujourd’hui. L’émergence de la philosophie avec l’école de Milet est donc une vue erronée de l’esprit. En revanche l’émergence de la pensée scientifique avec cette école est un phénomène remarquable et à ma connaissance unique. Enfin l’émergence de cette pensée n’est pas un miracle au sens : c’est miraculeux d’avoir cassé la pensée mythique, car cette pensée ne provient pas d’une rupture avec la pensée mythique comme nous l’ânonnons dans nos universités aussi sclérosées que l’ancienne scolastique, elle vient en continuité de la technique qui a permis de jeter les fondements de la future pensée scientifique théorique : observation et expérimentation.
  20. L’étude des techniques permet donc d’affirmer que l’observation, la mise en relation et l’expérimentation sont des activités de l’esprit qui ont précédé la philosophie. Autrement dit l’esprit scientifique a précédé dans l’apparition chronologique l’esprit philosophique. Cet esprit est apparu assez tôt chez les hominidés et il s’est probablement développé avec le développement du cerveau. Nous retrouvons là les théories de Leroy-Gourhan avec le geste et la parole et le développement progressif du cerveau. Je finis par me demander si cette idée selon laquelle la philosophie est la mère des autres sciences n’est pas une fiction. C’est ce que nous apprenons comme allant de soi, mais si c’était faux ? Ce serait alors le contraire : la philosophie serait issue de l’esprit scientifique et aurait consister alors à simplement façonner le langage et à le structurer selon ce que nous appelons la raison, raison importée elle même de l’observation du réel ( la causalité).
  21. Annalevine

    Laboratoire

    Bonjour Ambre, Ce qui est déstabilisant pour moi c’est que je ne parviens absolument pas à vous identifier. Je ne parviens pas à stabiliser l’image que j’ai de vous. Homme, femme ? Je ne parviens pas à décider. Jeune ou au contraire mur(e) je ne parviens pas à décider. Et vous ne pouvez même pas m’aider car je vous pense capable de jouer. Le fait que vous puissiez jouer ne me dérange pas d’ailleurs, vous avez pu constater que ma morale n’a rien de chrétien ou d’héritage chrétien ( chez les chrétiens toute pensée doit être corrigée par leur morale, alors que chez moi la pensée est libre ). Du coup vous pouvez être tout le monde. Ce n’est pas une expérience inintéressante pour moi. Mais je ne parviens toujours pas à bien discerner ce que vous attendez de moi.
  22. Philosopher c’est bel et bien établir un rapport de force. C’est donc bien une activité sociale. Une femme ou un homme qui réfléchit seul personne ne dit : tient il philosophe. Nous disons de quelqu’un qu’il philosophe lorsqu’il entre en relation avec quelqu’un d’autre. Le désir d’entrer dans un rapport de force inspire d’abord ceux qui viennent ici. Ce sont essentiellement des hommes : @Spontzy, @zenalpha, @Dompteur de mots, @Marzhin, @Ooo, @Maroudiji, etc. Ce qui précède leurs interventions c’est le désir de s’imposer. Aussi entrer en relation avec eux est impossible. Ce n’est pas le sujet qui les intéresse, le sujet est un prétexte. Ambre l’a bien compris, qui parle de maître. Elle a bien compris qu’ils veulent d’abord être des maîtres. Ensuite ils choisissent le sujet. Pourquoi pas d’ailleurs ? Qu’ils désirent être des Maîtres n’est pas en soi gênant. Mais ils désirent être des maîtres brutalement en forçant l’autre. Bref nous sommes dans un rapport sordide. Sortons du sordide et réfléchissons sur ce désir d’établir un rapport de force. Les hommes sont ils toujours entrés dans des rapports de force ? Non dit tout une école d’ethnologues. Le rapport de force, tel que nous le connaissons a commencé avec la constitution des premiers États.
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