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chapati

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Tout ce qui a été posté par chapati

  1. @ Louise, Ton discours (la révolution de 89 et ses "avancées" etc) revient a dire que la civilisation occidentale est plus avancée que les autres. Pour moi c'est une mentalité de colonialiste. Désolé que tu ne soit pas consciente de ce qui motive ton discours mais c'est comme ça : l'inconscient, ça existe !
  2. Quel rapport avec ce que je dis ? Je dis que ceux qui rejettent la burkini sont ceux qui se prétendent d'une civilisation "supérieure", bref qui ont une mentalité de colonialiste.
  3. Il n'est pas question de bain de mer dans cet article mais de reservation d'un club aquatique au seul usage de femmes en burkini. Quant à votre extrait, il est question de burqas etc, aucun rapport donc. Bien essayé, repassez quand vous voulez...
  4. Très drôle l'histoire de Joigny ! . Ils savent très bien ce qu'on pense d'eux. Voter blanc c'est voter pour le vainqueur... .
  5. C'est suffisant à résumer ceux que ça gêne tant que ça, le port du burkini. En fait c'est clair et synthétique, et donc proche de perfection au niveau rhétorique.
  6. Moi je me suis baigné avec des femmes qui ne se seraient jamais baignées sans le burkini. Toi tu causes blahblah, tu nous fais part de ton délire, tu ne sais pas de quoi tu parles. Ah oui peut-être qu'au milieu d'une masse de femmes à qui ca permet de se baigner, il y a trois provocatrices. Tu veux quoi, interdire aux autres de se baigner ? Aux nom de tes fantasmes et de ton idéologie ? Y'a des lois en France, aucune n'oblige a se foutre a poil pour se baigner. La France est juste la risée du monde entier avec cette affaire de burkini, même les journaux les plus conservateurs des USA se foutent de notre gueule. Bientôt Trump lui-même nous fera la leçon. Qu'est-ce qu'ils sont cons les électeurs du FN quand même ! "En France, a notre époque" qu'y disent, toujours persuadés d'être la pointe extrême du progrès en matière de façons de penser. Mentalité de colonialiste ! .
  7. On en pense que dans ces pays (ou d'autres en fait, je sais pas en Iran), des femmes qui se baignaient pas se baignent, ça te dérange ? Tu veux les renvoyer a la maison au nom de ta culture supérieure et plus avancée puisqu'elle a fait la révolution en 1789 ? Pour toi aussi il est question de faire rentrer ces gens dans l'histoire ? Moi je me suis baigné avec des femmes en burkini, qui découvraient les joies de la baignade, tu as un message à leur faire passer ? Tu veux les éduquer, leur montrer la voie, le tao communiste ? La seule l'unique ? .
  8. Où elles doivent cliquer, les femmes musulmans, dans ton lien ? Dans la rubrique : je veux des fesses de déesses ? (véridique) :smile2: C'est chouette le progrès quand même...
  9. Ceux qui sont pas dupes, c'est comme par hasard toujours les mêmes, ceux qui pensent que la France véhicule des valeurs supérieures qu'il s'agit d'inculquer aux braves immigrés pas encore rentrés dans l'histoire. Les autres s'en cognent du burkini, mais d'une force que t'as même pas idée ! :) Ou plutôt ils sont contents de voir les grands sourires de ces femmes qui découvrent les joies de la mer. Ils les regardent et ils sont contents pour elles, contents avec elles. .
  10. Bon un résumé alors, vite fait. Il a été dit que le burkini permettait aux femmes musulmanes qui d'habitude allaient à la plage toutes habillées pour juste se tremper les pieds de pouvoir se baigner, et ce partout dans le monde ! Il semblerait que les tenants d'une république dictatoriale (ou raciste selon une intervenante) ainsi que les féministes ou assimilées préfèrent voir ces femmes rester au foyer ou continuer à se mouiller les pieds en crevant d'envie de se foutre à l'eau comme tout le monde. Une autre idée-phare s'est multipliée de la part des partisans de la burkini : "qu'est-ce que ça peut bien vous foutre, bande de cons, que des femmes viennent se baigner en burkini". Voire : "de quoi je me mêle d'imposer à des femmes culturellement timides de se foutre à poil devant mille personnes ?" Voire encore : "et ta soeur, faut faire des lois particulières pour les femmes musulmanes, ça te dérange pas gros faf ?" Du côté adverse, on note aussi quelques idées-phares, dont : "ça commence par le birkini, ça finit par par les bombes et la guerre civile" Et du côté féministe : "si elle sont pas cap de se foutre à loilpé comme noulesfames, z'ont qu'à rester chez elles, ces morues" Le débat - de très bonne tenue notons-le - en était à peu près là vers 23 heures heure française, un peu plus à La Mecque. .
  11. Tss tss Bcbg, dès que j'ai le dos tourné tu recommences ! Mais si bien sûr la pudeur... Tu vas le refaire avec tous les nouveaux-entrants dans le fil ? Ah la la
  12. chapati

    La psychanalyse

    C’est-à-dire qu’il y a deux choses dans le livre, d’une part une critique en règle de la psyK ; de l’autre non pas tant quelque chose supposé la remplacer mais des lignes directrices. Je m’explique, la psyK a la prétention d’être une grille de lecture capable d’interpréter l’inconscient, à partir des délires qui en sont issus. Deleuze refuse une telle grille de lecture, refuse que l’inconscient se résume à une petite machine familiale qu’il suffirait de conjurer pour ouvrir à je-ne-sais quelle vie consciente, plus consciente en tous cas, si l’on veut. Il veut au contraire restituer à l’inconscient son caractère problématique. Bref, c’est surement pas lui qui va venir mettre une autre grille de lecture en lieu et place ! Pas d’interprétation donc mais des idées fortes qu’il compare à des "lignes", soit en fait des processus. Rien de mystérieux là-dedans, des processus non-conscients qui fermentent de façon souterraine, sans qu’on maitrise grand chose à l’alchimie en cours. Alors chaque ligne répond à une problématique en même temps que les lignes sont impliquées les unes dans les autres... et la totalité des lignes convergent vers un délire plus ou moins exprimé, un délire que finalement chacun d’entre nous façonne : tout le monde "délire". Il propose je crois de retrouver les différentes lignes à partir du délire (plus ou moins) conscient. c’est-à-dire qu’il dit que c’est comme ça, le travail à faire : comme ça qu’on peut envisager le genre de problème qui est posé. Pour finir y’a pas de "méthode" de schizo-analyse, pas de divan, de mode d’emploi. C’est pas le taff de Deleuze ça. Lui il dit juste : "attention c’est pas comme ça l’inconscient, ça a plutôt cette forme-là : plutôt une usine qu’un théâtre... une usine de production". Non mais attends. Moi Chapati (avec d’autres) je trouve que Deleuze c’est une autre façon de penser, et précisément hors représentation : je/on crois pas aux concepts de la représentation, enfin on n’y croit pas... on dit que c’est pas comme ça qu’on pense, et ce dès qu’on est réellement concernés, pour peu qu’on soit concernés. Que c’est pas en discourant sur la nature de l’amour qu’on résoudra le type de problèmes que l’amour pose (genre), pas plus qu’en cuisinant l’amour avec la jalousie qu’on saura comment garder Lola. C’est ça l’erreur de 2000 ans, cette prétention de la raison de trouver des solutions concrètes par le raisonnement... en oubliant le sensible, l’expérimentation à laquelle chacun est en proie devant les (vrais) problèmes de la vie. Deleuze dit : "expérimentons, n’interprétons pas". C’est clair non ? Alors y a-t-il des vérités humaines toujours vraies, faut voir. Oui y’a de l’amour ok. Y’a bien un truc dont on est tous capable de parler et qui ressemble à. Maintenant est-ce que ça suffit ? Est-ce que l’amour entre hommes et femmes par exemple est aujourd’hui est du même type que l’amour courtois, et celui-ci du même tonneau que l’amour chez les grecs... voire aux temps préhistoriques ? Est-ce qu’il existe un concept théoriquement identifiable d’amour "en soi" ? Et là ce qui semble suffire à la représentation ne suffit plus à Deleuze (et moi et moi hein). Bref, dans plein de cas de problèmes de ce type, Deleuze préfère dire : "je sais pas" qu’autre chose. Autre chose dans ce cas de figure c’est le présupposé, le préjugé. Alors il essaie de plonger plus loin, aussi loin que possible. Avec le sensible, avec l’expérience, la sienne celle des autres, des récits etc. Bref, il se méfie comme de la peste des théories, du bon sens, du sens commun... c’est tout ça qu’il met en doute, combat. C’est pas un livre d’éthique, enfin je sais pas. En tous cas c’est pas un manuel, un mode d’emploi. Pas de comment. Foucault dit que c’en est un. Sans doute alors. Sans doute mais à condition non seulement de différencier mais d’opposer éthique et morale. Une anti-morale. Alors comment, ben déjà en sortant des chemins moraux qui suintent de la philo traditionnelle (il faudrait développer, ce serait long), comme bien sûr de partout. Donc tout comme pour l’inconscient, n’est pas proposée une éthique avec son mode d’emploi mais une façon de penser, alors éthique oui... où il est question de modes de vie et de possibilités virtuelles plutôt que de schémas tout tracés où le mode de vie a à se confronter à une transcendance morale pour trouver un chemin, et ce doublé d’une compréhension d’un réel figé par les images de la représentation. Je pense que Foucault parle de politique au sens large, de pouvoir(s) plus qu’autre chose, pouvoir(s) au sein du social (Foucault est bien plus concerné que Deleuze par le politique, je trouve). Disons que Deleuze n’est pas obnubilé par des solutions collectives, mais n’en est pas moins sensible à l’état politique des choses (d’ailleurs le titre principal de ce premier tome est bien : "Capitalisme et Schizophrénie"). Maintenant on peut trouver qu’il va peut-être un peu trop loin dans certains aspects de son livre, faut voir. Il me semble qu’il sera beaucoup moins concerné par le social strictement politique ensuite... je ne crois pas dire de bêtise. La "révolution deleuzienne" est plus proche de Spinoza que de Marx, même si en gros il dit ne pas renier la critique marxienne du capitalisme. Là Foucault parle donc des "adversaires" de la schizo-analyse... de cette façon de penser plus généralement. Alors oui, un constat plutôt qu’autre chose : que dire de plus ? "C’est quoi le problème avec ces gens-là", dis-tu... avec les fonctionnaires de la pensée et jusqu’aux pseudo-révolutionnaires de l’idéologie ? Ben Foucault répond : le fascisme qui est en nous. Et retour à l’inconscient etc. Foucault, avec Deleuze dit "vive le multiple et merde au binaire" (c'est compliqué à expliquer en deux mots). Tu prétends deux forces en nous : l’attirance et la répulsion. Tu ajoutes que tu parles du désir. Attirance/répulsion. Bon. La théorie, l'idée deleuzienne (deleuzio-guattarienne), c'est qu'il n’y a pas un manque qui conditionnerait le désir. Le désir est un truc positif qui n’a pas besoin de manque. Ensuite on peut oui parler de désir/besoin, sans doute. Mais désirer pour Deleuze c’est construire un ensemble, un univers où le désir fonctionne (et là est le multiple). Et on n’en finit pas de construire des univers... du moins tant qu’on est encore parcouru par quelques intensités de désir. (à mettre en perspective face à l’interprétation du désir par la psyK). C’est toi qui vois... La question c’est pas de "supprimer" (le fascisme en nous). Enfin disons c’est d’abord d’en prendre conscience (c'est ce que dit Foucault, c'est son avis) Le problème c’est pas que ce soit naturel ou pas, pulsions inné ou que sais-je. Ça c’est des problèmes d’adeptes de préjugés : "est-ce que c’est une (vraie) pulsion, est-ce que c’est inné, naturel etc". C’est pas comme ça que procède Deleuze, l’essence ou pas l’essence ça le traumatise pas ce genre de question. Lui il part de maintenant, ici et maintenant. Tiens y’a un problème : qu’est-ce que c’est, comment ça marche ? Tiens les gens veulent le fascisme, ont des méthodes de fasciste, comment ça se fait, c’est quoi ce qui est en œuvre là-dedans. C’est pas de juger c’est de comprendre ! J’aime bien ce que tu dis de ton rapport au pouvoir, ces trucs me gonflent aussi passablement. Mais bon, le fait est que le Mal (en dehors du machin moral), c’est un vrai problème, on peut pas contourner : il y a bien un rapport plus que glauque d’une immensité de gens vis-à-vis du pouvoir, du pouvoir très concrètement : du rapport à l’autre. Pas de préjugés on disait, donc pas d’une "âme de l’homme" que telle expérience ou certitude colorierait de telle ou telle nuance etc. Le problème c’est "qu’est-ce que c’est que ce bordel ?". Alors tu dis "généralisation outrancière" et moi je vois ça partout, tout le temps... enfin tout le temps, s'entend : dès que la pseudo-unité de l’individu se sent menacée. Et ça commence très très connement avec son discours, la cohérence de sa représentation des choses. T’y touche t’es un homme mort. Ouh là, beaucoup danger ! Alors dans le discours quotidien, je mets comme les autres les mêmes repères : prétention vanité arrogance etc, mais c’est pour dire de quoi on parle. En fait je pense en terme de bêtise, encore et toujours, et j’ai jamais rien pu comprendre autrement. La vanité l’arrogance, bof pas si grave... Mais la bêtise... comment faire ? Tu parles de "domination, d’appropriation et de recherche de reconnaissance". Ce que je peux en dire en gros. La recherche de reconnaissance, je pense que c’est un mal très profond qui est relié à quelque chose de l’ordre de la dignité : y a-t-il moyen de trouver un chemin de dignité, une place dans l'organisation sociale, jusqu'à quel point ? On est des êtres de création, on a besoin de créer, non ? Avec ou sans éclat d'obus, c'est pas si simple... Domination bof... c’est pour les cons non ? Ou alors un ressentiment qui nous tient, un truc dans le genre, une vengeance etc. C'est des délires tout ça, ou de la souffrance. Appropriation aussi c’est bizarre. Est-ce qu’on est toujours dans le cadre du manque/besoin de dignité ? Ou est-ce juste un machin collectif auquel on n’échappe pas : tu t’appropries tel territoire donc j’en veux un à moi ? Ou peut-on échapper à l’appropriation ? En tous cas il est question de territoires chez Deleuze, de "territorialisation" et de "déterritorialisation" (désolé). Mais un territoire c'est pas vraiment une appropriation. Il est question partout de ce type de processus, qui s’enchaînent. Ça vaut mieux que de parler de l’individu et ses machins, inné ou pas etc. C’est comme les lignes dont il était question : au lieu de prendre le couple individu/objet comme deux points fixes autour desquels on disserterait, on ne prend jamais le risque de ne pas tenir compte du mouvement. Et puis le sujet est tout autant inconnu que l'objet : tu parles de points fixes ! Alors on a des lignes qui nous traversent entre inconscient et conscience, des territoires qui se fossilisent plus ou moins... et puis des échappées (lignes de fuite) ou depuis un machin-fossile un truc se dégage, parce que c’est pas possible cette fossilisation, iech. Fuite, il est question de fuite, lignes de fuite. Mais la fuite là ça crée... comme la rivière qui fabrique son chemin en dehors d’un tracé prédéfini, au fur et à mesure : c’est là que ça crée... Comme déjà dit, y’a pas de mode d’emploi chez Deleuze. Quand Foucault dit "comment débusquer le fascisme", moi tout ce que je lis chez Deleuze, c’est en comprenant les choses. Rien de plus ni de moins. Comprendre. Bon j'arrête.
  13. Pas mal. Mais pas besoin de connaitre la fierté pour éprouver la honte. Le problème c'est d'y trouver une réponse. Et c'est pas en mettant les choses sous le tapis qu'on la trouvera, en disant : "oui c'est pas moi". Ok c'est pas toi c'est pas moi. C'est ton grand-père mon grand-père. C'est les hommes, la honte d'être un homme. Qui se permet de raccrocher au nez d'une personne qui dit ses amis morts à Auschwitz. Circulez y'a rien à voir Et la vie et la vie...
  14. Ouh il est bon le nonos, mmh ch'est bon cha "pudique", ah que miam miam c'est mon nonos. (rires) .
  15. chapati

    La psychanalyse

    @ Déjà-Utilisé, Hi hi, je suis une terreur... :) D'abord merci d'avoir pris le temps de lire. Deuxio t'inquiètes pas, mon fouet vengeur n'est destiné qu'à Louise, elle serait très fâchée que je m'en serve pour un autre qu'elle, elle a besoin de moi pour exister. Troisio et vite fait, ton commentaire me pose un problème (j'y répondrai plus tard ) : es-tu bien conscient que tu réponds à la préface de Foucault et non au texte de Deleuze ? Foucault n'a pas à expliciter ou argumenter quoi que ce soit, il donne au lecteur quelques clefs d'ordre général pour ne pas se perdre dans un livre peu soucieux de pédagogie, un fil conducteur en quelque sorte. Sinon c'est pas LE livre de Deleuze pour ce que j'en pense, mais on verra donc tout ça plus tard... .
  16. ... ou de pointe de l'évolution d'où l'on regarderait le monde en juge. Oui .
  17. T'as bien raison DDR, le mieux c'est de ne pas répondre...
  18. Chacun de nous, dans notre vie quotidienne, il y a des événements minuscules qui nous inspirent la honte d’être un homme. On assiste à une scène où quelqu’un est un peu trop vulgaire, on ne va pas faire une scène, on est gêné, on est gêné pour toi, on est gêné pour soi puisqu’on a l’air de le supporter. On est piégé, on éprouve alors, ça ne se compare pas avec Auschwitz, mais même là, à ce niveau minuscule, il y a une petite honte d’être un homme Bon voyage, Xsylon
  19. C'est un peu court jeune homme. La Shoah, un détail? Il eût fallu dire... Mais je m'égare, tu sais pas plus lire qu'écrire :D Coincoin alors
  20. Et le sens du phrasé avec ça, un vrai Stendhal en herbe...
  21. Quelle goujaterie ! Et ca prétend défendre les traditions francaises...
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