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Maroudiji

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Tout ce qui a été posté par Maroudiji

  1. Donc la Suisse n'est pas une démocratie. Encore moins la meilleure des représentations démocratiques puisque qu'elle a donné refuge à tous les plus grands fraudeurs du monde. Sachant que la finance, le capitalisme sauvage ravage la planète et exploite les peuples, je vois mal comment la Suisse joue un rôle d'exemplarité. Son principe de gouvernance et d'exploitation populaire (des nations pauvres particulièrement) est exactement ce que je critique dans le système démocratique, faute récurrente qui passe volontairement sous le radar. Mais je vois que tu as une autre conception de la politique et de la logique que la mienne, je ne vois donc pas l'intérêt d'en débattre davantage. La démocratie. Pour ce qui est de l'Inde, j'ai un sujet que je développe ici Le Mahabharata
  2. Veux-tu nous dire aussi l'exemple de "démocratie réelle" que tu as en tête. J'espère bien.
  3. Faire appel au superlatif 'pire' est une erreur, cela donne l'impression que le moins pire est acceptable. Et c'est une erreur parce que la Suisse passe de la plus représentative des démocraties (la meilleure sur le marché) à la pire. Pourrais-tu être plus précis. Je comprendrai mieux ce que tu veux dire. Les paradis fiscaux.
  4. Oui, merci, mais c'est pour cela que je t'ai demandé si tu es nouveau ici, car j'en ai parlé à plusieurs reprises. Tous ceux à qui je pose ma question me répondent la Suisse. Or, ce pays représente par excellence ce que je critique dans la démocratie : l'exploitation sauvage des faibles, des barbares comme les nommaient aussi les Grecs. Voici ce que j'avais précisé dans l'introduction de cette discussion : Il faut dire que je t'avais répondu plus en détails mais j'ai perdu le texte au cours de la manipulation et j'ai eu la flemme de tout reprendre. Ce qui est facile, "d'attester les excès des dirigeants", parce que -et quand- cela nous concerne directement. Nous nous leurrons depuis des décennies à nous prendre pour les meilleurs car nous avons inventé la démocratie et les droits de l'homme. Mais le retour du boomerang risque d'être dur si l'on n'apprend pas à voir les choses en face : pour être riche et supérieur, il faut exploiter les faibles, à l'instar des esclaves.
  5. Bonjour ou bonsoir, Je crois comprendre que tu n'es pas un thuriféraire des régimes démocratiques, ce qui me semble assez hors du commun, et que tu serais plus porté sur un régime monarchique, si j'ai bien compris. Je suis baba de surprise quand qqn me dit qu'il pense qu'un roi est la meilleure alternative au leadership d'un pays. Et j'en rencontre souvent de ces adeptes, quand je suis en Asie surtout. Mais à discuter avec eux je me rends compte qu'ils ne mesurent pas bien l'implication d'un tel choix. En fait ils sont comme les démocrates qui ne savent pas ce que signifie la démocratie au fond, ils vivent dans leur tête l'idéal qu'ils s'en font sans jamais réfléchir sérieusement sur le sujet. Je te pose alors la même question, si tu veux bien, quel exemple as-tu parmi les régimes actuels ou passés qui motive ton adhésion. Merci encore pour ce partage. Tu es nouveau ici ?
  6. La pensée unique ou monothéiste est plus efficace. Les bouddhistes et les Romains ont bien compris cela et l'ont exploité avec succès.
  7. Tu nous donnes du grain à moudre. Excellent. Pourrais tu donner un exemple de pays qui pratique la démocratie dont tu parles ?
  8. Si tu suis la discussion, je/on laisse entendre que le peuple est trop hétéroclite pour prendre des décisions sur tout et n'importe quoi. L'idée avec la démocratie, c'est que la majorité décide de ce qui est bon ou mauvais. Voilà son talon d'Achille. La démocratie n'est pas une question d'instincts, à moins de croire (comme tout le monde, et Nietzsche par exemple) que le peuple est un troupeau d'animaux. Au fond, tu attribues au peuple une âme impersonnelle et imaginaire, ce que je désigne plus haut "d'entité". C'est aussi un des sujets problématiques que je reprends souvent ici. Ultimement le peuple a besoin d'un représentant dans lequel il a pleinement confiance. C'est lui qui prend les décisions.
  9. En effet, j'ai pu le dire. Mais c'est à relativiser. Dans le peuple il y a des Onfray et des Naulleau, des Branco et des Fourest, des MC Solaar et des Laguiller. Cela ne m'empêche pas de les traiter de "nuls" quand je critique leurs idées. Mais Onfray, Zemmour ou même le sulfureux Soral sont des gens intelligents et tout ce qu'il y a de plus fréquentables. Il y a aussi des types comme toi en masse dans le peuple.
  10. Je vais souvent en Inde et après 4 ou 5 mois, je jure que c'est la dernière fois que je m'y rends. Mais après quelques temps, je suis impatient d'y retourner.
  11. T'abuses. Ils ne sont pas ignares mais ignorants. Quelqu'un me disait récemment que Platon en voulait plus au sophistes et autres manipulateurs du verbe, qu'aux ignorants. On peut être ignorant mais gentil et utile, ou créatif et constructif, etc. Perso, j'aime mieux être avec les gens du peuple qu'avec des snobs ou des gens importants mais guindés. Exact, j'en rencontre souvent.
  12. Pourtant je ne fais que décliner cette analogie sous toutes ses varientes depuis que je publie ici ! (Quand j'écris "on" c'est par simplification. Je ne m'inclue pas vraiment dans ce pronom.)
  13. Oui, c'est un problème. Le hic est dans le verbe "agir". Quand on ne sait pas ce qui est bon ou mauvais, bien ou mal et que l'on relativise tout, agir devient difficile.
  14. C'est d'abord la responsabilité des élites. La culture et l'éducation relèvent de la politique.
  15. C'est commun comme manière de penser notre héritage européen. On nous a tant fait croire que la démocratie est le top du politique, avec démonstration à l'appui, qu'on évite ses aspects plus prosaïques et noirs, dont la plupart des gens ont à peine conscience, même après que la vérité leur est exposée. Cela aussi est commun. On a beau ne pas croire en une construction divine dont un Dieu et des dieux seraient à la barre naturellement, on invente des entités artificielles et impersonnelles qui font le travail à la place, par hasard naturellement, comme par magie. Puis on se pète les bretelles en déclamant ne pas croire à une Intelligence suprême.
  16. Lu à l'instant en feuilletant un livre chez mes amis où je suis leur hôte. "Enfin et surtout, la démocratie sera affaiblie et même balayée par le marché, pourtant supposé la renforcer. En exacerbant la libre circulation des biens, des capitaux, des idées et des personnes, le marché rompra en effet les frontières dont la démocratie a besoin pour définir le territoire où s'exerce le droit de vote et où sinstitue la République." Jacques Attali, Dictionnaire du XIXe siècle.
  17. C'est tout simplement perdre son temps avec les arcanes de la conscience, une occupation si chère aux abstracteurs de quintessence qui ne trouvent de lumière qu'en reconstituant la réalité grâce à des faits idéologiques et offensifs, c'est dire qu'ils sont allergiques à la sagesse. (Comme on en avait un ici, Chapati, qui exprimait son acrimonie avec zèle en citant son maître à penser: sieur Gilles Deleuze). C'est pas mon truc. En plus tu ne me trouves pas assez clair.
  18. Ce qui est dommage c'est que tu oublies tout et que tu renverses la situation. J'ai déjà critiqué ce concept de l'être. En outre, je viens de te répondre et abonder dans ton sens : l'être n'est qu'un concept "fourre-tout". Je n'ai pas envie également d'accaparer le sujet. Tout cela est du ressort de la spéculation gratuite. C'est la raison pour laquelle les penseurs rationnels se sont détournés de la philosophie. L'existence... (Oui, je sais, la vie est belle. Elle vaut la peine d'être vécue.)
  19. Voilà. Et le reste de ton explication s'accordent avec cette définition. https://images.app.goo.gl/Q7tNVucSRBaufPaq5
  20. Rebelotte : il n'y a pas de monde sans être. On ne peut pas oublier d'être où que les autres sont.
  21. "Nous renouvelle intérieurement"... (C'est la dernière phrase.) Le dualisme est un phénomène qui existe ontologiquement* ; soit l'être est renouvelé par une influence maléfique, soit vertueuse, toujours par une prédisposition mentale. L'un répugnera l'Être suprême et bienveillant, l'autre le chérira. * Avant même de venir au monde. Le mental ou la conscience ne périssent pas comme le corps, et eux ne jouissent pas de l'oubli, ils ne font pas de politique. Les lois concernant le bien et le mal ne se dissolvent pas avec l'extinction du corps charnel.
  22. Voici que j'ai rédigé quelques lignes que je m’apprête à publier ici et je suis surpris et satisfait de lire que j'ai fait allusion à Arendt plus haut. Cela me fera donc plaisir d'afficher une autre citation d'elle tirée du même livre en tête de ce texte. "La grandeur passagère de la parole et de l'acte peut durer en ce monde dans la mesure où la beauté lui est accordée." De tous les textes védiques, ces fameux traités indiens écrits avant notre ère, il y a un Purana qui est considéré le plus haut et le plus fin d'entre eux, il s'agit du Srimad-Bhagavatam. (À ne pas confondre avec la Bhagavad-gita.) Il débute où le Mahabharata s'arrête. Parikshit, le petit fils d’Arjuna, pas moins qu'Empereur de son état, naturellement, a décidé de renoncer au trône vu qu'il ne lui reste que sept jours à vivre. Ayant offensé par impatiente un yogi durant sa méditation, plaçant un serpent mort autour de son cou, il fut condamné pour ce geste insensé à mourir au bout d'une semaine de la morsure d'un serpent. Comment cela se produira reste un mystère mais tout est mis en place pour le protéger de cette malédiction. Il veut donc consacrer ce temps à écouter ce qu'il y a de plus important pour la réalisation spirituelle. Et rien d'autre qui n'ait trait à l'essentiel. Sept jours durant lesquels le renonçant Shuka va l'instruire. Celui-ci est aussi le fils de Vyasa, concours de circonstance remarquable en phase avec le développement de cette vaste littérature sacrée. Grâce à lui, elle va atteindre avec ce discours exceptionnel la crème du savoir, plus spécifiquement la description des actes et des pensées de Krishna et des habitants de Vrindavan. Cet enseignement deviendra le très réputé Bhagavat-Purana ou Srimad-Bhagavatam. Mais avant d'en arriver aux divertissements confidentiels qui nécessitent une qualification initiatique exigeante, le sage Shuka va résumer au fur et à mesure la conception védique qui permettra de réaliser Dieu dans toute sa splendeur monothéiste. Il n'est pas question d'atteler la charrue avant les bœufs. L'auditeur ou le lecteur doit se purifier l'esprit par l'assimilation attentionnée de cet enseignement et le recevoir en toute humilité. L'empereur, qui est entouré de nombreux brahmana, fait particulièrement confiance au fils de Vyasa, respecté de tous pour sa sagesse et son érudition malgré son jeune âge. Il s'agit donc pour Shuka de répondre efficacement aux questions du roi Parikshit qui ne dispose plus que de sept jours avant de rendre l'âme selon la malédiction, ce qui est une prouesse en soi puisque la manifestation cosmique, étant l'expansion de Dieu, l'Être suprême, est elle aussi illimitée. Il demeure impossible même pour un dieu, à la durée de vie prodigieusement étendue, de l'appréhender simplement avec des mots ou le mental tant sa complexité est insaisissable.
  23. Il n'y a pas d'existence sans l'autre. La réalité et le pragmatisme disent le contraire. La relation prouve un rapport entre deux entités. Le concept de frontière cause la confusion. Ici elle se veut hermétique, alors qu'il y a relation malgré le dualisme... C'est l'absence du dualisme qui cause la déshumanisation, cette absence de réalisme fondée sur l'existence d'une frontière matérielle, qui ignore la dimension mentale (éther comme on disait maladroitement autrefois) et spirituelle.
  24. J'ai écrit ce qui suit il y a plus de quatre mois. Ça s'appelle se noyer dans un verre d'eau quand on ne sait pas appliquer un syllogisme pour conclure.
  25. Il ne t'en faut pas beaucoup pour te mélanger les pédales. Tu n'as pas compris pourquoi je t'ai adressé l'expression "on lui montre la lune il regarde le doigt. Tu ne sais pas distinguer un argument d'une explication, mon pauvre. T'es vraiment useless. Je le dis une dernière fois, pour la galerie. Il n'y a que dans le Mahabharata et les Védas qu'il est question des Aryens. Ce type d'individu est une figure védique.
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