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Marioons

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Tout ce qui a été posté par Marioons

  1. Le problème n'est peut-être pas "d'intégrer des réponses dans son système de croyance"(si il y'a croyance, c'est de plus qu'il y'a forcément réponse, que cette réponse sois soumise au doute ou pas). Le problème n'est peut-être pas qu'il y'ai des croyances. Sans même parler des croyances en Dieu, s'il y'a vie, il y'a forcément croyance (déjà : qu'il vaut mieux, ici et maintenant, être vivant que mort) Le problème, pour philosopher, est peut-être plutôt de l'ordre de l'intensité de l'attachement à ces croyances et de la capacité à les remettre en question ?
  2. @deja utilise: "nous sommes comme n'importe quel autre organisme vivant, soumis aux lois biologiques et physiques, le tout dans un concours de circonstances troublant les cartes au point de s'imaginer exempt de leurs influences permanentes." Je ne vois pas en quoi ta thèse s'oppose aux propos de Ddm ? Tu introduis l'idée que l'homme n'est pas "plus divin" que les autres espèces certes, mais ce n'est pas en contradiction avec ses propos. Que l'homme sois soumis à des lois biologiques et physiques, qui sont les parties perceptibles et émergées d'un iceberg, ne s'oppose pas non plus à sa vision.
  3. Peut être précisément parce que le concept de Dieu touche à ce pan de notre existence qui n'est plus de l'ordre du rationnel, plus accessible par ce mode de fonctionnement. La poésie n'est pas un simple passe temps, la beauté n'est pas un simple divertissement. Ce sont peut-être même là des choses tellement transcendantales que l'on ne peut les englober par la simple raison, qui n'est qu'une des multiples façon d'appréhender le monde. Cessons de voir le raisonnement mental comme seule source d'expérience valable. Cessons de compter les pixels et regardons la photographie. « La peinture est une poésie qui se voit au lieu de se sentir et la poésie est une peinture qui se sent au lieu de se voir. » Leonard de Vinci S'il y'a effectivement des contradictions (Ddm dit ne pas tenter de décrire Dieu alors que cela ressemble tout de même à une description [c'est là que je n'ai pas compris d'ailleurs Ddm ce que tu voulais dire par "mon discours n'est que critique", mais tu fais bien en partie une description non ? "phénomène le plus intime", "vague déferlante", "magma vital" ?], je ne pense pas qu'il soit question de manipulation pour autant. Là où je ne rejoint pas du tout Ddm, c'est là dessus : "mais ces vérités-là, qui ne sont autres que des transcriptions dérisoires de ce quelque chose qui transcende la réalité de l’intellect et la réalité du sentiment, ne devraient pas être partagées. Justement parce qu’elles sont dérisoires. Parce qu’elles expriment ce qui au fond ne peut être exprimé. On ne devrait jamais qu’évoquer Dieu." De mon point de vue il est loin d'être inutile de vouloir en parler, tenter de le toucher du doigt à sa manière. Les mots ne le cerneront certes jamais totalement, et alors ? Dans ce cas il serait inutile de peindre sous prétexte que l'on ne pourra jamais retranscrire parfaitement le paysage que l'on a en face ?
  4. Si je crois, c'est précisément parce que je ne sais pas
  5. Merci pour ces précisions. Ca se tient ! C'est le plaignant lui seul qui peut nettoyer son petit intérieur, et rien ne sert de lui tendre une éponge, il en a déjà une. On peut simplement l'aider à s'en souvenir. Et peut-être lui apporter un peu d'eau de temps en temps (tendresse) pour aider à faire mousser.^^
  6. @Dentelle de mots : très beau texte. "Le monde n’est pas fondamentalement scientifique, pas plus qu’il n’est fondamentalement mathématique " Merci pour cette précision ! J'ai tellement souvent le sentiment de me heurter à un mur de "mais c'est pas prouvé scientifiquement" dès que je tente une réflexion sur le monde en dehors des idées reconnues... on en oublie que la science n'est qu'UNE des propositions de LECTURE du monde, et non pas le monde lui-même. Désolée pour cette digression. "Ce Dieu ne sert qu’à nommer l’éclat qui illumine nos vies et à se le rendre plus palpable. Pourquoi ? Peut-être pour ne pas oublier que cet éclat existe. Car la vie sans Dieu n’a aucun sens, ce n’est qu’une mécanique visqueuse et dérisoire, un long convoi funéraire ennuyant et inutile. " C'est ainsi que je vois la chose. Et ainsi croire en Dieu de cette façon, pour revenir à la question de base, ne semble en rien incompatible avec la philosophie. Ce serait plutôt une forme de croyance arrêtée et fermée (dans un sens comme dans l'autre), qui cherche à soumettre la réalité à la croyance plutôt que l'inverse, qui serait à mon sens incompatible avec une réelle démarche philosophique.
  7. Oui, dans le cas où l'on assimile croyance en Dieu et croyance en sa supériorité, donc en un éventuel devoir d'obéissance. Mais il n'y a pas que cette façon de croire en Dieu. Certains le voient par exemple comme cause créatrice, mais non comme une autorité qui implique une soumission (ex: mes parents m'on crées, je n'en suis pas moins libre et indépendante d'eux maintenant. Il n'y a pas de notion de hiérarchie, si ce n'est dans le temps)
  8. Si si étends toi langoureusement, ça m'intéresse ! :D ok ce sera du hors sujet mais peut-être pas tant que ça et puis au pire tant pis, MOI JE veux savoir ^^ : La plainte serait en fait une solution de repli face à une impossibilité de choisir entre des pulsions (du type j'agis / je laisse tomber)? Et si Lacan les envoyait paître, c'est qu'il partait du principe qu'il n'y avait aucun moyen de les aider à sortir de cet état de stagnation ? Je me dis (mais je n'y connais rien en psychanalyse lacanienne, et tes précisions seront les bienvenues) que si l'inconscient fait ce choix (la plainte) c'est qu'il n'a rien trouvé de mieux pour son bien-être immédiat, parce que par exemple il ne se sent pas la force d'agir (manque de confiance en soi / en les autres), n'ose pas se confronter à certaines questions (peur), ne croit pas que ce soit possible (pessimisme) mais ne veut pas non plus lâcher prise (besoin de contrôle). Mais si on lui propose quelque chose de mieux, pourquoi ne le prendrait-il pas ? L'envie de "s'en sortir" vient certes de la personne elle-même, mais l'extérieur ne peut-il pas stimuler / créer les conditions favorables à cette motivation ? (par exemple au niveau des implications dans les bénéfices secondaires d'une maladie : on décrète parfois que certains patients ne veulent pas guérir, qu'ils veulent juste se plaindre et que donc on ne peut rien pour eux. Mais peut-être la maladie sert-elle d'intermédiaire pour résoudre un problème plus profond, et il paraît donc logique que si ce problème n'a pas été résolu, le patient ne "veuille" pas guérir (comme enlever un doudou à son enfant alors qu'il n'est pas encore en confiance dans son environnement). Peut-être derrière cette plainte (qui touche ici au corps) se cache-t-il un besoin de communication, de compréhension, de reconnaissance non satisfait, qui va s'exprimer de la manière la plus "infantile" qui soit, faute de mieux ?)
  9. Parfois, ou bien il souhaite réellement changer les choses, mais a la croyance que ce changement doit passer par un changement chez les autres plutôt que chez lui.
  10. Oui, sur ce point je ne peux te contre dire Samira car je n'ai jamais frôlé la mort donc je ne peux l'aborder que sur le plan purement abstrait et intellectuel. Je n'ai aucune idée de ce que cela produit au niveau du ressenti, ou alors très vague.
  11. Oui, c'est ce que beaucoup feraient certainement. Mais certains peut-être aussi paniqueraient et ne sauraient plus où donner de la tête face à l'étendue des possibilités et le laps de temps court qui semble leur rester. Si la conscience de la mort était la réelle cause de notre "bon" comportement, comment expliquer que tant de personnes terrorisées par la mort continuent à rechercher avidement le bien-être personnel au détriment des autres ? De plus cela voudrait dire que quelqu'un qui ne croit pas à la mort de l'âme ne sera pas tenté de donner de soi, d'aimer les autres et donner le meilleur de lui-même ? Éthiquement parlant, je préférerais parvenir à cette attitude parce que je trouve profondément que c'est la plus appropriée et non uniquement parce que je me sens pressée par le temps.
  12. @Samira 123 : "c'est l'intérêt qui apporte le changement, la participation, les efforts..." Oui, misons sur notre tendance naturelle à la bonne volonté lorsqu'un sujet nous intéresse ou nous motive et que l'on se sent accueilli, plutôt que sur "l'interdiction de". Tout comme il est peut-être plus efficace d'énumérer à un fumeur les avantages qu'il tirera à arrêter de fumer plutôt que de lui lister les conséquences nuisibles pour sa santé s'il continue... Faisons le choix de nous voir possiblement grands plutôt que possiblement petits...
  13. Je rejoins Anna Kronisme sur l'ensemble de son texte et particulièrement sur ce passage. Mais effectivement on peut comprendre que celui qui croit au hasard ait à priori plus de réticences à faire confiance à la vie et à laisser venir sans filtrer. Ceci dit même sans y croire, on peut aussi partir du principe que tout est bon à prendre car source potentielle de réflexion (ex: Qu'est ce qui me fait penser que cet utilisateur s'est planté de forum ? Qu'est-ce qui me dérange dans ses propos ? Pourquoi ? Qu'est ce qui m'empêche de simplement passer outre et ne pas y prêter attention ?)
  14. Débat en apparence pratique mais hautement philosophique finalement ! Vaut-il mieux s'acharner à modifier le monde afin qu'il colle à la vision idéale (= dont on a la croyance subjective qu'elle nous apportera le plus grand bien) que l'on en a, ou lâcher prise sur l'extérieur et concentrer l'essentiel de son effort sur soi-même afin d'être d'une de plus en plus exemplaire et de deux de plus en plus adaptable et de finalement trouver notre contentement dans chaque situation que ce monde imparfait nous amènera à vivre...? Car qui plus est, sans cette imperfection et cette diversité, ne nous priverions nous pas d'une partie de ce qui fait matière à réflexion et à évolution...? De plus , en ce qui concerne un forum, il me semble assez faisable de simplement ignorer les interventions dont l'état d'esprit ne nous convient pas, et se focaliser sur les autres. Et quand bien même nous aurions listé l'ensemble des paramètres qui selon nous garantiront des débats de qualité, ce n'est pas une liste qui (pour ceux qui auront pris la peine de la survoler) modifiera la personnalité, les egos et les tendances profondes de chacun. Pour ce qui est des comportements extrêmes, il me semble que les modérateurs sont là et suffisent. La rigueur d'un règlement ne devrait elle pas être proportionnelle à la possible gravité des fautes commises ? Il me semble que sur un forum, on peut tout de même se permettre de lâcher un peu les brides, il est loin d'être question ici de vie ou de mort...
  15. Oui, je dirais que de même il y'a une différence entre aimer la vie par contraste avec la mort, vouloir en profiter au maximum, s'accomplir du mieux que l'on peut parce que l'on pense que l'on n'aura pas de seconde "chance" et aimer la vie pour ce qu'elle EST. Je pense qu'il n'est pas nécessaire d'avoir peur de la mort pour aimer la vie, bien au contraire. Tout comme il n'est pas nécessaire d'être jaloux (d'avoir peur de perdre sa/son partenaire) pour l'aimer, bien au contraire... Je pense même, à l'opposé de ce que j'entends très souvent, que la capacité à jouir profondément de la vie(jouissance dans le sens de joie, sérénité, et non simple plaisir) est inversement proportionnelle à la peur de la mort. Sinon, la vie ressemble à une sorte d'étalage infini de bonbons dont on se goinfrerais jusqu'à indigestion et sans prendre le temps d'apprécier, parce que l'on pense qu'à tout instant maman peut revenir et nous tirer par la main hors du magasin...
  16. Il semblerait que ce que l'on ignore par réelle indifférence s'efface, alors que ce que l'on ignore par peur, donc qu'en réalité on repousse, a tendance à revenir au galop avec la même force que celle qu'on avait investit à le chasser... Donc à votre question faut-il se forcer à ne plus y penser, je dirais que non... ce qui ne veut pas dire non plus que l'on ait intérêt à se lancer dans une recherche effrénée et obsessionnelle chaque jour pour trouver à tout prix une réponse satisfaisante, au risque d'en sortir échevelé et épuisé ! Quand une pensée, une idée nous met mal à l'aise, c'est à mon sens qu'il y'a derrière une croyance cachée non conforme à la réalité. Et tant que notre croyance ne sera pas remise en question, cette pensée reviendra nous procurer des émotions négatives... Les émotions seraient comme un signal, un guide nous indiquant si nos pensées sont en adéquation ou non avec la nature, la réalité. La méconnaissance serait ainsi la source première de souffrance. Ex: lorsque je me sens nule, incapable, moins que rien, j'éprouve des émotions dites négatives (tristesse, anxiété, honte, désespoir), car ma nature profonde n'est pas telle. Lorsque je me sens omnipotente, supérieure aux autres, j'éprouve aussi des émotions négatives (agressivité, colère, absence d'empathie). Lorsque j'ai une "juste" estime de moi, c'est à dire conforme à ma nature, j'éprouve des émotions positives (calme, joie, empathie). (Je ne parle pas ici de la peur et du plaisir, plus du domaine des sensations corporelles réflexes visant à la survie de notre corps) Si l'homme est si tenté de réfléchir à la mort, c'est qu'elle représente un enjeu émotionnel important pour lui. Si le fait d'y penser lui procure des émotions négatives, c'est à mon sens que ses croyances à son sujet sont non conformes à la réalité, à la nature. Car si l'on suit la théorie des disons "émotions guides", toute pensée conforme à la réalité est source de calme (le calme étant l'indicateur que nous sommes dans le juste). Ainsi, peut-être que le fait de penser que notre conscience disparaît après la mort est source d'angoisse précisément parce que cette idée n'est pas conforme à la réalité... ? Mais ce ne sont que mes croyances (très récentes et encore fragiles je l'avoue ^^).
  17. Bonsoir, à propos de quel message ?

  18. Sujet vaste et passionnant... tout comme le "paranormal" en général, qui soulève de nombreux débats houleux entre les septiques et les "croyants". J'aimerais dire pour les septiques d'une part : l'impossible et le "paranormal" d'il y'a 100 ans sont devenus le banal et le scientifique d'aujourd'hui. Qui aurait cru, même imaginé ne serait-ce qu'internet, à cette époque ? Et la Terre n'a pas attendue que Galilée le prouve pour être ronde, malgré tous les incrédules. Et si l'on croit facilement en l'influence de la Lune sur les marais, en l'existence d'animaux extrémophiles qui nous épatent toujours plus sur des conditions de vie qu'on croyait jusqu'alors impossibles, et sur l'effet du psychisme sur le corps, pour ne prendre que ces exemples, je ne trouve pas si ridicule et "perché" de pouvoir croire en ce genre de choses (télékinésie, télépathie, énergétique etc). La physique quantique commence d'ailleurs à expliquer certaines choses de manière assez cohérente et satisfaisante pour les esprits qui ont besoin de "scientifique" pour croire. Je comprend cependant tout à fait votre point de vue et pensais exactement comme vous il y'a quelques temps. Puis des lectures, des rencontres et des expériences personnelles m'ont conduit tout naturellement à réviser mes croyances et à m'ouvrir à d'autres possibilités. Mais quiconque aurait essayé de me convaincre par des arguments à l'époque se serait sûrement heurté à mon incrédulité. Tout comme celui qui ne croit pas à l'hypnose, ou au magnétisme n'aura déjà sûrement pas l'idée de tester (donc pas d'occasion de voir éventuellement que ça marche), et quand bien même il testerait, il n'y serait pas suffisamment réceptif pour que l'effet produit le fasse changer d'opinion... et quand bien même il y'aurait un effet, il y chercherait des explications autres (ex: j'ai rêvé / j'aurai guéri tout seul quand même...). Et en outre, comme pour toute profession, il existe des personnes plus ou moins efficaces. Tout ça pour dire qu'il me semble très compliqué de modifier nos croyances quand on n'y est pas fermement motivé, car des arguments cohérents il y'en a souvent des 2 côtés. Tout dépend ceux que l'on choisi d'écouter. On croit ce qu'on voit, mais on voit aussi ce qu'on croit... nul regard n'est purement objectif. Je voulais également réagir à un commentaire que j'ai vu ici je ne sais plus lequel, disant que si l'on utilise cela à des fins "égocentriques" ça marche moins bien. Je pense que c'est aussi valable si on se met une pression de résultat, si on "s'acharne" à vouloir réussir. Les solutions les plus pertinentes émergent souvent lorsqu'on lâche prise sur le problème. Certaines femmes qui s'acharnent à faire un enfant tombent parfois enceintes peu après avoir renoncé et accepté que peut être elles ne pourraient jamais, mais qu'elles seraient heureuses quand même. Comme si lâcher prise favorisait la libre circulation de l'énergie. Comme si c'était au moment où l'on ne se souciait plus du résultat, mais que l'on faisait pour le simple plaisir de faire, que le résultat pointait le bout de son nez (c'est con, on s'en était détaché ! Ah ce petit mesquin^^). Et puis peut être que les choses se débloquent au moment où l'on est prêt pour ça, alors peut être faire confiance à la vie et se dire que si ça ne vient pas ou pas autant qu'on voudrait, c'est que ce n'est pas la chose la plus "primordiale", prioritaire pour notre évolution en ce moment ? Voilà ce que je voulais dire, désolée si je n'ai pas répondu exactement à la question posée initialement à savoir témoigner d'une expérience dans le domaine. En tout cas je trouve le sujet très intéressant.
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