Photo: AFP/JEAN-PHILIPPE KSIAZEK
On les appelle gitans, romanichels, bohémiens, tsiganes, manouches et bien pire encore... Ces grands parias d'Europe ont trouvé une nouvelle terre d'accueil: le Canada. Ils sont des centaines à demander le statut de réfugié, qui leur est accordé dans 95 % des cas. Et les demandes sont de plus en plus nombreuses.
En fait, les demandes d'asile de la part de gitans ont explosé lorsque le Canada a assoupli ses exigences en matière de visa pour les ressortissants de l'Union européenne. Ce sont principalement des ressortissants de la République tchèque. Ainsi, aucun gitan tchèque n'avait demandé asile au Canada en 2006. En 2008, après que la loi eut été changée, ils étaient 853.
Les gitans de la République tchèque disent fuir une persécution pire que partout ailleurs en Europe. Des skinheads néo-nazis organisent des rafles dans les quartiers gitans, témoigne l'un d'eux. Mais les autorités tchèques nient que la population rom est victime de persécution. Une commission canadienne enquête présentement sur les conditions de vie des gitans en République tchèque.
Ceux qui sont admis comme réfugiés au Canada choisissent pour la plupart la région de Toronto. La vie n'y est pas toute rose non plus. Mais Monika Tiserova, l'une de ces réfugiées, pense que l'intégration est possible. Après tout, il y a des gens de toutes les couleurs dans la mosaïque canadienne.
D'après un reportage de Vanessa Fontaine
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