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Et un Breton plus Vivant au Luxembourg, mais un Breton quand même
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Escapades autour du Pays des Trois Frontières
victorian67 a répondu à un(e) sujet de victorian67 dans Voyages
Bienvenue à Sarrebrück ! Sarrebrück sur la Carte Plan de Sarrebrück Vue de Alt Saarbrücken depuis le Vieux Pont Vue de l'Hôtel de Ville de St Johann avec sa tour de 54 mètres de haut dont le carillon sonne tous les jours à 15h15 et 19h19 Vue l'Hôtel de Ville de Alt Saarbrücken Vue de la sublime Ludwigskirche Vue du toujours très animé St Johanner Markt Karim La Taverne et Brasserie au sens historique du terme car l'on y brasse toujours la bière, l'incontournable et pittoresque Zum Stiefel Bräu Pour une pause gourmande, l'historique Café Schubert est un must pour déguster un authentique Apfelstrudel ou le traditionnel Stollen de Noël ! Karim Bienvenue au Marché de Noël de Sarrebrück ! Marché de Noël de Sarrebrück - du 25 novembre au 23 décembre 2013 Karim Je vous invite à me suivre dans une ville de Sarrebrück qui mettait les dernières touches aux préparations de son célèbre Marché de Noël ... Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim -
Escapades autour du Pays des Trois Frontières
victorian67 a répondu à un(e) sujet de victorian67 dans Voyages
Bienvenue à Sarrebrück ! L'histoire de Sarrebrück est celle de deux cités, Alt Sarrbrücken et St Johann réunies en 1900 pour créer une métropole aux dimensions humaines, résolument moderne et pourtant empreinte d'une histoire que l'on retrouve au fil des ruelles pittoresques et des places de son vaste quartier historique et piétonnier fréquenté, comme ses voisines Metz et Luxembourg Ville, par la clientèle cosmopolite frontalière. Car ici, on sort prendre un verre ou dîner avec des amis en Allemagne ou au Luxembourg le plus naturellement du monde en raison de la proximité de ces pays frontaliers qui ne sont jamais à plus de 30 à 45 minutes en train ou en voiture. De nombreux Lorrains font d'ailleurs leurs courses en Allemagne assez régulièrement et admettent s'y retrouver en raison du rapport qualité prix plus intéressant Outre Rhin sur un certains nombre d'articles de grande consommation. Comme beaucoup de Frontaliers, j'aime me retrouver dans l'atmosphère toujours effervescente de Sarrebrück où il se passe toujours quelque chose et flâner dans son centre historique avec ses nombreux bistrots, cafés, restaurants et boutiques a toujours un petit air de vacances. En ce 23 novembre, une odeur de neige flottait sur la ville de Sarrebrück en habits de fêtes avec les derniers préparatifs de son "Christkindl Markt" ou Marché de Noël qui s'installe jusqu'au 23 décembre prochain tout au long des rues et places qui vont de la Bahnhof Strasse ou Rue de la Gare jusqu'à la place de St Johanner Markt qui forme le cœur du centre historique piétonnier. L'odeur de sapin frais associée aux délicieuses effluves de marrons grillés vendus dans des petites locomotives rouges et noires affichant "Heisse Castanien" qui ponctuent le Marché de Noël de Sarrebrück vous accompagne dans cette découverte de l'Artisanat de Noël allant du travail du verre à celui du métal, des tissus et du cuir à celui du bois, avec ici et là l'odeur appétissante des Flamkuchen, saucisses grillées, crêpes et autres Apfelstrudel sans oublier bien sûr le traditionnel Glühwein ou Vin Chaud pour se réchauffer tout en se régalant. Le "Christkindl Markt" de Sarrebrück est un des Marchés de Noël les plus visités d'Allemagne et son attraction vedette est sans aucun doute l'apparition magique du Père Noël et de son traîneau volant au dessus du Marché de Noël et du St Johanner Markt tous les soirs à 17h00 et 19h00 avec une représentation supplémentaire à 21h00 le week-end. Les amoureux d'histoire et de belle architecture se régaleront de découvrir la Basilique St Johann, la Collégiale Stiftskirche, et la magnifique Eglise Ludwigskirche. La Froschengasse ou Ruelle des Grenouilles, l'une des plus anciennes et étroites rues de la ville, accueille des petites boutiques aussi confidentielles qu'originales pour le plus grand plaisir des amateurs de shopping. Et pour terminer sur une petite note gourmande, je vous recommande une pause déjeuner dans la plus ancienne taverne de Sarrebrück et la dernière où l'on brasse encore de la bière aujourd'hui, à quelques mètres de la Froschengasse, la Steifelbräu vous accueille dans un cadre pittoresque avec deux énormes et magnifiques cuves à bière en cuivre et sert en plus de ses bières Maison, blondes et brunes, une sélection de plats traditionnels tels que le "Hoorische" ou boulettes de pommes de terre, "Geffilde" ou boulettes de pommes terre avec de la viande hâchée ou encore le "Dibbelabbes" ou spécialité de pommes de terre avec du lard fumé. Un pinte de bière brune Maison et un plat en direct pour seulement 8.30 Euros ! Sans compter qu'en Allemagne, les portions sont généreuses aussi évitez d'avoir les yeux plus gros que le ventre sous peine de caler bien avant le dessert... Et puisque l'on en est au dessert, l'étape incontournable de la gourmandise à Sarrebrück est le café Schubert qui propose une sélection de pâtisseries à damner un saint, café eponyme du célèbre compositeur dans une ville où les noms des rues s'égrènent comme des compositions musicales : Beethovenstrasse, Mozartstrasse, Schumanstrasse... Que vous visitiez Sarrebrück en décembre pour son Marché de Noël ou au cœur de l'été pour flâner au hasard des ruelles et des places fleuries du quartier historique, la Capitale de la Sarre saura vous séduire et vous surprendre ! Bienvenue à Sarrebrück :) ! Karim -
Un grand merci à vous chères Amies Karim
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exubérant
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Si vous deviez qualifier l'amour par un mot...
victorian67 a répondu à un(e) sujet de ForumFr dans Inclassables
Pour l'amour tient du miracle et j'y crois toujours -
J'en ai marre de la nullité accablante des programmes de la TV Française
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Je terminerai ce petit tour de l'Angleterre aux couleurs de Noël avec les plus beaux Marchés qui apportent une petite touche de magie dans les plus jolies cités historiques du pays et en font un rendez vous incontournable : Marché de Noël de Lincoln Lincoln - Lincolnshire - du 05 au 08 décembre 2013 Marché de Noël de Bath Bath - Somerset - du 28 novembre au 15 décembre 2013 Marché de Noël de Winchester Winchester - Hampshire - du 21 novembre au 22 décembre 2013 Sans oublier bien sûr, l'incontournable Festival Victorien de Noël célébré dans la Cité Portuaire de Portsmouth qui vous replongera dans les couleurs et l'atmosphère de l'Angleterre du 19ème siècle... Festival Victorien de Noël de Portsmouth Portsmouth - Hampshire - du 29 novembre au 15 décembre 2013 Et enfin le Musée vivant de Blists Hill, concept unique en Angleterre avec la recréation d'un village Victorien authentique tant au dehors qu'au dedans qui est un must à visiter à Noël comme toute l'année pour une expérience authentique et inoubliable ... Blists Hill Open Air Museum - Ironbridge - Shropshire - ouvert toute l'année ! Je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année Anglaises Karim
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Bonjour à tous Alors que l'hiver commence à frapper à notre porte avec les premières neiges et que je m'apprête à ouvrir une page spéciale Marchés de Noël dans mon sujet "Escapades autour du Pays de 3 Frontières", je me dois de vous communiquer les dates des principaux et plus beaux Marchés de Noël d'Outre Manche en commençant par le Marché de Noël Allemand de Birmingham qui m'a enchanté pendant de nombreuses années : Marché de Noël Allemand de Birmingham Le Marché de Noël de Birmingham célébré en association avec la ville de Francfort est le plus grand Marché Allemand qui soit en dehors de l'Allemagne, attire des millions de visiteurs chaque année et a reçu le prix de Meilleur Marché d'Angleterre 2013. Il se situe sur Victoria Square, New Street, Centenary Square & Chamberlain Square. Il est ouvert du 14 novembre 2013 au 22 décembre 2013. Marché de Noël de Covent Garden à Londres Il se passe toujours quelque chose à Covent Garden qui s'habille de lumière et de magie pour Noël et l'Apple Market immédiatement reconnaissable par ces immenses pommes rouges suspendues vous propose un Artisanat d'Art créatif et original en plus des boutiques, cafés et bistrots qui font de ce lieu l'un des plus animés et conviviaux de Londres. Accessible par le Métro ou Tube qui est pour moi le moyen de se déplacer le plus facilement et le plus librement à Londres. Ligne Piccadilly, station Covent Garden. Apple Market en habits de fêtes du 07 décembre 2013 au 02 janvier 2014. Sans oublier la pantomime traditionnelle Outre Manche, avec la première mondiale de "Once upon a Christmas", une pièce de théâtre de plein air interactive avec le public qui aura pour décor le Covent Garden connu et moins connu : Once upon a Christmas Pièce de théâtre interactive donnée du 18 novembre 2013 au 15 décembre 2013. Hyde Park Winter Wonderland Féerie hivernale au cœur de Londres dans le cadre magnifique de Hyde Park du 23 novembre 2013 au 05 janvier 2014. Ligne de Métro Piccadilly - stations Knightsbridge ou Lancaster Gate Et nulle visite à Londres pendant les fêtes de fin d'année serait complète sans un tour à la patinoire de plein air d'Alexandra Palace et son cadre enchanteur : Patinoire en plein air d'Alexandra Palace Ouverte tous les jours. Ligne de Métro Piccadilly - station Wood Green puis Bus No W3 qui vous emmènera directement à Alexandra Palace. Et pour une petite touche de bling bling qui fait aussi partie des fêtes de fin d'année... Les éclairages grandioses du légendaire Harrods Ligne de Métro Piccadilly - station Knightsbridge Et beaucoup plus discrète, l'une de mes adresses favorites à Londres pour son charme désuet et son atmosphère Victorienne, à voir absolument, surtout pendant les fêtes ... L'inimitable Fortnum & Mason Ligne de Métro Piccadilly - station Piccadilly Circus Karim
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Certains pays d'Amérique du Sud tels que l'Argentine m'attirent mais je dois dire que le Japon avec son mélange de traditions ancestrales et de modernité me fascine et serait numéro 1 sur ma liste
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Escapades autour du Pays des Trois Frontières
victorian67 a répondu à un(e) sujet de victorian67 dans Voyages
Bonsoir chère Amie :) Quel plaisir de te revoir et un grand merci à toi pour ta fidélité et ton commentaire A très bientôt ! Karim -
Escapades autour du Pays des Trois Frontières
victorian67 a répondu à un(e) sujet de victorian67 dans Voyages
Un grand Merci à vous pour vos commentaires Karim -
Vive la Lorraine et les Lorrains Je découvre votre belle région qui ne cesse de me surprendre Je vous invite à découvrir mes escapades autour du "Pays des 3 Frontières" dans la rubrique Voyages... Excellent week end à vous ! Karim
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Escapades autour du Pays des Trois Frontières
victorian67 a répondu à un(e) sujet de victorian67 dans Voyages
De l'Empire Romain au Moyen Age La Trèves Romaine fut l'objet d'attaques répétées menées par les Allemans à partir de 350, mais celles ci furent réprimées par l'Empereur Julian. Après les invasions de 407, les Romains furent en mesure de renforcer la frontière du Rhin et occupèrent tout le nord de la Gaule jusqu'à la fin de 450, quand leur emprise céda sous les attaques des Francs. Durant cette période, la Cité de Trèves fut capturée par les Francs, en 413 puis en 421, ainsi que par les troupes d'Attila le Hun en 451. La Cité de Trèves intégra définitivement le territoire des Francs ( Francia Rhinensis ) en 475. A la fin du V siècle, Trèves se trouvait sous autorité des Francs, d'abord contrôlée par la dynastie Mérovingienne, puis par les Carolingiens. La Cité conserva une petite communauté d'habitants qui parlaient toujours la langue Romaine jusqu'au 8ème siècle. En conséquence du traité de Verdun signé en 843, par lequel les petits fils de Charlemagne divisèrent son empire en trois parties, Trèves fut incluse au Royaume de Lorraine ( Lotharingia ). Après la mort de Lothair II, souverain de Lorraine, Trèves intégra en 870 l'Empire Franc de l'Est, plus tard appelé Allemagne, sous Henry I. Carte de l'Empire de Charlemagne après la division Karim Cité de Trèves au Moyen Age A partir de 902, lorsque le pouvoir passa au mains des Archevêques, Trèves fut administrée par un Vogt ou tutelle de l'Archevêché, qui créa son propre sceau en 1149. L'Archevêque de Trèves était en sa qualité de Chancelier de Bourgogne, l'un des 7 Electeurs du Saint Empire Romain Germanique, un droit acquit aux 12èmes et 13èmes siècles, et qui continua à s'exercer jusqu'à la révolution. A partir du 10ème siècle et tout au long du Moyen Age, Trêves essaya à plusieures reprises d'acquérir l'autonomie de l'Archevêque, sans succès. En 1212, la Cité reçu une charte de l'Empereur Otto IV, qui fut confirmée par Conrad IV. En 1309 cependant, la Cité fut à nouveau obligée de reconnaître l'autorité de l'Archevêque, qui était à l'époque l'imposant Baldwin du Luxembourg, fils du Comte du Luxembourg. En 1307, alors qu'il n'était âgé que de 22 ans, Baldwin devint le plus puissant Archevêque et Prince Electeur à Trêve au Moyen Age. Il était le frère du Roi et Empereur d'Allemagne Henri VII et son petit neveu Charles deviendrait plus tard Roi et Empereur d'Allemagne sous le nom de Charles IV. Il se servit de ses connexions familiales afin d'ajouter des territoires considérables à la province de Trèves et il également renommé pour avoir fait construire de nombreux châteaux dans la région. A sa mort en 1354, Trèves était devenue une Cité très prospère. Baldwin du Luxembourg Karim Du Moyen Age aux Temps Modernes Le statut de Trèves en tant qu'Archevêché fut confirmé par l'Empereur Charles IV en 1364. Jusqu'à la fin du Saint Empire, Trèves demeura la capitale des Archevêques Electeurs, bien que n'étant plus la résidence du Prince Electeur, lui même. Le "Dombering" ou fortifications autour de la cathédrale furent commencées au 10ème siècle, et l'Archevêque Theodorich I et son successeur Arnold II continuèrent l'édification de remparts autour de la Cité. Ce mur d'enceinte élargi aussi appelé "Aleenring" mesurait 1.38 kilomètres carrés. Cathédrale Saint Pierre de Trèves En 1473, l'Empereur Frederick III et Charles le Chauve, Duc de Bourgogne séjournèrent à Trèves. Cette même année, l'Université de Trèves fut fondée. De 1581 à 1593, une période intense en persécutions, incluant aussi bien la noblesse que le peuple, commença dans toute la région menant à des exécutions en masse de centaines de personnes. Au 17ème siècle, les Archevêques et Princes Electeurs relocalisèrent leur résidence au château de Philippsburg dans la région d'Ehrenbreistein, près de Coblence. Un conseil du gouvernement se tint à Trèves pendant lequel une démarcation définitive des territoires impériaux fut établie. Durant la Guerre de 30 ans ( 1618-1648 ), plus de 200 ans d'état de guerre commencèrent pour Trèves. La Cité fut occupée plusieures fois par les troupes Françaises. Elles assiégèrent et occupèrent Trèves en 1632, 1645 et 1673 ( l'Armée Française séjournant jusqu'en 1675 et detruit toutes les églises, abbayes et constructions situées près du mur d'enceinte, pour des raisons militaires. A cette époque, les fortifications de le Cité furent renforcées. En 1684, la Guerre de Réunion qui opposa Louis XIV à l'Espagne et ses Alliés, inaugura une période d'expansion pour le Royaume de France et Trèves tomba à nouveau entre les mains Françaises et son mur d'enceinte ainsi que ses forteresses furent détruits. Après que Trèves et sa région furent à nouveau envahies en 1688 lors de la Guerre de Succéssion du Palatinat, plusieures Cités furent systématiquement détruites par l'Armée Française. Presque tous les châteaux de la région furent détruits et le seul pont qui enjambait la Moselle fut brûlé. Le Roi de France Louis XIV émit un ordre personnel pour ces destructions ciblées en insistant sur le fait que la Cité de Trèves soit épargnée. Lors du retrait de l'Armée Française en 1698, elle laissa derrière elle une population affamée et sans mur de fortification réduite au nombre de seulement 2500 habitants. Carte des conquêtes de Louis XIV Karim Trèves, Cité Française Durant la Guerre de Succession d'Espagne en 1702, Trèves fut à nouveau occupée par l'Armée Française. En 1704, un détachement de l'Armée Anglo Hollandaise avec à sa tête le Duc de Marlborough passa par Trèves en chemin vers la France. Lorsque la campagne Anglo Hollandaise échoua, les Français revinrent à Trèves en 1705 et y restèrent jusqu'en 1714. Après une courte période de paix, la Guerre de Succession de la Pologne éclata en 1734 et l'année suivante, Trèves fut à nouveau occupée par les Français, qui y restèrent cette fois jusqu'en 1737. Le dernier Prince Electeur, Clement Wenceslaus de Saxonie, sétablit alors à Coblence en 1786. En août 1794, les troupes républicaines Françaises prirent Trèves. Cette date marqua le début d'une vente des bâtiments religieux tels qu'Eglises, Abbayes et autres possessions du Clergés dont certaines furent transformées en édifices publiques. Avec les traités de paix de Bâle et du Campo Formio en 1797, l'hégémonie Allemande représentée par la Prusse et l'Autriche cédèrent tous les territoires Allemands situés sur la rive gauche du Rhin à la France. Trèves devint par conséquent une Cité Française. L'université de Trèves fut dissoute cette même année. En 1798, Trèves devint la capitale du nouveau département Français de la Sarre. Avec le traité de Lunéville de 1801, Trèves devint officiellement une ville Française. En 1801, Napoléon Bonaparte signa avec le Pape un concordat faisant de Trèves un diocèse. Le territoire occupé par le diocèse était identique au département de la Sarre, infiniment plus petit que l'Archevêché d'autrefois. En 1802, le Français Charles Mannay devint le premier Evêque du nouveau diocèse et en 1803, la première messe sainte fut célébrée à la Cathédrale de Trèves. L'Empereur Napoléon visita Trève en 1804. A cette période, Trèves la Française prospéra. Charles Mannay, premier Evêque Français de Trèves Karim Trèves, l'Allemande En 1814, l'ère Française prit brutalement fin quand Trèves fut prise par les troupes Prussiennes. Après la défaite de Napoléon, les frontières Franco Allemandes furent restaurées suite au traité de paix de Paris de 1814. La Cité fut intégrée au Royaume de Prusse en 1815 et au Grand Duché du Bas Rhin comprenant six régions administratives. Trèves devint le siège d'une de ces régions sous le nom de "Regierungsbezirk Trier. En raison de la nouvelle situation politique et les frontières douanières avec l'Ouest, l'économie de Trèves commença à décliner rapidement et ce déclin dura jusqu'en 1840. La province du Bas Rhin Allemand fusionna avec la Province du Rhin en 1822. L'influent philosophe et révolutionnaire Karl Marx naquit à Trèves en 1818. Sa maison de naissance, la "Karl Marx Haus" fut ouverte au public en 1947 et rénovée en 1983. Karl Marx A partir de 1840, la situation de Trèves commença à s'améliorer quand l'état voisin du Luxembourg, important marché pour les produits fabriqués à Trèves, rejoignit l'Union des Echanges Economiques Allemande. Trèves, avec une population de 15 500 à l'époque, produisait principalement du cuir, des vêtements, du vin et du tabac. Le travail du fer fut introduit à Quint près de Trèves. Une importante amélioration de l'infrastructure vit le jour avec l'introduction d'une ligne de transport fluvial opérée par des bateaux à vapeur à aubes sur la rivière Moselle, mettant en relation Trèves, Coblence et Metz. La première ligne de chemin de fer, reliant Trèves à Sarrebruck et le Luxembourg fut inaugurée en 1860, suivie par la ligne Trèves Cologne en 1871 et Coblence en 1879. Un signe de prospérité nouvelle furent les premières grandes foires commerciales de Trèves en 1840 et 1842. Durant les révolutions de 1848 des Etats Allemands, Trèves fut le siège de nombreuses protestations et conflits. Le Conseil de la Ville envoya une lettre au Roi Frederick William IV de Prusse, demandant plus de libertés civiques. l'avocat Ludwig Simon fut élu pour représenter Trèves au premier Parlement Allemand à Francfort. Après que les soldats Prussiens eurent tué un citoyen et blessé d'autres personnes lors d'une manifestation, la situation s'aggrava. Le Peuple de Trèves brandit des drapeaux aux couleurs noires, rouges et ors à titre de symbole démocratique, fit sonner les cloches des églises, organisa une milice de citoyens et décrocha tous les signes de l'occupation Prussienne. Une seconde manifestation entraîna la mort de deux citoyens et vit un véritable soulèvement de colère dans la population. Les gens commencèrent à construire des barricades et agitèrent le drapeau rouge. On rapporte même qu'une statue du Roi de Prusse fut réduite en pièces. Trèves était à l'aube d'une guerre civile lorsque l'armée Prussienne arriva en nombre, enleva les barricades et menaça de détruire Trèves. Après avoir été confronté à la supériorité numérique et de force de l'Armée Prussienne, les citoyens abandonnèrent leur cause et enlevèrent les barricades restantes. Quelques citoyens furent emprisonnés pour leur conviction démocratique et Ludwig Simon émigra avec beaucoup d'autres habitants en Suisse où il finit son existence. Trèves rejoignit l'Empire Allemand lors de l'unification avec la Prusse de 1871. Ludwig Simon Karim La Basilique de Constantin de Trèves ( 300 ans après JC ) Et accolé à la Basilique de Constantin... Le sublime Palais Electoral de Trèves Karim Bienvenue dans la Vallée de la Moselle Romantique ! Tout comme la célèbre Vallée du Rhin, la Vallée de la Moselle Allemande saura vous séduire avec ses villages nichés au cœur des coteaux qui suivent le cours ondulant de la rivière. Romantique à souhait, que l'on y vienne, en train, en voiture ou même en bateau... Vue d'un village de la Vallée de la Moselle Allemande Et enfin ma recommandation pour une pause déjeuner ou un dîner en tête à tête, une authentique et historique Weinstube, située à deux pas de la Hauptmarkt Platz. Nichée dans un coin de verdure, offrant une terrasse ombragée entourée de vigne et un intérieur traditionnel et accueillant, la Weinstube Kesselstatt est à découvrir absolument ! Les restaurants offrent un excellent rapport qualité prix outre Rhin avec un plat principal et boisson pour 7 Euros seulement. J'avais une furieuse envie de saucisses frites ce jour là mais leur carte est très alléchante. A ne pas manquer, leur délicieux Apfelstrudel Maison qui est à tomber ! Weinstube Kesselstatt Karim Bienvenue à la Cité de Trèves ! Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim Karim Je vous remercie d'avoir suivi cette visite de la sublime Cité de Trèves et je vous dis à bientôt pour un Spécial Marchés de Noël du Pays des 3 Frontières Karim :) -
Escapades autour du Pays des Trois Frontières
victorian67 a répondu à un(e) sujet de victorian67 dans Voyages
Un peu d'Histoire... Trèves, la Rome du Nord Vieille de plus de 2000 ans, cette colonie romaine est fondée à l'époque romaine par l'Empereur Auguste, en l'an 17 av. J.-C. sous le nom d'Augusta Treverorum, sur le site du chef-lieu des Trévires. C'est aussi la plus vieille ville d'Allemagne. On a en effet retrouvé des rondins de bois et grâce à leurs cercles, on a pu définir l'année de construction de Trèves. Le pont romain en pierre qui franchit la Moselle est édifié en 45 ap. J.-C., en remplacement d'un premier pont de bois : c'est le plus ancien pont d’Allemagne encore debout. Colonie romaine et place-forte très importante dans la défense contre les « Barbares », elle est dotée d'une enceinte abritant la plus grande surface urbaine de Gaule (282 hectares). Il subsiste de cette enceinte la Porta Nigra, monumentale porte fortifiée devenue le symbole de la ville, ainsi que quelques fondations des murs d'enceinte. Grande métropole marchande à partir du IIe siècle, devenue l'une des capitales de la Tétrarchie à la fin du IIIe siècle et siège d'un atelier monétaire impérial à partir de 294, Trèves est alors qualifiée de « seconde Rome » ou Roma Secunda. La Porta Nigra Karim -
Escapades autour du Pays des Trois Frontières
victorian67 a répondu à un(e) sujet de victorian67 dans Voyages
Bienvenue à la Cité de Trèves ! Trèves sur la Carte Plan de la Cité de Trèves Vue de la sublime Hauptmarkt Platz Vue de la Hauptmarkt Platz féérique avec son célèbre Marché de Noël Karim -
Escapades autour du Pays des Trois Frontières
victorian67 a répondu à un(e) sujet de victorian67 dans Voyages
Bienvenue à la Cité de Trèves ! WOW ! Je dois vous avouer que n'étant pas d'ordinaire à court de vocabulaire en Français et accessoirement en Anglais après presque 20ans passés dans les pays Anglosaxons, le terme WOW n'est pas le premier terme qui me vient à l'esprit habituellement, sauf pour la Cité de Trèves... Si Metz n'évoquait pour moi qu'un nom sur une carte jusqu'à ce que je la découvre dans toute sa splendeur, la Cité de Trèves était pour moi encore plus obscure évoquant de lointains souvenirs de cours d'Histoire Géo et quelques citations dans les livres historiques sur le 16ème siècle de lectures plus récentes. Les belles rencontres sont souvent le fruit du hasard et c'est mon amie Diane qui connaissant ma passion pour les voyages, la découverte, l'architecture et l'histoire - aussi bien celle avec un grand H que les petites anecdotes qui s'y rattachent - qui m'a suggéré en Juin dernier de visiter la ville historique de Sarrebruck que je vous présenterai prochainement dans un Spécial Marchés de Noël, et la Cité de Trèves, toutes deux situées en Allemagne. Et c'est finalement, le 24 octobre dernier que je me décidais à y aller, profitant d'un des derniers beaux jours d'automne avec une température ambiante de 19° celcius. Je voyage principalement avec le train qui est assez avantageux dans cette région à la croisée des chemins et qui met des destinations telles que Metz, Nancy, Luxembourg City ou Sarrebruck à un peu moins de 20 Euros aller retour. C'est donc par le train que je me rendis à Trèvesen passant par Sarrebruck, et je dois dire que le voyage en train entre ces deux cités est l'un des plus visuellement scéniques qui soit car l'on chemine le long du cours de la Moselle Allemande et sa magnifique vallée boisée jusqu'à ce qu'approchant de Trèves on commence à apercevoir les coteaux escarpés qui surplombent la plus célèbre cité de la région de Rhénanie Palatinat et peut-être d'Allemagne et qui font de cette région le paradis du Riesling avec des crus tels que Brauneberger Juffer Sonnenuhr ou le Erderner Prälat .Un véritable régal pour les yeux pendant l'heure que dure le trajet en train jusqu' à Trèves. Depuis la gare ou "Haupt Bahnhof", l’on emprunte le long boulevard Théodore Heuss bordé d’immeubles fin 19ème début 20ème avec une allée centrale plantée d’arbres où rien ne nous prépare aux splendeurs de la cité toute proche. Arrivé devant la Porta Nigra, aussi imposante que mystérieuse de part sa couleur dominante noire, vestige de l’époque Romaine, mon œil fut attiré par des sculptures colorées d’éléphants déjà aperçues à Luxembourg Ville et qui font partie de l’Eléphant Parade qui soutien la cause des Eléphants d’Asie, exposés en face de l’Office du Tourisme où je prenais un plande la Cité. Et alors que je progressais dans Simeon Strasse qui mène au cœur du quartier historique, je remarquais quelques bâtiments aux couleurs pastelles aux façades joliment décorées en relief, et absorbé par la photographie, je ne réalisais pas que j’étais à deux pas d’une vision de beauté architecturale telle que je n’en avais pas connu depuis des années, pourtant riches en découvertes et lieux historiques connus et moins connus. De jolies façades, des boutiques à foison, des touristes bien sûr, et soudain la silhouette des sublimes bâtiments de la Hauptmarkt Platz ou Place du Grand Marché se dessine dans toute sa splendeur et là WOW, un éblouissement devant un ensemble architectural d’une beauté inouie ! Un peu plus tard, assis devant une pinte de bière, je regardais une carte postale qui indiquait au dessus d’une photo de la Hauptmarkt Platz, « Trier Deutschlands älteste und schönste stadt »,"Trèves la plus ancienne et plus jolie ville d’Allemagne", et jusqu’à preuve du contraire elle l’est, en tous les cas pour moi. C’est son histoire ainsi que les photos de ma journée dans cette cité extraordinaire que je vous invite à découvrir dans la présentation à suivre … Bienvenue à Trèves :) ! Karim -
Escapades autour du Pays des Trois Frontières
victorian67 a répondu à un(e) sujet de victorian67 dans Voyages
La guerre franco-prussienne (1870–1871) L’année 1870 est une année douloureuse pour les habitants de Metz. Pendant la Guerre franco-prussienne de 1870, l’armée impériale du maréchal français Bazaine s’est réfugiée à Metz. Après la bataille de Borny-Colombey le 14 août à l’est de la ville, puis celle de Saint-Privat–Gravelotte à l’ouest le 18 août, Metz est assiégée le 20 août et capitule le 28 octobre61. Les troupes allemandes pénètrent dans la ville le lendemain. Abandonnée par la majorité des députés français, y compris les députés lorrains de la Meurthe, qui ont voté à la quasi-unanimité sa cession, « la plus forte citadelle de la France » est rattachée au nouvel Empire allemand le 10 mai 1871, conformément au traité de Francfort. Metz devient le chef-lieu du Bezirk Lothringen, le district de Lorraine, intégré au nouveau Reichsland Elsaß-Lothringen et le restera jusqu’en 1918. Carte du Deuxième Reich Allemand Sous l’Empire allemand (1871–1918) Malgré le départ d’une importante portion de ses élites et de dix à quinze-mille « optants » pour la France, la ville continue de s’agrandir et de se transformer, dominée par la personnalité de son évêque français Paul Dupont des Loges qui est élu député au Reichstag et dont il va devenir l’un des « députés protestataires ». L’émigration de Mosellans vers la France, en particulier vers Nancy et Paris, commence dès l’armistice et se poursuit pendant une vingtaine d’années. La germanisation de la ville et de ses habitants, inexorable du fait du renouvellement des générations et de l’installation d’immigrés allemands, se fait progressivement. Ces derniers deviennent majoritaires à Metz, dès les années 1890. Comme dans le reste de la Moselle, l’enseignement du français est supprimé dans les écoles primaires, où les instituteurs allemands donnent l’enseignement en allemand. Le français est toutefois toléré, comme « langue étrangère », dans les établissements secondaires et dans quelques établissements bilingues. Mais les Messins de souche continuent logiquement à parler français en privé, par tradition ou par attachement à la culture française Metz se transforme sous l’action des autorités allemandes qui décident de faire de son urbanisme une vitrine de l’empire wilhelmien. En 1898, le baron von Kramer, maire de Metz, demande à l’empereur Wilhelm II la permission d’étendre la ville, au détriment des terrains militaires. L’éclectisme architectural se traduit par l’apparition de nombreux édifices de style néoroman tels la poste centrale, le temple protestant ou une nouvelle gare ferroviaire ; de style néogothique tels le portail de la cathédrale et le temple de garnison, ou encore de style néo-Renaissance tel le palais du Gouverneur. En 1910, le maire Paul Böhmer peut écrire : « Une promenade à travers la ville convaincra chacun, qu’à côté du vieux Metz pittoresque de l’époque française, un Metz moderne est en train d’être érigé, qui doit sa création à l’initiative et la force de travail allemandes. Pour ce point stratégique majeur de la défense de l’empire — il s’agit d’un carrefour routier et ferroviaire de premier ordre — l’état-major allemand poursuit les travaux de fortification entamés par Napoléon III sous le Second Empire. Chaque année, l’empereur Guillaume II vient dans la cité lorraine, pour inspecter les travaux d’urbanisme et ceux des fortifications de Metz. Ses visites sont, pour la ville de Metz, l’occasion d’organiser des parades et des fêtes dignes d’un hôte impérial. Au cours d’une de ses visites, il déclare ainsi : « Metz et son corps d’armée constituent une pierre angulaire dans la puissance militaire de l’Allemagne, destinée à protéger la paix de l’Allemagne, voire de toute l’Europe» En 1914, Metz est devenue la première place forte au monde. Empereur Guillaume II d'Allemagne Première Guerre mondiale Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent loyalement pour l’Empire allemand. Très rares sont les appelés qui désertent et, parmi eux, beaucoup tomberont au champ d’honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest81. Dès le début des hostilités, 15 000 civils sont évacués de Metz vers la Hesse. Les blessés étant nombreux, Metz est bientôt transformée en ville-hôpital, comptant jusqu'à 32 hôpitaux. Malgré la protection de sa ceinture fortifiée, l'agglomération messine est touchée par les combats. Au fil du conflit, les bombardements de l'armée française se font en effet de plus en plus intenses, passant de 6 en 1914, à 79 en 1915, 140 en 1916, 171 en 1917 et 308 en 191882. En dépit de leur attachement à l’Empire, les Messins accueillent donc avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée. Le retour à la France Après l’Armistice de 1918 et le retour à la France, la Moselle reste traumatisée par les déchirures de la guerre et les dommages collatéraux des nationalismes. Les intellectuels mosellans et messins réagiront diversement au rattachement de la Moselle à la France. Certains s’engagent sur la voie d’un nationalisme pro-français, revanchard et cocardier. D’autres s’engagent sur la voie antagoniste d’un nationalisme pro-allemand, tout aussi vindicatif et belliqueux. Ce combat identitaire, souvent mené par des intellectuels idéalistes, qui s’inscrit parmi des courants de sensibilité à l’œuvre dans l’Europe entière, traduit aussi une crise d’identité propre à l’ensemble des Alsaciens-Lorrains. La population est devenue bilingue après 48 années d’annexion, et la culture allemande imprègne le mode de vie des Messins. Ainsi, paradoxalement, l’âge d’or de la presse allemande coïncide à Metz avec la période de l’entre-deux-guerres. Plusieurs générations d’enfants ont été contraints, non seulement d’apprendre, mais aussi de parler en allemand à l’école, sous peine de sanctions. Enfin, beaucoup de notables messins nés pendant l’Annexion, comme Gabriel Hocquard ou Robert Schuman, ont suivi une scolarité allemande complète, de l’école primaire à l’université. La majorité des Messins possédaient, par conséquent, une double culture franco-allemande solide à la veille de la Seconde Guerre mondiale. 18 novembre 1918 - la Délivrance de Metz Je vous invite donc à me suivre à travers cette visite de Metz la discrète qui ne cesse de me surprendre et de m'enchanter à chacune de mes visites :) ... Merci d'avoir suivi cette visite de Metz, capitale de la Lorraine et je vous dis à bientôt pour une nouvelle carte postale du Pays des Trois Frontières ... Karim -
Escapades autour du Pays des Trois Frontières
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Du Premier au Second Empire En 1802, l'école royale d'artillerie de Metz fusionne avec l'école du génie de Mézières, donnant naissance à l'École d'application de l'artillerie et du génie. En 1808, l'Académie de Metz est créée avec un lycée et une faculté des Sciences. Au cours des dernières campagnes de Napoléon Ier, à deux reprises en 1814 et 1815, la ville est assiégée par les forces coalisées. Elle ne se rend qu’à partir du moment où Napoléon signe la capitulation, lorsque la nouvelle atteint Metz. En 1852, le chemin de fer arrive à Metz, ce qui entraîne de profonds changements territoriaux, après la création de la voie ferrée reliant Devant-les-Ponts au Sablon, et l'édification d'une nouvelle gare en dehors des remparts, en plus de celle de Metz-Nord. La ville est désormais reliée à Réding, Lérouville, Zoufftgen. En 1861, une Exposition universelle ayant trait à l’agriculture, l’industrie, l’horticulture et les beaux-arts se tient sur l’esplanade. -
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Des Lumières à la Révolution La ville s'embellit au XVIIIe siècle. Le maréchal Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle, acquis aux idées des Lumières, décide de repenser l’urbanisme de Metz dès 1728. Après avoir doté la ville d’un nouveau théâtre sur l’Ile du petit Saulcy, il souhaite aérer le quartier de la cathédrale, en y créant une place royale centrale, entourée de plusieurs bâtiments publics. Après vingt ans de négociations avec le clergé et les bourgeois messins, il fait finalement appel à l’architecte Jacques-François Blondel pour mener à terme le projet de l’Hôtel de ville de Metz. Après l'élection de Pierre-Louis Roederer en octobre 1789, Metz devient le chef-lieu du nouveau département de la Moselle en 1790. Opéra Théâtre de l'Ile du Petit Saulcy -
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La Paix française Sur le plan religieux, les Juifs, dont la présence est attestée du IXe siècle au XIIe siècle, sont de nouveau autorisés à s’installer à Metz en 1565. Après la révocation de l’édit de Nantes, les huguenots messins fuient en Hollande et en Allemagne, pour échapper aux dragonnades de Louis XIV. L’émigration messine des huguenots vers Berlin, qui cause un réel préjudice à l’économie locale, se traduit en revanche à Berlin par un doublement de la population. Sur le plan politique, la ville devient le siège d’un parlement en 1633. Metz ne passe juridiquement sous souveraineté française, en tant que capitale de la province des Trois-Évêchés, qu’en 1648. Sur le plan militaire, la ville conserve un rôle stratégique important tout au long du XVIIe siècle. Si le Pays messin n'échappe pas aux misères de la Guerre de Trente Ans décrites par Jacques Callot, la ville de Metz est préservée derrière ses remparts. Sous le règne de Louis XIV, le rôle de place forte de la cité messine est encore renforcé. Vauban s’en exprime au roi sur le rôle qu’il lui attribue en ces termes : « Les places fortes du royaume défendent leurs provinces, Metz défend l’État. -
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Metz la Riche au Moyen Age La cité épiscopale s’approprie peu à peu les droits d’une « ville libre » du Saint-Empire romain germanique. La bourgeoisie s’enrichissant, elle fait de Metz au XIIIe siècle une république oligarchique, gouvernée par un collège d’échevins à la tête duquel le maître-échevin est élu pour un an. Comme à Nuremberg, les institutions de cette république sont l’apanage d’un cercle de familles riches, ici regroupées à travers six « paraiges ». Les XIIIe et XIVe siècles constituent l’une des périodes les plus prospères dans l’histoire de Metz, qui compte alors près de 30 000 habitants soit la plus grande concentration urbaine de Lorraine. Ses foires sont très fréquentées et sa monnaie, la première de la région jusqu’en 1300, est acceptée dans toute l’Europe46. On reste étonné de la facilité avec laquelle les bourgeois messins ouvrent leurs coffres aux grands personnages de l’époque, empereurs, ducs, évêques ou comtes. Cette richesse attise les convoitises et entraîne la cité messine dans des conflits récurrents avec ses voisins. Dans cette lutte d’influences, tous les prétextes sont valables, y compris les plus insignifiants. La peste apparait à Metz et dans le Pays messin en 1423 ; trois ans plus tard, le bilan est de 16 000 morts et frappe à nouveau en 1438 faisant 20 000 victimes. En 1444, Charles VII et René d’Anjou assiègent de nouveau la ville, réussissant cette fois à rançonner les citains. Le petit-fils de René d’Anjou, Nicolas de Lorraine tentera lui aussi d’assiéger Metz en 1473, mais avec beaucoup moins de succès. La prospérité de la république messine décline à partir du XVe siècle. Les épidémies, et la guerre sans fin que lui font les ducs de Lorraine, en sont en partie responsables. Metz est une des dix premières villes de France où se développent l’imprimerie et la typographie. Les premiers imprimeurs connus sont Jean Colini et Gérard de Villeneuve en 1482. Annexion de Metz à la France En 1552, le roi de France Henri II s’empare du territoire des Trois-Évêchés. Après son entrée pacifique dans la ville libre du Saint-Empire romain germanique, il promet de conserver les droits et usages locaux. Charles Quint, voulant reprendre ces villes du Saint-Empire, organise le siège de Metz. La ville sera défendue victorieusement par le duc François de Guise, nouveau gouverneur de la ville. Le siège est levé en janvier 1553. Metz devient une place forte du royaume de France, tandis qu’elle continue de se développer. Entrée du Roi Henri II à Metz en 1552 -
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Le berceau des Carolingiens L’Église prend une place importante au cœur de la ville : les édifices religieux se multiplient, de nombreuses nécropoles et lieux de cultes foisonnent à l’extérieur des remparts de Metz, et notamment au Sablon, surnommé alors quartier des Basiliques. En tant que capitale austrasienne, la ville messine avait vu en son sein la montée en puissance des pouvoirs religieux (vingt paroisses, soixante-sept églises, huit abbayes bénédictines intra-muros pour une population aux alentours de trente mille habitants à cette époque) et du pouvoir spirituel auquel allait bientôt être rattaché un pouvoir bien plus temporel, avec la disparition des comtes héréditaires notamment, vers le Xe siècle : l’épiscopat messin s’étant enrichi, il possédait des terres à l’envi, qui rapportaient à la ville des richesses incomparables. C’est à Metz que naît la dynastie des Carolingiens, inaugurée par Pépin le Bref en 751, descendant de deux familles de l’aristocratie austrasiennes : celles d’Arnoul, évêque de Metz et de Pépin de Landen, maire du palais. La ville cesse d’être capitale, tout en restant un des grands centres intellectuels des Gaules. Elle reçoit périodiquement la cour carolingienne alors que son abbaye Saint-Arnould devient la nécropole des Carolingiens et abrite les dépouilles des sœurs et de la première femme de Charlemagne, ainsi que celle de l’empereur Louis le Pieux. Une décision prise en 775 par Charlemagne et connue sous le qualificatif de « grand diplôme » est à l’origine du pouvoir temporel de l’évêque de Metz et devait déboucher sur la constitution d’un État indépendant. L’évêque bénéficie désormais de l’immunité pour tous ses biens. Ses possessions territoriales sont soustraites à l’action des juges royaux qui ne pouvaient y pénétrer. L’évêque et ses sujets échappent à la justice royale et aux impôts. Pepin le Bref -
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Bas-Empire À partir de 245, les périodes de paix sont entrecoupées d’épisodes violents et de destructions. La ville est envahie et détruite une première fois en 253 par les Alamans. Dans ce climat de moindre sécurité, la ville s’entoure alors d’une enceinte de 3,5 mètres d’épaisseur percée de plusieurs portes où sont remployés des éléments d’architecture et des stèles des monuments romains. Une production nouvelle, la vigne, fait son apparition à partir de 283, date de l’autorisation accordée par l’empereur Probus. Ce vignoble se propage rapidement dans les alentours de la ville où apparaît également le mirabellier. De la fin du IIIe siècle ou du début du IVe siècle date la construction de l’édifice de plan basilical connu sous le nom de basilique de Saint-Pierre-aux-Nonnains qui deviendra plus tard l’église de l’abbaye. Au IVe siècle, le nom Divodurum Mediomatricorum n’est plus d’usage, on rencontre la forme dérivée et simplifiée de Médiomatrix, laquelle finira par aboutir au nom de Mettis, rencontré pour la première fois vers 400 et duquel est issu le nom de Metz. Au Ve siècle, alors que les troupes d’Attila franchissent le Rhin et déferlent sur la Gaule, Livier revient prendre la tête de l’armée messine vers l’an 450. Les Huns tentèrent un premier siège de la ville puis s’en allèrent ravager les villes de Toul, Dieuze et Scarpone. Lorsqu’ils revinrent attaquer la ville le 7 avril 451, les défenseurs étaient largement inférieurs en nombre et la ville fut largement incendiée et pillée et vit sa population décimée. La capitale d’Austrasie Metz est la capitale du royaume d’Austrasie durant deux siècles de la période franque, de 511 à 751. En 511 à la mort de Clovis, unificateur du peuple franc, ses enfants se partagent son royaume. Thierry Ier reçoit la région nord-est baptisée Austrasie. Thierry Ier fixe sa capitale à Reims, puis se ravise et la fixe à Mettis, qui occupe une partie plus centrale. Lui et ses successeurs relèveront la cité dont la population est alors estimée entre 5 000 et 10 000 habitants. Il construit son palais sur la colline Sainte-Croix dont la tradition a conservé le souvenir sous le nom de Cour d’Or. C’est aujourd’hui le nom des musées situés à cet endroit. À la mort de Clotaire en 561, Sigebert Ier reçoit en héritage la partie orientale du royaume avec Reims pour capitale. Mais en 566, il célèbre à Mettis son mariage avec Brunehilde, la fille du roi des Wisigoths dont les noces sont chantées par le poète Venance Fortunat. Il choisit alors la ville comme résidence principale et en fait la capitale d’Austrasie. Lors du règne de Sigebert, la charge de maire du palais est pour la première fois mentionnée. -
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L’oppidum des Médiomatriques Le nom du peuple des Médiomatriques, une tribu celtique qui allait donner son nom à Metz, apparaît dans un récit du général romain Jules César39. Cette tribu s’est fixée certainement au IIIe siècle av. J.-C. sur un territoire allant de l’Argonne aux Vosges mosellanes. De l'Argonne et sous la vallée de la Seille, le territoire était occupé par les Leuques fondateurs de Toul. L’espace au-delà des Vosges avait été abandonné aux Triboques. Ils édifièrent leur principal oppidum, c’est-à-dire leur capitale, au confluent de la Moselle et de la Seille sur la colline de Sainte-Croix. Cet oppidum était notamment un centre économique groupant des ateliers d’artisans travaillant les métaux et la terre cuite. Divodurum et la période gallo-romaine C’est en 58 av. J.-C. que les Romains occupèrent la ville et en en reconnaissant la position stratégique la transformèrent de cité agricole à cité administrative et militaire. Au lendemain de la conquête romaine, Metz, désigné par les Romains par le qualificatif Divodurum Mediomatricorum (« oppidum des Médiomatriques ») est intégré à la Gaule belgique dont la capitale est Durocortorum (Reims). L’importance de la ville était grande ; en 27, elle faisait partie des soixante capitales gauloises. La longue période de la paix et l’intégration à l’Empire romain en fait une ville étape prospère. Elle devient le foyer le plus important de la civilisation gallo-romaine en Lorraine. Metz est un important carrefour routier où convergent les voies de Lyon, Reims, Trèves, Mayence et Strasbourg — préfigurant en quelque sorte les autoroutes actuelles (A4-A31). Le tracé des routes obéit à des impératifs stratégiques : assurer la défense à l’arrière du Rhin. Parmi les vestiges actuels de l'époque Gallo Romaine, citons l’aqueduc de Gorze à Metz long de 22 km traversant la Moselle et dont on voit les arches à Jouy-aux-Arches alimentait la ville en eau. La cervoise, ancêtre de la bière et fabriquée à partir d’épeautre, fut inventée à cette époque.
