yves-1902, le mardi 03 mars 2009 à 22h18, dit :
L'année 2009 sera une année de crise, puis les autres qui suivent ... aussi.
Pour moi cela prendra cinq années avant que la tendance ne s'inverse de façon crédible.
Beaucoup de choses seront remises en cause d'ici-là.
Le secteur auto doit régresser d'un tiers. Cela tous les constructeurs le savent.
Seulement ont ne réduit pas l'allure d'une machine folle comme celle de l'automobile sur douze ou 24 mois. Logique.
Ca fait du monde à recaser, à reformer, d'autres outils à rechercher pour créer de nouvelles valeurs ajoutées, afin d'y intéresser les entrepreneurs et les financiers.
D'autres secteurs vont suivre dans le dégraissage d'ici 5 ans.
On en était venu à fabriquer et jeter à la poubelle aussitôt.
Il y a 30 ans combien de temps gardions-nous nos voitures ? malgré la piètre qualité des équipements et accessoires.
Aujourd'hui nous faisons en moyenne un peu plus de 7 ans avec nos véhicules, pourquoi ? alors qu'ils peuvent faire encore 7 autres.
Les casses sont remplies de caisses qui auraient pu rouler encore quelques distances avec un entrentien correct, car la sécurité est de mise sur les voitures depuis le débuts des années 90.
Seulement tout est là pour nous inciter à changer : la technique, la nouvelle ligne, la prime à la casse, le nouveau modèle .... le luxe.
Pourquoi Renault n'a-t-il pas continué à produire sa R21, au lieu de se planter avec ses lagunas. Combien de R21 PhII sont -elles encore en service et ont allègrement passé leur 400 ou 500000 km ? et combien de R19 ?
Aujourd'hui il faut compter sur d'autres marques pour voir aussi loin, comme toyota, mazda ou mercedes ...
Peugeot va remettre en service ses chaînes de 206.
Reste plus qu'à Citroen à relancer sa bonne BX 19GTD.
Les dépots vente sont bourrés de meubles que l'on gardait volontier il y a 20 ou 40 ans, mais non, il faut changer, mettre du neuf, c'est dans le magazine de la semaine, il faut tout changer et rester à la mode.
Ce que l'on repproche aux jeunes à l'école s'applique encore aux générations qui précèdent. La fièvre acheteuse et l'orgueil d'avoir a fait fondre nos pouvoirs d'achats et provoqués des sur-endettements dans les ménages.
Et tout cela soit disant parce que la consommation faisait marcher l'économie ... on a oublié de rajouter "artificiellement", et de façon polluante.
D'ici cinq ans de nombreux métiers auront retrouvés des valeurs que l'on ne leur reconnaissait plus, tant le matérialisme nous a fait perdre de nombreuses notions.
Les futurs privilégiers de demain se mettent en place ces années-ci, ils ont compris qu'une crise financière telle que celle-ci va faire revenir beaucoup de gens vers des notions plus essentielles. A commencer par ne compter que sur soi, et non sur un état, ou une politique providence.
Plus de la moitié des élèves d'écoles d'agriculture sont des urbains. Les taux de remplissages battent des records. Il en est de même dans d'autres professions tant discréditées il y a encore 10 ou 20 ans.
J'aurais pas mieux décris la société de consommation.
Mais a question est, qu'adviendra t-il dans 5 ans ? Recommenceront-nous à acheter comme des robots des objets inutiles ? A sacrifier notre temps libre sur l'autel des dividendes ?
Tu parles de voitures, le gouvernement nous pond une loi par an sur la vétusté, en d'autre mots, obligation de consommer. Déjà la part salariale libre, hors dépense obligatoire, se réduit à peau de chagrin, comme le temps libre.
Redeviendrons-nous les esclaves d'hier ?
J'écoutais un trader aujourd'hui, qui se gaussait du méa culpa. Comme toi il prévoyait un rebon dans 5 ans, un rebond vers les bénéfices hallucinants du marché.
Si l'on sort de cette crise, il serait alors bon de réglementer la finances et les profits, histoire de calmer les appétits féroces. Mais qui aujourd'hui s'y emploie ? Qui s'attaque aux paradis fiscaux ? La collusion entre les sphères du pouvoir et celles de l'argent roi sont bien trop évidentes pour qu'aucun politique ne s'y risque.
C'est donc à nous de décider de notre destin. De nos vies. De rejeter cette société du spectacle, ou consommation rime avec renonciation. Où nos élus se moque de nous, promettant demain l'enfer drapé dans des oripeaux d'un catalogue de vente.