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  1. Je tente d'aborder le sujet avec lucidité et sensibilité, à travers le parcours d'un efrère et d'une soeur. Extrait de mon roman, Vanités. Je ne me sens pas athée. Mes nombreux séjours en immersion totale dans la nature, terrestre ou océane, m’inspirent un respect et un sentiment d’humilité très proche de celui du croyant en prière. Mon sacré, mon divin à moi est l’univers tout entier, son équilibre et son désordre, sa fragilité et sa majesté, son infiniment grand et son infiniment petit. Il y a des années, la lecture de Diderot, ce génie des lumières, dans sa « lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient » a été pour moi de ce point de vue un choc émotionnel intense, une épiphanie initiatique éblouissante. Je me retrouvais, dans l’expression limpide de cette pensée que j’avais tant de mal à définir… Il m’est d’ailleurs arrivé de prendre part avec sincérité, souvent en compagnie de Laure, à des offices quelquefois très simples où régnaient l’humanité, l’espérance et la paix. En revanche les manifestations ostentatoires de foi me paraissent suspectes et me dérangent, comme me dérangent tous les rôles surjoués, qui révèlent me semble-t-il la faiblesse de la pensée par l’acharnement déployé à la nier. Le « trop poli pour être honnête », en somme. « Il est grand le mystère de la foi ». La formule consacrée qui convoque l’anamnèse des chrétiens n’a pas pour moi le sens implicite de la liturgie. Celle-ci qualifie de mystère l’infini de l’amour du Christ, et donc de Dieu, pour l’humanité. Je préfère comprendre cette phrase au premier degré : le mystère est pour moi le singularisme de la pensée mystique, l’humble humanité de son irrationnalité, ses ressorts profondément intimes, son impénétrable opacité. Quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, la question par essence humaine, de l’existence de Dieu bute sur les éternelles tentatives d’argumentation : les croyants s’émerveillent d’un monde dont l’extrême complexité « ne peut pas être due au hasard », les sceptiques évoquent la « logique du vivant », dont l’une des plus remarquables manifestations est l’adaptation au milieu, les athées refusent d’expliquer l’irrationnel par plus irrationnel encore.
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