Les discussions Whatsapp qui ont amené à la création du fil de discussion ici portaient d'abord sur les nuisances du rallye automobile. Nous avions déjà 1 ou 2 jours (et nuit...) de rallye les années précédentes, et cette année il a été ajouté 1 jour de "rallye pédagogique", qui fait peut-être encore plus râler, parce que dans ce terme de "pédagogique", on entend un peu qu'on voudrait apprendre aux jeunes à s'orienter vers ce type d'activité.
Le Trièves est engagé officiellement dans une démarche de transition énergétique et écologique depuis plusieurs années, et le maintien de ce rallye traditionnel choque dans ce contexte. Cette année, il semble que les organisateurs se soient un peu préoccupés de cet aspect, en s'interrogeant sur la possibilité de compensation des émissions de CO2 du rallye par la plantation d'arbres.
Ayant été élu en charge de cette transition, j'ai pu comprendre, même si ce n'est pas intuitif, que cette compensation n'est pas possible : le CO2 capté par des arbres est un cycle court avantageux, mais il n'est pas possible de couvrir la terre d'arbres comme elle a pu l'être il y a des centaines de millions d'années afin de recapter tout le CO2 que nous émettons par l'utilisation des énergies fossiles (carburants issus du pétrole).
Plusieurs villages du Trièves ont refusé la continuation du rallye, afin de respecter les engagements de transition et la tranquillité des habitants.
Le cas de Saint Jean d'Hérans est particulier, avec (à peu près selon les années), 7 véhicules de rallye engagés par des équipages de la commune, dont certains avec de bons résultats non seulement locaux, mais même régionaux ou nationaux.
La question de l'acceptabilité de la transition reste principale : il ne s'agit pas de supprimer des activités, mais de les remplacer par des activités compatibles avec notre avenir.
Et pour cela, on ne devrait plus en être à "est-ce que nous pouvons garder des moteurs thermiques ou pas", mais à "nous devons absolument remplacer les moteurs thermiques, mais quand, comment, par quoi"