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Voyageur

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  1. Voyageur

    Science

    Ben, c'est-à-dire que le dogme religieux était largement enseigné, il me semble. Or aujourd'hui quelle part de la population peut prétendre ne serait-ce que maîtriser les rudiments de ma mécanique newtonienne? ou les fondements de la biologie, ou même la démarche scientifique et l'épistémologie? Et d'un certain côté, on entend certains ne jurer que par la science, comme s'il s'agissait d'une entité faisant autorité par elle-même, rejetant ce qui sort de "son cadre" ou qu'elle ne peut expliquer. Et quand bien même on se revendique d'une pensée rationnelle et d'un raisonnement scientifique, qui aujourd'hui mène sa vie en suivant des modèles économiques, biologiques, de sorte d'en tirer le meilleur?
  2. @lucdf Merci pour cette réponse. Je méditerai là-dessus.
  3. Je me permets d'évoquer mon expérience avec la philosophie. Peut-être que l'écologie n'est pas la meilleure porte d'accès à la philosophie, je ne saurais le dire, mais dans la mesure où c'est un sujet qui semble important pour notre époque et pour nous en tant que faisant parti du vivant, pourquoi ne pas en tirer profit en s'interrogeant sur les concepts qui sont en jeux dans ce thème? A l'instar de l'auteur du sujet et d'Ambre Agorn, je n'ai pas fait d'études philosophiques ni même y ai été initié. J'ai commencé par la lecture de Socrate et ai poursuivi par quelques auteurs classiques. Après ces lectures (surtout avec Aristote ou Hegel), je me suis rendu compte qu'il y avait un monde qui m'était complètement fermé, car en effet j'étais incapable de reformuler simplement les thèses soutenues et les arguments avancés par ces grands penseurs: pour faire simple j'avais lu sans quasiment rien comprendre. On m'a conseillé de lire des "commentateurs" et j'ai également tenté de consulter des cours: même résultat, ces derniers étant tout autant sinon plus obscurs de que les écrits philosophiques eux-mêmes. En fait lire les auteurs sans en avoir les clés c'est comme lire un texte dans une langue différente: que ferions-nous d'un texte de l'Egypte antique écrit intégralement en hiéroglyphe? Je ne saurais le comprendre, pas plus que je ne saurais comprendre un extrait quelconque tiré de La phénoménologie de l'esprit. Et donc, ayant cet échec et cette croyance que les écrits m'étaient inaccessibles (or j'adorais la lecture) je me suis éloigné de la philosophie "formelle". J'étais cependant en quête de réponses et j'ai pris mon propre chemin pour les trouver. Et, pour reprendre Ambre Agorn, c'est un cap qu'il te faut, une boussole, un but. Dès lors que tu as cela en tête, tous les chemins que tu emprunteras t'y mèneront, d'une manière ou d'une autre. Le mien se rapproche plus de celui des stoïciens.
  4. Entendu. Merci de cette précision.
  5. Ah. J'ai du mal m'exprimer car ce que je voulais dire c'est surtout qu'on a suffisamment de connaissances pour dire, en joignant plusieurs domaines, que l'on a un lien plus ou moins clair entre ce qui se produit à un niveau moléculaire et ce qui se produit dans un inconscient humain, jusqu'à l'acte. Mais je vois que pour vous c'est équivalent à dire qu'on peut tout expliquer, que tout est déterminé et que ces champs sont figés. Malheureusement - ou heureusement pluôt - ça n'est pas le cas (ça veut juste dire que le contrôle que l'on a sur soi est presque inexistant), j'en suis conscient. Ca donne une autre perspective aux jugement moraux péremptoires que l'on est tenté d'apposer partout, ça rappelle aussi que nous sommes des animaux, des êtres biologique avant d'être des soi-disant êtres de raison: nous raisonnons, certes, mais rien ne prouve que nos actes, en fin de compte, soient plus rationnels que ceux qui ne possèdent pas cette faculté. Désolé, encore, de vous faire perdre votre précieux temps.
  6. Et donc vous pensez que le temps peut se perdre ou se gagner? Si ce le cas, je m'en voudrais de vous le faire perdre...
  7. Je suis très tatillon sur le sens des mots et la précision. J'ai écrit: "une première réponse intuitive serait..." Il existe donc d'autres réponses, plus ou moins intuitives. Si nous restons sur l'intuition: pourquoi nous adressons-nous les uns aux autres (sur ce forum en l'occurrence) si ce n'est pour profiter d'opinions, thèses, pensées différentes? (j'espérais que l'auteur du sujet puisse avoir ce sursaut de lui-même). Moi-même j'ai largement puisé dans mes lectures et mes écoutes. Je me suis donc appuyé sur les autres pour développer ma pensée. Par contre, ne soyons pas dupe: l'exercice se pratique seul, la connaissance ou la faculté s'acquiert seule, personne ne peut penser à votre place.
  8. Répy, ce document est très instructif, j'en ai apprécié la lecture. Je suis cependant déçu de la fin: "C’est l’objectif de la vaccination : permettre une rencontre avec des motifs viraux ou bactériens en l’absence d’infection, pour entraîner le système immunitaire en prévision de sa rencontre avec le véritable agent pathogène. Lorsque celle-ci surviendra, ses lymphocytes seront prêts à réagir rapidement et efficacement…" Dans le même esprit que le reste, il aurait été judicieux d'expliquer ce qu'est un vaccin. Oui parce qu'un virus, ça ne se choppe pas avec un filet à papillon, et ça ne se conserve pas dans un frigo. Comment se fait un vaccin? Comment se conserve-t-il? Comme s'injecte-t-il? Et pour le vaccin contre le Covid? Dommage!
  9. "Ce qui rend à mon sens l'amour plus fondamental." Ce qui signifie?
  10. J'entends dans cette remarque un problème sémantique: pour moi, l'expression "aimer mal" a plus à voir avec ce que l'autre, qui reçoit une forme d'amour, "reçoit ". Il y a aussi l'expression "mal aimé", par exemple dans "cet enfant est mal-aimé" qui peut se comprendre par "cet enfant n'est pas aimé (du tout)". "Il y a aujourd’hui impossibilité d’établir une relation de cause à effet entre chimie et ressenti. Nous abordons là un domaine inconnu qui mobilise de plus en plus de chercheurs." Pardon de vous contredire mais, s'il n'est pas formel, la biologie, la neurologie, l'anthropologie mises en commun permettent d'avoir une petite idée de comment on passe d'un phénomène biochimique à un ressenti, un comportement.
  11. J'ai commis des actes dans ma vie que je regrette amèrement et pour lesquels je me hais. Il y a également eu des événements qui m'ont conduit à me faire me sentir détestable. Troubles psychologiques? Si tu estimes qu'il existe une norme du psychisme dans laquelle on ne peut éprouver de tels sentiments, ce qu'il faudrait démontrer... Ta réponse ne me semble pas satisfaisante "Savoir s'aimer soi-même pour pouvoir aimer les autres" 1ière remarque: Il manque un élément de la phrase: "il faut" ou bien "il est nécessaire" ou bien "il est indispensable" ou autre chose. Sans cet élément on peut pas être sûr de la relation entre les deux parties. 2ième remarque: si la condition et le but sont liés, on sait pas bien en quoi ils consistent. Avec cette formulation il y a deux fois la même action, l'une étant portée sur soi l'autre sur autrui. Mais s'agit-il du même "aimer"? Et qui est le soi et l'autrui que l'on aime? Oui mais qu'est-ce que l'on accepte en soi? Cette affirmation implique qu'il n'existe aucun cas où quelqu'un ne s'aimerait pas mais aimerait autrui. Or vous ne pouvez connaître tous les cas. Difficile de trouver une évidence, donc. Ca l'est peut-être pour votre propre cas, mais celui des autres?
  12. J'ai commis des actes dans ma vie que je regrette amèrement et pour lesquels je me hais. Il y a également eu des événements qui m'ont conduit à me faire me sentir détestable. Troubles psychologiques? Si tu estimes qu'il existe une norme du psychisme dans laquelle on ne peut éprouver de tels sentiments, ce qu'il faudrait démontrer... Ta réponse ne me semble pas satisfaisante. J'ai commis des actes dans ma vie que je regrette amèrement et pour lesquels je me hais. Il y a également eu des événements qui m'ont conduit à me faire me sentir détestable. Troubles psychologiques? Si tu estimes qu'il existe une norme du psychisme dans laquelle on ne peut éprouver de tels sentiments, ce qu'il faudrait démontrer... Ta réponse ne me semble pas satisfaisante.
  13. Voyageur

    La traîtrise

    Petite question, y'a quelque chose qui me chiffonne: la démocratie admet-elle la victoire par fraude électorale? Point de vue utilitariste: si la conséquence de la traîtrise produit un bien plus grand que le mal qu'elle engendre, alors on peut moralement l'approuver. Mais la personne trahie ne verra certainement pas sous cet oeil.
  14. Salut. Par expérience j'ai appris que plus on écoutait ce qui venait de l'extérieur, moins on s'écoutait soit. Une réponse intuitive à ta première question "Comment faites-vous pour développer vos idées ?" serait donc: cesser d'écouter ce qui vient de l'extérieur. Si on reprend le sujet de l'écologie, effectivement on a quelques thèses défendues par différents groupes qui, au final, n'ont pas tellement réfléchi à la question et ne font que répéter ce qui est filtré par les médias. Je crois que nous pouvons nous mettre tous d'accord, lorsque nous parlons d'écologie, nous parlons plus ou moins de la même chose: l'environnement (faune et flore), les déchets que nous produisons et qui sont relativement néfastes (pour la faune et la flore, voire pour nous-mêmes) et sans doute d'autres éléments. Nous entrons donc dans la réflexion en considérant le couple homme-environnement et en examinant l'impact de l'un sur l'autre. Afin de réfléchir efficacement il nous faudrait des données scientifiques et des interprétations fiables qui nous permettraient d'analyser "l'état" du couple homme-environnement. Intuitivement là encore, il serait nécessaire de faire des recherches pour récolter les informations nécessaires afin de construire une pensée sur l'écologie. Quand la plupart des gens donnent des injonctions (la plus entendue "trier ses déchets") ils partent d'un triple postulat: 1- Le couple homme-environnement est en péril 2- On peut agir afin de le protéger 3- Trier ses déchets est une des actions nécessaires afin d'y parvenir Moi, être humain, étant exposé à ça, je m'empresse de cherche des preuves qui valideraient ou invalideraient ces 3 postulats. Si ces postulats s'avèrent valides, je m'attacherais à trier mes déchets. Si l'un ou l'ensemble de ces postulats s'avèrent invalides, je poursuivrais mes recherches et ma réflexion. Cette réponse peut sembler hors sujet. Pourtant elle contient quelques clés: développer sa pensée nécessite un travail dont on doit apprendre les modalités, c'est un exercice intellectuel qui se pratique et se construit; c'est une exploration de la pensée où l'on doit prêt attention à tout. Un chemin possible partirait par exemple d'une affirmation, une idée lancée: on en examinerait les postulats, généralement non formulés, on chercherait les arguments ou les preuves qui permettent de trier le vrai du faux puis on irait à la chasse aux informations qui nous permettent de trouver des réponses, faire des choix ou quand ça n'est pas possible révéler des liens ou des limites qui n'apparaissent pas au premier abord. La difficulté étant, en fin de compte, d'organiser le tout à l'aide du discours, donc des mots et du raisonnement. J'espère que ce message t'aidera.
  15. Bienvenue sur ForumFr Voyageur

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