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Fannane

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À propos de Fannane

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    Forumeur balbutiant
  • Date de naissance 08/03/1966

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  1. Fannane

    Pourquoi devrais-je être un ik き こ り Hikikomori?

    @ Quasi-Modo Je viens de partager ton commentaire sur mon blog. Plusieurs visiteurs français me lisent en anglais. http://salamlayla.blogspot.com/
  2. (traduction internet) L'une des sources de votre malheur peut être votre peur de l'opinion des autres à votre sujet. Les gens commenteront toujours votre apparence, les vêtements que vous portez, la maison dans laquelle vous vivez, ce que vous mangez, l'endroit où vous mangez, la musique que vous écoutez, le genre de travail que vous faites… Si vous êtes sans emploi, c'est horreur ! Surtout si vous êtes marié et parent. Si vous n'êtes pas marié, c'est l'enfer. La jalousie peut détruire votre cœur de l’intérieur comme un incendie détruirait une maison de l’intérieur… Quelle est la solution, alors? Et si vous acceptiez en vous le fait que vous êtes exactement ce que les gens disent de vous, alors dites: Et alors? Je suis sans emploi, c’est mon problème. Tu ne vas pas m'aider. Je suis célibataire, c’est mon problème. Je ne vous ai pas demandé de me trouver un partenaire. Je suis une personne qui a échoué à tous les égards, MAIS JE SUIS LIBRE. Je ne ferai pas ce que vous, la société, voulez que je fasse. Je vais aller au centre-ville avec des sandales en caoutchouc, ça ne vous regarde pas. Je vais aller travailler à pied ou en bus, ce n’est pas votre affaire. Cette voiture mienne qui n’est pas bonne à vos yeux, je vais la vendre et acheter un vélo à la place. Ce n’est pas toi qui paye l’essence pour moi. Vous n'aimez pas la couleur de mon costume (de mon sac, de ma chemise…) parce que cela ne correspond pas à la mode du moment? Eh bien, je ne porterai rien d'autre jusqu'à la fin de la saison! Vous me harcelez parce que vous pensez que je ne peux pas trouver de travail ailleurs? Eh bien, je ne pars pas maintenant. Je ne vous donnerai pas la chance de vous délecter de mon malheur. J’attendrai d’obtenir un meilleur emploi et je partirai sans regret… Pouvez-vous le faire pour vous libérer de toutes les entraves que les gens veulent vous imposer? Oui, c'est plus facile à dire qu'à faire. Mais tout à fait faisable. Nous, êtres humains, pouvons être forts à bien des égards, physiquement et moralement, mais pour combien de temps? Les personnes fortes deviennent vieilles, les personnes en bonne santé tombent malades. Nous sommes sensibles à la chaleur, au froid, à la faim, à la soif, à l’amour physique… Notre esprit peut nous aider à gérer nos forces et nos faiblesses, mais il y a des choses que notre esprit ne peut pas réparer. Notre logique, quel que soit notre génie, ne peut pas toujours nous aider à comprendre le comportement des autres à notre égard - car nous supposons que les gens (devraient) se comportent de manière logique. Eh bien, ce n'est pas toujours le cas. Ce n’est pas une grande pensée qui rend les gens fous; c’est très petit, des choses triviales qui défient toute logique, toute pensée rationnelle. Si votre jeune frère / soeur vole toujours vos sous-vêtements et, en plus, nie toujours qu'il / elle vole vos sous-vêtements, cela peut vous rendre fou à la lettre! Si votre mère connaît votre salaire et qu’elle vous demande toujours de lui donner de plus en plus, plus que vous ne gagnez, cela peut vous rendre fou. Parce que vous "pensez" avec votre esprit uniquement. Pour faire face à de telles situations, vous devez avoir une forte psyché. Il faut développer une psychologie aussi forte le plus tôt possible, car personne ne sait ce que l’avenir nous réserve. Si vous avez une forte psyché, vous pouvez parfois vous mettre en colère, mais vous ne voudriez pas devenir fou pour les raisons que j'ai mentionnées ci-dessus. Vous feriez une pause, pour une courte ou une longue période, avec cette personne qui tente de transformer votre vie en enfer - et vous traiterez ensuite le problème «de sang-froid». Vous allez «rétablir l'ordre» dans vos sentiments. Une telle psyché serait un outil formidable pour «gérer» (comme le ferait un gestionnaire) nos sentiments, nos trous noirs. Si un trou noir dans notre cœur nous coûte un soupir occasionnel, c’est une bonne chose. Le problème est que ce trou noir se transforme en obsession. Enfant, tu rêvais de devenir ingénieur (ou médecin). Vous avez fait tout ce que vous pouviez éventuellement à l'école, mais vous n'avez pas réussi à devenir ingénieur (ou médecin). Cela a laissé un trou très sombre dans votre cœur. Maintenant que vous êtes un parent, vous voulez que votre enfant devienne ce que vous n'avez pas pu être. Maintenant que votre enfant est à l’école, la seule chose à laquelle vous pensez, c’est ses notes dans les disciplines scientifiques, ses progrès tout au long de l’année scolaire. Vous comptez le nombre d’années qu’il lui reste à parcourir avant de devenir ingénieur (ou médecin). Vous ne vous souciez pas de ses sentiments: la pression que vous exercez sur lui. Vous ne vous inquiétez pas s’il a l’impression de ne mériter que les notes qu’il obtient à l’école, rien de plus. Cela ne vous dérange pas que vous le transformiez en machine d'apprentissage. Supposons qu’il devienne ingénieur (ou médecin), ne pourrait-il pas être confronté un jour à des problèmes sociaux ou émotionnels? Comment pourrait-il faire face à ces problèmes? Supposons que vous vouliez qu'il grandisse et se marie et qu'il engendre des enfants à voir avant de mourir, puis qu'un jour, vous découvrez que votre fils, votre fils qui a réussi, n'est pas hétéro. Quelle serait ta réaction? Supposons que votre fils, qui a grandi privé de votre véritable amour, tombe amoureux d'une star qu'il ne voit qu'à la télévision, puis que son amour, son amour impossible, lui cause un traumatisme incurable, voire le pousse au suicide. Quelle serait ta réaction? Oui, ce sont des exemples extrêmes, mais ils se produisent. Pour certaines personnes, un trou noir peut devenir une obsession et cette obsession peut mener au désastre. Souhaitez-vous montrer votre enfant Source -en anglais) : http://salamlayla.blogspot.com/
  3. Fannane

    Poèmes d'amour du bled

    Même si j'avais deux yeux de plus, je ne verrais que toi. Même si j'avais eu mille cœurs de plus, je n'aurais aimé que toi. Même si je pouvais vivre une vie de plus, je ne vivrais, sois-en sûre et certaine, que pour toi! Alors comment pourrais-je t’oublier ?
  4. Fannane

    Poèmes d'amour du bled

    Très bien vu, bravo!
  5. Fannane

    Labass ?

    Merci à toi. C'est tout ce que j'ai pu écrire en français. Normalement j'écris en anglais. Voir ma pageweb dans mon profil. Très bonne matinée à vous tous (et toutes)..
  6. Fannane

    Labass ?

  7. Fannane

    Poèmes d'amour du bled

  8. Fannane

    Poèmes d'amour du bled

    @ aliochaverkiev J'ai écrit ces poèmes entre 2005 et 2010. Pour vous dire la vérité, elle ne parle que très peu de français.
  9. Fannane

    Labass ?

    Exactement.
  10. Fannane

    Labass ?

    Un petit poète du Sud. Des poèmes pour vous : Pour le plaisir de Monsieur Papa ! Oh Maman! Oh jolie Maman! Que c’est joli ça, non? Tu me dis, Mehdi, Ne fais pas de bêtise! Prends un dirham du beztam° Et vas chez l’épicier du coin Achète-toi un petit pain Et fais attention à la circulation! Comme ça je vais à l’école Avec un petit pain –Un tout petit pain– Alors que les copains Y vont le ventre plein Mais moi, –Tant pis pour moi!– Je vais à l’école Avec un petit pain Car Maman –Pauvre Maman!– N’a pas pu dormir tôt la nuit Car Papa –Salut Papa!– Ne l’a pas laissée dormir, Juste pour son plaisir! Et moi Je vais le matin à l’école Avec un petit pain Et j’apprends l’Espagnol! Oh que c’est joli! Dites à Maman: Ne t’en fais pas! Et à Papa: Bonne nuit! ° Bourse, porte-monnaie en dialecte marocain. Un peu d'amour (2006) Le vautour est de retour Il cherche une copine Dans les collines, Il en aperçoit une En train de manger une prune, Mais celle-ci N'est ici Que pour un autre vautour, Qui, lui, aussi, N'est ici Que pour faire l'amour. Alors que va faire la copine ? Et bien, elle danse, vole et Pense; Alors que les deux vautours S'exhibent tour à tour Puis font la guerre Jusqu'à la tombée du jour, Et ce, pour le plaisir de satisfaire son désir De faire l'amour Avec la copine de toujours. Du thé C’est bon Coca-cola. Mais je préfère du thé, s’il te plaît! C’est bon du thé avec du méchoui, Non? Même avec du couscous Je n’aime pas boire ce coca. Ce que j’aime, moi, c’est M’asseoir là, sous cet arganier, Du rôti à la main Et du thé; Et, du fond du cœur de Radio Rabat, Vient la voix de Rouicha Chanter l’amour des montagnes. Je ferme alors les yeux : Je vois la neige et l’amour des sourds, J’entends le guenbri pleurer à qui veut l’entendre; Et je pense à mon âme jumelle, Celle qui est là-bas à Rabat. Un vrai régal Non, on ne met pas de farine Dans un tajine; On n'y met que la meilleure viande Et les meilleures légumes, De l'huile aussi, Des épices, et du sel. Ne me dis pas que tu ne sais pas Ce que c'est qu'un tajine. Tu sais bien que c'est un régal De prendre place Autour d'un tajine Cuit à feu doux sous un olivier Loin des vaches et des coquelicots A l'abri du soleil de midi. Et après le tajine, On prend du thé: Mais du thé à la menthe et à la chiba. Oh comme il est doux! De manger et de boire au douar Tout près de grand-mère Et des petits. L’Amour de Dieu La vie, life, la vida A tourné le dos à Dalida, Qui n’avait pu avoir Assez d’espoir Pour attendre l’amour et la paix. Mais la vie n’est pas si avare Pour ceux qui tendent leur regard Vers le ciel, Là où Dieu tend sa main aux pieux Auxquels il révèle Le chemin de la tranquillité Qu’ils doivent emprunter Tous les soirs et tous les matins En toute simplicité. Il faut être sage Pour voir les rivages Du bonheur divin Que ressentent les pieux, jeunes et vieux, Tous les soirs et tous les matins. A quoi bon penser au regard de l’autre Quand on suit la voie de Dieu et de l’apôtre? Dieu aime tous les hommes et toutes les femmes Qui ont dans leur âme L’Amour de Dieu. Quel âge as-tu ? Quel âge as-tu, mon ami ? Vingt ans ? Trente ans ? Soixante ans ? Mais tu es plus jeune que la Maison Blanche ! T’as cent ans ? Mais t’es plus jeune que les mots de Victor Hugo, T’es plus jeune que le cimetière du village : T’es trop jeune pour mourir. Mais que faire ? Y a rien à faire, mon ami. La mort ne verra pas ta carte d’identité. La mort n’écoutera pas tes explications. La mort n’a pas peur de te toucher. La mort ne regrette rien. La mort ne demande rien. La mort n’a pas d’amis. Mais si, elle en a plus qu’un. Mais comment pourrait-on être ami de la mort ? Comment pourrait-on mourir sans remords ? Comment oserait-on jeter la vie dehors ? Certains disent qu’après la mort il y a vie. Tu dis : "C’est pas vrai" , ils disent : "Si !" Pour eux le jour c’est comme la nuit : C’est juste un moment d’attente, un moment de plus. Ils ont hâte d’aller là-bas. Ils ont hâte de retrouver des âmes Mortes bien avant Dreyfus. Ces gens-là ne veulent plus que cette vie d’ici bas : Ils veulent plus et bien plus. Ils veulent la fin des guerres et de la faim. Ils veulent la fin de la Une de tous les quotidiens. Ils veulent voir ce à quoi ils osent croire Malgré le rire des siens : Ils veulent voir le paradis. Les leçons de la vie Quand il pleut, c’est le soleil qu’on veut. Quand le soleil brûle un peu nos oreilles, C’est la pluie qu’on veut. Quand les papillons se bousculent avec les abeilles, Qu’est-ce qu’on veut ? Eh ben, –en vérité– on veut l’éternité ! On voudrait rester jeune à jamais ! Qui ne s’est pas regardé dans une glace ? Qui n’a pas rêvé de vie de palais et de palaces ? A chaque fois, la vie te regarde bien en face Avec un regard plus glacial que la glace. Elle te dit : "Hé, mon mignon ! Vivras-tu autant que Napoléon ? Auras-tu une place au Panthéon ? Regarde, imbécile ! Regarde, petit paon ! Le thé que tu bois, on l’a bu avant toi. La mer que tu vois, on l’a vue avant toi. Demande à Sindbad si tu ne le sais pas ; Mais –ma foi– toi aussi, tu partiras bien avant moi ! Une fois, on a bâti les pyramides Sur des terres bien arides : On ne voit plus les maîtres des pyramides, On ne voit que les terres bien arides ! Toi aussi tu partiras … et tu laisseras ta demeure. Elle sera repeinte et embellie de fleurs. Et moi –la Vie– je serais bien là pour les cœurs A qui la mort ne ferait pas vraiment peur . Mais t’en fais pas, quand même ! Tant que tu es là, alors sème–– Sème la bonté, sème la beauté, sème tout ce que tu aimes : Après la mort, tu trouveras tout ça comme tu l’aimes… Chez un Dieu qui aime les bons cœurs." La neige Il neige dans la presse . Quelle détresse ! Même la télé tousse ! Mais où est l’eau douce ? Le nez du robinet est bouché. Qui n’est donc pas touché ? Des hommes meurent sur le trottoir. Des bêtes n’arrivent pas à l’abattoir. Les politiciens n’y comprennent plus rien. Ils ont plus de froid que de peur et Leurs ingénieurs, eux, ont les deux. Et toi, chérie, cache-toi du froid ! C’est le moment de porter le coton et jeter la soie. Ici y a froid et sécheresse, mais c’est la même faiblesse : La faiblesse des hommes devant Allah ! Couvre-toi, donc, chérie, et lis ma poésie. Quand on chôme Quand on chôme On est comme des pommes De terre jetées par terre: On pourrit. Quand on chôme On se cache et joue à cache-cache Comme des souris. Quand on chôme On se souvient de Dieu Et l'on prie. Mais quand on ne chôme plus On ne prie plus. Quand on chôme On devient fou: On brûle et on casse; Quand on ne chôme plus On devient plus doux Que Julio Iglesias: On devient des pommes bien emballées; On s'exhibe comme des princes au palais, Et l'on parle des chômeurs Comme d'un match de foot. La Chanson du Meskine J’ai faim et ma faim n’a pas de fin. S’il y a plein de pain dans les magasins Il y a peu de sous dans ma main, Et quand je vois ces sous dans ma main Je pleure, Mes enfants pleurent avec moi. J’aurais aimé leur acheter du beurre Ne fût-ce qu’une fois par mois. Mais le beurre est plus cher que les fleurs ! Que dire alors de la viande Quand les bêtes se vendent à prix d’or ? Que dire alors du sucre ? Que dire de l’huile ? Des gens rêvent de l’or, Moi, je rêve du sucre et de l’huile ! Je rêve d’un morceau de fromage, Mais –dommage !– mes rêves Ne sont que des nuages ! Je ne peux pas mendier. Je ne veux pas mendier. Je ne dois pas mendier, Et pourquoi devrais-je mendier Alors que mon pays N’a pas faim, lui ? Mais oui, Il y a beaucoup de Mercedes dans mon pays, Il y a beaucoup de châteaux dans mon pays Moi je ne rêve pas de princesses Ni même de gâteaux Je veux seulement du pain Pour mes petits. Aux riches et aux nobles le couscous et le rôti ! Moi je ne veux que du pain et du beurre Pour mes petits ! Moi aussi j’aime mon pays Moi aussi j’aime mon Roi Mais –ma foi– Que mon pays m’aime, lui aussi, Autant que moi, ou quoi ! Malade Malade, oui, je suis malade. Oui, ça y est : Aucune balade ne me rendra le sourire. Aucune salade n’arrêtera mes soupirs. Non, ça y est : Ne me donnez plus de sirop, plus de pommade, Ça ne changerait rien, rien à mon mal, Je resterai le visage pâle, l’air maussade. Faites-moi du bien Et laissez-moi dire mon émoi pour la dernière fois ! Car je sais que c’est fini Il ne reste plus que la façade. Ne me parlez pas d’opération L’opération est une belle opération Pour le chirurgien, Lui qui prendrait l’argent Mais pour moi, qui n’ai rien, ni or in argent, L’opération est une aberration C’est un luxe dont je ne rêve pas. Laissez-moi tranquille. Ne pleurez pas devant moi. Je sais qu’un jour vous ferez un tour Au cimetière, Et qu’après la prière Vous me mettrez dans un trou Et vous reviendrez manger du couscous. Alors pardonnez-moi si je tousse, Pardonnez-moi si je fais pipi dans mon lit, Pardonnez-moi si je vous dit Adieu ! Cette fameuse Amérique Qu’elle est curieuse cette fameuse Amérique ! Elle est belle quand ses Boeings tendent leurs ailes Dans le ciel. Dans certains cas, Comme sur Voice of America, On est devant une Amérique plutôt biblique. Mais cette même Amérique devient vite diabolique Quand ses flics dansent au rythme De la musique venue d’Afrique En passant par la Jamaïque. Puis vite –Hop !– elle est islamique, cette Amérique Quand ses imams parlent d’islam A Washington Square Et de la guerre Sur jannah.com En même temps elle distribue des condoms. Et charme des gens de tous les coins Avec un certain "Welcome" Et les fait venir de loin. On la craint, cette Amérique, mais on l’admire ; On ne la comprend pas, mais on ne peut que finir Par l’aimer : Surtout quand on voit ses travailleurs, ses bâtisseurs, Ses génies et ses penseurs Comment ils meurent Pour rendre ce monde beau comme une fleur. Bref, on est pris de stupeur Quand cette Amérique-là nous fait peur. Labass ? ça veut dire "ça va?" en dialecte marocain.
  11. Fannane

    Poèmes d'amour du bled

    Là-bas Là-bas à Rabat j’ai un cœur qui bat J’ai des lèvres qui, comme des lièvres, Courent après celle qui, sans ailes, Vole à travers ciel Où l’on peut voir, matin et soir, Des étoiles portant le voile Dont la Lune fait la Une De son journal ! La Lune, cette belle brune, Ecrit, et crie, qu’elle aime Celle que j’aime Et que je ne connais pas. Que m’importe ! Je fais en sorte Qu’elle soit là-bas à Rabat. Je l’aime. Je l’aime. Je l’aime dans son voile. Je l’aime chair et poil. Et je l’attends tout le temps Comme les gens des dunes Attendent la lune. Oui, je l’attends. Oui, je t’attends ! Et c’est de moi que tu te caches, chérie ? Moi qui, si je ris, Je ne ris que pour toi ? Moi qui, si je chante, Je ne chante que pour toi ! Et toi, qui me hantes, Tu te caches de moi ? Des mots J’aurais aimé, Ma chérie bien-aimée, Te faire construire Un Taj Mahal J’aurais aimé, Ma chérie bien-aimée, T’offrir des jardins Agdal Ou un Buckingham Palace Ou encore une tente dans les étoiles Ou un château à Dallas Mais, tu sais, Ma chérie bien-aimée, Je n’ai ni or ni argent Je n’ai que ce Français Qui vole mes pensées A l’oubli Et en fait des vers Bien jolis Oui, chérie, Je n’ai ni or ni argent Je n’ai que des mots, Des mots qu’aucun argent Ne peut acheter! Des mots que seule toi Peux entendre de moi, Des mots qui feront de toi Une reine gâtée. Toute la France entrerait en danse –Et même en transe!– Si jamais je disais ces mots A toi, à haute voix! Des mots qui valent de l’or Et même plus! Des mots que je te dirai encore et encore Ne fût-ce Que pour ces années éphémères! Des mots tout ronds Qui te rappelleront L’Odyssée de l’Amour Depuis toujours Je te parlerai de ces rois Qui ont subitement tout quitté Dans leurs châteaux Pour aller vivre dans les prairies Avec leurs amours chéris. Je te parlerai d’Alexandre et Roxane Je te parlerai d’Abla et Antar, De ces paysans et paysannes Dont l’amour était art, Et que les jeunes du désert Chantent à la flûte sur la route Des caravanes! Je te parlerai de tes bijoux Je te parlerai de tes cheveux Je te parlerai de ton parfum préféré Je te parlerai de ton peigne Et de ton chapelet Je te parlerai de tout Ce qui te plaît Je te parlerai de ton sac à main Et de ton prie-Dieu. Je te parlerai des lueurs de bonheur Dans tes yeux Je te parlerai de ton sourire Je te parlerai de ton soupir Je te parlerai de ton enfance Que je ne connais pas Je te parlerai de tes rêves Que tu n’oublies pas. Je te parlerai de tes larmes Que je ne vois pas Je te parlerai de tes mains Qui ne me touchent pas Je te parlerai du bébé Dont tu rêves encore et encore. Je ferai parler de toi Tous les chanteurs Et tous les rois Je rendrai toutes les femmes Jalouses de toi! Je te dirai des mots encore et encore Avant de te dire: Maintenant, chérie, Dors, je t’aime! Salam ! Allez, on va se réconcilier ! Je vais t’envoyer une robe bon marché. Je t’enverrai un MP3 volé. Je t’achèterai une fleur à moitié prix. Je t’écrirai une lettre pleine de mensonges. Je te chanterai une chanson piratée. Je te raconterai des histoires pas tellement vraies. Je chuchoterai à ton oreille Des mots qui te priveront de sommeil. Je te montrerai mon cœur ruisselant de sueur. Je te tendrai une main plus propre qu’un sein. Je t’apprendrai à faire des vers Pour me dénigrer dans des chansonnettes. Je serai clair et net Dans mon amour et pour toujours ! Oui, cette fois-ci, J’ai hâte de me réconcilier avec toi ! J’ai hâte de voir tes mains trembler. J’ai hâte d’entendre ta voix me combler de joie. J’ai hâte d’oublier toutes les rimes et toutes les lois. Ça y est ! Je ne veux plus rien que toi ! Ne me secoue pas, je t’en prie! Je suis plein de poésie! Je suis plein d’amour pour toi. Reviens, je t’attends ! Une main tendue, un cœur fendu Il ne reste plus Que je sois pendu Pour que tu sois heureuse ! Tu jettes mes fleurs Tu veux que je pleure Tu dis que je ne t’ai pas plu. Menteuse ! Je sais que chez toi Rien n’est plus en vogue Que mon skyblog Que tu vois malgré toi ! Jure-le, si c’est pas vrai ! Dis que tu le fais de plein gré ! Non, je ne suis pas fou : Ton amie me dit tout ! Tu ne peux rien cacher. N’empêche que tu restes fâchée, Fâchée malgré toi ! Je sais que tu penses à moi Quand tu épluches les légumes Je sais que tu penses à moi Quand tu vois quelque chose Comme mon costume. Je sais que tu penses à moi Quand tu entends mon nom Je sais que tu penses à moi Même si tu jures que non ! Je sais que tu es plus tendre que la laine Je sais que tu ne fais que feindre la haine Je sais que tu veux revenir Je sais que tu veux devenir La seule femme au monde pour moi. Je sais que tu sais Que je n’aime que toi ! Rumeurs Tu sais pas compter, chérie ? Tu sais pas que ça fait trois ans qu’on ne se parle pas ? Tu sais pas que ça fait 94 608 000 secondes passées loin de toi, Et que chaque seconde est comme une guerre qui ne finit pas ? Tu sais ce que ça veut dire ? Chérie, je ne peux plus souffrir. Chérie, je ne veux plus mentir. Chérie, c’est vrai ce qu’on dit ? C’est vrai que tu ne veux plus souffrir, toi non plus ? C’est vrai que tu ne veux plus mentir, toi non plus ? C’est vrai que tu vas te marier ? C’est vrai que tu vas épouser un autre homme ? Tu veux que je pourrisse comme une pomme ? Tu veux que mes lectrices rient de moi ? Tu veux que mes ennemis meurent de joie ? Tu veux que le tonnerre ne quitte jamais nos terres ? Tu veux que les montagnes me tombent sur la tête ? Tu veux que les diables se rassemblent pour faire la fête Parce que moi je risque de mourir de soif de toi, Au lieu de fleurir comme une rose pour toi ? Pourquoi, chérie ? Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi vas-tu te marier ? Attends un peu ! Attends voir ! Moi aussi je vais me marier ! Moi aussi je vais t’oublier ! Moi aussi je ne veux plus compter. Moi aussi je vais chanter ! Sans toi Un anniversaire sans toi C’est comme une maison sans toit C’est comme un jardin sans couleurs C’est comme une banane sans saveur. Un anniversaire sans toi C’est comme une forêt sans bois C’est comme un empereur sans fureur C’est comme un croyant sans pudeur. Un anniversaire sans toi C’est comme une femme sans ni or ni soie C’est comme un ciel sans étoiles C’est comme un vélo sans pédales C’est comme un boucher sans couteaux C’est comme un album sans photos C’est comme un sourire qui ne veut rien dire C’est comme un amour sans délire. Un anniversaire sans toi C’est comme une main sans doigts. Un anniversaire sans toi C’est comme des yeux qui ne pleurent pas. Un anniversaire sans toi C’est comme des amants qui ne s’embrassent pas. Un anniversaire sans toi C’est la mort en soi ! Que ça ! Les gens qui ne t’ont pas vue Pensent que tu es aussi belle Que la poésie qu’ils ont lue, Que tu es une gazelle Que personne n’a jamais vue ! Sinon pourquoi tout ce blabla Pour une femme qui n’est pas là, Une femme qui ne dit même pas bonjour, Une femme qui jette des roses d’amour Aux chèvres et aux brebis, Une femme qui grince les dents et me jette des charbons ardents Si je lui dis je t’aime baby. Pourquoi tout ce chagrin ? Pourquoi s’engouffrer dans ce pétrin Pour une femme qui va vieillir un jour ? Est-ce ça l’amour ? Eh bien, je m’en fous de ce que disent les gens : Je m’en fous si tu as des rides à trente ans ; Je m’en fous si tu perds tes dents à quarante ans ; Je m’en fous si tu deviens obèse à cinquante ans ; Car tu resteras toujours dans mon cœur Ce que n’a jamais été la meilleure des fleurs ; Tu resteras dans mes yeux La plus belle étoile dans les cieux ; Car c’est toi mon chemin : Avec toi j’ai ma canne en main. Quand tu lis le Coran Tu m’emportes comme par un courant. Quand tu fais ta prière Je frissonne comme un enfant jeté dans la rivière. Quand tu dis ton chapelet– Alors là, c’est plus beau que les envolées de Lamartine, C’est plus vrai que les pièces de Racine. Et quand tu fais la cuisine Et tu penses à moi, tu penses et repenses Au jour où j’ai frappé à ta porte Je dis : peu importe ! J’attendrai encore, Encore et encore ; Car si toi et moi nous avons bien deux corps, Toi et moi, nous n’avons qu’une seule âme. Je l’aime On me parle de compléments alimentaires Et de drogues pour calmer mes nerfs. On me dit : "Joue aux cartes ou regarde la télé, Et laisse ta bien-aimée telle qu’elle est. Elle ne viendra pas si tu lui dis des poèmes : Les femmes s’en foutent de ceux qui les aiment. Regarde comme elle fait la vaisselle Alors que toi tu te brûles la cervelle. Regarde comme elle fait la cuisine Alors que ta vie –toi– est en ruine. Et si elle sait que tu penses encore à elle, Eh ben, elle récidive, et elle fera la lessive Pendant que tu penses à elle ! Oublie-la et pense à ta santé. Le monde est beau et plein de bonté. La femme n’est faite que pour la table et le lit : Ne lui offre jamais ni jasmin ni lys. Dis-lui des mensonges si tu en as : La vérité n’est pas faite pour les nanas ! Fais ça et elle viendra vers toi, Tu verras, elle changera ton chagrin en joie !" Je leur dis que le soleil quand il se lève A Marseille ou à Genève, Il ne pense ni à moi ni à ma bien-aimée. Je leur dis que, qu’elle dise non ou qu’elle dise oui, La lune viendra toujours éclairer la nuit. Je leur dis que, qu’elle pense à moi ou qu’elle m’oublie, La terre donnera toujours des jasmins et des lys. Je leur dis que elle aussi a un cœur qui bat Et que elle aussi n’aime pas le célibat, Mais peut-être qu’elle n’aimerait pas mentir Ou m’aimer juste pour me faire plaisir. Je leur dis que si je lui dis des poèmes Eh ben c’est parce que je l’aime : Je l’aime dans son orgueil Comme une pomme entre les feuilles… A la cime de l’arbre. Méfiance La poule et les poussins, Le renard et le lapin, La baleine et le requin– Tous sont témoins Que je ne te veux que du bien. La colombe et l’hirondelle, Le lion et la gazelle, La Tour Hassan et la Tour Eiffel– Tous sont témoins Que je ne te veux que du bien. Mon ordinateur et ma plume, Mes rasoirs et mes costumes, Ma joie et mon amertume– Tous sont témoins Que je ne te veux que du bien. La panthère et la vipère, La bruine et le tonnerre, La paix et la guerre– Tous sont témoins Que je ne te veux que du bien. Mais toi t’as ta propre loi : Pour toi je n’ai ni âme ni foi, Je ne suis qu’un morceau de bois. Pourtant, tous sont témoins Que je ne te veux que du bien. Tu m’insultes dans tes messages, Tu y étales toute ta rage, Puis tu pleures comme un enfant au bas âge, Car toi-même tu m’es témoin Que je ne te veux que du bien. Tu ne sais quoi faire de ton cœur. Il m’aime, mais tu préfères qu’il meure ! Et tout ça parce que tu as peur, Tu as peur d’un homme écrivain Qui ne te veut que du bien. Oh, ma chérie ! Oh, combien je t’aime ! Folie C’est parce que je suis fou que je t’ai perdue. C’est parce que je suis fou que je t’ai aimée. C’est parce que je suis fou que je pense à toi. C’est parce que je suis fou que je ne t’oublie pas. Quand je vois une femme sortir d’un hammam, Je pense à toi. Quand je vois un mannequin devant un magasin, Je pense à toi. Quand je vois une carte postale de femmes en voile, Je pense à toi. Quand je vois du couscous, je pense à toi. Quand je vois une théière ou même une cuillère, Je pense à toi. Quand le soir j’éteins la lumière, Je pense à toi. Quand je me réveille au milieu de mon sommeil, Je pense à toi. Et si je pense à toi c’est parce que je suis fou de toi. Je suis fou de ton sourire qui me manque. Je suis fou de ton parfum qui me manque. Je ne te demanderai donc ni dommages ni intérêts. Je ne te demanderai pas De me rendre mes années sans toi. Je ne te demanderai pas De me ramener à la raison. Je ne te demanderai pas De venir à ma maison. Je ne te demanderai rien du tout, Car tu ne me donneras rien du tout : Tu ne donneras rien à un fou !
  12. Bienvenue sur ForumFr Fannane

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