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Charlie_C

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À propos de Charlie_C

  • Rang
    Forumeur balbutiant
  • Date de naissance 8 octobre

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    Femme
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  1. Charlie_C

    TCA, je n'en peux plus.

    Ce n'est pas pour toutes vous contredire, loin de là, mais savoir ce que j'ai est très important pour moi. Ca mettrait un mot sur plusieurs comportements, sur toutes ces choses qui m'arrive, me permettrait de savoir que ce n'est pas "rien", que j'ai réellement quelque chose sans le nier. C'est d'ailleurs pour ça que je vous le demande. :) Savoir que je suis tel ou tel personne, que j'ai tel ou tel maladie serait comme une délivrance, comme si qu'on me disait ce que j'avais, qu'on s'y intéressait et que justement ça ne devrait pas être prit à la légère (ce que j'ai beaucoup fait). Voilà donc pourquoi il est pour moi important que je sache. :) Ensuite, pour le psychologue, je suis déjà suivie au cmp pour phobie scolaire. :) J'ai dit à la dame que je faisais des crises d'hyperphagie mais elle n'a rien relevé. Idem pour la précédant si (libérale cette fois çi), elle n'avait relevé que le "trop plein" de nourriture et n'avait pas compris que parfois je ne mangeais PAS. C'est souvent ce que les gens pensent d'ailleurs, il ne voit que le plus. VO2max, j'ai déjà essayer, mais ça n'a fait qu'empirer. :/ Voir ce que tous le monde mange me donnait la nausée, écrire ce que je mangeais aussi. J'avais toujours l'impression de manger trop même quand je ne mangeais que 200 kcal par jour, et quand je crisais c'était vraiment horrible. La culpabilité était double quand je regardais la vérité en face et que je voyais tout ce que j'avais pu manger. C'était vraiment une mauvaise idée de faire ça parce que ça me détruisait plus qu'autre chose. Je devrais peut-être ressayer, ça pourrait être bizn, mais j'ai peur que ça ne fasse que renforcer l'obsession que j'ai déjà..Et ce serait vraiment bête, je ne vivrais plus. Oo Pour ce qui me conduit à tous ça, j'ai beau chercher, chercher, je ne vois pas. Maigrir, tout simplement ? Mais on ne s'affame pas "juste" pour maigrir. Mais je sais aussi que c'est un moyen de montrer. De se montrer. De dire "non !" à la société qui nous entoure, au préjugées qui sont présents, un moyen de se rebeller.
  2. Charlie_C

    TCA, je n'en peux plus.

    Il existe de la boulimie non vomitive aussi tu sais. :3 Mais je pense aussi à l'hyperphagie. J'aimerais aussi profiter des vacances mais c'est d'autant plus durs car je suis seule... Et quand je suis avec mes parents ils sont une grandes sources de stress donc. Merci beaucoup pour ta réponse en tout cas ! Merci. :)
  3. Charlie_C

    TCA, je n'en peux plus.

    Bonsoir, Depuis quelques mois, ça ne va plus vraiment. Je raconterais pas mon "histoire" depuis le début car je veux avoir un avis sur les évènements présents. :) Je fonctionne par ''phase" en faite. Parfois, tout va allez très bien, mais ça dure rarement très longtemps. Puis d'un coup, je vais avoir comme des "compulsions". Je vais avoir énormément envie de manger beaucoup d'un coup, alors je vais le faire. Beaucoup de sucre , des gâteaux entiers, tout ce qui me passe sous la mains en faite. Quand il n'y a rien chez moi, quand je n'ai plus de sous pour aller acheter quelque chose je suis complètement désemparée, je me demande comment je vais faire. C'est comme un drogué qui aurait besoin de sa dose. Je suis tous le temps en stress, je me demande sans cesse si j'aurais le temps de manger, ce que je vais manger, comment je vais faire si je n'ai pas le temps, comment je vais presque survivre quand il n'y a rien a manger C'est r vraiment un enfer. Et parfois, c'est vraiment tout l'inverse : impossible de manger. Je m'affame, littéralement. Je prévois tout un emploi du temps pour ne pas manger, tous un planning, fait semblant de dormir pour sauter des repas, jette de la nourriture pour faire semblant, c'est tout une organisation ! Ca dure enfin 1 moi, puis ça s'en va petit à petit, pour revenir quelque mois plus tard. Je maigris que très peu pendant ces moments là car j'ai toujours ces "compulsions". Les mois que je passent sans mangé sont vraiment dur , je me sens complètement nul. J'aimerais savoir quel est mon vrai problème, on me parle d'anorexie, mais Est-ce vraiment de l'anorexie quand on mange trop, ou pas assez mais seulement par phase ? La nourriture n'est plus qu'un dégoût, un amas de ''choses" qu'on voit partout. La nourriture est un monstre. Quelque chose qui est en moi toute la journée. Me regarder est un supplice. Je déteste vraiment ça, je ne supporte pas de manger avec du monde, c'est vraiment très dur. La nourriture est une dégout au quotidien , j'en ai vraiment peur, je ne sais plus quoi faire. Et de la boulimie, ou de l'hyperphagie ? Je ne sais plus, vraiment pas. J'aimerais beaucoup que quelqu'un m'éclaire même en étant pas médecin, savoir que j'ai probablement quelque chose m'aiderait surement. Merci à ceux qui me répondront et qui auront eu le courage de me lire. :) J'aimerais vaincre ces horreurs, elles me fatiguent. Penser à manger me fatigue.
  4. Charlie_C

    Quelque chose qui me tient à coeur - Des maux sans mots

    Chapitre 4 ! 4 La semaine suit son cours, je continue de réviser comme une malade, de m'agiter dans tous les sens et je n'ai plus dit un mot depuis le super dîné de ma mère. Lundi, c'est la catastrophe. Je ne dors presque pas, me lève quatre fois et me réveil donc en retard: je n'entends même pas mon téléphone sonner. Je me dépêche sans pour autant supprimer ma séance d'abdos matinale, ce qui me rend encore plus en retard et me fais paniquer, ceci me provoquera une crise d'angoisse et un léger malaise. Ca m'arrive quelquefois les crises d'angoisse et les malaises. Quand je suis très stressée et paniquée, que j'ai très peur ou que j'appréhende beaucoup certaines choses, il m'arrive de faire des crises. J'en fais aussi la nuit en me réveillant en sursaut ou quand je suis très triste. Bien sûr ma mère ne vient pas dans ces moments-là, je crois même qu'elle fait semblant de ne pas m'entendre pour ne pas se lever. Vous comprenez, il ne faut pas perturber son sommeil. En ce qui concerne les malaises, ceux là arrivent moins souvent. Parfois quand je décide soudainement de manger quelque chose, mon corps ne comprend pas et à un coup de mou. Quand j'oublie de manger pendant trop longtemps, aussi. Je ne vous dirait pas comment ma mère réagit dans ces cas-là, vous devez vous en douter. Je finis finalement par aller au lycée l'après-midi. En m'apercevant, Molly court vers moi pour me demander ce que j'avais. Je regarde autour de moi pour voir s'il y a du monde. Deux gars de la classe. "Je ne me sentais pas bien. - C'est-à-dire ? - ... - Tu peux me parler, tu sais. Oui, je le sais, j'en ai envie, mais je n'y arrive pas. Parfois, j'aimerais parler. Crier. Dire ce que j'ai sur le coeur. Il m'arrive de me dire "Aujourd'hui, je dois dire trois phrases", mais je n'y arrive jamais. Je me prépare, me force et fait tout mon possible, mais les mots ne sortent pas. Au départ quand j'ai arrêté de parler il y avait une part de volonté. Je voulais me taire pour ne pas me faire remarquer mais petit à petit je n'arrivais tout simplement plus à parler. J'ai beau essayer, même seule, les mots ne sortent que très rarement. Quand je me force beaucoup j'arrive à dire quelques phrases. Aujourd'hui avec Molly, c'est très dur mais j'y arrive et j'en suis presque fière. Je prends mon courage à deux mains et lui fait une phrase. Une LONGUE phrase. Je lui raconte les événements du matin en omettant le passage des abdos. - Comment se fait-il que tu ne dormes pas ? - Je pense. - A quoi ? A la nourriture. La nourriture m'obsède. Avec les cours et le sport. Je veux être parfaite. La meilleure. Mais je ne veux pas le lui dire alors je ne réponds pas. Je ne veux pas qu'elle sache. Je veux que personne ne sache ce que je suis. Ce que j'ai fait. J'entends un des gars pas loin dire haut et fort "La muette a retrouvé la voix !", d'autres se rapprochent et ajoutent "Sérieux ?" "Elle a parlé ?!" "Qu'est ce qu'elle a dit ??", une fille vient me voir pour me demander comme un paparazzi. Molly les repousse et leur dit d'aller faire chier quelqu'un d'autre. Elle est vraiment gentille, j'aimerais plus que tout vouloir lui dire tout ce que je pense et à quel point elle est sympa. Je sais qu'elle reste avec moi parce que je suis seule mais qu'au fond elle aimerait aller avec les autres: cela lui éviterait bien des critiques. Un jour elle m'a dit qu'elle m'avait remarqué dès la rentrée et j'avoue avoir été surprise: elle ne m'a parlé qu'un mois après. Je quitte le lycée plus tôt pour rejoindre ma mère à quinze heures chez la psymachin. J'y vais à reculons, appréhendant beaucoup ce qui va se passer. Je n'ai pas envie de parler à cette dame, je n'ai rien à lui dire. J'ai vu sur l'internet qu'au premier rendez-vous, les psys posaient surtout des questions aux parents pour avoir des informations sur notre enfance. Je me demande bien ce que ma mère va dire. La vérité ? Forcément. Mais est-ce qu'elle va tout dire ? D'un côté je l'espère, car j'entendrai de sa propre bouche ce qu'elle pense d'elle-même, ça montrerait aussi qu'elle est consciente de ce qu'elle m'a/me fait subir, mais d'un autre... Je n'ai pas envie d'entendre toutes ces choses. Ces choses qui me font mal. En arrivant au rendez-vous, je vois ma mère qui attend dehors, assise en face d'une petite table devant la porte d'un immeuble. Je me rends compte alors qu'il n'y a pas de salle d'attente et qu'on doit attendre dehors. Ma mère a ramené de la paperasse de son boulot jusqu'ici. Je me disais bien que c'était trop beau . Elle ne prend même pas la peine de lever la tête lorsque je m'assois à côté d'elle. Le froid me gèle. Mes mains sont raides. Si j'enlevais mes gants, je verrais qu'elles sont mauves. Je mets pourtant plusieurs couches de vêtements: débardeur qui ne laisse pas passer le froid, t-shirt à manches courtes, à manches longues, polaire, gilet, pull...un vrai esquimau. Il doit faire cinq degrés en ce mois de janvier. Après dix minutes d'attente dans le silence le plus total, ma mère n'ayant pas levé une seule fois les yeux de ses papiers, la psymachin ouvre la porte de son appartement et m'appelle "Mademoiselle Len ?" Ma mère sursaute puis se lève d'un bond pour saluer la dame ; moi, je me contente de la regarder. Elle est petite, un mètre cinquante-cinq, tout au plus. Elle doit avoir la quarantaine. Je crois qu'elle est de corpulence moyenne ; parce qu'on ne peut pas dire que ma vision de ces choses-là soit objective. Elle a une petite voix et paraît assez gentille. Je me détends. Elle est bien habillée: une jupe mi-longue, un chemisier blanc, un collant et des chaussures noirs. Ses cheveux sont bruns et lâchés. Elle porte un petit collier avec un pendentif qui représente la lettre A. Anaëlle ? Anabelle ? Anaïs ? Le bureau dans lequel nous sommes accueillit est en fait la première salle dans laquelle nous entrons. C'est une petite pièce avec un fauteuil et un canapé. Sur le côté se trouve un bureau en désordre, emplit de feuilles, de pots à stylos, d'un téléphone et de dossier. Je m'imagine que chaque dossier est pour un patient, comment peut-elle écrire autant ? Elle s'assoit en face de nous. "Si tu as froid prend la couverture qui est là" Elle prend un calepin et un stylo. "Bien, bonjour à toutes les deux, je m'appelle Anne Mélord. Pouvez-vous me dire ce qui vous amène ici aujourd'hui ? Ma mère ne répond pas de suite ; elle croit que je vais le faire ? La dame sourit, attendant une réponse. "C'est-à-dire qu'il y a plusieurs choses qui ont amené le médecin d'Andréa à vouloir la faire consulter, commence ma mère, heu, tout d'abord elle refuse de manger, je ne la vois faire aucun repas et ensuite et surtout, elle ne parle pas. - Tout ça dur depuis combien temps ? - Son père est décédé il y a de ça un an, donc ça doit faire... deux ans et cessé de manger un mois après... il me semble. La psymachin semble étonner. - Vous n'êtes pas sûre ? - Non, je travaille beaucoup et ne l'aie pas remarqué tout de suite... La conversation continue, la dame posant des questions et ma mère répondant, de plus en plus gênée. Elle raconte mon enfance, dit que je ne pleurais jamais, ait toujours été renfermée, ne paraissait pas ressentir de sentiments. Elle dit que plus je grandissais, moins je parlais, moins je dormais, moins je mangeais ; d'après mon père, car elle était absente. Elle évoque rapidement la période où mon père était en train de se tuer à petit feu à cause de l'alcool, expliquant que je refusais d'aller le voir à l'hpopital. Elle livre le fait qu'elle m'ait fait arrêter la gym, prenant comme excuse que cela devenait trop cher, alors que je sais parfaitement que c'est seulement parce que ça l'embêtait de me voir "perdre mon temps là-bas" alors que je pourrais être "en train de réviser". La psy écoute et note chaque détail. Si ma mère savait, elle aurait pu dire qu'en troisième, une grande partie de la classe m'harcelait. Ils m'insultaient sans cesse, à peine avais-je mis un pied en classe. On me poussait dans les couloirs et me traitait de tous les noms. Parfois, je retrouvais des menaces dans mon casier. On m'envoyait des SMS comme "Tu mérites de mourir", "T'es bonne à rien", "Sale pétasse", "Tu devrais crever", "Pends-toi !", "Ne viens pas demain, on fêtera ça". Des élèves sonnaient à ma porte disant que je devais sortir avec eux, alors quand je disais à mon père que c'était faux et que je ne voulais pas, il criait en disant que je ne faisais rien pour m'intégrer. Un jour, une fille m'a frappé, parce que je l'avais apparemment provoqué du regard. La classe s'est mis autour d'elle pour applaudir, certains l'ont même aidé; j'ai cru que j'allais mourir. Ils avaient été assez intelligents pour ne pas me frapper au visage, j'ai donc pu cacher mes plaies. Plus tard, d'autres personnes recommenceront. Ma mère, voyant parfois quelque bleu, disait que je n'étais qu'une incapable qui ne faisait attention à rien: je n'ai jamais fait le rapprochement avec les bleus. Je n'ai pas toujours été seule, j'ai bien eu une ou deux amis, mais elles finiront par sombrer du côté obscur. Je pense qu'elles ont fait ça pour ne pas se faire harceler à leur tour et pour se faire apprécier. Un jour, lorsque j'ai trouvé un énième bout de papier dans mon casier, j'ai tout de suite reconnu l'écriture d'Angela, une des deux filles. J'ai compris que tout était fini, que j'étais seule. Le début de la fin. "Bien, finit par conclure la psymachin à la fin de la séance, on peut dire qu'Andréa a toujours été très secrète ? Elle n'a jamais extériorisé ses sentiments et ne les a même jamais exprimés ? Je pense qu'il y a d'une part le fait que ce soit son père, alcoolique, qui s'est occupé d'elle alors que vous étiez en train de travailler et d'autre part l'arrêt d'un sport, qui peut être un moyen de s'évader pour une enfant ou une adolescente. En lui enlevant ça, Andréa a pu se sentir prisonnière et seule avec son mal-être qu'elle a contracté lors de son enfance. Bien sûr, ce ne sont que des hypothèses, nous approfondirons tout ça durant les séances prochaines. Dis-moi, tu as des amis ? Je fais oui timide de la tête, je pensais à Molly. Cette femme parlait comme un médecin, ma première impression se dégradait petit à petit. Non, je ne veux pas de médecin. - seulement une ou plusieurs ? Je fais non, consciente qu'elle allait se demander si j'avais ou non, des amis. Bizarrement, elle ne me pose pas la question. Il suffit de faire le rapprochement avec mon passé pour se douter de la réponse: je n'ai jamais été accepter où que j'aille. Même à la gym, j'étais seule. Elle nous donne un rendez-vous pour la semaine prochaine et ma mère lui tend un chèque de cinquante euros. Cinquante euros pour une heure de blabla, ça fait cher la séance quand on sait que cela revient à un euro et deux centimes la minute. Je serai seule, ma mère ne viendra pas avec moi. Ce n'est pas plus mal finalement, même si je n'ai absolument pas envie de parler à cette dame. Elle a peut-être fait du bon travail aujourd'hui, mais je suis sûre que ma mère aurait pu conclure la même chose si elle prenait la peine de me regarder un peu plus que quand elle a le temps - jamais. Je ne comprends pas pourquoi elle accepte de payer si cher une thérapie, mais dit ne plus avoir assez d'argent pour la gym. Si je fais dix séances, cela lui reviendrait plus cher qu'une année de sport. Je sais qu'elle me ment et qu'elle m'a fait arrêter seulement pour ne plus avoir à m'y emmener. Cela dit elle ne le faisait qu'une fois par mois, le samedi, quand mon bus ne passait pas. Les autres jours je me débrouillais toute seule. Je la soupçonne d'utiliser ma maigreur et ses revenues comme excuses. Ma mère n'est qu'une manipulatrice. Sur le chemin du retour, ma mère ne m'adresse toujours pas la parole. Je claque des dents, sans vraiment savoir si c'est à cause du froid ou de l'émotion. L'émotion. Je ne ressens pourtant jamais rien. Je n'ai pas le droit.
  5. Charlie_C

    Quelque chose qui me tient à coeur - Des maux sans mots

    Ha oui ? Je pensais beaucoup exagérer pourtant.
  6. Dans la réalité c'est pas ça ??? Au secours !
  7. Charlie_C

    Quelque chose qui me tient à coeur - Des maux sans mots

    Exactement, merci beaucoup, vraiment. :)
  8. Charlie_C

    Quelque chose qui me tient à coeur - Des maux sans mots

    Voici la suite ! :) 3 En rentrant de cours, ma mère, qui est là pour une fois, cours vers moi en criant: "ANDREA ! Grâce au médecin, j'ai pu trouver une psychologue !" Je me demande bien ce que ma mère peut trouver à ce médecin. "Tu vas pouvoir lui parler et lui dire tout ce que tu as sur le coeur. Je sais qu'un psychiatre aurait été mieux, mais toutes celles que j'ai contactées étaient indisponibles, mais ne t'en fais pas ! Celle-ci a été très gentille au téléphone, nous avons rendez-vous la semaine prochaine, lundi à quinze heures ! J'espère vraiment que tu vas avancer grâce à cette femme." Non. Je n'ai pas envie. Je n'ai pas envie de me retrouver face à une femme que je ne connais pas, à qui je devrais raconter ma vie. Je n'arrive déjà pas à parler à Molly, alors imaginez à une inconnue. Je n'ai pas envie d'aller à ce rendez-vous, de la voir. Je n'ai pas envie qu'elle m'aide. Je n'ai pas envie qu'elle me pose des tonnes de questions, ni lui parler de ce qui ne va pas. Je ne veux pas lui faire confiance comme il se doit, je ne veux pas. Je devrais lui raconter mon enfance et tout ce qui s'en suit et je n'ai vraiment pas envie de parler de ça, je n'en ai pas besoin. Qu'est-ce que ça pourrait bien lui faire, après tout ? Ce sont mes problèmes et je n'ai pas besoin d'aide. Tout va bien. Je ne sais pas si ma mère espérait un cri de joie, mais elle semble déçue ; elle s'agenouille alors face à moi et me dit: "je sais que tu ne veux pas parler, mais il le faut bien, ça fait presque un an maintenant et tu peux comprendre à quel point c'est dur pour moi..." J'ai failli rire. Dur ? Pour elle ? Elle qui ne m'adresse pas un mot de la journée, puis qui va se coucher ? Elle qui ne s'occupe pas de moi ? Je suis bien étonnée d'ailleurs qu'elle m'est cherché une psy, sûrement une autre raison de ne pas me voir. Oui, ma mère n'est pas une mère attentionnée qui vous fait un bisou avant de vous dire bonne nuit, elle n'a jamais été comme ça. Petite, elle me disait juste un au revoir de la main le soir, les peu de fois où elle n'était pas au lit avant moi. On ne se voyait pas de la journée et quand elle rentrait du travail, on mangeait, puis souvent, elle partait dans sa chambre. Comme une enfant. Les repas étaient animés par mon père et on rigolait bien; mais seulement mon père et moi. On pourrait croire que maintenant qu'il n'est plus là, nous nous sommes rapprochés, mais non. Mon père était comme la quatrième roue d'une voiture. Sans cette roue, la voiture n'avance pas. C'est ce qui se passe avec ma mère. Je pars dans ma chambre sans dire un mot, quelle menteuse. Malheureusement, je suis pourtant bien obligé de retourner dans le salon, car j'ai besoin de l'ordinateur pour le devoir de science. Je suis étonnée de voir ma mère dans la cuisine, en train de cuisiner. Oui, ma mère, la mienne, en train de cuisiner. Ca ne lui est pas arrivée depuis...toujours, en fait. Ma mère n'a jamais fait à manger, c'est toujours mon père qui le faisait, elle était bien trop fatiguée. Peu de temps après sa disparition, elle commandait à manger, puis ensuite elle achetait des plats tout faits et enfin, elle n'a plus rien fait. Elle me disait toujours "Tu te feras quelque chose, d'accord ? Je crois qu'il y a un steak dans le congélateur, je vais me coucher". Alors, au début, je me faisais ses steaks puis à force, j'ai fini par en avoir marre de manger seule, alors je ne mangeais plus. Ma mère sort, fière d'elle, un plat à la main. La table est mise. "A table !" Je la regarde, étonnée. La table est mise. Miracle. Je m'assois, curieuse de voir ce qu'elle a fait. "J'espère que ça va te plaire, une collègue m'a donné la recette" Bon, ok, ce ne sont que des spaghettis bolognais et elle a eu besoin d'une recette, mais c'est déjà ça. "J'espère que tu as faim". Je m'assois au bout de la table; non, je n'ai pas faim. Elle me met une flanqué de pâtes dans mon assiette. J'attends qu'elle détourne le regard pour me mettre à mastiquer pour de faux, mais elle me regarde avec insistance. "Alors ? ? ? Goûte !". Elle sait. Elle sait parfaitement que je ne veux pas manger, que je n'ai pas faim. Elle le fait exprès pour me mettre mal à l'aise, pour me faire du mal. Alors, je me prépare. Je sépare mes pâtes en deux parties. Je coupe la première partie en minuscules morceaux et laisse l'autre tranquille. Je prends une bouchée timidement. J'avais presque oublié comment me servir des couverts. Ma mère attend. Etonnamment, c'est presque bon. La viande n'est pas assez cuite, à mon avis. Du moins, de ce que je me rappelle du goût de la viande. "Alors ? !" Je fais un effort pour avaler, puis pour ouvrir la bouche. "C'est bon, merci" Ma mère fait de grands yeux et émet un grand sourire. Je ne sais pas si elle était heureuse parce que je lui ai dit que son plat était bon ou parce que j'avais parlé. Ma mère n'avait pas entendu ma voix depuis des jours. Peut-être même depuis plusieurs semaines. Elle finit par aller chercher un verre d'eau, j'en profite pour remettre ma deuxième partie de pâtes dans le plat, et donner le reste à la chienne. Cracotte est une Samoyède. Je ne sais pas comment on a pu donner un nom si moche à une race si belle. Je l'ai eu à la rentrée alors c'est encore un bébé, elle a six mois. Elle ressemble vraiment à une peluche, avec de longs poils blancs et de petits yeux bridés. Ca m'est déjà arrivée qu'on me demande de la prendre en photo dans la rue. Ma mère dit que ce genre de chien ne sert à rien à part à prendre de la place. Quand elle sera grande, elle fera environ cinquante-quatre cm pour vingt-deux kg. Elle dit aussi que si je continue à faire ma tête de mule, elle sera plus grosse que moi. J'essaie de lui apprendre quelque tour tel qu'assit et pas bouger. Ensuite, j'essaierai de lui apprendre à ne pas tirer, car j'ai toujours peur de la lâcher quand je la sors. Un jour, je demanderai à ma mère si ce serait possible de l'emmener dans un centre pour l'éduquer, car j'ai peur de ne pas avoir assez de force plus tard pour la promener et ne comptez pas sur ma mère pour la sortir à ma place. Je suis sûre que Cracotte est super-intelligente en plus, elle aboie quand quelqu'un fait du bruit dans la rue le soir, elle fait ses besoins dans les caniveaux sans même lui avoir appris et un jour, elle a aboyé jusqu'à ce que ma mère vienne me voir car j'étais tombée. Ma mère est très étonnée de voir que je n'ai plus rien dans mon assiette en revenant de la cuisine, mais je sais qu'elle se doute que la nourriture n'est pas dans mon ventre. Je quitte la table quelques instants après pour faire mes deux heures sports habituel.
  9. Charlie_C

    EIP par ici ?

    Les enfants précoces/surdoués sont souvent très créatifs. :) C'est vrai que souvent ça fait plaisir que tous nos problèmes sont liés qu'à une seule chose, on se sent compris On se dit " c'était donc ça !" et que nous ne sommes pas si bizarres que ça :) Ninouschkata, c'est actuellement mon cas . J'ai toujours eu une moyenne plus ou moins correcte, mais cette année, c'est la catastrophe. Phobie scolaire, dégoût du monde, je ne vais plus en cours. Harcèlement, anorexie, c'est vraiment dur. L'école est un enfer. Une prison. January : Haha, j'imagine ! Je pense aussi avoir une bonne mémoire. Petite, je faisais beaucoup de sport (hyperactivité), et aujourd'hui, presque ans après je me rappelle encore de tout mes enchaînement, des manière d'apprendre, de ce que je faisais à l'école, du prénom de tous mes professeurs ou presque, parfois mes parents n'en reviennent pas ! A vrai dire, je e crois pas avoir un langage d'adulte. Disons que je parle "normalement" mais connais beaucoup de mots, de choses, que je n'emploie pas. Quand j'écris ici ou sur diverse forums je peux enfin écrire comme j'en ai envie. Je ne me mets pas de barrière, je peux vraiment me lâcher ; utiliser les mots que je veux. J'ai heureusement retenu les règles d'orthographe et ne fais pas de faute contrairement à d'autres jeunes. Je suis bien souvent outrée de leur façon d'écrire !
  10. Charlie_C

    Quelque chose qui me tient à coeur - Des maux sans mots

    Le fin mot sera pas pour tout de suite. XD
  11. Charlie_C

    Quelque chose qui me tient à coeur - Des maux sans mots

    Comment tu trouves la suite ? :)
  12. Charlie_C

    EIP par ici ?

    Ha ? Il faut que je mette ça ou ? Je n'ai pas trouvé en faite. XD MaxGyver, comment elle est ? :) Merci Merry !
  13. Charlie_C

    EIP par ici ?

    Salut à tous ! :) Je n'en parle généralement pas, mais je pense qu'ici est un possible endroit pour se faire. Je suis donc une fille dites surdouée et j'aimerais parler avec d'autres enfants comme ça. J'ai beaucoup de problèmes lié à la précocité et je pense qu'en parler avec quelqu'un qui vit probablement les mêmes choses pourrait être bien. :) J'en ai déjà trouvé ici mais ces personnes se connectaient que très rarement et ce n'était donc pas pratique pour discuter. J'ai 15 ans et je m'appelle Charlie, je vous attends. :D Bonne soirée.
  14. Charlie_C

    Quelque chose qui me tient à coeur - Des maux sans mots

    On va dire.. un peu des deux ! :) Je m'inspire de moi mais l'histoire en elle-même est inventée. :) Voici la suite : 2 Quand je suis en classe, les gens me regardent comme un extraterrestre. Qui est cette fille maigre qui ne parle pas beaucoup ? Il paraît qu'elle est malade. Mais ils se trompent, je ne suis pas malade. Parfois ils viennent me voir, sûrement pour savoir si je suis capable de parler. Ils seraient bien étonnés de tout ce que je peux de dire. Je leur réponds mais n'engage pas la conversation, alors ils s'en vont. Une fois, une fille est restée. Elle m'a demandé mon prénom et si j'avais réussi le contrôle qui venait de se terminer. J'ai hoché la tête, elle a dû comprendre que c'était mon moyen de m'exprimer et est devenue mon amie. Enfin, je ne sais pas vraiment si quelqu'un à qui on ne parle pas peut être considéré comme son amie. Disons qu'elle me rejoint le matin devant le grillage, qu'elle reste avec moi pendant la récréation et qu'elle m'attend à la sortie des cours. Elle s'appelle Molly -heureusement que les profs font l'appel, où je ne l'aurais jamais su. Elle me raconte beaucoup de choses qu'elle ne dit pas forcément aux autres ; elle me l'a dit. C'est sûrement parce que je ne lui réponds pas et donc ne risque pas de la juger -du moins, pas à haute voix. Elle m'a aussi dit qu'elle espérait que je lui réponde un jour et l'aide autrement qu'en l'écoutant. J'ai été surprise, je ne pensais pas l'aider du tout. Peut-être que plus tard je lui ferais des phrases entières, quand on se connaîtra depuis plus de trois malheureux mois. Contrairement à d'autres, Molly ne m'a pas parlé comme si j'étais étrangère pendant très longtemps. Les gens pensent souvent que je ne suis pas française, ou handicapée. J'aimerais leur crier que je suis tout à fait lucide. Les professeurs réagissent différemment. Certains ont vu dès le début que parler n'était pas mon truc, d'autres attendent encore que je leur crie que je sois présente quand ils m'appellent. Ils m'interrogent à coup sûr quand on peut répondre seulement par oui ou non, mais ne cherche pas à me questionner autrement, ils savent que c'est peine perdu. Les plus gentils me donnent une feuille en début de cours pour que je puisse leur écrire ce que je ne comprends pas, mais la feuille reste bien souvent vierge. J'assimile parfaitement leur cours, alors pour ne pas les offenser, je fais quelque exercice sur cette même feuille puis leur rend en fin de cours, histoire qu'ils ne croient pas que je ne veuille pas leur écrire. Molly dit souvent qu'ils me préfèrent aux autres élèves, car ils font attention à mes moindres réactions. A-t-elle comprit ? Essaie-t-elle de nous dire quelque chose ? J'aimerais lui dire qu'ils espèrent seulement des faits qui n'arriveront jamais. Elle dit que s'ils ne me préféraient pas, ils me traiteraient comme une élève normale. Chose que je ne suis pas d'après elle, vu que je ne parle pas. Je crois bien qu'elle se trompe. Comment pourrait-on favoriser une élève qui ne vous dit ni bonjour, ni merci, qui ne répond pas à vos questions, qui finit les devoirs pour le lendemain dans l'heure (quelle idée de nous les donner en début de cours), qui ne pose pas son stylo quand il le faut et qui détourne les yeux dès qu'elle croise votre regard ? Moi j'appelle ça une élève insolente. Les profs ne me préfèrent pas, ils me détestent. Il n'y a pas qu'eux qui me déteste d'ailleurs, un groupe d'élèves, ceux qui ne sont jamais venus me voir -c'est-à-dire les vingt-sept élèves de la classe restants, sur trente. J'ai déjà entendu dire que j'étais une sale petite veinarde qui avait de bonnes notes, une fille complètement folle qui ne sait pas aligner deux mots, une intello, une malade, bref, une attardée, tous simplement. Molly m'a dit qu'un garçon avait été raconter que si j'avais quitté mon ancienne ville, c'était parce que j' "avais essayé tous les garçons du lycée" et m'a demandé si c'était vrai. Bien sûre ! Pourquoi avait-il dit ça ? J'étais énervée, intérieurement, bien sûr. Comment une personne que je ne connaissais pas pouvait se permettre de dire de telles choses. Quelqu'un qui ne m'avait jamais parlé ! J'étais sidérée. Pourquoi avait-il inventé ça ? Quel idiot. J'étais tellement triste et en colère que je ne suis pas venu pendant deux jours. Le médecin dit que je suis hypersensible, encore une autre de ses conneries. Depuis ce jour, Molly ne m'a pas raconté d'autres commérages.
  15. Charlie_C

    Quelque chose qui me tient à coeur - Des maux sans mots

    Personne ?... C'est si mauvais que ça ? x)
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