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  1. http://sergecar.perso.neuf.fr/cours/religio3.htm L’athéisme ne s’est pas trompé sur cette question et c’est bien le dieu moral qui a toujours été la cible de ses critiques. Telle est la portée de la formule provocatrice de Nietzsche « dieu est mort » dans Ainsi parlait Zarathoustra. Cependant, remarquons tout d'abord qu'il n’en n’est pas du tout l’auteur. Avant lui, Hegel l’avait employé dans La Phénoménologie de l’Esprit pour désigner la figure morale de la conscience malheureuse ; et c’est dans la religion elle-même qu’on rencontre une pareille formule. A vrai dire, c’est même une citation commune des livres de messe et des cantiques. (texte) C’est la religion qui prétend que « Dieu est mort » pour nous sauver, c’est aussi elle qui dit que « nous avons tué Dieu ».L’originalité de Nietzsche est d’en tirer une conséquence inattendue mais implacable : la réfutation du dieu moral. Nous avons tellement revêtu Dieu de caractéristiques humaines, que nous avons justifié par lui toutes nos attentes, nos désirs, nos espoirs et nos exigences. A force de bondieuseries simplistes, de ferveur émotionnelle apprêtée, de marchandages en guise de prière, d’hypocrisies bigotes, nous avons fini par tuer le dieu moral que nous avions proprement inventé pour notre propre complaisance. Nietzsche tire le sens d’un constat de fait du recul de l’autorité de la religion. C’est la religion qui a fait de Dieu un mortel, en lui prêtant toutes les caractéristiques de l’homme, pour le mettre finalement sur un trône et en faire un Dieu le Père. Substitut névrotiques de nos attentes infantiles dira Freud. C’est de cette manière que l’on produit une croyance biodégradable qui relève du premier genre de connaissance selon Spinoza. Cela n’a rien à voir avec la connaissance du troisième genre, qui part de l’intuition de l’essence. Dieu dans son essence enveloppe l’éternité. Dieu jamais ne meurt et s’il meurt, (Dieu moral) il n’est pas Dieu (Dieu cosmique). Au sein, de l’Être, les existences apparaissent dans le temps, se maintiennent puis disparaissent. Prêter à Dieu une existence temporelle, semblable à l’existence humaine, c’est le considérer comme une chose jetée dans le Devenir. Le fait même de considérer que cette super-chose est une personne se tient au-dessus des nuages pour juger des mortels, cautionner le pouvoir des uns et le malheur des autres, ce n’est que continuer à développer la même erreur. Dieu n’est pas une chose, mais ce par quoi et en quoi les choses existent et se laissent comprendre, il est nécessairement au-delà du personnel, mais aussi au-delà de son contraire, l’impersonnel. Ainsi se comprend, que Nietzsche lui-même puisse écrire : « La réfutation de Dieu : en réalité il n’y a guère que le dieu moral, qui soit réfuté ». De son propre aveu, « c’est la théologie qui a étouffé Dieu, et la moralité la morale ». La critique de Nietzsche est celle d’un moraliste, elle laisse intacte la question métaphysique du dieu cosmique. S’il faut réfuter le dieu moral, c’est pour que soit libéré le Surhomme, pour que la valeur de la Terre ne soit plus niée au profit d’une exaltation de l’au-delà et de la promesse des arrière mondes. Il faut réfuter le dieu moral, pour que l’Homme nouveau redevienne un créateur de ses propres valeurs. Les disciples de Zarathoustra seront fidèles à la Terre. Et c’est précisément dans l’amour de la Terre qu’ils retrouveront le sens du Sacré. Ce qui irrite Nietzsche, ce sont les relents pestilentiels de cette morale religieuse qui a détrôné les valeurs de la Vie pour les remplacer par des valeurs de mort. La morale religieuse est « une idiosyncrasie de décadents guidés par l’intention de se venger de la vie, intention d’ailleurs couronnées de succès ». Jusque dans sa folie Nietzsche appelle le retour de Dionysos. Nietzsche se moquera de ceux qui ne comprennent pas la portée de l’avènement du Surhomme, de ces athées de pacotille, soi-disant nietzschéens, qui « renversent des images, et disent : il n’y a rien de saint qui soit digne d’être adoré comme un dieu ». Mais la Vie est sainte et sacrée. L’invocation de Dionysos est l’humilité et la piété devant la manifestation du divin. Ainsi, de l’auteur que l’on croyait l’ennemi le plus féroce de la religion, on peut découvrir qu’en réalité qu’il était en un sens un esprit religieux.
  2. Désolé de te contredire : "Le processus physique que nous utilisons pour générer la paire de photons est celui de la fluorescence paramétrique : un photon de fréquence wp en interaction avec un matériau nonlinéaire génère deux photons de fréquence ws et wc qui se partagent l’énergie du photon initial." http://www.mpq.univ-paris7.fr/spip.php?article189〈=en
  3. Qui parle de mystique, tu as simplement donné une image un peu bancale "un objet qui serait à deux endroits différents" : ce serait acceptable dans le cas d'une intrication entre deux photons jumeaux strictement identiques mais quand l'intrication concerne des centaines de millions d'atomes d'un côté et un photon de l'autre ton image fait pchttt. Où je voulais en venir: c'est que dans l'intrication il ne faut pas s'arrêter à l'aspect corpusculaire mais certainement faire intervenir l'aspect ondulatoire de toute corpuscule en considérant un champ quantique. Pour le "Tout est lié" que penses-tu de cet article: "Nous avons toutes les raisons de croire que l’état d’întrication qui lie les particules que l’on sépare aujourd’hui s’applique également au matériau dont est fait notre univers et qui était uni avant le big-bang. Techniquement, tout ce qui était fusionné en ce cosmos de la taille d’un pois, il y a de 13 à 20 milliards d’années. Comment pouvons-nous être certains que tout ce qui existe dans l’univers est réellement interconnecté ?" http://www.neotrouve.com/?p=1356
  4. Que l'intrication puisse se concevoir comme un seul objet qui peut être vu à deux endroits de façon instantanée, on peut alors imaginer un champ quantique qui sous-tend toute la réalité corpusculaire de la matière que nous observons expérimentalement, mais comment interpréter en terme de champ le fait expérimental qu'un photon d'une paire puisse communiquer son intrication à un cube de cristal où à un moment donné des centaines de millions d'atomes sont intriqués avec le 2ème photon? Puis ces atomes émettent un troisième photon qui est effectivement intriqué avec l'autre photon de la paire initiale . http://www.unige.ch/...recherche3.html Il ne s'agit plus ici de dire que c'est un même objet qui peut être vu à deux endroits différents puisque d'un côté nous avons un photon et de l'autre des centaines de millions d'atomes.
  5. http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=23017 Polarisation de la lumière De telles particules intriquées peuvent être produites en éclairant un cristal non linéaire * avec un laser. Deux photons sont alors émis par ce cristal. On vérifie que leur état quantique est corrélé en mesurant leur « polarisation », propriété intrinsèque de l'onde électromagnétique associée. Ces ondes sont constituées d'un champ électrique, qui lui-même est caractérisé par une direction (horizontale ou verticale, par exemple, en référence à la direction de propagation de l'onde), et une forme particulière. C'est pourquoi on parle de polarisation de forme « rectiligne », « circulaire » ou « ellipsoïdale ». Pour la mécanique quantique, la polarisation de deux particules intriquées est rigoureusement la même. Cette polarisation reste indéterminée avant d'être observée par un appareil de mesure (comme un « polariseur », qui ne laisse passer que les photons présentant un certain type de polarisation). Elle a ainsi autant de chances d'être soit horizontale, soit verticale. Mais, toujours du point de vue des physiciens quantiques, une mesure réalisée sur l'une des deux particules détermine instantanément les propriétés de la seconde. Si la première indique une polarisation horizontale, par exemple, l'autre pointera aussitôt dans la même direction, et ce quelle que soit la distance qui sépare les deux particules ! Einstein ne s'est jamais fait à cette idée. Il en parlait comme une « action fantôme à distance ». Preuve, à ses yeux, que la mécanique quantique restait à parfaire.
  6. Le maintien du principe de causalité relativiste dérivant du principe de relativité selon lequel nulle forme d'énergie (matière ou force), et par conséquent, nulle information utilisable, ne peut se déplacer à une vitesse supérieure à celle de la lumière, se fait au prix de la non-localité : pour expliquer les corrélations qui existent dans les mesures de polarisations des paires de photons intriquées on est obligé de supposer que les photons ont perdu toute individualité et se comporte comme une paire décrite par une fonction d'onde unique : quelque soit la distance et le temps qui les séparent. En extrapolant, toute la matière, issue du big bang est intriquée et donc au sein de la matière il n'existe que des particules intriquées.
  7. Expérience d'Aspect http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_d%27Aspect La causalité relativiste est-elle remise en question par l'expérience d'Aspect ? ...Cette présentation en terme « D'INFLUENCE NON LOCALE », est souvent utilisée dans les articles de vulgarisation, mais aussi (et volontairement) par certains scientifiques qui se réclament réalistes comme Alain Aspect lui-même, ou Bernard d'Espagnat7. Il y a alors au moins trois possibilités : 1) La première est que l'on doit se contenter d'appliquer des calculs qui donnent des résultats en accord avec l'expérience, sans se référer à une explication tirée de notre logique, « macroscopique » ou autre...Elle est fondée sur le fait qu'aucune explication des phénomènes EPR ne donne lieu à des vérifications ou des prédictions mesurables.En conséquence, la majorité des physiciens considère que les explications de cette expérience tombent en dehors du champ de la science (voir le critère de réfutabilité de Karl Popper). MAIS Les physiciens David Bohm et Basil Hiley estiment qu'il n'existe aucun bien-fondé aux objections au concept de non-localité.Répondant à ceux qui jugent que l'acceptation de la non-localité minerait la possibilité d'isoler et d'observer scientifiquement quelque objet que ce soit, Bohm et Hiley opposent le fait que, dans le monde macroscopique, cette science est possible, puisque les effets de non-localité, montrent-t-ils, ne sont pas significatifs. "Les objections à la non-localité] semblent être plus ou moins de l'ordre d'un préjugé qui s'est développé avec la science moderne. [...] Au début du développement de la science, il y eut un long combat pour se libérer de ce qui pourrait bien avoir été perçu comme des superstitions primitives et des notions magiques, où la non-localité était clairement une notion-clé. Peut-être reste-t-il une peur profondément enracinée que le simple fait de considérer l'idée de non-localité pourrait rouvrir les vannes qui nous protègent de ce qui est perçu comme des pensées irrationnelles tapies sous la surface de la culture moderne. Même si c'était le cas, ce ne serait pas un argument valable contre la non-localité.8" 2) La deuxième est que l'intrication a « unifié » les deux objets qui ont été soumis à une interaction : ces deux objets restent « un » malgré leur éloignement spatial (« non-localité de Bernard d'Espagnat »)...Aucune explication n'est, pour le moment, donnée à ce qui est considéré comme un résultat d'expérience... 3) La troisième consiste à changer notre conception de la causalité et à accepter le principe d'une causalité rétrograde (un flux causal venant du futur et allant vers le passé), qu'on ne peut toutefois assimiler à la « cause finale », « téléologique », des philosophes classiques. Il n'y a personne pour orienter les événements en fonction d'un objectif : la backward causation est de nature identique à la causalité telle que nous la concevons (« causalité efficiente » des classiques), à ceci près qu'elle s'exerce à contre-courant par rapport à l'écoulement du temps, et qu'elle « s'additionne » éventuellement à la causalité « classique ». Cette interprétation exige d'admettre que l'irréversibilité du temps n'est vraie qu'à l'échelle macroscopique (seconde loi de la thermodynamique), ce que refusent d'admettre de nombreux physiciens tel le physicien et philosophe Étienne Klein qui souligne que la flèche du temps est, selon lui, inscrite dans les symétries de la physique des particules. @Wipe ce que vous présentez de façon très tranchée : il n'y a pas de causes qui suivent leurs effets, est loin de faire l'unanimité: imaginer la non-localité (c'est que tout est lié= religion) ou une flèche réversible du temps est tout aussi choquant pour notre esprit macroscopique que celui de voir une cause suivre son effet . Sinon, que permet de démontrer l'expérience d'Aspect si ses résultats ne peuvent pas être interprétés au niveau macroscopique ? Elle fait surgir une remise en cause plus grande du bon sens macroscopique qui est le notre.
  8. J'aimerais que vous précisiez votre pensée lorsque vous dites déterminisme "malmené" est-ce que vous situez l'indéterminisme dans la mesure de l'observateur ou bien il est intrinsèque à la matière et précède la mesure ?
  9. Il y a un rapport avec le principe de causalité et la décohérence quantique qui est à l'heure actuelle la plus scientifique des théories pour relier le monde quantique à un niveau macroscopique et vous ne trouvez pas que c'est une mise à mal du principe de causalité sur lequel se fonde toute la science et tel qu'on le définit au niveau macroscopique ? Y aurait-il un principe de causalité pour le niveau macroscopique qui n'aurait aucune validité au niveau quantique ? Je vous conseille le lien suivant : Ces mondes fantômes, en quoi consistent-ils? Existent-ils vraiment? - Bien sûr ils existent, il n’y a pas plusieurs catégories de réalités, un monde est dit «tangible» par ceux qui y vivent (les autres mondes étant alors appelés fantômes) mais c’est vrai pour tous… http://jdtr.pagesperso-orange.fr/contrefactuel.htm
  10. Calcul contrefactuel Des chercheurs de l'Université de l'Illinois ont monté une expérience où un ordinateur quantique ( càd : un dispositif logique à base de photons et de miroirs ) parvient à obtenir un résultat sans accomplir de calcul, sans même être « mis en marche ». Ce calcul, effectué sans l'être, est dit contrefactuel, terme qui désigne en grammaire la logique contraire ou de la cause inverse, une relation de causalité qui n’a pas opéré dans le réel : Bien qu’il pleuve, je n’ai pas pris mon parapluie. Le calcul contrefactuel utilise la capacité d'une particule à interférer avec elle-même, ce qui permet, en observant une particule empruntant une trajectoire A d'en déduire ce qui serait arrivé si elle avait emprunté une trajectoire B. En d'autres termes : Un événement qui aurait pu se produire et ne l'a pas fait, a des conséquences physiquement observables. Absurde ? Complètement... Einstein n'aurait pas du tout apprécié ! Le problème, c'est que ça a l'air de marcher... New scientist : Quantum computer works best switched off
  11. Voici la réponse de tes liens: Est-il en expansion dans quelque chose ? Non. Donc l'explication, d'après ces liens, c'est que l'univers qui est en expansion, l'est dans rien. L'espace/temps je sais ce que c'est: c'est le contenant. La matière c'est le contenu. Donc aux limites de l'univers et au delà il n'y a rien (néant?), c'est à dire pas de contenant. Pas d'espace et pas de temps et encore moins de matière. Alors comment cet espace et ce temps ce crée-t-il ou se propage-t-il dans du rien ?
  12. Pour toi si l'on élimine toute la souffrance qu'il y a dans le monde, la vie perdrait du même coup ce caractère d'absurde et trouverait tout son sens ? Mais lequel ?
  13. C'est pas parce que l'on a ce sentiment d'absurde que la réalité l'est forcément. C'est plutôt le sentiment de finitude s'acharnant sur le cours d'une réalité apparaissant autiste qui enferme dans un entendement limité.
  14. Pour les philosophes catholiques, l’absence de Dieu retire à l’homme tout espoir et le condamne à vivre de manière absurde. Or, si Sartre assume l’athéisme de sa pensée, il ne concède pas que sa philosophie soit nihiliste (absence de valeurs). Pour lui, l’homme est le créateur de ses propres valeurs. Pour Sartre, l’idée d’un existentialisme chrétien (Jaspers, Kierkegaard, Pascal) est incohérente : si Dieu est, alors l’existence de l’homme n’est plus contingente (existence qui peut ne pas avoir existé), elle devient nécessaire puisque l’essence précède dès lors l’existence. L’athéisme de Sartre est une exigence pour aller jusqu’au bout de la solitude de l’homme et sa responsabilité totale. http://la-philosophie.com/sartre-lexistentialisme-est-un-humanisme-commentaire
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