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luisito 40

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  1. Afin que cessent les multiples cas de mauvais traitements sur les animaux à La Réunion, la ministre des Outre-Mer ainsi que le préfet doivent intervenir. Nous pouvons ensemble leur écrire. Le ministère n'ayant pas prévu la possibilité pour le public de le contacter par mail, envoyer SVP une lettre par voie postale à : Ministère des Outre-Mer Madame la Ministre Annick Girardin 27 Rue Oudinot 75007 Paris Pour la préfecture, il est possible d'utiliser le formulaire de contact : http://www.reunion.gouv.fr/par-service-r16.html La violence existe partout dans le monde. La démarche étant exclusivement à vocation altruiste, merci de bien vouloir rester courtois dans votre courrier. Si vous le voulez, vous pouvez vous inspirer de cette lettre : A l'attention de Madame Annick Girardin, Ministre des Outre-Mer et à l'attention de Monsieur Jacques Billant, Préfet de La Réunion Madame la Ministre, Monsieur le Préfet, Par la présente, je souhaite retenir tout votre intérêt à l'égard de la maltraitance animale qui sévit à La Réunion. En effet, depuis très longtemps, force est de constater que d'innombrables actes de cruauté ont lieu particulièrement sur cette île. A juste titre, ils sont systématiquement dénoncés, mais malheureusement vainement, par les associations protectrices des animaux. De fait, vous ne pouvez ignorer ces cas, hélas les plus répandus, que je me permets ici de vous rappeler brièvement : - utilisations d'animaux (chiens, chats) comme appâts vivants pour la pêche aux requins. - déchets rejetés dans la mer par des pêcheurs et des éleveurs, attirant les requins vers les plages et impliquant les attaques sur les surfeurs. - commerces illégaux de chair de requins sur des marchés locaux. - errances massives de chats et de chiens, entraînant de nombreuses euthanasies. - élevages et abattoirs clandestins, sans contrôles vétérinaires ni sanitaires. - maltraitances sur chiens, chats, cabris (retrouvés mutilés ou brûlés). - animaux percutés volontairement par des automobilistes. - rituels religieux illégaux de sacrifices d'animaux. Ces agissements, aussi horribles que répréhensibles, sont visibles par les résidents et les touristes. Ils sont rapportés régulièrement dans les médias réunionnais et ceux de la métropole. Je suis atterré de constater que ces exactions perdurent, de surcroît à la connaissance de tous, dans un des départements de la France et à une époque où le statut de l'animal, sa souffrance, ses droits suscitent de plus en plus d’intérêt, de compassion et de changements des consciences. Pour ces raisons, je vous demande de prendre des mesures rapides d'information, de prévention, de rappels à la loi à destination du public et des corps de métier concernés, ainsi que de mettre en oeuvre des inspections, des enquêtes et les poursuites judiciaires à destination des contrevenants afin d'enrayer toutes ces violences commises sur les animaux. A titre indicatif, je vous transmets le contact de l'association réunionnaise Stop Zoocide qui est à votre disposition : associationstopzoocide@gmail.com Très cordialement, (nom,prénom)
  2. De nombreux parcs d’attractions, non spécifiquement animaliers mais proposant des divertissements en tout genre, utilisent des animaux. Pourquoi demander l’interdiction de la détention d’animaux et de leur utilisation lors de spectacles dans ces parcs ? Les parcs en question peuvent détenir des animaux dits « de ferme », des cétacés cloîtrés dans des delphinariums et des animaux sauvages terrestres d’espèces variées. Ils sont retenus captifs en permanence, livrés à l’observation des visiteurs qui s’en amusent et/ou sont exploités dans des spectacles. Tous ces animaux sont en grande souffrance, leur libération s'impose et leur placement dans des sanctuaires non publics afin de garantir leur tranquillité. Là-bas pourront s’établir des programmes de réinsertion des individus dans un site de leur région d’origine (pour les animaux sauvages) avec garantie de surveillance et après validation scientifique. LES ANIMAUX ENFERMES DANS LES PARCS D’ATTRACTIONS : UN SPECTACLE SORDIDE ET INTOLERABLE Dans ces lieux, des animaux dits « de ferme » sont détenus dans des enclos exigus, exposés à un bruit continuel et aux passages incessants de milliers de visiteurs. Aucune tranquillité n’est permise aux captifs de ces lieux publics agités. L’on peut dans certains de ces parcs faire des « balades » à poneys qui sont en réalité pour eux une condamnation au bagne, obligés qu’ils sont, à répéter toute la journée le même trajet, sous la chaleur y compris, avec des enfants souvent bruyants sur le dos. La réduction d’autrui à l’esclavage, qu’il soit humain ou animal, ne peut être un modèle à fournir aux enfants. Les poneys n’ont aucun plaisir à effectuer ce labeur, mettons-nous à leur place, et c’est faire croire aux enfants le contraire que de cautionner cette pratique archaïque en niant la violence faite aux animaux. Nous pouvons rencontrer aussi au Puy du Fou précisément des poules forcées à écouter en continu tout le jour une bande sonore au volume très élevé. C’est un inconfort extrême pour ces animaux à l’ouïe très développée. On découvre également dans ce même parc de très nombreux chevaux sur scène, dont certains au sein d’un théâtre fermé, que l’on force à effectuer des tours contre-nature, les yeux bandés, soumis au stress d’une musique assourdissante et des applaudissements incessants. Quelle cruauté que d’imposer cela à des êtres naturellement craintifs ! A eux tous rassemblés, les parcs retiennent captifs également des animaux sauvages d’horizons très divers et viscéralement épris de grands espaces : daims, loups, hyènes, fauves, oiseaux (dont rapaces), dauphins, otaries, ours, renards, papillons etc... Qu’il est consternant de voir nombre de ces animaux utilisés dans des spectacles afin de sublimer ce qu’est le dressage, arbitraire domination primaire du plus fort sur le plus faible. Pathétique et écœurant d’assister au triste spectacle de ces fauves très ostensiblement stressés et de cette hyène apeurée dans une arène, persécutés par le fouet de dresseurs magnifiés, eux, dans la mise en scène d’un spectacle au Puy du Fou. Sublimation inacceptable de la violence la plus élémentaire… LA CRUAUTE DU DRESSAGE DES ANIMAUX SAUVAGES Le dressage est en effet un processus douloureux qui malmène les animaux. Il implique de terroriser l’animal dès son plus jeune âge afin de garantir sa soumission totale à son supérieur. Ses méthodes reposent sur la privation de nourriture en guise de punition en cas de refus d’obtempérer et sur la violence physique : par exemple, des fouets sont utilisés pour brutaliser les fauves, les camélidés et les chevaux et des pics pour les éléphants. Ces mauvais traitements sont appliqués lors du dressage et lors des représentations pour rappeler à l’animal ce qu’il subira en coulisses s’il ne se soumet pas. Ces marques d’intimidation sont visibles du public, les dresseurs ne sont donc pas en mesure de les dénier. Toute cette brutalité pour la ridicule réalisation d’acrobaties contre-nature très inconfortables pour les animaux et pouvant causer des douleurs importantes. LA SOUFFRANCE MORALE ET PHYSIQUE DES ANIMAUX EN CAPTIVITE Un animal ne peut être extrait de son écosystème originel et vivre captif, aussi grands soient les enclos, sans souffrir. L’animal est génétiquement disposé à vivre dans son milieu originel et, même né en captivité, il ne peut s’adapter à un enfermement et à un environnement artificiel qu’on lui impose. On observe chez les animaux sauvages en captivité : - Une espérance de vie hautement réduite par rapport à celle à l’état sauvage. Au Marineland, toutes les orques capturées dans leur milieu naturel sont mortes prématurément. Pour les animaux sauvages nés en captivité, le taux de mortalité avant la première année est important. - Le développement de beaucoup de maladies et d’un fort stress. - Des stéréotypies, comportements compulsifs qui résultent d’une incapacité pour l’animal d’exécuter une fonction habituelle (seulement réalisable dans son milieu naturel et en liberté), le conduisant à adopter des gestes de substitution. Cela peut être des balancements répétitifs ou le fait de tourner en rond par exemple. C’est ce que font continûment les animaux en cage. Cette compulsion stérile manifeste une forte détresse psychologique. BEAUCOUP DE CES PARCS DISSIMULENT TOUTE CETTE MALTRAITANCE DERRIERE D’ILLUSOIRES VALEURS ECOLOGIQUES, CULTURELLES ET PEDAGOGIQUES. NE SOYONS PAS DUPES ! Ils ont une façon éhontée de berner le public avec de beaux discours en réalité fallacieux. Le Puy du Fou dit de façon on ne peut plus incohérente s’engager pour la préservation des espèces en offrant des soutiens financiers à des fondations qui œuvrent pour les espèces menacées. Ils affichent aussi un but de réintroduction à terme des animaux dans leur environnement originel. Or il faut savoir que depuis l’ouverture du parc, ils n’ont rendu la liberté qu’au nombre dérisoire de six rapaces, et surtout que la plupart des réintroduits ne survivent pas en ces cas-là, incapables de se comporter comme ils l’auraient appris dans leur écosystème à la naissance. S’engager pour la préservation des espèces est louable bien entendu, mais comment croire à la sincérité de ces parcs qui emprisonnent et exploitent des animaux en même temps dans leurs attractions ? Dénonçons toute l’hypocrisie de ces discours dissonants : leur engagement en faveur de la biodiversité n’est guère plus qu’un alibi écologique leur permettant de se dédouaner de la critique d’exploitation et de maltraitance animales dont ils font massivement l’objet. C’est une simple et vulgaire technique marketing tentant de redorer le blason d’exploiteurs désireux de se donner une image éthique afin d’augmenter leur chiffre d’affaires. Le prétexte de l’engagement unique pour la biodiversité pose un autre problème. Ces parcs se félicitent d’aider des espèces, mais quid des individus qui composent ces espèces ? Il existe des espèces à prendre en compte ET au sein de ces espèces, n’oublions pas qu’il existe des individus UNIQUES dont la précieuse vie n’a pas à être sacrifiée. Donner de l’argent à des associations qui protègent les espèces en danger ne donne aucunement le droit de persécuter des individus, comme le font ces parcs dans leurs attractions. Chaque espèce compte et chaque existence animale compte pareillement. Enfin, certains parcs, comme la plupart des zoos et delphinariums actuels, s’auréolent du prestige d’un rôle culturel et pédagogique. D’après eux, le public se cultiverait au sujet des espèces en observant tous ces animaux prisonniers et malheureux. Soyons sérieux et ne tombons pas dans le piège de ces parcs qui veulent nous faire confondre divertissement léger et connaissance scientifique. Apprendre d’une espèce, c’est uniquement observer ses individus dans leur milieu naturel, où ils pourront exprimer les comportements spécifiques à leur groupe, entourés des espèces de ce même écosystème auxquels ils sont intrinsèquement liés. En dehors de ce contexte, il s’agit d’un simulacre commercial qui désinforme le visiteur et réduit l’animal au statut d’objet au service de l’humain. Le Puy du Fou également se donne une mission culturelle en proposant au public de nombreuses reconstitutions historiques. Mais ne trahit-il pas sa vocation culturelle en malmenant des innocents ? Une véritable mission culturelle et civilisatrice n’a de fait rien à voir avec toutes ces démonstrations primaires d’oppression des plus vulnérables. C’est le contraire, elle fait réfléchir, éclaire par les connaissances qu’elle apporte et conscientise. La domination, l’exploitation et la cruauté à l’égard des animaux relèvent de l’obscurantisme et sont indignes d’une société civilisée et pacifique. Enfermer un animal, l’utiliser pour distraire un public en dépit de ses besoins propres, c’est le maltraiter. LISTE DES PARCS D’ATTRACTIONS CONCERNES ET A EVITER TANT QUE CES PARCS EXPLOITERONT DES ANIMAUX : Ange Michel (50) Animaparc (31) Center Parcs (2, 27, 41, 57, 86) Cigoland (67) Jardin d'acclimatation (75) La Récré des trois curés (29) Le Fleury (59) Le Pal (03) Marineland (06) Mer de Sable (60) Nigloland (10) Ok Corral (13) Parc Astérix (60) Parc de l’Auxois (21) Parc des Combes (71) Parc du Petit Prince (68) Parc Saint Paul (60) Puy du Fou (85) Terra Botanica (49) Thoiry ZooSafari (78) Touroparc (71) Villages Nature Paris (77) Walibi Rhône-Alpes (38) Walibi Sud-Ouest (47) Z'animoland (47) (Cette liste ne prétend pas être exhaustive) Que le bonheur d’être libre et la dignité soient rendus dès à présent à ces êtres sensibles injustement condamnés !
  3. Confrontés une nouvelle fois à l’absence de réponse de l’Eglise catholique des Landes, nous organisons un nouveau double évènement contre la corrida le dimanche 9 septembre 2018 à Dax. Un premier rendez-vous est fixé le matin à 11h, devant l’évêché au 100 avenue Francis Planté. Nous demanderons à l’évêque Nicolas Souchu d’intervenir auprès de tous les curés des Landes organisant des célébrations "taurines" (messes, processions, bénédictions) pour que cessent ces macabres mascarades. Il faut savoir que cet évêque est concerné personnellement car il a ouvert les dernières fêtes de la Madeleine à Mont de Marsan. Nous gardons en mémoire sa déclaration à son arrivée dans le département fin 2017 en exprimant son désir hâtif de découvrir le canard (foie gras), la chasse à la palombe et…la corrida. Est-il devenu depuis aficionado ? Nous lui réclamerons une audience ce jour-là car il est insupportable que l’Eglise catholique célèbre une telle débauche de violences gratuites. Vous pouvez toujours lui écrire ainsi qu’à Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France : https://www.facebook.com/events/1605492422913435/?ti=cl L’après-midi à 14h, nous manifesterons contre la corrida de ce jour, rendez-vous place du Maréchal Joffre à Dax. Eglise et corrida.docx
  4. Lorsqu'on s'oppose durablement à la corrida, il en ressort, me semble-t-il, différentes façons d'aborder ce problème, différents angles d'approche correspondant peu ou prou à nos sensibilités respectives ou à nos centres d'intérêt personnels. Pour ma part, j'ai choisi de soulever un point qui, pour être épineux et sans doute délicat à aborder, ne s'en avère pas moins de taille car inscrit dans la durée : le soutien de la tauromachie par la religion, en l'occurrence celui de l'Église catholique. À propos du « Sacré », tout d'abord, il faut se souvenir que l'étymologie latine de ce terme remonte à SACER, vocable qui désignait aussi bien ce qui venait d'en haut, du monde Divin, des splendeurs de l'Olympe et du « lumineux » BIEN (ce que l'on retrouve encore dans l'adjectif composé : « Sacro-Saint »), que ce qui venait d'en bas, des régions obscures et maléfiques, source de grandes frayeurs (d'où l'expression toujours en usage de « terreur sacrée » ou « horreur sacrée »). Le sacrificateur (« celui qui FAIT du SACRÉ ») fut ainsi présenté par certains philosophes grecs (notamment Plaute) comme un homme décidément maudit, « sacerrimus », coupable d'offrir des vies innocentes à une puissance tutélaire, liée aux régions ténébreuses du monde invisible. Quant au mot « sacerdoce », un instructeur dit taurin, Richard Milian (responsable de l'école dite taurine ADOUR AFICION, à Cauna) l'applique sans vergogne à sa discipline et de façon pour le moins surprenante. Cet ancien matador landais n’a-t-il pas asséné lors de sa conférence montoise du 11 juillet 2013, et sans que cela induise la moindre réaction au sein de l'assistance, que : « La corrida remonte à un lointain rituel, selon une liturgie très ancienne. Le torero est une sorte de prêtre, exerçant un sacerdoce » (sic). Or, si l'on en croit toujours l'acception initiale de ce mot (lui aussi dérivé de SACER), le sacerdoce est avant tout le ministère de ceux qui avaient le pouvoir d'offrir des victimes, soit à Dieu dans le cadre monothéiste de l'Ancien testament, soit aux différentes divinités dans le polythéisme païen. Si l'on fait donc abstraction de la période antique (marquée par ces sacrifices animaux), ne ressurgissent vraiment des jeux taurins avec mises à mort dans le sud de l'Europe que vers le 11ème siècle et dans un contexte bien précis : la noblesse espagnole, guerroyant à cheval, y voyait une excellente possibilité de s'entraîner en vue de ses luttes intérieures, soit entre fiefs rivaux, soit contre les envahisseurs « mahométans » souvent d'origine turque ou encore en Terre sainte pour les croisades contre les Maures et autres Sarrasins. Ces nobles ibériques, à cheval, rebaptisent alors leurs joutes équestres inter-espèces confrontant l'homme à l'animal, « combats de taureaux » et ces derniers eux-mêmes sont appelés « animaux d'entraînement à la guerre »... Ce qui ne peut qu'être bien vu par l'Église ainsi soutenue par de pieux soldats dans sa mission contre les « infidèles » et ce qui l'amènera sans doute, en retour, à leur fournir bientôt le bétail nécessaire via de nombreux élevages de « taureaux sauvages » tenus par des moines ou des clercs eux-mêmes. Peu à peu, ces derniers opérèrent une forme de sélection sur leurs animaux... Le dernier en date et le plus connu de ces religieux, grands propriétaires de « toros bravos », fut le curé de Valverde qui demeura à la tête de son élevage jusqu'à la fin du 20ème siècle (1994). Mais à l'époque médiévale, il existait aussi, dans le peuple, des formes parallèles - très primitives - de « toreo » à pied (collectif ou individuel). A ce sujet, le site internet « LA QUESTION » (L’Eglise catholique et la Corrida, http://www.la-question.net/archive/2009/06/03/l-eglise-catholique-et-la-corrida.html) publie : « Ces jeux, dans la péninsule ibérique, s’imposèrent d’ailleurs peu à peu en divers lieux et en de nombreuses occasions (mariage de rois, naissance de grands personnages, canonisations etc). Le clergé catholique espagnol, qui constatera l’engouement pour ces fêtes, fera mieux alors que soutenir les traditions taurines, il ira jusqu’à les bénir et leur conférer un caractère religieux qu’elles ont encore conservé [...]. Certaines congrégations offriront ainsi régulièrement des jeux taurins, tandis que pour la béatification de sainte Thérèse d’Avila en 1614, on organisa trente courses lors desquelles cent taureaux furent mis à mort. De même pour la canonisation de Saint Ignace de Loyola, Saint François Xavier, Saint Isidore le Laboureur en 1622, Saint Thomas de Villeneuve en 1654, toutes cérémonies religieuses accompagnées de « courses de taureaux » (et je serais tentée d'ajouter : « avec quantité de mises à mort »). » Aujourd'hui, de notre si moderne 21ème siècle, qu'en est-il exactement ? Et plus particulièrement à Mont-de-Marsan comme dans ses alentours du Sud-Ouest ? Force est de constater que les mentalités ont peu évolué et que certaines alliances entre guerriers taurins et prêtres catholiques, pensée magique et prières religieuses, paganisme sacrificiel et christianisme, perdurent au-delà de toute règle morale si ce n'est de toute logique... (sans doute est-ce plus ou moins en lien, également, avec ce qu'on a toujours appelé « l'alliance du sabre et du goupillon » ?) Par exemple le mercredi 20 juillet 2016 à Mont-de-Marsan, l'Église catholique s'est, une fois de plus, ouvertement associée aux massacres programmés de bovins pendant les cinq jours de la feria. Extrait du programme de la régie des fêtes (20/07/2016) : -16h : procession solennelle, depuis l'église de la Madeleine aux arènes : avec le train d'arrastre (ndlr : mules qui traînent les taureaux morts après chaque corrida), les alguazils (anciens policiers des arènes), les chevaux de parade, les fidèles aficionados et l'Orchestre montois. La sainte statue de la patronne locale, Marie-Madeleine, a d'abord été bénie par l'abbé Benoît Marchal (vicaire épiscopal) en son église attitrée (cérémonie religieuse d'ouverture des fêtes) puis a été conduite solennellement jusqu'à la chapelle des arènes du Plumaçon, avec en tête de procession comme sur les premiers bancs de l'église, le maire et ses principaux édiles, dont tout le monde sait qui ils sont et à quel titre ils sont là, même s'ils ne portent pas d'insignes tricolores, officiels, de la République ! QUID du principe de la laïcité, me semble-t-il, pour le moins égratigné ? -16h30 : bénédiction - par l'abbé Dominique Espil - des arènes, de leur personnel et du public présent, y compris des notables de la ville (ainsi que des toreros eux-mêmes, via la statue de la Madeleine, une seconde fois bénie, et qui les "protégera" pendant toute la durée de la féria). A ce propos, on peut lire le déroulement de cette expérience « bénie », relaté par l'abbé Marchal lui-même, le 22 juillet 2012 à un reporter du journal Sud Ouest : « Lors de l'ouverture, mercredi, j'ai béni la nouvelle statue de notre sainte, et nous l'avons accompagnée en procession jusqu'à la chapelle des arènes du Plumaçon. Elle reste là-bas jusqu'à demain soir (du mercredi au dimanche soir) et chaque jour les toreros viennent s'y recueillir. Je laisse l'aumônier des arènes, Dominique Espil, hispanophone et grand aficionado, accompagner les toreros. Ce sont des moments très forts pour eux, il est important qu'ils se sentent dans leur environnement. Par tradition, quand ils entrent dans la chapelle pour se recueillir devant Marie Madeleine (ndlr : et aussi devant l'effigie de la Macarena), l'aumônier doit les laisser seuls » (https://www.sudouest.fr/2012/07/22/le-nouveau-cure-raconte-sa-premiere-madeleine-776149-721.php). Comme il n’est pas possible de rentrer dans cette chapelle taurine de Mont-de-Marsan, je retranscris ci-après le contenu exact de la prière des toreros (rédigée en espagnol) que j'ai pu recopier le 17 juillet 2013, jour où j'ai moi-même assisté à la bénédiction des arènes montoises, célébrée par l'évêque des Landes, Mgr Hervé Gaschignard. Ce dernier m’a laissée pantoise tant il semblait décontracté et souriant, heureux de bénir ce jour-là, les pierres, les gradins, le ruedo, la sainte statue juchée au-dessus de la chapelle taurine, le local des chevaux et les mules de l'arrastre, les cavaliers et leurs montures, les musiciens de bandas, les trois reines des fêtes et les notables principaux de la ville, tout le « patio de caballos », petite cour d'écurie remplie de fervents spectateurs... Il les bénit donc toutes et tous, sauf les six malheureux taureaux du corral voisin, pourtant condamnés à mort et qui attendaient chacun, enfermés dans le noir de leur box individuel, d'être joyeusement trucidés en public dans l'heure qui suivrait… C'est précisément cela, cette indifférence à leur sort, comme s'ils étaient déjà abstraits, rendus invisibles et étrangers au monde, qui me heurta le plus. Texte original de la prière, intitulée « Supplique à la Vierge des toreros » : Suplica a la Virgen de los toreros « O Macarena, Virgen de Sevilla, ampara, así como te lo van a pedir devotamente, a todos los toreros que salgan a este ruedo, dando ejemplo de valor, de fuerza, y de elegancia, frente a un pueblo en fiesta, acudido con verdadera afición a aplaudir sus prestigiosas hazanas. Intercede cerca de tu hijo Jesús para que todos los que entren en el ruedo escapen de todo peligro, cuando se enfrenten con a fuerza y el poder del noble animal que va a morir. Te lo pedimos por tu hijo, Jesucristo ». Traduction française : Supplique à la Vierge des toreros « O Macarena, Vierge de Séville, protège, tandis qu’ils viennent t’en faire dévotement la demande, tous les toreros qui se présentent sur cette piste, donnant un exemple de courage, de force et d'élégance, face à un peuple en fête, accouru avec une véritable passion pour applaudir leurs prestigieux exploits. Interviens auprès de ton fils Jésus, pour que tous ceux qui entrent dans l'arène échappent à tout danger, quand ils affrontent la force et la puissance du noble animal qui va mourir. Nous te le demandons par ton fils, Jésus-Christ ». Que se passe-t-il dans le reste du Sud-Ouest ? A Mimizan est célébrée en l'église de Notre Dame des Dunes, une messe dédiée à la Vierge de Rocio dont la statue est en lien avec l'oeuvre originale du même nom qui se trouve à Rocio en Andalousie. Son effigie est bénie par le curé local puis emmenée en procession jusqu'aux arènes avant la corrida du soir. A Eauze, un prêtre catholique bénit la statue de la Vierge Macarena dans son église puis procession avec la sainte patronne via un défilé dans les rues de la ville jusqu'aux arènes Nimeño-II. A Soustons, le 13 juillet 2014 s’est déroulée la journée du Centenaire des arènes avec au programme: -10h : défilé depuis la mairie aux Arènes, en tenues et costumes traditionnels -10h30 : messe du Centenaire par l’abbé Hervé Castets de la paroisse Saint-André-de-Portd’Albret, cérémonie religieuse célébrée au cœur même des arènes. A Dax, le 19 juin 2011 a eu lieu dans les arènes de la ville, la cérémonie de béatification de soeur Marguerite Rutan, martyre guillotinée en 1794. La messe fut célébrée en grandes pompes par dix évêques, deux cardinaux, un nonce apostolique (représentant du pape, agent diplomatique du Saint- Siège), le ministre de la Justice, le préfet et d'autres notables de la République). Messe célébrée dans la plus grande ferveur au cœur d'un temple taurin notoire, haut lieu de torture animale, qui a pourtant vu couler tant de sang et résonné de tant d'appels douloureux de bovins à l'agonie. Mais QUI pour s'en émouvoir ? Toujours à Dax, que dire du parcours d'un de ses prêtres aficionados les plus en vue, Yves Gouyou, ordonné prêtre à Mont-de-Marsan le 29 juin 1967 ? Conseiller ecclésiastique de l'ambassade de France auprès du Saint-Siège de 2002 à 2007, Mgr Yves Gouyou est aujourd'hui prélat d’honneur du pape. Il a été nommé par l'évêque des Landes, le 1er juin 2015, délégué épiscopal adjoint à la vie religieuse et chanoine pénitencier adjoint de la cathédrale, en résidence chez lui à Dax. Il participe aussi à l’équipe de rédaction du bulletin diocésain « Église dans les Landes». Ce qu'il dit du rapport de la corrida avec l'Église au journal Sud Ouest en 2009 : « Vous savez qu'il y a toujours un prêtre dans le callejon, or le curé de Mont-de-Marsan me déléguait pour cette mission. Je n'étais pas encore prêtre, mais je portais la soutane... J'accueillais les toreros, je les aidais à prier avant la course ... Oh bien sûr, après la Renaissance, l'Église avait interdit les jeux avec des taureaux; elle s'insurgeait contre le danger pour l'homme (torero) et surtout le spectateur (bulle du pape Pie V au 16ème siècle, condamnant la tauromachie). Il y a eu aussi des sanctions contre ceux qui les organisaient... Mais dans le code canonique actuel, les prescriptions ont disparu. Maintenant l'Église porte toujours assistance aux toreros. Quant aux toreros eux-mêmes, ils voient toujours quelque chose de religieux dans leur art ». On peut même préciser en complément qu'il y a bel et bien aujourd'hui dans chaque « plaza de toros » française, dans chaque arène d'importance y compris celle de Dax, Bayonne, Mimizan, Eauze, Soustons mais aussi Béziers, Nîmes etc, une chapelle taurine on ne peut plus concrète, avec un aumônier attitré (voire deux), au cas où l'affrontement avec l'animal tournerait mal pour l'homme... La régie des fêtes de Mont-de-Marsan ne reconnaît-elle pas sur son site web, que dès 1956, les différents matadors se produisant dans les arènes du Plumaçon auraient « fortement insisté » pour qu'une chapelle y soit aménagée, faute de quoi ils menaçaient de ne plus fréquenter les lieux ? Tout ceci, cet aménagement délibéré du milieu de la corrida en fonction de ses liens affichés avec l'Église, ne me semble donc pas anodin, ni le fait de quelques dissidents, sortes d'électrons libres ou « faux prêtres » égarés qu'il suffirait de ramener dans le droit chemin. Mais cela nous montre bien, selon moi, la stricte réalité d'un soutien institutionnel, structurel et qui dure depuis longtemps, d'une partie de l'Église dans les régions taurines vis à vis de la corrida. Soutien avéré, non seulement en France mais dans toutes les autres régions du monde concernées elles aussi par cet archaïsme cruel. Conclusion : La corrida est un CRIME COLLECTIF, que RIEN - ni les coutumes, ni les croyances, ni les rites populaires, aussi lointains et ancestraux, profanes ou sacrés soient-ils - ne justifie au regard du VIVANT. Mgr Bruguès, ancien évêque d'Angers, actuellement à la tête des Archives secrètes du Vatican et de la Bibliothèque apostolique vaticane, en poste à Rome depuis juin 2012, a récemment fait cette déclaration sans équivoque sur la tauromachie espagnole : « Je crois à la vertu purificatrice de la corrida. Je crois à cette fonction que les Grecs appelaient la catharsis, qui nous lave de nos pulsions, de nos violences intérieures. » On pourrait presque entendre alors, même à des siècles de distance, un certain Jésus de Nazareth lui répondre ceci : « Je veux la miséricorde et non des sacrifices. Je suis venu pour abolir les sacrifices et si vous ne cessez de les accomplir, l'ire de Dieu ne cessera de vous atteindre » (Parole du Christ, citée par Epiphane de Salamine, évêque du 4ème siècle, Panarion 3,16). Puissent donc l'Église comme l'État, actuellement complices d'un même mal, entendre cet appel et accorder enfin la PAIX aux taureaux - prétendus - de combat ! Catherine Désert (pour l'ABOLITION de la corrida).
  5. Le PACTE, Parti Antispéciste Citoyen pour la Transparence et l'Ethique, a envoyé une lettre ouverte à Nicolas Hulot lui demandant d'abolir la corrida : Monsieur Nicolas Hulot, Ministre de la Transition écologique et solidaire Vous connaissez bien le caractère cruel de la corrida puisque régulièrement vous faites part publiquement de votre désapprobation à l'encontre de cette pratique. En effet, il s'avère inadmissible de permettre une telle tradition causant tant de sévices sur les animaux et de traumatismes psychologiques sur beaucoup de spectateurs•trices, parfois très jeunes. Par ailleurs, vous n'êtes probablement pas sans savoir l'existence, toujours à notre époque, des effroyables et irresponsables écoles "taurines" où l'on apprend à des enfants le maniement d'armes blanches sur des veaux... Nous vous rappelons aussi la mort du "torero" Ivan Fandiño pendant une corrida à Aire-sur-Adour le 17 juin 2017. Vous conviendrez donc qu'il est temps de mettre un terme à ce "spectacle" si décrié. Il ne doit sa survie que par le recours des subventions publiques et d'une désuète exception juridique qui profane "la République indivisible". Nous nous réjouissons que vous fassiez partie du comité d'honneur d'une association anti corrida, et que vous soyez également signataire du manifeste abolitionniste de la corrida d'une autre association. A ce titre, ainsi qu'en tant que Ministre d'Etat, par cette lettre ouverte nous vous demandons instamment de bien vouloir intervenir pour abolir cette pratique très violente et ultra minoritaire. La France doit rattraper son grand retard concernant l'éthique animale. En ne doutant pas de votre accord, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Ministre de la Transition écologique et solidaire, l'expression de notre haute considération. Le Bureau politique du PACTE. http://www.parti-antispeciste.fr/ Le 04/12/2017 N.B. : Qu'est-ce que la corrida ? : http://www.parti-antispeciste.fr/pages/corrida/22.html
  6. 2 actions contre l'abattage sans étourdissement des animaux Jeudi 28 Juin 2012 : - devant l'abattoir d'Anglet, rue Lazaret à 10h30 - devant la Préfecture de Pau, place Clémenceau à 14h30 Pour gagner plus de fric, un projet d'abattre cruellement les animaux à Anglet est en attente d'autorisation administrative. Attention danger car de graves risques sanitaires sont liés à ce mode d'abattage ! Pour préserver la santé des citoyens, les pouvoirs publics doivent donc refuser l'abattage sans étourdissement ! Ces manifestations sont soutenues par les associations Animavie, Animal Cross, fondation Brigitte Bardot et l'Alliance Ecologiste Indépendante. Infos : Christophe Lepretre / 06 58 24 12 73
  7. Les arènes municipales de Tartas (Landes) se situent dans une zone inondable. Malgré de multiples courriers de protestation, la mairie fait la sourde oreille. Rassemblement citoyen le samedi 7 Juillet pour demander légitimement leur démontage. Et bien sûr pour revendiquer l'abolition de cette pratique cruelle. Rendez-vous à 16h30 devant les arènes de Tartas. Organisation : Animavie. Contact : Avec le soutien d'Anti-Corrida Landes, Alliance Ecologiste Indépendante, Animal Cross, Colectivo Antitaurino Animalista Bizkaia, FLAC, Fondation Brigitte Bardot
  8. Toutes les enquêtes d'opinion font état qu'environ 80% des Français sont défavorables à la corrida depuis plusieurs années. Le quotidien Sud Ouest vient de révéler que les corridas à Bayonne sont largement déficitaires encore cette année en dépit d'un budget de plus de 2 millions d'euros. La mairie devra encore utiliser des fonds publics pour renflouer les caisses des arènes, provoquant la colère des associations de défense des animaux. Jean Grenet, député maire de Bayonne et grand amateur de cette pratique, va initier le 22 Octobre les "Assises de la tauromachie" en invitant les principaux organisateurs français et espagnols de férias afin de sauver la corrida. Cette dernière saison s'avère en effet un désastre économique pour toutes les villes taurines. Ce n'est donc pas l'inscription récente au patrimoine national qui empêche la désaffection du public à l'égard de la corrida. "Les contribuables auront encore à payer la facture de la barbarie sans le savoir." affirme Christophe Lepretre, responsable du réseau Animavie et à l'origine de deux manifestations cet été à Mimizan parce que le maire de la cité balnéaire a autorisé une corrida avec mises à mort, violant la loi qui interdit de nouvelles implantations tauromachiques. "C'est inacceptable, irresponsable et anti démocratique de la part d'un élu !" poursuit-il. Cet activiste organisera une action pendant les Assises tauromachiques devant la mairie de Bayonne le 22/10 au nom de l'Alliance Ecologiste Indépendante. On peut se demander en effet, si ces municipalités du sud n'ont pas (comme partout ailleurs) d'autres priorités à financer qu'une tradition désormais très impopulaire. A noter que c'est la première fois qu'un parti politique signera une manifestation en faveur de la cause animale.
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