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Plumix

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À propos de Plumix

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    Forumeur balbutiant
  • Date de naissance 07/18/1987

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  1. "Comment faites vous pour ne pas vous attacher à quelqu'un aussi facilement que nous? Plus particulièrement à un plan cul régulier? Pour ne rien ressentir? Dites moi votre secret svp" Le mec de base pense avec la bite. Il n'y a pas de "secret". Ne pas s'attacher, ce n'est pas le fruit d'une technique : c'est le comportement de base. On s'attache quand on développe le besoin de l'autre en tant qu'individu. (on peut très bien ne jamais développer ce besoin, ou le développer très tôt, ou très tard, parfois le perdre, le retrouver, s'en foutre, être indécis, être convaincu de le ressentir, se tromper, le ressentir les années bissextiles, ou seulement un peu le matin, et pas le soir, etc.) Le comportement de base, c'est de satisfaire ses besoins sexuels : l'autre n'est pas un individu à part entière, il ne représente qu'une source de plaisir (entre adultes consentants, il n'y a aucun mal à ça). L'attachement, c'est quand l'autre nous manque pour ce qu'il est, pas pour ce qu'il nous apporte (je ne parle pas d'attachement obsessionel, où l'on insiste par frustration, par jalousie, etc.). Dans les deux cas (en écartant celui de l'obsession), il y'a un manque : le manque de l'autre en tant que source de plaisir sexuel dans le premier, et le manque de l'autre pour ce qu'il est en tant qu'individu dans le second. La liste des choses qui peuvent provoquer l'attachement est longue : amour, admiration, amitié, identification, sensualité, apparence physique, adéquation intellectuelle, adéquation culturelle, adéquation sexuelle, adéquation sociale, confiance, partage, gestion du quotidien, expériences communes, philosophie, vices, personnalités, psychologies, etc. C'est la même liste qui provoque l'absence d'attachement (pas d'amour, pas d'admiration, pas d'amitié, pas d'identification, etc.). On est tous ammenés à un moment ou à un autre à voir que ce merdier est ingérable : on s'attache, ou on ne s'attache pas, mais on ne peut pas décider de provoquer ou de stopper l'attachement. Et c'est à force de se manger des coups dans la gueules et de vivre des passions dévorantes qu'on fini par voir un peu plus clair dans ce foutoir innommable. Un garçon sait très vite dans quel contexte il se trouve (attachement ou pas) : si ça fait 6 mois que ton gadjo se tate, que t'aimerais qu'il se décide, qu'il ne te parle pas de tout ça, et qu'il te voit juste pour baiser, alors prends les devants, et attache-toi à quelqu'un d'autre (une peluche ou un pot de nutella peuvent faire l'affaire). A moins, bien sur, que cet attachement à sens unique ne te dérange pas : dans ce cas là, profite de ton plan cul, y'a aucun mal à ça, bien au contraire.
  2. Plumix

    Peut-on fuir la vérité ?

    Kat Mandou : c'est même plus fort que ça : en mathématiques, dans certains contextes, quand on n'a pas de solution, on en créer une. C'est ce qui a été fait avec les (fameux) nombres imaginaires, par exemple. Leur origine est très simple : le polynôme X² + 1 n'a pas de racines réelles (ie. l'équation x² + 1 = 0 n'a pas de solutions dans l'ensemble des nombres réels). Comment faire pour avoir une solution ? Construire arbitrairement une racine. On l'appelle i, et on considère un nouvel ensemble qui contient à la fois cette nouvelle racine i et l'ensemble des nombres réels. Quelques précautions théoriques plus loin, on obtient l'ensemble des nombres complexes (on dit qu'on fait une extension du corps des réels - pour ceux qui en ont déjà entendu parler, il s'agit d'un des concepts à la base de la Théorie de Galois). Donc pour que ça marche, au lieu de remplacer les inconnues par du connu, on va même parfois jusqu'à remplacer les inconnus par des choses complètement inventées. Bon, de là à substituer aux objets mathématiques des données émotionnelles, je pense qu'il va falloir attendre encore un peu (on peut le faire à un niveau très basique - au niveau logique -, mais en dehors de ça...)
  3. Plumix

    Peut-on fuir la vérité ?

    Quasi-Modo : c'est très clair, et très intéressant. J'aime beaucoup l'idée de la pertinence d'un jeu de concepts par rapport à un autre, et celle de la fuite passive. C'est vrai que le fait d'avoir une formation scientifique m'écarte un peu de cette question de l'impossibilité d'une vérité absolue : en sciences, on possède (ou on construit) le jeu de concepts idéal qui nous permet de dire si une proposition est vraie ou fausse, au sein d'une théorie et relativement à un ensemble d'axiomes. C'est quelque chose de très spécifique aux mathématiques : on n'utilise pas de mots, et des nombres très rarement ; de fait, tous les objets mathématiques sont construits pour avoir un sens unique, sans aucune ambiguité. Nos outils n'ont aucune valeur émotionelle, ne sont le fruit d'aucune expérience individuelle, n'expriment rien, et n'ont aucun sens affectif. D'ailleurs, puisqu'on est dans le forum Philo, je pense à Spinoza, dans l'Ethique, qui reprend cette mécanique d'évaluation (sur le principe de la démonstration mathématique), pour évaluer des propositions, exprimées dans sa langue maternelle. C'est certainement parce qu'il se base sur le langage que sa tentative aboutie à l'échec. Malgré tous ses efforts, il ne peut pas se détacher de la signification qu'il donne aux mots par le biais de son jeu de concepts - non idéal - issue de son expérience personnelle. coeur bleu : c'est très gentil :blush: Je ne pense pas mériter autant de compliments, mais je suis très touché.
  4. Plumix

    Peut-on fuir la vérité ?

    Kat Mandou : d'accord, je comprends. Le 1 + 1 = 3 m'intriguait d'un point de vue mathématique, mais comme symbole de l'association ou de la relation, je suis tout à fait d'accord. D'ailleurs, en philosophie de l'esprit, certains pensent que la conscience émerge de l'association. Un peu comme quand quelqu'un lit un livre : le sens des mots nait de l'association livre/lecteur. Le modèle du Braneworld, c'est une théorie assez récente chez les physiciens qui considère 5 dimensions pour décrire l'univers : 4 dimensions spatiales, et une dimension temporelle. Dans la relativité générale d'Einstein (la théorie la plus reconnue actuellement), on utilise ce qu'on appelle des espaces de Hilbert à 4 dimensions : 3 dimensions spatiales, et une temporelle (c'est la structure que l'on connait tous intuitivement). Le Braneworld propose une structure gravitationnelle de l'univers différente de la théorie "classique" : l'univers tel qu'on le connait serait encastré dans un univers "plus large" (une dimension spatiale de plus - 4 au lieu de 3). Par exemple, si tu dessines des petits bonhommes sur une feuille de papier, ils vivront dans un espace à deux dimensions spatiales (la feuille de papier), et la feuille de papier est elle-même encastrée dans un espace à une dimension supplémentaire (les 3 dimensions de notre espace habituel). En ce qui concerne la réalité, je continue à penser qu'elle existe indépendament de la perception humaine , et que c'est la réalité psychique qui la découpe et la classifie en objets. Les mots qu'on utilise pour désigner ces objets, le sens qu'on leur attribue (la pomme, la fleur, le fait de tomber) ont effectivement besoin d'une perception préalable pour exister ; mais pas les objets qu'ils désignent. L'exemple de la face cachée de la lune illustre exactement cette idée : elle n'a pas besoin d'être perçue et désignée par un humain pour exister. Quasi-modo : je ne suis pas sur d'avoir compris ce que tu as écris. Je pense cependant que la vérité comme modèle créer une vérité conditionnelle : on la considèrerait comme vérifiée tant que rien ne l'infirme dans l'expérience quotidienne. Effectivement, c'est ce que l'on fait dans la vie de tous les jours. J'entendais par vérité la qualité d'une assertion (le fait qu'elle soit vraie) ; de fait, cette vérité là est indissociable du langage : c'est par son intermédiaire qu'on évalue si une affirmation est vraie ou fausse. Cependant, et dans cette optique, le langage n'est pas le substrat de la vérité, mais seulement l'outil qu'on utilise pour l'évaluer (le langage en lui-même ne contient pas de vérité, il ne fait que le lien entre une affirmation et les règles que l'on va utiliser pour l'évaluer). Et je suis d'accord avec toi, ce qui nous permet concrètement de faire cette évaluation, ce sont nos propres jeux de concepts composés au gré de nos expériences. coeur bleu : officiellement, je suis un scientifique pur et dur. J'ai commencé par les mathématiques, et aujourd'hui j'étudie la cryptographie. Mais j'avoue que les bouquins qui s'entassent entre mes guitares un peu partout chez moi n'ont pas grand chose de scientifique. :blush:
  5. Plumix

    Peut-on fuir la vérité ?

    Imparfaite, coeur bleu, & Grenouille verte : merci, c'est gentil de m'avoir lu :blush: (j'adore vos pseudonymes) Quand on parle de réalité, on pense souvent à deux choses : la réalité psychique, et la réalité tout court. La réalité psychique désigne la représentation du monde que l'on exploite effectivement après la perception par les sens et le traitement des informations par le système nerveux. Par définition, cette réalité est multiple. Elle peut être réduite, enrichie, substituée, etc. C'est la réalité que l'on manipule concrètement, la réalité "humaine". En revanche, la réalité (tout court) désigne l'ensemble des choses qui existent en dehors de toute perception : la matière de l'univers par exemple n'a pas besoin d'être observée par l'homme pour exister. Cette réalité là est la même pour tous. C'est d'elle dont il s'agit quand on parle de vérité et d'adéquation. La réalité psychique est une réalité sensible, la réalité tout court est matérielle. Elles représentent en quelque sorte les deux extrémités du processus de perception : d'un côté il y'a la réalité, et de l'autre, après la perception et le traitement des informations de la perception, il y a la réalité psychique. En ce qui concerne la perception en 4 dimensions spatiales, est-ce que tu penses au modèle du Braneworld Randall-Sundrum de type 2 ? Pour le 1 + 1 = 3, donne-moi un cadre dans lequel ça marche, ça m'intéresse (dans un corps fini d'entiers de caractéristique quelconque, ça implique entre autre que 0 est inversible, ce qui pose problème). (ça implique aussi que tous les éléments valent 0, d'ailleurs)
  6. Plumix

    Peut-on fuir la vérité ?

    Il ne faut pas confondre vérité et réalité. La réalité est indépendante de l'homme, elle ne peut pas être vraie ou fausse. La vérité est une qualité d'un jugement (ou d'une connaissance) qui porte sur la réalité. Aristote a écrit : "Dire que ce qui est n'est pas, ou que ce qui n'est pas est, est faux ; et dire que ce qui est, est, et que ce qui n'est pas n'est pas, est vrai." Au-delà du fait que c'est dit de façon très tordue, on distingue bien l'idée de réalité ("ce qui est", "ce qui n'est pas"), et celle d'affirmation/de jugement sur la réalité ("dire"). Concrètement, on trouve la vérité ou l'erreur dans des affirmations (la réalité existe par elle-même, la vérité ou l'erreur s'inscrivent dans une initiative - "dire"). Quand quelqu'un fait une affirmation, ou bien elle est en adéquation avec la réalité et son affirmation est une vérité, ou bien ce n'est pas le cas, et son affirmation est une erreur. Exemple : je suis en face d'une maison bleue ; si je dis : "Cette maison est rouge", alors je fais une affirmation qui n'est pas en adéquation avec la réalité : mon affirmation est fausse, il ne s'agit pas de la vérité. Si je dis : "Cette maison est bleue", alors je dis la vérité. Dans les deux cas, la réalité est complètement indépendante de mon affirmation. Il y a vérité ou erreur dès que l'on fait une affirmation : de fait, fuir la vérité, c'est ne faire que des affirmations fausses, ou ne jamais rien affirmer. Bien sur, une affirmation peut être faite pour soi (ne rien affirmer, ce n'est pas juste se taire). Donc, pour répondre à ta question, fuir la vérité, ça semble quand même vachement difficile. (le mensonge n'est pas une fuite de la vérité : pour mentir, il faut connaitre la vérité) Deux petites remarques : à proprement parler, il n'y a donc pas de "vérité personnelle". Si deux personnes affirment quelque chose de vrai par rapport à un même objet de la réalité, alors soit leurs affirmations portent sur des caractères différents de cet objet (le toit et la porte d'une même maison par exemple), et elles sont vraies sans être équivalentes, soit ces deux personnes affirment la même chose. Cette association de termes, "vérité personnelle", est d'ailleurs très contradictoire : la vérité qualifie une affirmation (vraie ou fausse). Il n'existe pas de "vrai" et de "faux" différent selon chacun ; dans le cas contraire, la vérité serait absurde (au sens propre - on pourrait considérer comme vraies des conjonctions d'affirmations contradictoires, au sens logique). J'ai lu un paquet de conneries dans ce sujet (l'histoire de X = 4 et X = 5), qui ont quand même le mérite d'avoir évoqué l'idée de système logique. (j'ai aussi lu plein de choses que j'ai trouvées très intéressantes :blush:) A priori, la vérité ne dépend d'aucun système logique. La seule chose qui la conditionne, c'est la réalité (je ne pense pas qu'on puisse dire que la réalité soit un système logique). Il existe cependant des vérités "locales", effectivement liées à des systèmes logiques. Au sens propre, il ne s'agit pas de vérités : elles sont vraies par rapport à un ensemble d'axiomes bien déterminé seulement. Ces vérités là sont les affirmations qui constituent une théorie. Par exemple, à l'échelle des mathématiques, si quelqu'un affirme que 1 + 1 = 2, il doit le démontrer : cette affirmation n'est vraie que dans un contexte précis. (dans ce qu'on appelle un corps de caractéristique 2, 1 + 1 = 0)
  7. Plumix

    L'humeur du jour

    D'humeur à venir poster un truc ici.
  8. Plumix

    L'humeur du jour

    Fin de deux semaines de partiels, redécouverte de la vie sans caféine. It was about time ! :blush:
  9. " - Stevie is here, let him set in ! - Who's Stevie... ? "
  10. Plumix

    votre rôle dans la vie?

    Les choses seraient plus simples (et plus tristes) si l'on avait un rôle à découvrir, puis à jouer. Je ne pense pas que ça se passe comme ça (et ça me semble être une bonne chose). Une société n'est pas faite d'individus qui ont une fonction et un destin. On peut être volatil, aimer des choses, ne plus les aimer, en vouloir d'autres, les oublier, ne pas avoir de "ligne de conduite", ou assumer des principes stupides parcequ'ils nous rendent plus heureux.
  11. Plumix

    L'humeur du jour

    Humeur de l'étudiant surmené qui se réveille à l'envers après avoir rêvé de la nana dont il a juré qu'il ne lui accorderait plus jamais le droit d'asile dans son petit système nerveux fatigué. Keep cool. :blush: Bon dimanche à tous.
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