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Tarantinadeone

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  1. Je discutais hier avec un photographe. Nous nous accordions autour du fait que la France est un pays étrange. Nous célébrons cette année le nazisme triomphant à travers toutes les formes modernes de l'entertainment : Le ruban blanc, The reader, Wagner sur les Champs-Elysées, Villiers à l'UMP et pour finir Tarantino. Donc de quoi s'agit-il ? En 1992, Quentin Tarantino croise Benoît Poelvorde qui vient d'accoucher d'un des films les plus violents de l'histoire du cinéma: C'est arrivé près de chez vous . Quentin raconte qu'il vient de voir le film Au revoir les enfants de Louis Malle mais n'arrive pas à le prononcer correctement, il dit Reservoir (au revoir) Dog ( c'est halluçinant mais véridique). Commence donc cette saga mêlant série Z, bande dessinée, rockabilly, cocaine et meurtres en cascades. On me raconte également que c'est depuis cette époque qu'il appelle Gilles Jacob "Papa" pour l'avoir soutenu à ses débuts. Sont donc toujours au rdv Michael Madsen, Tim Roth, Harvey Keitel et Steve Buscemi puis Uma Thurman et finalement Mélanie Laurent. C'est comme si l'étau se refermait doucement. Poelvorde est finalement en dépression nerveuse, invite Marc-Edouard Nabe sur les plateaux télé et Tarantino offre à son comédien SS le prix d'interprétation masculine. Mélanie Laurent est juive. Moi aussi. Cela lui offre tous les passe-droits pour dire tout et son contraire. Pas moi. Daniel Bruhl m'inquiète, je le trouve formidablement crédible. J'avais trouvé Joyeux Noêl étrange, Good Bye Lénine, convenu et les Edukators (étrange téléfilm Paolo Altien) ambigu. Diane Kruger est insaisisable, a le physique de l'emploi et donne du fil à retordre à ceux qui cherchent un lien entre Mon idole, Troie, Benjamin Gates et Les Lascars. Christoph Waltz parle tout le temps, n'est pas si marrant et s'octroie un discours sur les juifs d'assez mauvais goût. Je m'étais fait la même réflexion en voyant Mon meilleur ennemi de Kevin Mac Donald sur la création du 4ème Reich en Bolivie par Klaus Barbie. Non décidément l'Allemagne l'emporte beaucoup trop dans ce film. Reste le fermier barbu de départ qui ressemble étrangement à Aaron, la scène finale d'autocombustion de Mélanie qui sonne comme un dernier tour de chant d'Amy Winehouse et bien entendu pour ceux qui n'ont pas peur de s'évanouir et qui savent lire entre les lignes schyzoîdes hollywoodiennes, la paserelle du grand Brad Pitt qui ne fait plus qu'égorger avec son grand couteau (voir le film sur la vie de Jessee James) depuis qu'il a produit le très opportuniste film sur la vie de Daniel Pearl. Les années 30 c'est très dur a exploiter au cinoche. Les seuls qui y sont arrivés correctement, c'est Papa Schultz et de Funès dans la grande vadrouille (même Fritz Lang et Spielberg ont déconné, c'est dire). Le reste te foutera toujours la gerbe. Tu vois des collabos partout, des anarchistes opportunistes, des années folles écrasées par l'opium. On constate l'échec d'Il était une fois en Amérique qui a coûté sa carrière à Sergio Leone. Il faut lire sur les années 30 c'est beaucoup mieux. La raison ? Il n'y a pas d'héroisme serieux à cette époque là. Prenez Dillinger, l'inquiètant mafieux tué par le jeune FBi soutenant la cause irlandaise comme d'autres rêvent l'état d'Israel. On ne sait jamais ce qui fait qu'un homme réussit à renverser les scores. La petite Léa Seydoux quand à elle pour avoir fait la pub Levis se retrouve parachutée Shoshanna enfant. Il manquait plus que le fils de Jean-Jacques Goldman dans le rôle du bandolero palestininen pour couronner cette entreprise de clichés mais attendons plutôt le prochain.
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