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Astate

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  1. Un classique que je n'avais pas eu l'occasion de lire : L'étranger de Camus. Le style est simple, épuré de complexité dans le but de décrire au plus près ce fameux étranger qu'est Meursault. Pourquoi l'étranger ? - Tout d'abord il est étranger à l'algérie, car c'est un pied noir - étranger à lui même, c'est une personne qui n'éprouve très peu de sentiments ( aucun sentiments lors de la mort de sa mère, aucun sentiments dans sa relation avec Marie puisqu'il la désire mais il ne l'aime pas, d'ailleurs il ne sait pas si il veut se marier avec elle, aucun sentiment non plus dans le meurtre de l'arabe sur la plage). Et c'est ce qui lui vaudra préjudice lors de son procès puisqu'en effet au lieu de juger un tueur les jurés vont juger un homme ne pouvant éprouver que trop peu de sentiments. C'est un individu aliéné et presque plus humain. Ce qu'il recherche c'est vivre son instant présent, sans en analyser la situation peu importe ce qu'il y a avant ou après (ex : pas de repentance lorsque l'aumônier vient le voir avant son exécution). C'est ce qu'on retrouver dans le plaisir de se baigner sous le soleil, c'est aussi ce qu'on retrouver lorsqu'il tue l'arabe de sans froid toujours sous la chaleur écrasant ou lorsqu'il assiste à la mise en bière de sa mère (il boit la café au lieux de se recueillir). En quelque sorte il préfère agir sans se poser de question, sans interpréter, sans s'émouvoir. Par contre j'ai pas saisi à quoi se réfère la chaleur/soleil qui est toujours présente dans ses actions. - étranger aux autres, il connait peu ses voisins, et est une personne très laconique qui se contente plutôt d'écouter que de parler. Faut voir le personnage et je pense que c'est ca l'idée capitale comme un texte avec de la forme mais sans fond, et c'est ce qui à mon avis justifie ce style d'écriture épuré (un homme de surface sans profondeur, et le fait que lorsqu'on se pose pas de question sur soi même, on epouve plus rien, on n'est pas humain): je cite un passage pour ceux qui ne l'ont pas lu et qui veulent comprendre ce que veut dire le style epuré "Elle a incliné sans un sourire son visage osseux et long. Puis nous nous sommes rangés pour laisser passer le corps. Nous avons suivi les porteurs et nous sommes sortis de l'asile. Devant la porte il y avait une voiture" Et ca justifie ce que je disais, tout est dans l'action, c'est bref court. Voila j'espère que mon début d'analyse vous donnera l'envie de lire ce livre et de vous forger votre propre avis :smile2: ps: j'ai peut être un interprétation pour la lumière la chaleur, c'est à opposer à l'ombre ce qui est caché, non visible ( sentiments ressenti réflexion). Et Meursault vit dans cette lumière et n'a pas de coin d'ombre = jardin secret ou se reposer et s'analyser.
  2. Inglourious Basterds

    Kikou je vais vous laisser mon avis : - déjà généralement j'ai trouvé le thème (nazi) par Tarantino un peu déplacé. C'est de la catharsis : on voit le juif qui se venge du nazi ... un peu mal saint. - ensuite concernant la mise en scène, ben fidèle à du Tarantino, les discours sont irréprochables mais parfois un peu inutiles, au détriment de l'action. - les jeux d'acteurs sont très bien et surtout celui de Christoph Waltz ( le Colonel Landa) qui est pour ne pas dire bluffant. On en viendrait presque à aimer ce nazi tueur de Juif pour son éloquence, sa prestance ... - le groupe des batards dirigé par Brad Pitt est un peu décevant on a l'impression qu'il n'est pas vraiment l'élément principal du film, on dirait un peu un élément de second plan. - des caricatures parfois drôles, ex de Goebels ou déplacée comme l'attentat final dans le cinéma qui se fait par le feu, les volutes de fumée (image certainement aux camps de concentration) signe d'une vengeance Juive envers les nazis. Que l'on condamne les actes nazi c'est une chose mais qu'on mette en scène une vengeance digne de leurs propres actes était un peu déplacé. - Cependant ca reste un très bon film à aller voir
  3. Determinisme social

    Bonjour à tous, Tout d'abord je remercie ceux qui prendront un peu de temps à comprendre ma situation et peut être qui arriveront à me conseiller et à me donner leur avis. Voila c'est sous un titre un peu pompeux que j'aimerais vous faire part de mon expérience, et une partie de ma vie à laquelle je suis confronté et dont j'aimerais avoir vos avis, vos témoignages et vos réactions. Je vais commencer par le début. Je suis actuellement étudiant en 2em année de médecine J'ai passé mon bac S mention TB et Européenne et mon parcours a toujours été sans accrocs. Jusque la me direz vous, vous ne voyez pas le problème. Mais depuis peu je suis dans une sorte de crise existentialiste, car issu d'un milieu modeste (mère agent d'entretien et père guichetier) je me pose de plus en plus de questions. Le fait de vous les évoquer (chose que je n'ai jamais osé faire avec mes amis, proches ou familles) me semble essentiel, ça me fait du bien en faite ... En effet depuis ma scolarité je côtoie, ce qu'on pourrait appeler des "élites" ou gens de "bonnes familles", même si je n'aime vraiment pas ce terme ségrégatif mais très évocateur. A tel point que la majorité de mes amis, pour ne pas dire tous mes amis font partis de ces gens. Je tiens aussi à ajouter que je n'ai jamais manqué de rien (enfin sans m'être crée des besoins à hauts standard) Et je remarque avec consternation que ce qui nous unis hormis notre parcours, n'a pas de fondement. En effet comment assumer le fait que vous vivez dans un 70M² alors que d'autres sans même percevoir leur chance vive dans une maison de 200 m² avec piscine creusée. Comment assumer aussi lors de discution que vous ne connaissiez pas telle ou telle référence culturelle, telle série ou tel film ? Comment assumer aussi le fait que vous soyez gêné d'évoquer la profession de vos parents quand ceux de vos amis sont pharmaciens, des médecins et autres dentistes en tout genre ? Bien que j'aime ce que je fais, mes amis, ma vie mais j'ai l'impression de ne pas être à ma place; D'avoir ce que j'appèle un blocage culturelle (l'impression d'en savoir moins à cause de la différence de niveau social); d'être gêné parfois aussi lorsque mes amis me disent "quand est ce qu'on va chez toi" et d'esquiver la remarque pour ne pas avoir à être confronté à ma vraie nature ou plutôt identité ... En fait j'ai l'impression de me mentir à moi, quand je tente désespérément de taire mes origines. Et quand parfois une question vient soulever le problème et que je ne cherche plus à mentir sur qui je suis, je vois la réaction très hypocrite qui s'inscrit sur le visage de mes amis comme autant de supériorité sociale voir de dédain. Pourtant j'ai pas la force, ni le courage pour leur expliquer mon problème. Car se sont des gens cultivés et ils sont conscients des inégalités (de manière théorique) mais n'ont aucune conception pratique de la chose. En clair on leur parle d'inégalités, mais n'en ont jamais vécu. C'est un peu comme la formation médicale on vous parle de théorie, mais une fois en pratique vous ne savez pas quoi faire. Alors leur expliquer mon problème serait comme amener des bonnes paroles mais pas de vécu. Pour résumer un peu mes idées : - vivre avec des gens d'un autre milieu social est très enrichissant - mais oblige à se mentir à soi et aux autres, à taire ses origines (à les renier ?) - vivre dans ce milieux nous fait nous sentir inférieur sur le plan social et aussi culturel - impossibilité d'évoquer sa nature car vous connaissez les deux milieux, mais les "élites" très souvent n'ont connu que le milieux aisés et ne connaissent le milieu modeste que par ce qu'on en dit et en toute absence de vécu. Voilà je vous remercie beaucoup de votre attention et j'attends avec impatiences vos commentaires, idées, conseils, vécus ...
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