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PUNCHETTE

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Tout ce qui a été posté par PUNCHETTE

  1. Le ballet des heures Les heures sont des fleurs l'une après l'autre écloses Dans l'éternel hymen de la nuit et du jour ; Il faut donc les cueillir comme on cueille les roses Et ne les donner qu'à l'amour. Ainsi que de l'éclair, rien ne reste de l'heure, Qu'au néant destructeur le temps vient de donner ; Dans son rapide vol embrassez la meilleure, Toujours celle qui va sonner. Et retenez-la bien au gré de votre envie, Comme le seul instant que votre âme rêva ; Comme si le bonheur de la plus longue vie était dans l'heure qui s'en va. Vous trouverez toujours, depuis l'heure première Jusqu'à l'heure de nuit qui parle douze fois, Les vignes, sur les monts, inondés de lumière, Les myrtes à l'ombre des bois. Aimez, buvez, le reste est plein de choses vaines ; Le vin, ce sang nouveau, sur la lèvre versé, Rajeunit l'autre sang qui vieillit dans vos veines Et donne l'oubli du passé. Que l'heure de l'amour d'une autre soit suivie, Savourez le regard qui vient de la beauté ; étre seul, c'est la mort ! étre deux, c'est la vie ! L'amour c'est l'immortalité ! Gérard de Nerval
  2. Angoisse Je ne viens pas ce soir vaincre ton corps, ô bête En qui vont les péchés d'un peuple, ni creuser Dans tes cheveux impurs une triste tempête Sous l'incurable ennui que verse mon baiser: Je demande à ton lit le lourd sommeil sans songes Planant sous les rideaux inconnus du remords, Et que tu peux goûter après tes noirs mensonges, Toi qui sur le néant en sais plus que les morts: Car le Vice, rongeant ma native noblesse, M'a comme toi marqué de sa stérilité, Mais tandis que ton sein de pierre est habité Par un coeur que la dent d'aucun crime ne blesse, Je fuis, pâle, défait, hanté par mon linceul, Ayant peur de mourir lorsque je couche seul. Stéphane Mallarmé Automne malade Automne malade et adoré Tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies Quand il aura neigé Dans les vergers Pauvre automne Meurs en blancheur et en richesse De neige et de fruits mûrs Au fond du ciel Des éperviers planent Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines Qui n'ont jamais aimé Aux lisières lointaines Les cerfs ont bramé Et que j'aime ô saison que j'aime tes rumeurs Les fruits tombant sans qu'on les cueille Le vent et la forêt qui pleurent Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille Les feuilles Qu'on foule Un train Qui roule La vie S'écoule Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913
  3. Amour binaire Tu es l'autre partition solitaire et inséparable. La vie sans toi sera néantisée. Symbiose qui réjouit ou véritable angoisse ? Ta présence enflamme la dichotomie de notre amour, fusionne nos étincelles. Crois-tu pouvoir survivre ? Moi, je sais ! Je marche à la dérive dans un désert en décomposition avec cette seule pensée un jour tu ne seras plus. Et je serai Dépariée. Sybille Rembard
  4. pour ces instants de douceur et de sensualité....Pour mon magnifique compagnon...
  5. Pour mon Sweety Bonbon ma moitié d'orange :D :D :D
  6. moi aussi...... :D Bisous mon PADACHOU :D
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