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mary.shostakov

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Tout ce qui a été posté par mary.shostakov

  1. ... ... ... La primatologie permet de révéler aussi le comportement moral des primates. Autrement dit, la morale n'est pas la conséquence de la religion. . La religion prêche la morale en usurpant le pouvoir de créer la morale. La morale a précédé la religion de plusieurs millions d'années. ... ... ...
  2. ... ... ... La remarque est du camarade Nietzsche. «L'erreur est nécessaire à la vie.» L'incrédulité face à cette remarque est évidente. Comment une erreur arithmétique telle que 2 +2 = 5 est-elle nécessaire à la vie ? Conclusion : il s'agit sans doute d'une vérité d'un autre ordre. Nietzsche ne savait manifestement pas ce que sa remarque comprenait de vérité. Les outils scientifiques qui lui aurait permis de se comprendre lui-même n'existait pas encore. Il s'agit donc d'une intuition de sa part. Une intuition littéralement géniale, certes, mais qu'il ne fait pas suivre de la moindre explication, hors de remarques devant tout à la psychologie de son époque, à la construction de laquelle il avait par ailleurs fortement contribué. Freud y puisera plus tard sans trop le dire. On percevra l'essence de cette erreur le jour où la primatologie aura émergé du champ des sciences du vivant accompagné de la génétique commandant la sélection des espèces chère au camarade Darwin. Les nombreuses observations de singes en liberté ont révélé que lorsqu'un grave danger se manifestait sous la forme d'une sensibilité à une modification de l'environnement, par exemple un mouvement brusque du feuillage, ces singes ne se posaient pas la question de savoir si c'était le vent ou un léopard qui était la cause de ce mouvement. Ils avaient presque tous le réflexe de fuir devant la possibilité non négligeable que ladite cause, c'était un léopard. C'est là que la sélection naturelle entre en jeu. Devant ce mouvement du feuillage, il y avait une faible proportion de singes qui ne fuyaient pas. Alors deux possibilités pouvaient émerger. Soit les feuilles était agitées par le vent, et le singe survivait. Soit les feuilles était agitées par un léopard, et le singe se transformait en repas et ne survivait pas, par définition. Si le premier survivait, il avait la possibilité de se reproduire après avoir séduit une femelle de sa tribu. Si le second singes était transformé en repas avant d'avoir atteint son âge de reproduction, alors il ne se reproduisait pas. Inutile de dire que le singe qui fuyait toujours devant la moindre possibilité - vraie ou fausse - de se transformer en repas avait toutes les chances de se reproduire quelqu'ait été la réalité - vraie ou fausse - qui l'avait fait détaler. Et c'est là que la chose devient particulièrement intéressante. À moins de défendre une position religieuse ou métaphysique, tous les faits à notre disposition laissent penser que l’homme procède de l’évolution biologique au même titre que toutes les autres espèces vivantes sur Terre. Tous les traits humains, tous ses comportements, toutes ses pensées et toutes ses actions, sans exception, possèdent une base matérielle, moléculaire, cellulaire, qui influe sur leur expression. L’existence de cette influence n’est plus guère niée, même si sa nature exacte reste encore l’objet d’investigations scientifiques. Tout ça pour dire que si l'on trouve l'héritage d'une caractéristique génétique et donc d'un comportement chez les primates singes, cette caractéristique et ce comportement se retrouvent chez le primate homo-sapiens-sapiens. L'erreur au départ incompréhensible du camarade Nietzsche («l'erreur est nécessaire à la vie»), c'est celle qui, face à tout changement inattendu de l'environnement au sens très général de ce terme, mais qui offre deux possibilités d'évaluation largement fulgurante à l'homo-sapiens-sapiens, soit ce changement n'est pas dangereux, soit ce changement est dangereux, cet homo-sapiens-sapiens aura toujours le réflexe immédiat, déterminé, incontrôlable de pencher pour le changement dangereux. Il existe une erreur particulière, remarquable, étonnante, qui se transmet de générations en générations de quelque être animal ou végétal depuis des milliards d'années, et c'est le principe de considérer, de juger, d'évaluer, de croire (dur comme fer) comme vrai ce qui est soit vrai soit faux et se manifeste sous cette possibilité double à la sensibilité de tout être vivant ne retenant que ce qui l'arrange pour survivre et donc le sélectionne ainsi depuis des milliards d'années. Cette erreur particulière, elle vit et se perpétue en veillant à sa bonne entente avec toutes les erreurs de recopiage génétique présidant à toutes les différenciations ou disparitions d'espèces animales et végétales depuis que la terre existe avec toutes les variations chimiques (vivant) ou physiques (non vivant) qui la caractérisent depuis 3 ou 4 milliards d'années ... C'est dans le déterminisme de cette adhésion au vrai comme au faux toujours considérés tout deux comme vrai que se trouve l'élément d'une explication d'importance capitale concernant la création des dieux ou de Dieu. Pour résumer cet éléments, si un prophète qui s'ignore déclare en 500 ou 1000 avant l'ère commune qu'il a eu dans son sommeil la vision d'un être extrêmement puissant exigeant qu'on croit en lui sous peine de mort suivie d'une souffrance éternelle au beau milieu d'un feu destiné à le tourmenter sans fin, alors le premier venu qui l'aura entendu le croira pour une bonne raison : on ne sait jamais ! : 1 ) ce que lui dit ce prophète est PEUT-ÊTRE vrai ! Progession >>> 2) ce que lui dit ce prophète EST vrai ! Cet élément porte un nom bien précis : C'est le principe de précaution. Blaise Pascal s'en servira pour exprimer le choix extrêmement sage de l'existence de Dieu face à son inexistence. Il vaut mieux le croire, le bénéfice est évident ... Depuis 150 ans, à chaque création de vaccin se manifestent ceux qui prêchent la toxicité évidente du vaccin en question. Bon nombre de gens les croient, car on ne sait jamais, ceux qui avancent la toxicité du vaccin disent peut-être la vérité .. Progression >>> ils disent la vérité. Je pense à partir du fait constaté que ce principe de précaution a présidé à notre existence et que l'erreur consistant à croire vrai ce qui est vrai ou faux devrait mériter le plus grand respect. Respect aux athées honnêtes qui véhiculent les raisons scientifiques de l'explication de l'existence intellectuelle de Yahvé, Dieu ou Allah au sein de l'idéel platonicien et sa respectable caverne … .
  3. ... ... ... Il me semble l'avoir dit plus haut >>> Je n'ai rien à dire sur les pensées et les actions des croyants qui pratiquent leur culte sans s'occuper des autres habitants de la planète <<< Par contre je suis contre tous les chefs religieux et théologiens qui jouent d'«érudition» pour que leurs ouailles s'agenouillent ou se prosternent physiquement et intellectuellement. ... ... ... ... ... ... Digression : Je relève cette remarque pour indiquer que dans tous les restaurants du monde, même chez les McDonald's ou KFC de la planète, le choix du repas est toujours offert au client. Les restaurateurs savent tous d'instinct qu'il y a quelque chose qui guident leur client dans le choix de leur alimentation. Aujourd'hui, la médecine sait que ce choix est effectué par le corps des clients en fonction du manque de certains éléments nutritifs. Et c'est la génétique qui a permis d'enseigner cette chose aux médecins d'aujourd'hui. Le cas du manque de sucre peut faire choisir un excès de gâteaux et de friandises au restaurant comme chez soi, ce qui peut mettre en danger tout diabétique qui s'ignore, car cette maladie ne se déclare pas d'un seul coup, mais tout doucement, au point qu'on peut un jour en être malade sans le savoir. La génétique comportementale permet dès la naissance et même avant de détecter dans l'ADN le futur diabète, ce qui permet de traiter cette maladie avant qu'elle ne se déclare. Grâce à la génétique comportementale, la médecine d'aujourd'hui, qui est palliative, avec ses erreurs et son coût, va sans doute se transformer en médecine préventive, ce qui diminuera fortement ses erreurs et son coût. Il est toutefois fort possible que l'industrie pharmaceutique ne sera pas immédiatement d'accord. Fin de la digression. ... ... ...
  4. ... ... ... T'es-tu renseigné sur la génétique comportementale ? (À l'évidence non) Accepterais-tu une petite démonstration sur un élément de cette génétique ? ... ... ...
  5. ... ... ... Toute les explications sur l'existence ou les volontés de Dieu et de tous ses intermédiaires sont des tautologies au sens ou ce qui est dit doit être pris pour vérité alors que le seul argument présenté n'est soutenu que par ce qui est dit. En d'autres terme ce n'est pas parce qu'on déclare une chose que cette seule déclaration prend valeur de vérité. C'est ce qui fait la force phénoménale de la science, à savoir que pour prendre valeur de vérité, il est indispensable d'accompagner toute déclaration par une explication absolument respectueuse de la méthode scientifique. Une comparaison de la science d'une part et des religions d'autre part peur révéler la force et la puissance de la science, qui, contrairement à la multitude des milliers de religions implantées partout dans le monde est toujours la même de partout dans le monde. La science, il n'y en a qu'une dans le monde et les scientifiques du monde entier sont tous d'accord sur la teneur de la méthode scientifique.. Les religions, il y en a des milliers partout dans le monde. Et aucune de ces religions n'est d'accord avec les autres. Autrement dit, avec les multitudes de croyances religieuses il existe autant de vérités que de religions ou de théologies. Il est évident qu'elles sont toutes fausses, sauf celle que prétend n'importe quel croyant persuadé que SA religion dit la vérité contrairement aux autres religions. ... ... ...
  6. ... ... ... C'est exactement ce que je dis. Par ailleurs. D'une part personne n'est tenu de prouver l'inexistence de quoi que ce soit. C'est celui qui avance quoi que ce soit qui est chargé de fournir la preuve de ce qu'il avance. Cela dit, l'athée que je suis puisque je vis sans Dieu, il ne conteste pas l'existence de Dieu dans la tête de ceux qui croient en Dieu. Et la croyance n'est pas la preuve de l'existence non idéelle, non idéaliste, non psychologique de Dieu >>> dans le domaine de la physique et de la biologie <<< Résumé Quiconque peut dire n'importe quoi et son contraire dans le domaine de réalité de la psychologie. Les religions font partie de ce secteur. Mais les sciences du vivant sont parfaitement capables d'explorer tout ce qui touche les religions pour en décortiquer tous les mécanismes. ... ... ... ... ... ... Le délire de l'homme primitif a une influence phénoménale sur le délire de l'homme moderne ! Ça s'explique grâce à un domaine de la science qui porte le nom de génétique. ... ... ...
  7. ... ... ... Ta citation de l'académie française donne l'étymologie du terme idéologie. IDÉOLOGIE n. f. xviiie siècle. Composé d'idéo- et de -logie, tiré du grec logos, « discours ». Or, les paroles du rabbin, du curé, de l'imam ne sont-elles pas des discours ? Le judaïsme, le christianisme, l'islam ne sont-ils pas des idées ? ... ... ...
  8. ... ... ... Le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales est formel : «l'idéologie est l'ensemble [..] des doctrines [..] religieuses» ... ... ...
  9. ... ... ... Je t'engages à lire «Et l'homme créa les dieux» de Pascal Boyer, pour avoir une idée de l'explication de la création en question. Par ailleurs, la science n'a jamais eu pour vocation de prouver l'inexistence de Dieu ni de la théière qui gravite autour de la galaxie d'Androgène ... ... ...
  10. ... ... ... Si le concept de similitude entre la religion et l'idéologie échappe à l'entendement du croyant, il consultera avec bonheur le lexique indiquant que «l'idéologie est l'ensemble plus ou moins cohérent des idées, des croyances et des doctrines philosophiques, religieuses, politiques, économiques, sociales.» Référence : Centre National de Ressources Textuelles et LexicaleS (CNRTL) ... ... ...
  11. ... ... ... Comment comprendrais-tu qu'un athée, qui ne croit pas en Dieu, donc, serait assez ouvert d'esprit pour s'interroger sur les raisons pour lesquelles il existe des milliards de croyants partout sur la planète ? L'athée ne crois pas en Dieu, et pourtant quiconque peut constater que Dieu existe bien dans le domaine de réalité de la psychologie. Ou si tu préfères Dieu existe dans la tête de ceux qui croient en Dieu, tandis que dans la tête des athées il n'existe pas. C'est la pathologie de la croyance en Dieu qui m'intéresse comme un secteur de l'égarement de l'esprit. C'est comme le cancer, qui intéressent les médecins ayant pour objectif d'étudier le cancer afin de guérir un jour les cancéreux. Ces médecins n'attendent pas l'avis de l'agnostic, du moins celui qui se contente qu'on lui apporte la preuve de l'existence de Dieu sans s'interroger sur le travail de ceux qui décortiquent patiemment l'explication scientifique de la création des dieux et de Dieu par l'Hommes. ... ... ... ... ... ...
  12. ... ... ... Je me doutais un peu qu'en parlant d'argent je risquait de ne pas bien faire comprendre la seule dimension arithmétique de la dynamique du bonheur et du malheur. Car il y a une dynamique du bonheur et du malheur. Même en cultivant son jardin. Il n'y qu'à imaginer le petit bonheur émergeant d'une salade cuisinée avec les produits de son jardin. Il n'y qu'à imaginer le petit malheur émergeant de la dévastation de sa production jardinière par des parasites. Cela dit «L'ennui nait de l'uniformité», comme disait Antoine de la Motte.
  13. L'Allemagne va se doter d'un nouveau « ministère de la haute technologie » chargé de la recherche, de la technologie et de l'aérospatiale, selon l'accord de coalition publié cette semaine par le nouveau gouvernement. Cette annonce s'inscrit dans le prolongement de plusieurs clins d'œil à la science contenus dans l'accord de 144 pages, dévoilé le 9 avril après des semaines de négociations entre les chrétiens-démocrates de centre-droit (CDU) et leur parti frère, l'Union chrétienne-sociale de Bavière (CSU), qui ont remporté ensemble le plus grand nombre de sièges aux élections fédérales de février, et les sociaux-démocrates de centre-gauche. L'accord devrait être formellement approuvé par les trois partis début mai, ouvrant la voie à l'élection du chef de la CDU, Friedrich Merz, au poste de chancelier. Suite : https://www.science.org/content/article/germany-creates-super-high-tech-ministry-research-technology-and-aerospace
  14. ... ... ... Je pense qu'il y a une sorte d'accalmie des haines religieuses en fonction de la durée des confessions. Je pense aussi qu'une telle accalmie émerge de l'intérieur des religions. L'islam est le plus récent dans l'histoire des monothéismes. Il n'a pas encore eu le temps de développer en son sein la révolte nécessaire pour l'abolition de la haine qu'il se trimballe encore de la part de ses chefs. Cela dit les musulmans des peuples de l'Islam pratiquent en général leur culte sans volonté d'ennuyer le monde. Le christianisme a eu sa phase de révolte presque partout dans le monde, avec ou sans violence, d'ailleurs, et avec la disparition de son pouvoir politique nous avons assisté au conifinement du christianisme dans la seule sphère de pensée personnelle, intime, introspective. Mais les églises sont vides. Avec son ancienneté record le judaïsme en est arrivé aujourd'hui à accepter l'athée dans ses rangs. La seule condition de cette acceptation surprenante, c'est de respect les coutumes juives, rien de plus. Aujourd'hui, sans que cela soit certain, il est fort possible de penser que 50 % des juifs sont athées ! Il est fort possible qu'une sélection darwinienne soit à l'œuvre. Mais si cette sélection réussit un jour, il ne faut pas compter sur une chose immédiate. Si ça doit réussir, ce sera à la longue, à la longue, dans des centaines de milliers ou des millions d'années. Je parie qu'on sera tous mort depuis longtemps ... ... ... ... ... ... La liberté est à ce prix. ... ... ...
  15. ... ... ... Il y a toujours de remarquables incompréhensions sur les forums. Ce qui compte, en fin de compte, c'est que tu sois d'accord, je dis ... ... ... ...
  16. ... ... ... Je ne vois pas que le fait de vivre sans Dieu soit une condition de fermeture de la part des athées. Et l'agnosticisme n'est certainement pas une condition de plus grande ouverture que l'athée s'il vit sans Dieu lui aussi. ... ... ...
  17. ... ... ... Pour te rassurer sur la question des religions et des religieux, je n'ai rien contre les agenouillés et les prosternés, ils pratiquent en général leur culte sans aucun désir de guerroyer contre les athées en vue de les condamner à mort. Par contre j'ai toute les raisons de penser que les agenouilleurs, les prosterneurs, les chefs religieux et les théologiens qui sont imbus du pouvoir pour le pouvoir, ceux-là devraient disparaître de l'humanité. ... ... ...
  18. ... ... ... Tous les monothéismes sont des idéologies. ... ... ...
  19. ... ... ... On peut constater que le blasphème est une injure grave lorsqu'elle est considérée par le fondamentalisme religieux de type US-Bible-Belt et Sunnite ou Chiite. ... ... ...
  20. ... ... ... «In God we Trust» imprimé sur le dollar US est très explicite. «God Bless America» concluant le discours de tous les politiciens américains est pas mal explicite aussi. Si Roosevelt s'est souvenu de la séparation de l'église et de l'État inscrit dans la Constitution de son pays, on ne peut pas dire la même chose d'un Trump qui se prend (réellement ou en mentant comme d'habitude) pour l'envoyé de Dieu sur terre pour sauver the «United States in God we Trust and God Bless America» ... ... ... ... ... ... Sage décision ! ... ... ..
  21. ... ... ... Le monothéisme est une idéologie. ... ... ...
  22. ... ... ... Révolution française : «Le culte de l'Être suprême est un culte religieux et civique organisé en France au début des années 1790 et notamment à l'occasion de fêtes en 1794.» (Wikipédia) C'est le catholicisme qui est réfuté, pas Dieu, qui change simplement de nom (pour fournir au peuple l'opium dont Marx parlera plus tard). Communisme : Dieu est certainement réfuté, mais pas le principe voulant qu'il faut souffrir au présent pour gagner le vrai bonheur dans un lointain futur (après la mort pour le christianisme) (avant la mort pour le communisme) ... ... ...
  23. Tu ne contredis pas le principe voulant que pour être heureux, il faut et il suffit de passer d'un état placé par soi à tel niveau sur une échelle d'appréciation personnelle à un autre état jugé celui-là par soi aussi comme plus élevé sur cette même échelle. Dans mon exposé, l'exemple par l'argent n'a qu'une valeur mesurable de saisie immédiate du phénomène. Aucune morale n'y est donc rattachée. ... ... ...
  24. ... ... ... La loi interdit de tuer des humains et tout le monde est d'accord sur une telle interdiction, donc personne n'a jamais tué personne. C'est ça ? ... ... ... En Europe les interdictions de blasphémer ont été modifiées récemment en interdiction d'injurier. Aux États-Unis, les constitutions du Texas, du Mississipi, de la Caroline du Sud, du Tennessee et de l'Arkansas comportent des dispositions affirmant que seuls ceux qui reconnaissent l'existence de Dieu peuvent occuper une charge publique. Exemple : Constitution de l’Arkansas, Article 19, Section 1 : No person who denies the being of a God shall hold any office in the civil departments of this State, nor be competent to testify as a witness in any court. (Aucune personne qui nie l’existence d’un Dieu ne peut occuper un poste dans les services civils de cet État, ni être compétente pour témoigner devant un tribunal.) ... ... ...
  25. ... ... ... Situation mondiale : Au Nigéria, au Yemen, au Soudan, en Somalie, en Mauritanie, au Qatar, aux Émirats Arabe Unis, en Arabie Saoudite, en Afghanistan, en Iran, au Pakistan et en Malaisie, le fait d'être athée peut vous valoir d'être condamné à mort. De façon tout à fait officielle les 193 pays des nations unies au mieux discriminent, au pire emprisonnent les citoyens qui déclarent être athée. Il faut dire que les athées ne représentent que 15 % de la population mondiale. Autant dire que leur poids politique est proche de zéro. Il se trouve que les homosexuels et les athées forment le groupe le plus discriminé sur la planète. Discriminations : Remarquons d'abord que les discriminations envers les athées sont surtout vraies dans les pays où les droits de l'homme (et de la femme) ne sont pas franchement respectés. On conclura sans doute que dans les pays de l'occident le fait d'être athée ne pose plus de problème particulier. Hé bien détrompons-nous. Sait-on par exemple qu'en Islande, en Norvège, au Danemark, en Allemagne et en Grèce, critiquer la religion peut être considéré comme un discours de haine et valoir des peines de prison ? Le délit de blasphème existe donc bel et bien dans l'Union Européenne ! Alor ça, c'est en Europe, mais aux États-Unis la situation est encore plus stupéfiante puisque les athées ne peuvent pas accéder à certains postes de la fonction publique. Pour entrer en fonction il faut jurer sur un texte sacré, sur une Bible par exemple. (Petite remarque en passant, pour obtenir la nationalité canadienne il faut jurer, mais au choix : soit sur un Bible, soit sur l'Honneur.) Ça c'est pour le volet juridique, mais au pays du «free speech» et de la «Bible belt» il peut s'avérer extrêmement coûteux socialement de révéler son athéisme. Certains y ont perdu leur emploi, voire leur famille et leurs amis. Ce n'est malheureusement pas étonnant étant donné l'épouvantable réputation qu'ont les athées aux USA. La plupart des sondages montrent que les Américains ne voudraient pas d'un athée comme président alors que ceux-ci constituent aujourd'hui 25 % de la population. Racines de la haine : Pourquoi, mais pourquoi, les athées ont-ils si mauvaise réputation ? Pourquoi y a-t-ils tant de gens qui pensent que les athées sont immoraux, pervers, débauchés ? (Alors que, côté immoral. débauche et perversion, on ne peut pas dire que voilà des exclusivités athées !) Hé bien cette réputation vient de loin. Elle est attachée à un certains nombre de facteurs historiques, religieux, culturels dont on nous allons brosser ici un tableau rapide : Étymologiquement le mot «athée» vient du grec ancien qui est composé du préfixe «a», qui veut dire «sans» et du mot «théos», qui veut dire «les dieux». Littéralement «athéos» veut dire «sans les dieux». Or, dans la culture grecque de l'antiquité, ne pas honorer les dieux, ce n'est pas seulement un blasphème, mais c'est aussi commettre un grave acte d'incivilité. C'est précisément cela qui valut à Socrate sa condamnation à mort puisqu'il a été accusé de ne pas reconnaître les mêmes divinités que l'État, d'introduite des divinités nouvelles et surtout de corrompre la jeunesse. L'athée est donc dès la Grèce antique considéré comme un mauvais citoyen et donc un danger pour la société. Ça s'est fait aussi sous l'Empire romain ou on a utilisé le mot athée pour désigner les adeptes de nouvelles sectes, par exemple les premiers chrétiens. Ironie de l'histoire, puisqu'à partir de 312 l'Empire romain reconnaît aux chrétiens le droit de pratiquer librement leur culte, et qu'en 396, avec l'édit de Thessalonique, la chrétienté devient la religion officielle de l'Empire romain. Désormais, l'athée, c'est celui qui n'est pas chrétien. Il devient l'équivalent de l'infidèle, du mécréant, du schismatique, c'est-à-dire, grosso modo, un ennemi de la chrétienté. Autant dire que, du moyen âge jusqu'au 18e siècle, dans ce monde occidental presqu'exclusivement chrétien, se dire ouvertement athée peut nuire rapidement à la santé, comme le démontre par exemple l'affaire du chevalier François-Jean de la Barre condamné à mort pour blasphème à 19 ans en 1766 (il n'avait pas salué une procession religieuse). On peut avoir une idée du calvaire de ce jeune homme en portant son regard sur le monument qui lui est consacré à Abeville. https://voltairefoundation.files.wordpress.com/2016/09/iverson_figure1.jpg Périr impurement .. déplorable victime .. tant la religion su dicter de meurtres atroces, nous disait déjà Lucrèce en son temps ... Il ne faut pas oublier qu'à cette époque nous sommes dans l'alliance du glaive et du goupillon. L'ordre social du système féodal dépend entièrement de l'association très étroite entre le pouvoir de la noblesse légitimé par l'Église et le pouvoir religieux protégé par la noblesse. Or l'athée, de par sa simple existence, remet en cause ce mode politique. L'athée est un révolutionnaire : Ne pas croire en Dieu, c'est remettre en question l'autorité suprême du divin, et du même coup saper celle du noble, qui est légitimé et désigné par Dieu, ou du moins par ses représentants auto-proclamés. Douter de l'existence de Dieu, c'est donc pécher contre l'existence du trône divin et aussi remettre en question l'immuabilité de l'ordre social tel qu'il existe ainsi que la légitimité du pouvoir tel qu'il s'exerce. Et ça, pour qui détient ce pouvoir, c'est inacceptable. Alors pour protéger sa soi-disante autorité morale en même temps que son pouvoir et son pognon, le catholicisme va systématiquement dénigrer, diffamer, et poursuivre de sa vindicte les non-croyants et les libres-penseurs. Il faut spécifier que cette attitude de l'Église catholique n'est ni spécifique de cette religion ou de son histoire, puisqu'on constate le même phénomène dans toutes les sociétés traditionnellement religieuses encore de nos jours, comme on peut l'observer dans les pays où la religion musulmane s'impose culturellement, et ce quel que soit le régime politique du pays, car, que ce soit en république d'Iran ou en monarchie saoudienne, l'athée est considéré et traité comme un criminel. D'ailleurs le décret royal numéro 44 de l'Arabie Saoudite précise que l'appel à la pensée athée sous toutes ses formes relève du terrorisme et est punie de 3 à 20 ans de prison. Une paille ! ... Dans ce type de société il est donc vital que les pouvoirs tiennent absolument à ce que les choses ne changent pas et combattent les idées émancipatrices que porte l'athéisme. Les idées athées ont terriblement subversives et potentiellement séditieuses. Combattre la subversion : Quels sont donc les moyens utilisés traditionnellement par les religions pour lutter contre l'influence des athées ? D'abord la peur ! En Europe les Églises utilisent tous les moyens dont elles disposent pour faire taire ou chercher à faire taire les voies discordantes. Ces moyens vont des procès inquisitoriaux à des guerres, par exemple contre les cathares ou les protestants. En gros : ou tu la fermes, ou tu meurs. Il est cependant intéressant de noter que durant cette période hégémonique de la chrétienté et malgré la menace permanente de représailles les historiens ont découvert partout en Europe des cas individuels ou collectifs d'athéisme. Ça, c'était pour la peur. Ensuite il y a la propagande diffamatoire. En gros, sermons après sermons, grâce aux textes sacrés, on va justifier et encourager chez les fidèles la détestation de l'athée, et cela ne va pas s'avérer une tâche difficile à remplir attendu que les textes bibliques foisonne littéralement de textes sacrés qui permettent de justifier à peu près n'importe quoi et surtout des horreurs, évidemment. C'est un procédé qui a très bien fonctionné par exemple avec les Juifs pour justifier l'antisémitisme avec l'accusation d'être un peuple déicide. Mais comme on ne peut pas gouverner que par la peur, il suffit dans une certaine mesure convaincre le plus grand nombre du bien-fondé de cette haine. Les théologiens vont donc développer un certain nombre d'arguments tendant à expliquer pourquoi les athées sont dans l'erreur et pourquoi ils sont légitimement détestables. Détestables parce qu'ils refusent la vérité, bien entendu. On les déteste pas, eux. On les excuse même d'être dans l'erreur. Un peu l'équivalent de «on ne hait pas les homosexuels, mais l'homosexualité». C'est complètement hypocrite tout en se donnant l'illusion d'être généreux, compassionnel et miséricordieux. Cette tentative de justification va donner lieu à un certain nombre de sophismes bien connus Ce qu'est un sophisme : C'est un argument, un raisonnement qui, partant de prémisses vraies ou considérées comme telle, et obéissant aux règles de la logique, aboutit cependant à une conclusion inadmissible. Typiquement, la flèche de Zénon d'Élée. Mais c'est aussi un raisonnement ayant l'apparence de la validité, de la vérité, mais en réalité faux et non concluant, généralement avancé avec mauvaise foi pour tromper ou faire illusion. C'est dans ce dernier sens que le sophisme est utilisé par les religieux. Nous n'allons pas examiner ici la totalité des sophismes anti-athée. Il y faudrait une vie entière. Propagande diffamatoire : Pendant des siècles ce sont les religieux qui on été en charge de l'éducation et en particulier de celle des élites. On comprend bien que dans cette situation ils n'allaient pas se gêner pour dénigrer cette minorité qui remettaient en cause et leur légitimité et leur pouvoir. Du coup, même dans les sociétés contemporaines sécularisées d'occident la plupart des gens ne savent des athées que ce qu'ils en ont entendu dire par des figures d'autorité, notamment religieuse, et ce que ces autorités leur ont dit, c'est que les athées étaient des personnes profondément immorales. Et stupides. Car il est évidemment impossibles de prouver l'inexistence de Dieu. Cette propagande a été si efficace que les préjugés les plus négatifs éminemment partagés par la société le sont non seulement par les croyants, mais aussi par les athées eux-mêmes. C'est dingue, non ? Et le résultat, c'est que beaucoup de nos contemporains sont absolument persuadés que les libres-penseurs sont des personnes arrogantes, cyniques, voire agressives, intolérantes, car voulant interdire la religions. Alors au mieux l'athée est vu comme un vieil original pas très fréquentable, au pire comme un véritable détraqué. Le truc est qu'il y a aussi une dimension symbolique, psychologique, dans la représentation de l'athée comme incarnation du mal. Car la première figure de rebellion contre Dieu, du refus contre l'autorité divine, c'est Lucifer, l'ange déchu, devenu par la suite le Diable. Et puis il y a aussi un caractère linguistique assez particulier au mot «athée», c'est que c'est une définition d'opposition. Il a de pas sa nature-même une connotation négative, or, se définir en usant d'un mot historiquement produit par des contpempteurs de l'athéisme, met l'athée mécaniquement en position de faiblesse face à ceux qui le critique. Le stigma social sur le mot «athée» est tel que de nombreuses personnes qui ne croient pas en Dieu répugne à user de ce mot pour se définir et préfère se dire «libre-penseur», ou «agnostique», ou «non-croyant» afin de ne pas froisser la susceptibilité des croyants. Prenons un exemple pour éclairer ce propos. Si vous ne croyez pas au Père Noël vous n'allez pas vous définir, vous, comme «a-père-noëliste», et il serait très étonnant que quelqu'un vous affuble d'un tel titre. Pourquoi ? Hé bien tout simplement parce que dans notre société ne pas croire au Père Noël est la position par défaut, la position raisonnable de tout adulte sain d'esprit, l'avis principalement majoritaire. Il n'y a même pas débat. C'est la norme. Et dans notre société un adulte qui affirmerait qu'il croit au Père Noël commettrait un véritable suicide social puisque tout le monde sait bien que le Père Noël n'existe pas. Seulement pendant 2000 ans, de l'Europe au Moyen Orient, c'était de croire au Dieu d'Abraham dans une de ses trois versions officielles. Et dans ce contexte là, c'est celui qui ne croit pas qui est légitimement considéré comme un fou. Cette attitude est largement partagée de nos jours. Il n'y a qu'à voir l'incompréhension et la stupéfaction de gens qui vivent dans des pays très religieux quand on leur apprend que sur terre il y a des gens qui ne croient pas en Dieu. C'est pour ces croyant une idée si inconcevable qu'il considère qu'il faut être fou ou totalement idiot pour oser ne serait-ce que penser une chose pareille. Alors certain répliqueront que cette vision négative et caricaturale des athées n'est plus le fait que de quelques zélotes bornés ou de fondamentalistes qui ne représentent désormais qu'une infime minorité de croyants. C'est malheureusement faux. Le mépris de athée est largement justifié et enseigné par les trois monothéismes abrahamiques, Contentons-nous de deux exemples. Le premier est un petit extrait du catéchisme de l'Église catholique. «Article 2125, en tant qu'il rejette ou refuse l'existence de Dieu l'athéisme est un péché contre la vertu de la religion». Or, l'antonyme de la vertu, c'est le vice. Le message diffusé par l'Église catholique est clair comme de l'eau de roche : l'athéisme est un vice. Le second exemple est une doubles citation de la sourate 2 dite «de la vache» que l'on trouve au tout début du Coran : «Quand on leur dit croyez comme les gens ont cru» ils disent «croirons-nous comme ont cru les faibles d'esprit ?» «ce sont eux les véritables faibles d'esprit, mais il ne le savent pas». Plus loin «Quant aux infidèles ils se demandent «qu'a voulu dire Allah par un tel exemple», par cela nombreux sont ceux qu'Il égare et nombreux sont ceux qu'Il guide, mais il n'égare par cela que les pervers». Donc en Islam le non-croyant est soit un abruti, soit un pervers. Le nouvel athéisme : C'est pour combattre ces préjugés absolument ridicules que depuis depuis quelques années, en particulier dans le monde anglo-saxon, les associations d'athées livre une bataille à propos de la définition de ce qu'est l'athéisme et sur la représentation juste de ce que sont les non-croyants. Depuis 250 ans il y a eu un basculement du rapport de force entre les religieux et les non-croyants, qui, grâce à la popularisation de l'imprimerie, ont pu diffuser les idées des philosophes des Lumières qui présentaient leur arguments. Dans un mouvement similaire, l'explosion d'internet a permis aux croyants de se confronter aux idées des athées, d'en rencontrer et de discuter avec eux et de se rendre compte que ceux-ci n'étaient les monstres qu'on leur avait présentés. Et surtout ils ont pu entendre des athées donner leur propre définition de ce qu'était pour eux l'athéisme et quelle étaient véritablement l'idées qu'ils avaient de ne pas croire en Dieu. Leurs arguments se sont révélé beaucoup plus solide que prévu. En fait les athées considèrent généralement que la non croyance est la position naturelle, par défaut, de l'Homme, que nous naissons tous athées, que les nourrissons ne croient pas spontanément en Dieu et que c'est en grandissant que leur jeune esprit s'imprègne de ce concept d'un être supérieur créateur de l'univers, que cette idée leur est inculquée par leur environnement familial et socio-culturel au même titre que leur langue maternelle ou leurs habitudes alimentaires. Si l'on n'est pas convaincu voyons-y deux secondes. Un bébé né aux États-Unis deviendra probablement fanatique de base-ball et protestant. Le même bébé en Italie deviendra probablement un bon catholique et un fanatique de football. Et ce même bébé né en Inde deviendra probablement hindouiste et fanatique de cricket. Qu'est-ce que l'athéisme ? L'athée n'affirme pas l'inexistence de Dieu. Il se contente de douter de l'affirmation des croyants que celui-ci existe. La nuance peut paraître infime, triviale, alors qu'en fait elle est fondamentale. C'est à celui qui pose la première une information que devient l'obligation de la justifier par ce qu'on appelle la charge de la preuve. L'athée ne croit rien à propos de Dieu. Il se contente de douter de ce qu'on lui en dit. À ce titre, l'athéisme ne peut pas être considéré comme une croyance analogue à la foi, ce qu'illustre une analogie bien connue : «L'athéisme est autant une croyance que l'abstinence est une position sexuelle». Pour résumer, un athée, c'est quelqu'un qui ne croient pas en l'affirmation de l'existence de Dieu. De fait, un athée ne se définit pas tellement par ce qu'il est, mais surtout par ce qu'il n'est pas … Ainsi la définition de l'athée est si large qu'il n'y a pas à proprement parler de communauté athée. Qui sont donc les athées ? Il est très difficile de répondre à cette question. Prenons un exemple. Comment définir la communauté des «a-golfeurs»? Qu'ont-il en commun à part le fait de ne pas pratiquer le golf ? Pas grand chose ! Peut-être connaissent-il quelques mots techniques et le nom de quelques grands champions, mais la plupart d'entre eux ne connaissent pas les règles du golf. Mais cette analogie n'est pas tout à fait juste, parce qu'on a constaté que les athées connaissait plutôt bien les religions et que ça pouvait être l'une des raisons pour lesquelles ils étaient devenus athée ! En effet plusieurs études ont démontré que les athées connaissaient mieux les religions en général que ceux qui se disaient croyants, y compris même à propos de leur propre religion ! Il suffit d'avoir assisté un jour à quelque discussion entre juifs, chrétiens ou musulmans d'une part et Richard Dawkins, Christopher Hitchens ou Michel Onfray d'autre part pour s'en convaincre … Pourquoi est-on athée ? Certains athées le sont par ignorance pure et simple de la notion même de Dieu monothéiste, d'autres sont d'anciens croyant qui, pour une raison ou une autre, ont perdu la foi, d'autres encore, bien qu'élevés dans des environnements socio-culturel dans des familles religieuses n'ont jamais adhéré à l'idée. Certains sont de droite, d'autre écologistes, certains sont végétariens, d'autres peintres en bâtiment, on en trouve partout, y compris parfois même dans des bâtiments religieux, qu'ils visite pour des raisons artistiques, culturelles, architecturales. Digression : Il faut avoir ressenti ce que j'ai ressenti en 1999 face au renvoi d'Adam et Ève du paradis par Mazaccio, tableau impressionnant suspendu à Florence dans une petite église qu'on aborde par le Ponte Vechio. L'art est intemporel, atemporel, immuable, éternel. Il faut avoir entendu un jour les 100 musiciens jouer la neuvième symphonie du camarade Beethoven dans la basilique de Notre Dame de Montréal pour comprendre la philosophie de la sainte laïque qu'était Simone Weil. Je le redis, l''art est intemporel, atemporel, immuable, éternel. Fin de la dgression. Finalement, ce que l'on peut dire, c'est qu'il y a autant de raisons et de façons de ne pas croire qu'il y a d'athées. Un peu comme il y a presque autant de définitions de ce qu'est réellement Dieu qu'il y a de croyants. Quelles revendications ? Mais alors que veulent réellement les athées ? Quelles sont leurs revendications ? Quels sont leur but et leur combat ? Pour les croyants cela, ne fait aucun doute, les athées, non contents de détester Dieu détestent les croyants et ne rêvent que d'interdire la pratique religieuse. C'est globalement faux ! Si certaines personnes se revendiquant de l'athéisme veulent en arriver à de telles extrémités, ils ne représentent qu'eux-mêmes et ne sont qu'une infime minorité de cette non-communauté. De toute façon il est ridicule d'imaginer que l'on puisse interdire à qui que ce soit de penser ou de croire quoi que ce soit. La pensée des athées est assez simple, en fait : c'est que personne ne puisse imposer à quiconque les pratiques, les obligations ou les interdits qui sont attachés à sa propre croyance, pourvu qu'elles respectent les définitions de l'éthique et de la morale les plus élémentaires. L'immense majorité des libres penseurs estiment que le débat d'idées, la controverse et la critique sont indispensables à la vie d'une démocratie et sont la mesure de la bonne santé démocratique, et si les athées sont si attachés à la liberté d'expression d'idées ou de leur convictions qui leur sont détestables, voire carrément odieuses, c'est aussi la garantie de leur droits à eux de les critiquer, y compris violemment. Alors si vous êtes croyant, avant de colporter des préjugés ridicules sur les athées, prenez le temps d'en rencontrer, prenez le temps de leur parler, de les questionner sur les raisons personnelles qu'ils ont de ne plus croire ou de ne pas croire. Vous pourrez être surpris par leur réponses, voire même intéressé. Et là, je vais m'adresser aux athées : Faire savoir votre athéisme ne vous coûte rien socialement, du moins en France. Si cela n'a pas de conséquence négative sur votre vie de famille ou sur votre travail, faite-le savoir, n'hésitez pas à le dire, cela peut servir à des personnes qui sont dans des situations compliquées à comprendre qu'elles ne sont pas seules et cela peut les motiver, les encourager à sortir de leur «placard». Références : De Natura Rerum (La naissance des choses) .. Lucrèce The God Delusion (Pour en finir avec Dieu) .. Richard Dawkins Traité d'athéologie .. Michel Onfray Breaking the Spell .. Daniel Denett The Freethough Society (société américaine de libres penseurs) .. Blog de Margaret Downy The Bright Net .. Site d'un point de vue naturaliste sur le monde Divers forums de discussion sur Internet … … …
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