Aller au contenu

chapati

Banni
  • Compteur de contenus

    6 957
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    18

Tout ce qui a été posté par chapati

  1. chapati

    La psychanalyse

    Bon apres avoir repondu, je suis bien ennuyé par la forme de mes réponses : on va encore dire que je suis méchant tout ça, DU va bouder un mois (un moi ? nan je deconne). Que dire ? Peut-etre que si tes pavés étaient moins longs, j'aurais plus tendance a la diplomatie hum ? Plus de euh... c'est quoi le truc déjà... ah oui "patience" je crois, un mot comme ça. Bon je t'aime quand même Deja Utilisé (hum, ça devrait le faire) Ça prend un moment, surtout sur ipad. Je relirai plus tard et peut-être modifierai quelques trucs, là je fatigue. Bon j'envoie... Je cherche pas particulierement a te repondre. Ton texte me donne l'occasion de parler de Deleuze, donc de comment je vois les choses (oui c'est bien moi qui parle) donc ça m'interesse de repondre. J'ai repondu a ça plus haut en reponse a Anna : "Il n'est pas question de ne plus rien se représenter, je vois pas bien comment on pourrait faire. Juste de ne plus prendre les concepts pour des essences inoxydables mais comme de simples repères. Et s'il est peut-être difficile de se servir des concepts propres à Deleuze pour exprimer les choses, l'important est bien je trouve de ne plus penser avec ces gros concepts de la représentation, avec cette image de la pensée en tête" Deleuze l'utitlisait de facon positive avant l'Anti-Oedipe. Puis, trop connoté psyK, il a ensuite parlé de délire, qui a l'avantage de rompre avec toutes ces notions psyK. Comme ça on voit bien la différence, qui est de taille : tout le monde délire (explicité plusieurs fois plus haut). C'est effarant de lire ça. Excuse-moi mais c'est le mot. Mais pour qui vous vous prenez sur ce forum ? grrr Bon imagine hein. Tu es convié a un debat sur Deleuze et voila ton tour de parler... et tu sors : "Deleuze est un intuitionniste qui s'ignore". Tu veux essayer pour voir les réactions ? Mais bon ici hein... Bref, Deleuze adore Bergson et une partie de sa philo poursuit la pensée de Bergson, ça te mettra peut-être sur une piste ? Sans doute, peut-etre. N'empêche que rien n'indique qu'on aime : une femme, son père, un ami, un voisin, un étranger... de la même facon aujourd'hui qu'il y a dix mille ans. Et donc de fait, les problèmes ne se posent pas exactement de la même facon, meme s'ils ont sans doute quelque chose en commun. Ensuite soit on cherche a savoir, a accumuler du/des savoirs, soit on cherche a comprendre... et si on est plutôt attiré par la seconde possibilité, il est bien alors question de se confronter aux problèmes d'aujourd'hui, et non a celui de soi-disant essences intemporelles etc. Tu doutes de ce que tu veux, et moi c'est pareil. Sur la représentation, j'ai déjà répondu. Faudrait pas non plus faire comme si la représentation c'etait un machin approximatif comme quoi on met des concepts en ordre dans son paysage mental et basta. La représentation, c'est une façon de philosopher depuis un bail. Et t'inquiètes pas trop pour l'ami Deleuze, il t'a pas attendu pour penser autre chose que la représentation. Juste qu'en le faisant, il s'attaque a quelques millénaires de philo (hum, quelques siècles serait plus juste ) - pas tout seul ni le premier bien sur. Il n'est pas exclu qu'il y ait des points communs. En attendant la différence est très simple : Bien et Mal sont des concepts transcendants et inamovibles dans l'esprit des gens, et ça c'est tout simplement a l'opposé de l'éthique - du moins selon Spinoza (ou ce que Deleuze en interprète, de Spinoza, soit sa facon a lui de l'employer) C'est pas de l'évolution de la philo dont il est question (sous réserve que je le goure pas, je suis pas allé relire mon texte), mais de faire une philosophie du mouvement, d'appareiller la philo a une conception en forme de processus et non d'images fixes, transcendantes. Le mot fétiche de Deleuze est "immanence". Non. Un signe, chez Deleuze, c'est défini : il explique de quoi il est question (...) Quant a la ligne tu m'expliqueras en quoi on serait dans la représentation : créer ou se servir d'une image, c'est pas rentrer dans le système de la représentation (voir plus haut, si besoin). Ben si tu le dis... Je vois mais je suis pas d'accord. Notre "nature" dis-tu sans retenue. Ah bon tu connais la nature de l'homme toi ? Super ! Ça Deleuze il appelle ça un préjugé. Maintenant tu as le droit de penser ce que tu veux, et peut-être même que tu as des arguments. Le problème, quand on part d'une base de ce type, c'est que forcement ca influence absolument tout ce qu'on va dire après, c'est la même chose que de partir de l'idee que Dieu existe. Donc a un moment, la question est de se poser si c'est vraiment de la philo, ce genre de chose, ou si c'est autre chose... par exemple une image (subjective) qu'on se fait des choses. (ce qui bien entendu ne veut nullement dire que la philo soit objective, mais que son processus consiste a aller vers une objectivité qu'elle n'atteindra jamais puisque l'objectivité n'a tout simplement pas de sens : sortir en tous cas du subjectif subjectivisme relativisme etc). Attirance dégout... pourquoi pas. Bon mais ça répond a rien ton truc, de dire que le désir peut provenir d'un manque. Ben c'est selon la définition qu'on en a si tu vas par là... Bref tu reste dans la représentation a chercher l'essence du désir. Tu as le droit. Juste que Deleuze, il prend le desir comme un truc positif, et si tu veux le critiquer c'est a ça que tu dois t'atteler. Ensuite et a partir de là, il poursuivra sa réflexion avec son idée en tête, donc c'est en lisant chez lui le mot "desir" ainsi que tu auras une chance de comprendre sa philosophie (c'est pareil pour tous les philosophes j'imagine). De deux choses l'une : ou bien t'es un peu gonflé ou bien l'un de nous deux est amnesique. C'est pas toi qui est venu dire le post d'avant que c'était bien joli le pourquoi, mais qu'il fallait s'attaquer au comment ? Alors je te réponds... et tu reviens me dire l'inverse ?!!! Bon c'est compliqué sur ipad de retourner voir aussi je poursuis... (je corrigerais après a l'occasion) Ah zut, non. Desole de t'interrompre mais on va pas commencer a refaire le dictionnaire selon les uns et les autres. La betise pour toi c'est pas absolu ? Pour moi si ! (et je sais un peu de la mienne, s'il faut préciser). D'ailleurs et a lire la suite de ton truc, il semble que tu confondes tout simplement bêtise et erreur ! Le problème c'est que ce qui est proposé, tu n'en a pas la moindre idée puisque deja tu ne comprends pas ce qui est dit (et je t'accorde que c'est pas facile, Deleuze), sauf qur tu juges avant que de comprendre... Le deconstructivisme sinon, c'est pas Deleuze c'est Derrida. .
  2. Non, on poursuit tous les deux une discussion... au sein d'un thème. C'est compliqué tout ça pour toi on dirait... #2017 PS : fin de com, autre chose a faire. .
  3. Moi en ce moment, ça me fait carrément flipper de croiser des femmes en niqab, a imaginer ce qu'elles doivent se prendre sur la gueule quand elles font leurs courses a Franprix par exemple... J'ai presque envie de leur dire qu'on n'est pas tous comme ça :bad: #2017 j'ai dit, et débrouille-toi toute seule avec ta bêtise... (mais sur le sionisme/nationalisme t'as raison : je suis effectivement pas très cultivé, ce qui n'a rien a voir avec l'intelligence, au cas ou tu saurais pas :cool: t'as le bonjour d'Alfred) .
  4. Toi vu tes dernières interventions ou t'as démontré que tu comprenais rien a rien, j'en ai fini avec toi. (post 2017 pour ta gouverne, et liké par deux couillons, qui plus est !) Ciao PS : faudra aussi que tu comprennes la notion de "jeu", même si ca semble désespéré : quand je m'adresse a Constantinople, je m'adresse a lui et pas a toi ou au reste du monde. Réfléchis bien, pt'être que ça t'arriveras a le comprendre, on peut pas savoir :)
  5. chapati

    La psychanalyse

    Moi je trouve que là où ça pèche, ton truc, c'est quand tu dis que ça ne dit rien de la "nature" de ce que c'est, "désirer". Avec la "nature", on est en plein dans l'essence philosophique. Bon, d'abord. Est-ce qu'on a vraiment besoin de dire quelque chose de la nature de désirer ? Est-ce que quelqu'un dans la salle va lever le doigt et dire : "euh c'est quoi ça, c'est quoi désirer par rapport a choucroute ou saut a la perche" ? Autrement dit, est-ce qu'il y a quelque chose a comprendre quant a ce que serait désirer, en dehors de tout ce qui a pu être dit sur le desir ? Donc tout ce qui a pu être dit de faux, débile, pas intéressant etc (rayer les mentions inutiles) ? Alors on peut chercher des causes... de désir, de non-désir, d'absence de, etc. On peut chercher des correspondances, avec quoi ca fonctionne le desir. On peut chercher des origines, comment ça marche. Etc... Mais une "nature"... Enfin je dis ça... Parce que genèse du désir c'est pas nature du désir. Genèse c'est qu'est-ce qui se met en place pour qu'advienne du désir. Et c'est bien là qu'intervient Deleuze. Est-ce que Deleuze critique ou est-ce qu'il construit, ça peut être une vraie question, seulement un truc est sur, c'est que d'autres prétendent construire, créer du nouveau, avancer vers je ne sais quelle connaissance, et ne se privent pas eux de préjuger de ceci ou cela, de ne pas s'attaquer a ceci ou cela etc. En fait, on revient toujours sur la même idée, pour Deleuze, toute cause est affaire de multiplicités et non d'écarter ce qui déconne pour trouver la "solution juste". Parce que la solution juste, elle a comme qui dirait l'air de changer au fur et a mesure qu'on se pose pas les problèmes de la même façon, qu'on n'y accole pas les mêmes questions (alors il est question de trouver les bonnes questions se rapportant aux vrais problèmes). En gros, si un problème a une seule cause, on est en présence d'un mécanisme : la solution sera toujours la même. Mais alors quel besoin de réfléchir ? T'as mal, tu viens de te prendre un coup de marteau sur le doigt, ça ressemble a une cause - fin de la réflexion ! Sinon donc les causes sont toujours multiples, et y'a pas d'histoire de nature ou d'essence du désir. Ensuite libre a toi de parler de désir en disant désir de l'autre. On désire forcement un extérieur a nous-même, que ce soit une femme ou un plat de choucroute. Mais ça ça fait partie du désir, non ? Enfin bref, c'est sur qu'a la fin, il est question de sens. Alors est-ce que le sens est déjà inscrit dans le désir... ou dans l'amour ou dans autre chose. Est-ce que c'est l'homme qui le donne aux choses. Ou est-ce qu'il se tient quelque part dans la relation ? Deleuze répond clairement dans la relation. Et là il est question "d'événement", de deux choses qui, mises en relation, produisent autre chose que la somme des deux. Pas mal d'autres disent tout a fait autre chose je te signale... Bref, le sens est dans la relation. @ Deja Utilise, T'apprends jamais rien de neuf., conclus-tu. C'est ce que tu as passé ton temps a me dire dans un autre fil, et moi a chaque fois je répondais que tu comprenais pas. Alors j'ai pas encore lu ton truc, peut-être hein ! Je te lirai et te répondrai... En tous cas les partisans de la philo traditionnelle, ils sont tellement furieux contre Deleuze, qu'ils disent pas qu'ils apprennent rien mais que c'est de la merde :) ce qui a l'avantage de la clarté. @ Anna, Toi aussi je te repondrai, un peu dans le même sens que Ping ceci dit. mais je me fais un peu désirer histoire de faire mon intensive .
  6. Ah bon, il y avait donc un nationalisme juif 50 ans avant la création d'Israel. On en apprend tous les jours en te lisant. Et si l'on ose tenter de décrypter ton babil primaire et approximatif, les juifs se considèreraient eux-même comme une race ? Très intéressant tout ça. Mais peut-être qu'en te tortillant un peu plus tu vas nous expliquer qu'on comprend rien et nous refaire un salmigondis de première classe... Faut voir. On peut aussi avoir quelque chose d'intéressant à dire sur autre chose que les "contenus", ici la Mésopotamie. Le savoir c'est une chose, penser c'en est une autre. Mais ne désespère pas, je suis prêt à t'aider en te poussant malgré toi à réfléchir. Essaie simplement d'y mettre un peu de bonne volonté, ça arrangera nos relations. Je te salue, fleur de lotus
  7. chapati

    La psychanalyse

    Partager une expérience par les mots ? Représentation ou pas, ça semble bien difficile... Maintenant la "mettre en pensée", c'est autre chose. Il n'est pas question de ne plus rien se représenter, je vois pas bien comment on pourrait faire. Juste de ne plus prendre les concepts pour des essences inoxydables mais comme de simples repères. Et s'il est peut-être difficile de se servir des concepts propres à Deleuze pour exprimer les choses, l'important est bien je trouve de ne plus penser avec ces gros concepts de la représentation, avec cette image de la pensée en tête. Penser et exprimer, c'est de toutes façons deux opérations bien distinctes... Intensive... oui peut-être
  8. Rassure-toi Morfou, Le Mans c'est effectivement terrible ! Tiens j'y ai pris récemment une photo à la sortie du Mac Donald, ça donne une petite idée...
  9. chapati

    La psychanalyse

    C'est pas plus explicite après le post de 19:22 ? Sinon il n'y a pas de volonté de "faire une théorie" chez Deleuze (la forme de ses livres en témoigne). Il veut penser les problèmes qu'il estime importants indépendamment d'un principe de base par exemple : toujours cette volonté de faire au mieux pour essayer de ne rien céder sur les préjugés/présupposés qui ont tendance à s'infiltrer partout. Quant à l'origine de sa construction philosophique, on peut noter que Deleuze soutient qu'on est "forcé à penser" (bien loin des volontés triomphantes de certains philosophes). .
  10. chapati

    La psychanalyse

    Je sais pas comment répondre. Bien sûr que dans un sens on ne parle que de soi, si c'est ce que tu as en tête, enfin à partir de soi en tous cas... raison de plus pour ne pas en plus faire un livre sur soi alors ! :blush: J'ai pas lu le livre de Deleuze sur Proust, mais je sais qu'il en a tiré beaucoup pour sa théorie des signes, comme quoi c'est à travers des "signes" qu'on appréhende, perçoit immédiatement les choses. Alors sans doute que dans la Recherche, ces sortes de signes sont caractéristiques. Du coup ces signes seraient justement de l'ordre de la relation dont j'ai parlé plus haut... A toi de voir. Par contre, si tu pouvais éviter a chaque fin de texte de finir par dire que Deleuze raconterait des conneries, ça m'arrangerait en fait. Quant à ton avis de savoir si ce que mon père avait a dire dans ses livres est bien dedans, tu me permettras de ne pas répondre... .
  11. J'ai du t'envoyer te faire voir une ou deux fois alors. Change de chewing-gum...
  12. T'es gentille mais quand j'ai répondu a ces mêmes genres d'objections hier en te fournissant un lien pour que tu comprennes, t'as juste laissé tomber. Donc si c'est juste pour troller ou cracher ta bile (j'ignore pourquoi sur moi), essaie avec un autre stp. Merci d'avance Bref, tu me fais pas ça tous les jours... .
  13. Je crois pas. Il y a 40 ans tout le monde rigolait quand une marseillaise se profilait. Je crois pas que les choses aient tant changé que ça. C'est sûr que si tu prends les frontistes du forum comme représentants des français, tu peut aboutir a n'importe quoi. Je crois bien plus à la notion d'universalité implantée au coeur de la culture française, dans les écoles etc. Encore que se revendiquer les "vrais hommes", c'est le quotidien des peuplades sauvages au coeur de l'Amazonie, donc c'est pas franchement spécifiquement français ! Par contre et si ce que tu dis est vrai, peut-être que les gros cons français sont les seuls gros cons à se prétendre capable de discuter d'égal a égal avec Schpenhauer ou Einstein. Les gros cons d'ailleurs regardant plus souvent leurs pieds quand un type sait raisonner. Les causes sont sans doute et comme toujours multiples (je développe pas là).
  14. Sauf que j'ai pas un instant comparé deux religions, mais fait allusion a Hitler comme d'un type qui avait lui confondu religion et race. C'est donc si compliqué de répondre à ce qui est dit et pas à côté dès que ça devient périlleux ? Faut aussi que je remette l'historique pour que tu n'ai pas d'autre choix que d'y répondre ou de filer à l'anglaise comme DDR ? Quant à l'ouvrir inconsidérément, je ne parle que quand j'ai quelque chose (de réfléchi) à dire, excuse-moi de penser. Sinon je lis aussi. Sur ce fil par exemple, le sujet et les interventions sont tellement nulles qu'hier à un moment, j'ai juste cliqué sur le profil de Chaouiya pour avoir la possibilité de lire quelque chose d'intéressant (c'est plus rapide). Tu peux suivre cette règle aussi, en n'oubliant pas de me lire bien sûr, histoire d'élargir ton champ de conscience. .
  15. Je sais pas. Peut-être. Je me rends pas compte... Sinon j'entends bien qu'on se pare d'exception française et tout ce bazar qui ne coïncide en rien avec la réalité d'aujourd'hui, mais j'ai pas particulièrement noté que ce soit trés différent ailleurs. Enfin disons plutôt qu'il me semble que chacun y va de sa petite spécificité a deux balles, dans un autisme tranquille. Enfin je sais pas.
  16. Oui on a compris, le juif c'est bon miam-maim, l'arabe c'est pas bô. Merci pour ces precisions, Abou d'habit
  17. chapati

    La psychanalyse

    Bien cher Dompteur, En dehors de ton goût marqué (et remarqué) pour le pouvoir, incarné ici par cette position de surplomb qui te fait sans cesse juger des interventions des uns et des autres - sans forcément les comprendre d'ailleurs mais peu importe - tu soulèves naïvement une question essentielle sur laquelle butent tous ceux qui ne comprennent rien à que dit Deleuze, et d'autres d'ailleurs, et qui décident avec assurance que puisqu'ils ne comprennent pas, c'est que c'est de la merde. Question que donc je te remercie de poser. Bien sûr que le sensible est théoriquement présent dans la prose des vieux philosophes tout verbeux qui font ton délice, encore heureux ! Bien sûr qu'il apparaît entre les lignes à qui sait les lire, encore heureux. Ça n'empêche la position marquée de tous ces apôtres verbeux pour la glorification de concepts tout autant verbeux qui provoque chez le deleuzien accompli un pudique haussement d'épaules, que néanmoins il ne cache pas entre les lignes, sous la houlette de l'académisme et autres opérateurs de normalité institutionnelle. A titre anecdotique, on notera aussi que le deleuzien de souche a peu de goût pour intervenir ici ou là pour se plaindre que la censure n'intervienne pas pour lui éviter tout texte susceptible de le déranger, question de regard sur le monde voire sur les hommes sans doute. Donc disais-je, partout dans cette philosophie sclérosée et moribonde il est question d'essences. D'essence des choses, d'essences de l'être etc. Un point de vue surplombant essaie avec toute la fougueuse impatience de la jeunesse de faire son trou pour enfin arriver un jour au moment béni où raison et sensible seront enfin réunis, alleluia. D'essence en essence, on essaie de dire, mais que fait-on finalement d'autre que décrire telle et telle forme, celle de l'amour celle de l'homme etc. Alors c'était donc comme ça s'exclamera-t-on (peut-être) un jour en decouvrant qui de Platon ou de Kant aura été moins con que l'autre. Les uns jubileront, les autres s'enfuiront en larmes, honteux et confus. Hélas trois fois hélas il manque juste une dimension a cette cuisine conceptuelle : celle de l'expérience donc, ou plutôt celle du rapport à l'expérience. La brave Kant nous parlera des conditions de l'expérience sans se douter qu'il ne parle que de ses conditions théoriques. On lui pardonnera. Mais quid de la relation même à l'expérience, quid de la pensée de la relation a l'expérience. On peut gratter ces vieilles croûtes autant qu'on veut, on n'y trouvera que pouic : toujours les mêmes histoires de sujets-rois, de conscience-reine et d'objets parés d'essence plus aromatiques que concrètes. Qu'est-ce qu'on perçoit, qu'est-ce qui apparaît pour le dire de façon que tu comprennes en te référant a ton manuel habituel ? Et c'est a cet endroit precis que Deleuze, suite à d'autres sans doute que je connais peu (Bergson Spinoza Nietzsche à ses dires), change la donne : il n'est plus simplement question dé connaitre ou reconnaître des objets tout mignons unitaires et fiers de leur essence, voire de se regarder penser face a ce qu'on en voit. Plus question de penser en terme de découpages plus ou moins présupposés, imagination raison entendement etc, mais de passer là encore outre ces types de concepts à la généalogie douteuse. Qu'est-ce qui se passe quand ça se passe ? Comment ça marche, penser ? Et là on rentre dans le bonhomme, mais pas non plus avec les petites cases de la psyK, juste dans l'inconnu d'un fonctionnement dont toutes tes qualités mêmes, aussi transcendantes qu'elles fussent, ne nous avancent pas d'un quart de bribe de millimètre. Ou oui je sais. Après coup on formulera ça (là où semble-t-il tu fais intervenir ta conception sympathique de la logique), bref il sera(it) question d'explication, la grande affaire de la philo éparpillée façons puzzle au quatre coins-coins de l'univers théorique. On parlera aussi de savoirs et toutes ces choses magnifiquement mirobolantes qui hélas n'ont pas empêché la Shoah et toutes ces sortes de choses, bizzarrement. Mais avant ce déballage d'intelligence théorique donc ? Comment que ça marche ma bonne dame, un type qui prend un éclat d'obus dans la tronche ? Comment ça nous arrive un événement, comment on encaisse, qu'est-ce qu'on sent voit perçoit ? Qu'est-ce qu'il se passe alors, et ouk elles sont nos fières representation quand l'éclat rentre dans la chair ? Damned ça se complique ! Ben vi. Alors des types arrivent et disent par rapport au théâtre de mon papa et ma maman, et puis à une norme comme quoi on est gentiment individué ou un peu moins voire plus si affinités, on doit, enfin on devrait... enfin bref c'est comme ça et pas autrement ! Et là mon bon maître (dont je fut le negre rappelle-toi, puisque c'est moi qui ai écrit ses livres) nous fait redescendre de ces altitudes factices du sujet-roi pour nous ramener à une observation quasi chirurgicale de qu'est-ce qu'il se passe, en vrai et bien loin de tout ce verbiage. Et sa bonne parole consiste à nous annoncer que c'est pas des essences plus ou moins diluées ou autres qu'on se prend dans le buffet mais plutôt des mélanges d'intensités qui peu a peu se metamorphosent... certes en qualités plus ou moins sensible oui forcément. Toi par exemple, il semblerait que tu sois en proie a des quantités. Bon c'est sympathique les quantités remarque : des jours tu domptes, et puis des jours moins, pas vrai ? Ta confrontation avec les mots égaie bien mes bientôt vieux jours remarque, et je veux pas jeter la pierre mais bon. Bref, les intensités c'est pareil : on est d'abord - et note bien le d'abord sur ton carnet jeune homme - d'abord pris dans des intensités... c'est-à-dire d'une intensité à une autre, plus ou moins, avant les qualités elle-même (dans l'ordre de l'inconscient) : des differences d'intensité donc. Quelque chose advient et des intensités se manifestent en nous. Anna est plus intense que... mais je déraille revenons au sujet oups. Donc le donné c'est ça, il n'y en a pas d'autre quand on pense l'expérience. Et petit a petit les choses changent, pour des raisons que même toi n'es pas sans connaître et donc je ne m'etendrai pas. Mais le sensible là-dedans, comment que t'est-ce que ça marche le sensible, les intensités du sensible ? Un rapide coup d'oeil vers Platon ne nous apprendra rien, et de même vers ces philosophes de la transcendance que tu cites de temps a autre pour montrer qui tu es. Des intensités virtuellement porteuses de qualité - puisque relatives à l'apparition donc, de ce qu'on appelle une altérité - usinent entre elles, sans référence a papa ni maman... et produisent. Donc. Alors le sensible, si l'on en tient compte hein (t'as remarque que c'est l'objet du fil ?) elles bidouillent des trucs qui se retouvent dans la mémoire et que les mots sont impuissants a reproduire sensiblement. Et ces choses bidules intensifs et emotionnels, c'est ce qui nous constitue bien plus que les apories de Schopenkegard et ses amis du cercle privé au troisième étage. Alors qu'est-ce qu'elles nous disent ces intensités ? Qu'elles s'organisent par différentiel. Bon prenons les mots par exemple, les vieux concepts a deux balles donc de tes idoles. On va dire qu'ils se positionnent les uns les autres sur le plan de notre spectre sensible. Si tu veux on peut pas voire débarquer la passion envers telle charmante internaute torride pas exemple sans que ça bouscule un peu la structure du spectre en question. Ah oui tiens voilà la passion, ouk je vais la caser, a gauche ou a droite de l'amour, au dessus au dessous, que le machin tienne encore vaguement ensemble ? Euh non, c'est pas comme ça. Ça a la forme d'un machin qui avance et qu'en bout de parcours on appelle une vie, genre... Mais dans la représentation si : oui on case l'amour en fonction de etc. Et me dis pas le contraire ou je me fâche. Alors les types toi (moi aussi), on dit oui c'est plus d'intensite tout ça, oui on dit ça. Bon. Ça veut rien dire, demain ça sera différent. Mais dans le sensible, tout s'organise en terme de differences d'intensités. Chaque machin sensible ne se définit que par rapport a l'autre (note bien, c'est important ça). Par exemple l'amour et la passion ne se definissent que l'un par rapport a l'autre, tu vois le truc ? Bref c'est la relation entre les deux qui définit l'un et l'autre dans la représentation la vraie et jamais je-ne-sais quelle essence a deux balles qui flotterait au dessus du firme-maman. Ah ben vi, mais alors si c'est la relation qui definit les termes, fiantre foutre : ça change tout ! Ca change qu'au lieu de spéculer sur l'essence de l'amour ou l'Etre de l'homme, il faudra bien philosopher a partir des relations ahem ahem... alors par exemple la chère enfance de l'individu Chapati certes elle aura son importance puisqu'elle aussi n'est que relations, mais pschttt le théâtre là-dedans, badaboum et tagadatsointsoin. Donc les termes n'existeront qu'en fonction des relations qui les auront inspirés, et du coup forcement tous les termes seront soumis a cette affaire-là. Donc on ne pourra en discourir qu'a partir de ce genre de constat, et exit les essences ! Bon la c'est parfum fraise mais l'abricot est bon aussi. Ceci dit rien n'empêche de spéculer ad vitam sur les vieux machins tous rabougris de feu la philo platonico-cartesio-freudienne hein, chacun son truc. M'enfin de là a dire que c'est revolutionnaire... juste pour rire alors ! Bisou .
  18. T'as raison, passe vite a autre chose, les autres n'y verront que du feu. A la prochaine... (foutaises ) .
  19. C'est ce que je dis : ou tu comprends pas ou tu fais semblant de pas comprendre. En tous cas tu cherches pas, ça c'est sûr !
  20. Donc quand Hitler parlait des juifs, c'était pas du racisme puisqu'être juif n'est pas une affaire de race. Formidable ton intervention Tombouctou, repasse quand tu veux... Depuis Freud... et même bien avant en fait, depuis l'apparition de l'intelligence sur terre, vers 568.000 avant JC, quand les coccinelles ont décidé de se peindre en rouge pour faire croire aux prédateurs qu'elles étaient indigestes. Alors les cafards ont accusé les prédateurs de racisme... .
  21. chapati

    La psychanalyse

    Will sauta sur l’occasion : "hors-sujet mémé, et là je dis attention : partir est impropre, le terme est "casser sa pipe", tu n’apprends rien mémé, malgré mes leçons salutaires". Matt le prit par la couture du pantalon et l’expédia par la fenêtre. Six étages plus bas, un "schplaff" retentissant annonça à tous qu’il était arrivé à bon port.
  22. Puisque t'a perdu la mémoire, la question était : Tu as quelque chose à répondre, oui ou non ?
  23. Ce que tu peux être malhonnête quand même, c'est dégoûtant. Dégoûtant quand on te voit prendre et défendre les positions des racistes de ce forum. (tout en leur faisant la leçon, mais avec une telle modération, pas vrai : "soyez raciste avec modération, l'abus de racisme peut nuire à la dignité humaine" ) Donc tu réponds pas, tu évites, tu fuis DDR (comme d'hab). D'où mon désintérêt à échanger avec toi : t'es pas à la hauteur de tes prétentions.
  24. Soyez raciste, mais avec modération. (l'abus de racisme peut nuire à la dignité humaine) Salut la compagnie !
  25. Une nuisance, le burkini... On est juste la risée du monde entier, pointés du doigt partout pour notre racisme. Mais bon, ça gêne la vue, le paysage, on voit plus bien la mer... (vomir) Poil au con. .
×