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Tout ce qui a été posté par Maroudiji
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On arrive aux mythes Klein : « Tous les mythes, selon Dumézil, ont cette propriété de mettre un monde dans lequel il y a de la durée … mais où il n’y a pas de temps. C’est vrai pour les mythes grecs, c’est vrai pour les mythes indiens… » Ah, les mythes indiens ! Là, j’ai tendu l’oreille. Ils sont rares ceux qui ajoutent l’Inde à leur raisonnement philosophique, encore moins lui. Des fois, durant leur conférence, et c’était le cas d’Hubert Reeves, puisqu’on parlait de lui, ils mentionnent vaguement les Upanishads, les Védas, les érudits brahmanas, comme si c’était très loin, comme si cela n’avait aucune espèce de signification pour nous et pour le sujet traité. Le moins on en parle et le mieux on se porte, surtout si nous ne sommes pas des connaisseurs. Bref, voyons ce qu’il va nous dire à propos des Indiens (je suppose qu’il fait allusion aux Hindous). Ramanuja (1017-1137) demandant de l'aide au roi.
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Dans le même esprit, mi-figue mi-raisin, Klein continue ainsi : « Mais vous pourriez dire qu’il existe peut-être des mythes qui répondent à cette question de l’origine du temps. » Oui et non. Par exemple : « Que disent les mythes ? Au début, il existait un monde originel... » Voyez, dès le départ, nous achoppons : « Donc, reprend-il, le début ce n’est pas vraiment le début, puisqu’il y avait déjà un monde originel… D’où vient-il ? » Autrefois, tout le monde le savait -de Dieu ! Mais bon… Le but des sciences modernes c’est de montrer qu’on peut se passer de Dieu et vivre comme des gens responsables et en contrôle. Le but des sciences modernes est de dompter les lois de la nature. La posture scientifique la plus manifeste dans nos sociétés matérialistes promulgue sans complexe qu’avec de bonnes équations mathématiques nous arriverons à développer les outils pour construire et déconstruire la matière à notre guise. Nous serons enfin les Maîtres de tout ce qui nous entoure et de notre destin. (Catastrophe en perspective, mais l’homme raffole de cet utopisme insensé.)
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Impossible de séparer la politique de la science; c'est comme l'art, tous deux ont besoin d'un mécénat. tout comme il est impossible de séparer l'argent des citoyens de la science. La science est omniprésente, elle touche tout le monde, directement ou indirectement. La vaste majorité des gens ne jurent que par la science. Ils en mangent. Oui, je suis peu banal. Autrefois, quand je me présentais, je prévenais : je ne suis pas banal. (Mais cela ne voulait en aucune façon laisser entendre que je ne la regarderai pas quand j'aurai du temps...)
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Est-ce que la médecine est une science ? La technologie est-elle une science ? L'histoire ... L'anthropologie ... La biologie... Je suis sincèrement désolé mais je n'ai absolument pas le temps de regardé cette vidéo d'une heure et demi... Je viens tout juste de vous le dire. Par contre, si j'ai faux, très bien, faites fonctionner, je vous prie, la dialectique... Je commence le sujet, comme cela je pourrai rectifier. Merci
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Les savants font l’almanach, et Dieu le temps Revenons à Étienne Klein. Il reconnaît d’emblée la difficulté de spéculer sur le temps pour le démystifier. Le temps, pourtant, n’est pas un objet concret qu’on peut casser pour voir ce qui s’y trouve à l’intérieur puis proclamer : « Nous, scientifiques, on peut se passer de Dieu pour expliquer le fonctionnement du temps. C’est simple comme bonjour ! » Malheureusement, ils sont loin de la coupe aux lèvres. Le temps est une énigme, surtout en ce qui concerne son origine. Car il ne s’agit pas seulement de chercher à répondre à la question de ce qu’est le temps mais d’où il vient. (Peut-être n’existe-t-il même pas, lance-t-il, de façon désinvolte…) « Vous pensez-bien que je peux m’amuser comme ça longtemps, plaisante-t-il, mi-figue mi-raisin. Je pourrais faire du Raymond Devos ou du Saint-Augustin.* » Les références ! Mais il admet qu’à procéder ainsi, en tâtonnant dans la noirceur en aveugle, « on risque de ne pas s’en sortir. » Et de nous retrouver au seuil de l’absurde : crampes mentales garanties ! (Wittgenstein) * Il est celui qui s’accordait avec l’idée infantile que le monde avait été créé 5000 avant J.-C. Ça ne pissait pas loin, vous en conviendrez. On se demande pourquoi Klein nous ressort cette bouffonnerie ? 5000 avant le Christ ! Peut-être pour mieux mettre en valeur le chemin parcouru ? Il est certain que s’il part d’une tradition et de philosophes qui nous assuraient que le monde est né il y a 5000 ans ou qu’il est sorti du néant, nous ne pouvons que nous extasier devant le progrès accompli depuis. Saint-Augustin réfléchissant sur le temps.
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Vous faites une séparation entre science et morale, ce que je ne reconnais pas; c'est artificiel et dangereux. Je l'ai déjà dit. Ensuite, le peuple, la politique et la science, c'est un tout. La conscience du peuple est le miroir de la science. Il n'y a pas un tiroir-science, un tiroir-politique, un tiroir société. Je dis aussi que la dialectique est un approfondissement d'un sujet auquel les gens ordinaires, pour peu qu'ils soient cultivés, y participent pour la cause commune. Or, sur les forums, je ne vois pas ce phénomène. Pourtant, c'est un bon outil de prime abord pour échanger. Ce que l'on voit et lit, ce n'est que du chatting et de la frustration. Il n'y a jamais de débat de fond, surtout pas lorsque le sujet n'est pas habituel. Je suis en train d'écrire la suite au sujet de Klein... Et je fais la cuisine. Et je réponds à mon courriel et au téléphone... Votre attention a-t-elle remarqué ma réponse au sujet de la science, dans mon dernier message, à la toute fin ?
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D'accord, mais c'est au moment que je poste qu'il faudrait signaler ces contradictions. La seule que je me souvienne, de contradiction venant de votre part, c'était au sujet de l'ordinateur. Je vous ai répondu à deux reprises. Mais c'est vrai que cela mériterait un plus grand développement. Mais pas maintenant, j'ai autre chose à finir. Cette question, sur mon utilisation de l'ordi, illustre bien ma démarche et la difficulté qu'ont les matérialistes à se mettre dans les chaussures de ceux qui ne voient pas le monde comme eux. Rappel Sur le temps, d’après la Bhagavad-gita, repris par Oppenheimer, un scientifique de renom. Mais d’autres pensent, à l'instar de celui qui déclarait que les pyramides ne sont qu’un amas de pierres, qu’il n’y a aucun intérêt à connaître les vues passées et caduques de l'histoire des civilisations. Bonjour la science ! Bonjour la philosophie ! Bonjour la dialectique ! Sans parler des nombreuses fois où j'ai abordé le sujet, voici la dernière en date, c’était le 24 septembre 2015 - 03:00 #9849961 Pour ce qui est de Reeves, c'était prévisible; personne ne cherche à courber une vieille branche... Et il n'est pas le seul, la plupart réagissent comme lui. Quand ils devinent que vous allez leur parler des Upanishads ou des Védas,ils s'empressent de mettre fin à l'échange. J'ai vécu aussi dans un pays socialiste, l'Algérie, je vous dis pas à propos de la dialectique ! Au nom d'une science authentique, d'une vraie science et non pas d'un système à tuer. Mais si vous ne lisez pas au sujet de civilisations qui avaient une perception positive de la science alors vous ne pouvez comparer...
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Je vous mets en évidence la contradiction et que je déplore constamment sur ce fil... En outre, je ne parle pas que de vous, mais en général. (Ce qui vous inclut). Je ferai un petit travail tout à l'heure. Avez-vous lu ma critique du livre d'Onfray ?
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Surtout en mal. Depuis des années je dénonce cet aspect des sciences, depuis des années, ce ne sont que des quolibets que je reçois en retour. Et on appelle cela l'esprit scientifique ! Qu'est-ce que la science ? Vous en avez une autre idée que moi. Quand on annonce que l'on a découvert de l'eau sur Mars, vous vous extasiez ; moi je trouve cela ridicule. Mais vous (ne pas le prendre personnel) ne savez pas pourquoi. Et cela ne vous intéresse pas. La dialectique ne vous intéresse pas. Sur les forums que j'ai fréquentés, je me suis aperçu qu'il n'y a pas de dialectique. Il n'y a même pas d'individu pour publier des choses sérieuses. Je pense que c'est la première fois que je publie et que je participe à un forum de Religion. Je ne fréquente pas ces lieux d'habitude. Mais je me suis rendu compte à quel point la dialectique est morte. à quel point les intellectuels sont stériles. Alors je me suis dit, je vais parler de Dieu. En fait, c'est le seul sujet qui me préoccupe, depuis toujours. Mais l'expérience est tout autant désastreuse (mais je le savais que cela serait ainsi) : quand je lis les réactions, les insultes et le peu d'intérêt pour comprendre, pour quitter les rails du conditionnement matérialiste, pour sortir du paradigme moyenâgeux, je me dis que c'est vraiment l'Âge de Kali. Envoyez un homme sur la Lune ou sur Mars
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Quand le renard ne peut pas atteindre les raisins, il dit qu'ils sont verts.
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PS. 2 Je me suis également prononcé ici -du moins je crois- sur la notion d'objet, car je pense que c'est le sujet de cette vidéo. Je disais alors que c'est une grossière erreur que de voir l'Univers comme un objet. Mais c'est tout à fait occidentale cette façon de procéder...
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PS. Je viens d'écouter Reeves. Je connaissais. Ce qu'il déclare c'est que les scientifiques n'ont rien à dire sur tout cela. Et je rajoute -qu'ils ne savent rien sur l'Univers ou que ce qu'ils savent est très pauvre. Pauvre et, de surcroît, changeant. Tous les 10 ans, ils révisent leurs théories et en adoptent d'autres. Comme dirait É. Klein: "Il faut cesser de parler du Big Bang comme on en parlait il y a 40 ans. C'est ridicule !"
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Vous pensez que la science est indépendante "du point de vue historique, symbolique, culturel, spirituel..." et qu'elle s'en passe ? Que cela ne joue aucun rôle dans leurs âme et conscience quand ils réfléchissent sur leurs théories et leurs applications ? (Je connais trop bien l'argument classique qui consiste à croire et à répondre qu'ils font la part des choses...) Pour ce qui est de "si cela correspond de près ou de loin à une forme de réalité", je l'ai souvent répété ici : pour savoir, il faut connaître. Vous m'avez avoué que vous n'en saviez rien, à propos de la cosmogonie hindoue. Y a-t-il qqch qui m'échappe dans votre raisonnement ? Ce que vous dites, si je comprends bien votre logique, c'est que les scientifiques n'ont pas besoin de savoir ce qu'autrefois les civilisations évoluées pensaient du temps, parce que nos scientifiques savent mieux qu'eux ce qu'est le temps. -Et que nous n'avons pas besoin de connaître, en fait, leur vision du temps, leur cosmogonie, parce que de toute façon, elle n'a rien à voir avec l'approche scientifique au XXI siècle. C'est ce que je comprends en vous lisant. Merci pour la vidéo de Klein et de Reeves. Je les connais un peu tous les deux. Je les regarderai plus tard, si j'ai le temps. Pour Reeves, voici ce que j'écrivais il y a quelques années sur lui: Hubert Reeves, comme un artiste Merci encore pour vos explications, j'apprécie. ...................................... _______________________ Ah, je voulais aussi ajouter que maintenant, pour ne pas contredire la loi, le Japon a décidé de supprimer carrément les cours d’histoire du programme d’études. Ils parlent même d’éliminer tous les cours de science autres que les sciences techniques : « Le gouvernement japonais demande aux universités de ne plus enseigner les sciences humaines. » Pour ce qui est des boches et des Japs, j’étais jeune, vous me direz, cela se passait il y a cinquante ans. On a évolué depuis (toujours cette persistante idée…), nous reconnaissons parfaitement nos torts. Nous avons changé. Or, je discutais tout récemment avec un Français bien éduqué et dont la mère avait été institutrice en Algérie avant l’indépendance qui prétendait que les Français n’avaient apporté beaucoup aux peuples des pays qu’ils avaient colonisés. Il niait en l’occurrence les massacres perpétrés par les policiers et l’armée en Algérie. Je lui ai donné l’exemple de ce qui s’est passé dans la ville où je suis né, les milliers de citoyens qui ont été assassinés parce qu’ils avaient manifesté avec un drapeau algérien à bout de bras. Puis quand je lui ai donné les preuves, il a rétorqué que c’était de l’exagération, que je voyais le verre à moitié vide au lieu de le voir à moitié plein… Tout le monde déforme la réalité. Certains pensent que les scientifiques sont au-delà de ce vice car leur méthodologie les place à l’abri des imperfections qui sont le lot des humains. Et c’est toujours la première réplique que l’on me sert, lorsque je mets en avant la problématique des institutions scientifiques et de leurs théories.
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À mon tour, je ne vois pas sur quoi vous butez exactement. Voulez-vous dire que toutes les cosmogonies sont sans valeur pour vous, car elles ne nous apprennent rien ? Ou ai-je mal compris ? Et j'ai souligné ce que je ne comprends pas du tout.
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L’histoire, une science !? Je reproduis ci-dessous un exemple tiré du journal Libération, pour mieux juger de ce travers propre à toutes les nations qui culpabilisent à cause de leur passé. France, États-Unis, Canada ou Australie, c’est plus ou moins pareil : on sabre dans les livres d’histoire et on fait disparaître ce qui n’est pas reluisant. Jeune, j’ai appris que les méchants c’était toujours les boches, les Japs et les indiens. Mais nous autres, nous étions civilisés, jamais nous ne nous comportions comme ces brutes, sauf exception. L'État japonais condamné à la vérité historique. « Le verdict est historique. Pour la première fois, le gouvernement japonais vient d'être condamné par la Cour suprême pour avoir censuré dans un manuel scolaire les références à la guerre bactériologique menée en Chine et à Singapour pendant la Seconde Guerre mondiale par la sinistre unité 731, un corps spécial de l'Armée impériale japonaise qui a aussi pratiqué des expérimentations biologiques sur des prisonniers civils chinois. En supprimant ce passage de l'ouvrage, le ministère de l'Éducation a commis un acte "illégal", ont estimé hier les juges de la Cour suprême. »
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Vous ne comprenez pas ce que je vous dis. Cette problématique que vous croyez détecter chez moi est tout simplement fausse. J'en ai déjà parlé ici et j'ai déjà répondu à un internaute bien élevé, un chrétien, et qui s'en est excusé par la suite. Mais vous, même après des années, vous ne voyez pas de quoi je parle. Vous n'êtes pas concerné. Je vais être gentil: je ne dis pas que vous manquez de jugeotte, je ne dis pas que vous lisez mal, mais que vous ne me lisez pas. Ce que j'ai à dire ne vous intéresse pas. Alors pourquoi venir créer de la bisbille ? Personnellement, je ne trouve aucun intérêt dans ce genre d'échange. J'ai passé l'âge des disputes stériles et du papotage.
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Déjà que tu as du mal à lire ce que j'écris ici à ce propos, je comprends alors que tu vois les choses à ta façon quand tu vas en Inde... (Je croyais que tu étais sorti ?)
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J’en profite pour le redire encore une fois : seuls les Hindous ont une mythologie (dans le sens noble du terme) ou une histoire de la création du monde matériel et qui n’est pas avare de détails sur l’existence d’un Autre, supérieur et spirituel, et peuplé par des êtres : humains, animaux, plantes, rivières, montagnes, océans, etc. Là-haut tout y est conscience, félicité et éternité, ce qui revient à dire que le temps n’y a pas d’influence. Seuls les Hindous ont une explication élaborée sur le sens de ce monde ici-bas. Tous les Puranas importants apportent leur contribution à l’explication de la création et du fonctionnement des Univers, de notre condition, de celles des bêtes et des plantes, de la structure de la matière et de sa forme, de son évolution et la façon dont la vie s’y déploie. Les Puranas, qui racontent l’histoire des hommes et du monde depuis leur tout début, sont une mine de savoir. Ils sont également et pratiquement des écritures riches en informations sur une civilisation ancienne et non des moindres. Curieusement on ne s’y intéresse pas. Le monde occidental n’y porte aucune attention et préfère dénigrer le savoir hindou. (Parlez-moi de condescendance !) Quelqu’un, au début de ce fil de discussion, est intervenu, (hdbecon) pour nous dire qu’il ne fallait pas y voir de malice de la part des Occidentaux et surtout pas une conspiration. C’est là encore enfoncer le clou pour mieux ignorer le mal qui affecte notre conception de l’histoire.
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Rappel Voici un passage qui vaut son pesant d'or. Et c'est « écrit sans aucun mépris, aucune condescendance », simplement pour m'avertir que je suis dans l'erreur. C'est pas gentil ça ! hdbecon, (drôle de pseudo...) c'est lui qui disait que les pyramides ne sont que des tombeaux ; il n'y a rien là pour s'arracher les cheveux ; ils n'existeraient plus on ne s'en porterait pas plus mal. Lisez-le m'expliquer que c'est naturel que l'on ne parle pas du Mahabharata et des légendes de l'Inde. Lui, c'est la Grèce. Ah, la Grèce ! Et si vous voulez en lire davantage sur ce qu'il a écrit, cliquez sur la flèche, à gauche de son nom.
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Par là, c’est-à-dire par les mythes, on se rend compte, avec le recul, à quel point il est difficile de créer un monde spirituel en partant d’une imagination même bien intentionnée, d’autant plus si elle est humaine. À vrai dire on ne trouve pas de description exhaustive d’un monde spirituel raconté par les mythes. En connaissez-vous ? L’olympe n’en est pas un ; il fait partie de ce monde. De toute façon, les Grecs avaient une vue très limitée et complètement erronée de l’espace, que dire d’imaginer un au-delà à celui-ci, un monde qui aurait sa propre réalité et qui ne serait pas simplement l’opposé ou un transfert des lois et des structures du nôtre. Entre parenthèses, dans les Védas il est dit que, tout comme pour Dieu ou pour l’âme, le monde spirituel ne peut pas être appréhendé par la spéculation. Seul Dieu peut nous fournir la vision ou l’intelligence pour réaliser en quoi il consiste. Et pour ce qui est des juifs, nous l’avons déjà mentionné, ils ne croyaient pas à un monde qui serait situé ailleurs que sur Terre. Pour eux, et pour les Grecs, notre planète était la seule réalité, elle était le centre de tout ce qui existe ; leur paradis était quelque part sur Terre. Même leur enfer à tous les deux était très basique; il avait à voir avec les profondeurs de la Terre. Le reste de l’Univers était vide, comme on le croit encore aujourd’hui. ....................
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Étienne Klein est également un philosophe des sciences. Il croit dur comme fer que la conception scientifique académique est une pure invention à mettre au crédit de l’imagination des scientifiques. (C’est typique à la culture occidentale que de s’approprier les connaissances des autres ou de ne pas mentionner leurs emprunts.) En fait, elle est une mimique des relations humaines telles que l’Occident préhistorique (proto historique, comme on dit maintenant pour définir cette période) l’a cultivée et qu’elle a transféré aux dieux (anthropomorphisme) pour expliquer le concept du temps.
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Le Monde donne cette version du verset de la Bhagavad-gita et dans lequel Krishna est évacué pour être remplacé par Shiva : « Oppenheimer, qui, avant d'être un physicien, est un humaniste pétri de philosophie, de culture indienne et de littérature, puise dans les textes du Bhagavad Gita et lâche après ces événements : "Maintenant, je suis Shiva, le destructeur de mondes." En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/culture/article/2005/10/03/oppenheimer-encense-dechu-rehabilite_695481_3246.html#dqZgIVVJvbk3vwGL.99 Mais voici le verset originel que j’ai trouvé sur Wikisource (?!?)* en faisant une recherche : « Le Seigneur Bienheureux dit : Je suis le temps, destructeur des mondes, venu engager tous les hommes. En dehors de vous [les Pândavas], ils périront tous, guerriers des deux armées qui s’affrontent. » 11.32 * Sur Wiki, lire ce chapitre de la Gita Certains vous diront que la vérité n’est pas absolue, que chacun possède sa vérité. C’est pour cela qu’au lieu d’écrire Krishna, Le Monde, le journal d’information des Français, un peu tordu mais très lu, surtout par la classe intellectuelle, qui aime, tout comme le bon peuple, grimper à l’arbre, a préféré affirmer que c’est Shiva l’énonciateur de cette vérité. Rassurez-vous, Le Monde n’est pas assez futé pour procéder à une telle altération par lui-même. L’Inde en est la première responsable. Les shivaïtes modernes n’acceptent pas que Krishna soit le Bhagavan (Dieu) mais Shiva, qui est aussi appelé Bhagavan. Et dans la réalité -on parle des Écritures-, c’est bien Shiva qui détruit les mondes à la fin. Sachant que les shivaïtes aiment s’identifier à Dieu (je suis Dieu) et qu’ils ne reconnaissent pas un Dieu personnel, on comprend très bien pourquoi Le monde a falsifié le sens évident de la Bhagavad-gita. Shiva ou Krishna, il y a 5000 ans -et la Bhagavad-gita clôture en fait la culture des Védas qui date de milliers d’années déjà à ce moment-là-, les Hindous discutaient de la problématique du temps avec subtilité et beaucoup de science. Pourquoi ceci n’est-il pas mentionné ? Parce que c’est inintéressant ? Comment le sait-on puisque personne n’en parle jamais ?!
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Désolé, je ne comprends pas ce que vous voulez dire dans cette dernière phrase. _______________ * Ce montage de mon cru avait été publié sur ce forum il y a plusieurs mois, sur le fil L’Inde et le Mahabharata. Et si l'univers n'avait pas de but ? Ou d’où vient le temps ? Ce questionnement revient souvent chez Étienne Klein. C’est un bon professeur qui a compris que si les scientifiques ne reprenaient pas les choses en main, les bancs d’école où l’on traite de la matière scientifique allaient être désertés. Et des conséquences plus graves encore en découleraient. Le néant ou le vide, le zéro, le hasard ne peuvent plus servir de départ absolu, rationnel et logique pour expliquer scientifiquement l’origine de l’Univers. Prétendre néanmoins que l’Univers est éternel, sans créateur, comme le concevaient les Grecs, n’est pas mieux, ce n’est pas une alternative solide, mais plutôt un emplâtre sur une jambe de bois. Pour convaincre son auditoire, Klein se propose de comparer brièvement les connaissances de la science actuelle sur le sujet avec les anciennes, c’est-à-dire avec les mythes. Pour cela, il faut commencer par le début et admettre qu’on n’a pas attendu le XXI siècle pour y songer; tous les peuples primitifs, il y a des milliers d’années, avaient leur explication sur l’origine du monde. C’est un phénomène naturel que de se poser la question d’où l’on vient et pourquoi ce monde existe. Comparer n’est pas le mot, car la science et la croyance sont deux postures différentes et c’est le but de l’exercice : montrer à son audience notre supériorité écrasante et incontestable par rapport aux savoirs des Anciens (évolution oblige, nous sommes de loin plus intelligents et plus raisonnables). Mais, pour être objectif, il faut tout de même faire la genèse de cette recherche qui a culminé à la dernière découverte scientifique, le boson de Higgs. C’est une révolution en ce domaine qui va nous éclairer sur le processus primordial du développement de l’Univers, pour ne pas dire de son origine. Il en est fier. Comme nous allons le voir, il va nous parler du temps selon la conception grecque, mais à aucun moment il ne fera allusion au Mahabharata dans lequel justement il est question du temps, notamment dans la fameuse partie du livre appelée la Bhagavad-gita. Il ne connait pas, faut croire. Il n’est pas assez éduqué, faut-il en déduire ? Non, je suis sarcastique. Même moi qui ne suis pas un intellectuel, quand je veux comprendre un sujet, je fais le tour de la question. Je vais dans une bibliothèque, la plus importante de ma ville, et maintenant Internet, et je consulte tous les principaux ouvrages qui traitent du sujet pour être sûr que je ne rate rien et que je ne dise pas de bêtise quand j’en parle. Mais Étienne Klein, tout comme le philosophe Michel Onfray, ne souffleront mot sur cette partie du monde, sur la culture hindoue si féconde en la matière. Pourtant Oppenheimer a rendu fameux à travers le monde un des versets de la Bhagavad-gita sur le temps. Le temps… N’est-ce pas de cela que l’on parle ou sommes-nous hors contexte ? C’était dans les années 40, quand la bombe H a explosé. Il l’aurait prononcé de mémoire, lui qui lisait la Bhagavad-gita dans le texte originel puisqu’il avait apprit le sanskrit. Il y a donc des scientifiques qui connaissent cet aspect et d’autres qui l’ignorent. Pourquoi ? Voilà, pour ce matin, toujours entre deux occupations… Je vous reviens pour la suite un peu plus tard…
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Lisez, c’est de l’utopisme en barre. Je viens de le lire sur le blog de Marioons.* Je souligne ce qui cloche. « C'est une façon d'interpréter ce que certains appellent la "roue karmique". On parle souvent de karma en termes de mérite ou de punition, conséquences de nos actes passés. Mais je pense que ces notions autoritaires sont purement crées par l'homme dans un soucis de contrôle et ne font nullement partie des lois de la nature. La nature est bien assez puissante et intelligente pour n'avoir pas besoin de fonctionner selon des règles de soumission à son autorité, de devoirs et de punitions. L'homme lui, de par la faiblesse de sa conscience et la force de son ego, en est venu à créer de tels concepts et à les disséminer dans l'inconscient de son prochain dès le plus jeune âge. Mais la conscience humaine peut évoluer, et nous pouvons choisir de cesser de nourrir la carapace de l'ego et renoncer à ces lois d'asservissement et de domination. » Qui sont ces "certains" ? Qui est-ce "on" ? Ce sont les Upanishads, les Puranas et les Vedas qui désignent par la "roue karmique" les actions et réactions. Qui êtes-vous, vous qui pensez mieux que les auteurs de ces écrits ? Comment le savez-vous qu'ils ont été créées "purement" ? "La nature est bien assez puissante et intelligente" que vous écrivez, vous devriez venir nous faire profiter de vos connaissances sur L'athéisme n'est que du bluff, nous nous posions justement la question sur son fonctionnement. Vous avez l'air d'en connaître un bout. Autrefois, il y a des milliers d'années l'homme, selon vous, a créé de tels concepts et ils sont encore appréciés. L'homme aujourd'hui est plus évolué, c'est ça ? Il a inventé d'autres concepts, plus meilleurs ? "la conscience humaine peut évoluer". C'est bon à savoir. "et renoncer à ces lois d'asservissement et de domination". Vous avec des exemples ? Je suppose que le yoga, c'est dépassé selon vous ? *Pour le lire
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Je n'ai pas lu tout cela encore mais ça promet à lire les premières lignes. :smile2:
