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Maroudiji

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Tout ce qui a été posté par Maroudiji

  1. J'ai sincèrement tenté de discuter avec toi de cette question, tu m'as volé dans les plumes, alors j'ai jeté l'éponge. Bien à toi et bonne continuation dans tes débats.
  2. Je me suis permis de changer la disposition de ce paragraphe pour mieux le commenter. C'est un discours que l’on répète sans nuance sur toutes les tribunes, à toutes les heures quasiment. L’homme, de toute façon, ignore beaucoup de choses, essentielles de surcroît. Et c’est tout récemment qu’il cherche à comprendre son rapport avec les animaux alors qu’il existe des peuples qui en avaient une perception beaucoup plus juste, et cela depuis des milliers d’années. Mais comme d’habitude, l’homme blanc se réveille malgré lui à cette réalité et le voilà qu’il impose sa réalisation… Ne pas savoir que l’on est différent des animaux, c’est très spécial comme posture et philosophie… On s’autorise des droits, dis-tu ? Et pourquoi n’aurait-on pas ces droits ? Pourquoi quelqu’un n’aurait pas le droit de faire travailler des chevaux dans les champs ou de tuer des moutons et des poules pour les manger ? Pour ce qui est des humains, en principe nous n’avons pas le droit de les tuer ou de les exploiter cruellement, c’est théoriquement dans le fondement de toutes les religions dignes de ce nom, et cela depuis le début des temps. (Sauf pour ceux qui ne font pas cas de l’histoire et qui s’en inventent une de toutes pièces : l’homme vient du singe... ) Mais il y a longtemps que des individus, des groupes et des peuples reconnaissent que nous faisons partie d’un tout. Il ne s’agit pas de confondre mais de distinguer, de savoir quels étaient ces peuples et ces cultures qui intégraient cette conception dans leur vie de tous les jours. Alors il y aura plus de lumière et on fera du progrès. (Pas les Grecs, stp. J) Sans vouloir t'offenser, cela ne veut pas dire grand-chose. C’est de la spéculation idéologique hasardeuse. Vous ne savez que très peu de chose sur l’Univers, encore moins sa taille ou sa circonférence. Dans mon livre à moi, l’humain est au sommet des espèces et il en a la charge. Est-ce que tu connais la Bhagavad-gita ? L’as-tu déjà lu ? Ce n'est pas malin, en effet, mais c'est le chemin que l'on a pris, et particulièrement celui que je dénonce avec détermination, la technologie issue des sciences dures. Ce qui est rassurant, c'est que beaucoup commencent à comprendre ce fléau, même si le mal est comme le nez au milieu de la figure. Cordialement. Si l’on ne comprend pas cette hiérarchie du vivant, alors c’est le relativisme total, ce qui fait dire à des scientifiques (je me souviens particulièrement une femme qui étudiait les mouches dans son laboratoire) que le sexe d’un insecte est aussi merveilleux que celui des humains, il n'y a pas de différence, chacun y trouve son plaisir ! Mais alors que j’écris ces lignes, je me dis qu’il est vrai que pour certains humains le sexe n’est qu’un exutoire, sans érotisme. Des bêtes à sexe, quoi! d’ailleurs très prisées par une catégorie de la gent féminine qui raffolent des hommes à femmes. Une conscience de carotte n’a pas la même valeur qu’une conscience de chien. Et une conscience de chien n’a pas la même valeur que celle d’un homme, quoi qu’on en dise. C’est la conscience qui distingue ces espèces. Oui, on a tout simplement changé, mais ni l'un ni l'autre nous sont pour autant compréhensible. Et sais-tu pourquoi ? À cause de l'obscurantisme. Et je t'invite à regarder ce petit clip très court pour que tu vois de quoi je parle. Mais toutes les religions du Livre se sont livrées à cet obscurantisme. L'athéisme n'est pas en reste. La Russie et la Chine en sont les exemples les plus flagrants.
  3. Tu fais de la psychologie… Les croyances nous viennent de l’extérieur, elles ne sont pas innées. Les humains ne sont pas comme les animaux, ils ont très peu d’instinct et ils doivent absolument tout apprendre, même le contenu de la foi. On ne sait pas ce qu’est l’âme par instinct, mais par l’instruction. (La preuve, c’est que je ne connais pas beaucoup de gens qui peuvent parler intelligemment de l’âme.) Même marcher, l’enfant doit l’apprendre, contrairement aux bêtes qui l’apprennent seuls. Nous pouvons en trouver une multitude de raisons, par exemple les traditions étaient fortes, aujourd’hui elles ne sont que l’ombre du passé, et encore. On n’use plus du feu comme autrefois. (Mais tu ne sais pas comment le feu était utilisé, sauf les spéculations que l’on nous sert au sujet des hommes des cavernes et qu’on a monté en fait universel. On confond allégrement théorie avec vérité et histoire.) Aussi, un autre exemple, on ne construit plus comme avant. "Les temps changent", chantait Bob Dylan. Ils changent pour le pire. C’est mon crédo. Car il y a beaucoup de raisons pour cela : la première, c’est qu’un corps vient au monde et vieillit. Et la deuxième, c'est que l'homme est un peu fou.
  4. Voilà que l'autre débarque, après 20 pages il a été nous trouver la définition du dico. Wow !! ! Je me rappelle quand il a déboulé sur le forum Religion pour faire le ménage. Le pauvre, je lui tout de suite fait savoir qu'il avait une grande gueule mais qu'il ne connaissait rien sur les religions. Il avait 24 ans à l'époque, maintenant il en a 100.
  5. Navré... C'est pour toi que je dis ça, pas pour moi. Il ne faut pas oublier les arguments de l'autre, à moins que l'on décide de l'ignorer complétement. Il y a un art du débat, de l'argumentation et je vois que beaucoup ici n'en tiennent pas compte. Il faudrait pratiquement ouvrir un fil pour en parler. Mais de sous-estimer les arguments de son adversaire parce qu'ils semblent utopiques, alors que la véritable raison c'est ne pas les avoir compris, est un défaut qui ne pardonne pas. S'il était occasionnel cela passerait mais il est chronique. Il y a toujours une conscience supérieure, comme il y a des consciences inférieures. L'égalité des êtres ou des choses n'existent que sur le papier ou idéologiquement. Mais le châtiment et la punition sont des effets que nous subissons tous les jours, si on fait abstraction de son joker, le Hasard. Mais c'est en étant conscient de ces effets, présents et futurs, que la "créature" peut organiser sa vie. Le Hasard, lui (bien que vous lui attribuez des qualités anthropologiques) est neutre, se fout de corriger ou de récompenser. Oui, mais l’évolution est une théorie athée, qui veut que la conscience émerge de la matière. Dans le cas d’un monde sans Dieu, il ne peut y avoir une notion du bien et du mal universelle; elles ne peuvent être que contingentes et subjectives (Dostoïevski). Il n’y a de réalités les concernant que conceptuelles et séculières, elles n’ont pas de fondement pragmatique et raisonné.
  6. La vérité, par exemple, c'est que les gens en masse, à 98%, massacraient les animaux de façon abominable et qu'ils ne voyaient aucun mal à cette conduite. La vérité ne leur sautait pas aux yeux, en toute évidence. Dans mon livre à moi on appelle ça de l'obscurantisme.
  7. Il y a un problème, ici, de ce que je comprends par rapport à tes explications. D’un côté tu me dis que le passé ne t’intéresse pas (je crois avoir compris cela) et de l’autre tu sembles avoir une connaissance opinion arrêtée sur l’homme préhistorique et son environnement, comme le feu que tu donnes en exemple et qui serait la preuve d’une quelconque théorie les concernant. J’y reviendrai. Il faudrait que tu précises l’époque que tu désignes "d’antan". Tu veux dire que les croyances de cette période sont les mêmes que celles d’aujourd’hui mais encore plus prégnantes ? Tu spécules ou tu te bases sur des données certaines ? Quelles sont les croyances d’aujourd’hui ? Développer le programme nucléaire ou explorer l’espace pour assurer notre futures sont également des croyances… A+ Mais tu ne sais pas quel est le livre le plus long et le plus ancien qui décrit l'histoire d'un peuple et d'une civilisation... En ce qui me concerne, ces traces ne donnent que des informations relatives. Pour ce qui est des indices, il faut garder à l'esprit que l'on trouve surtout ce que l'on cherche et que l'on ignore ce qui ne cadre pas avec nos croyances ou nos idées. Il faudrait surtout avoir une plus grande connaissance de l'usage du feu durant les temps anciens (10 000 ans av. J-C, disons) à travers le monde.
  8. Bonjour, c'est bien cela, avec la nuance que la conscience n'est pas comme un organe, elle n'est que la conséquence de cet "élan vital". Il n'y a pas de conscience s'il n'y a pas de vie. Pour la deuxième partie de ton texte, ce que tu prends pour l'inconscience est le subconscient. Et pour la conscience collective, ce n'est qu'un concept, c'est simplement l'ajout de consciences individuelles. Mais c'est une fausse représentation, de l'amalgame. Merci pour cette longue réponse que je n'ai pas encore lue mais qui ne saurait tarder. A+
  9. Le hasard... Et d’où il vient le hasard ? Qui a, parmi les peuples anciens, le mieux traité ce problème ? On agit comme si on avait fait le tour de la question mais en fait on surfe sur la vague et on parle du point de vue d'une autorité arbitraire qui aurait vaincu l'obscurantisme et éclairé le monde de par son doute et ses lumières... Tu avances l'épouvantail de "l'objection créationniste" mais en réalité il s'agit de l'objection biblique, tout simplement. Ça s'arrête là ! Au mieux, c'est la Grèce contre le judaïsme, et tu ne vas pas plus loin. Ne le prends pas personnel, c'est le lot de toute la pensée moderne. Et c'est elle qui annonce que la raison philosophique est née en Grèce en toute objectivité.
  10. Mon cher deja-utilise, en philosophie on ne peut pas se permettre d'oublier les arguments de son interlocuteur. C'est une faiblesse. Si l'on comprend la problématique -en tentant de la réfuter ou simplement en la reconnaissant comme un fait- les choses deviennent plus claires. Mais là elle est absolument ignorée. Je passe sur la "main divine", devenue pour les matérialistes athées le Hasard intelligent, et je m'arrête à ton interrogation sur la punition. Comment peux-tu faire appel à elle quand le bien et le mal sont des valeurs relatives, quand il n'y a pas de mieux ou de mauvais ? C'est un peu court, à mon avis. --Bien à toi
  11. De ne pas s'excuser pour des raisons subjectives. Mais bon, ce n'est qu'une question de culture, et l'on sait à quel point elle est relative.
  12. Tu as oublié mon argumentation sur l'art oratoire des Grecs qui n'avaient pas de livres ?
  13. Non, je ne parle pas de nos problèmes actuels mais fondamentaux, bien que l'exemple que tu donnes s'inscrive dans cette perspective : la détérioration tous azimuts. Il me semble que tu n'as pas compris mon point de vue sur la mémoire... Je comprends... Cela fait partie très certainement de l'éthique de l'évolution.
  14. L’argument que j’ai posé était simple. Il y a des millions d’années l’évolution a commencé et a produit constamment de nouvelles espèces. Aujourd’hui nous devrions constater l’apparition de nouvelles espèces à foison. Il est vrai qu’une maman ne voit pas son enfant grandir mais il suffit de lui montrer une photo ancienne pour la comparer avec l’état actuel de l’enfant et la différence saute aux yeux. Si nous comparons l’état de la végétation et du monde animal d’aujourd’hui avec celui d’il y a deux cents ans ou mille ans, ce que nous constatons c’est la diminution des espèces et non le contraire. Mais j’ai bien compris ton point et celui de D.U. L’obscurantiste que je suis te dit merci.
  15. Bonjour, ton message est très caractéristique des adeptes de cette théorie. Mais tu as dû passer sans te rendre compte un message de QM qui donnait l'exemple d'un papillon découvert 150 après que Darwin avait prédit son apparition. Il dit qu'il y en a d'autres, des cas de ce genre. Il y avait aussi un internaute ici, du nom de Repy qui affirmait qu'une nouvelle espèce de rhinocéros était apparu, sans corne. L'évolution a compris, selon Repy, que pour sauver l'espèce il fallait supprimer la corne. Je n'ai donc pas oublié. J'entends ces explications depuis des décades. Merci tout de même du rappel. Pour ce qui est de ton passage sur le hasard, j'en suis resté bouche-bée. Je ne veux pas paraître frustre mais cela a-t-il à voir avec la fameuse image du singe tapant sur une machine ? Si on le laissait suffisamment longtemps il produirait une page ayant du sens, ou mieux encore une page de poésie... Tu as des exemples d'un singe ayant passé des années à taper sur une machine et qui aurait pondu des phrases faisant sens ? Bien à toi
  16. Ignorance et obscurantisme J’ai pris quelques minutes pour partager avec vous ces réflexions. Je sais que les pavés ne sont pas prisés sur les forums, alors voici résumée mon idée. « Les conséquences de l’inculture religieuse sont considérables : je ne peux qu’y insister, l’ignorance favorise la répétition des stéréotypes et de la discrimination, elle nourrit les représentations inexactes de l’autre et cause ultimement la peur. » Je tire cet extrait de Différence et liberté, un livre de Georges Leroux, figure incontournable de la philosophie au Québec. « Il est d’abord connu comme un helléniste. » Je souligne car cet intérêt pour la Grèce n’est pas sans rapport avec la laïcité, car la démocratie (surtout l’idéal qu’il s’en fait, -ainsi que le peuple) n’est pas sans incidence sur la confusion qui entoure tout le débat politique sur la liberté de conscience. Notons qu’il y a une différence entre ignorance et obscurantisme, même si au fond je considère que c’est plus ou moins le même défaut. L’ignorance est le fait de ne pas savoir, et l’obscurantisme est une attitude qui consiste à militer contre le savoir considéré inapproprié. Depuis quelques années nous avons au Québec un débat houleux sur la question de la laïcité. Il est d’autant plus féroce que la polémique est alimentée surtout par la présence de plus en plus marquée par la montée de l’islam au Québec, et partout ailleurs, qui n’est pas pour réjouir les cœurs des non-musulmans. « Elle nourrit les représentations inexactes de l’autre… » écrit Leroux. Dans ce sens l’inculture religieuse est de l’obscurantisme, l’ignorance n’est pas seulement passive, mais agissante. Et cause la peur. Lorsque l’on a peur et que l’on est ignorant, lorsque les responsables politiques semblent abonder dans le sens de la rigidité et de la fermeture, avec des déclarations chauvines et inflammatoires sur la légitimité de la présence de l’autre, et les intellectuels aux positions tranchées qui jettent plus d’huile sur le feu encore, convaincus de part et d’autre d’avoir la solution à ces antagonismes et ces différences, alors le cocktail pour les divisions fielleuses se boit comme un sirop pour la toux. Par exemple, la laïcité pour Michel Onfray signifie un gouvernement qui serait athée, compréhensif certainement, du moins idéologiquement, mais dans les faits l’enseignement à tous les niveaux de l’éducation serait athée (Dieu, la conscience universelle, l’âme, l’au-delà sont évacués du programme académique). C’est une voie qui s’enfonce de plus en plus dans l’ignorance et l’obscurantisme au lieu de s’élever vers la connaissance de notre histoire universelle et des potentiels d’humanité que possèdent la femme et l’homme en son cœur.
  17. J'avais écrit, inspiré d’un récit du Mahabharata, à propos de ce qui représente le phénomène humain le plus incroyable au monde, notamment la croyance que la mort ne nous concerne pas directement, comme si nous en étions immunisés, comme si nous étions éternels, alors que tous les jours les gens meurent subitement happés par elle. J'ai donc repris cette puissante illusion pour la reporter sur un autre phénomène non moins extraordinaire -l'ignorance concernant l'ouvrage le plus spirituel jamais écrit, la Bhagavad-gita. Comment ce fait-il qu'une grande partie de l'humanité, étant religieuse et cherchant son origine spirituelle, ne connaisse pas l’un des plus anciens et des plus profonds textes littéraires sur la réalisation spirituelle, la Bhagavad-gita ? Cet enseignement a pourtant toujours été disponible ici-bas, sur terre, dans n’importe quelles librairie ou bibliothèque digne de ce nom...
  18. Réflexions Ce qui frappe en premier lieu à lire la Bhagavad-gita, c’est l’idée et le comportement inédits d’un Dieu, en chair et en os, pour ainsi dire, vivant parmi les hommes et se conduisant comme eux. C’est inattendu et impensable mais original et curieux. Le défi que cette nouvelle situation pose à nos esprits habitués à la transcendance absolue, est véritable : à notre entendement, Dieu est dépourvu de bouche, d’yeux ou d’oreilles; et de forme, par conséquent. La Bhagavad-gita nous permet de découvrir une autre manière d’appréhender ces idées spirituelles. Plus loin, à sa lecture, il sera à maintes fois question de l’intrigante personnalité de Krishna. Nous pouvons aussi noter cette particularité concernant ce Dieu, c’est qu’il n’est pas, comme dans le monothéisme, chef des armées, prêt à soumettre les infidèles. Ici, Krishna ne s’engage pas dans le combat, il est neutre. Fait encore plus étrange, il devient le serviteur de son serviteur en acceptant d’être le conducteur de char d’Arjuna. Sa participation ne sera que verbale. (Un conducteur de char était considéré, selon les classes sociales, inférieur à celle de guerrier.) Il y a 5000 ans en Inde, les circonstances n’étaient pas les mêmes que celles d’aujourd’hui. La Bhagavad-gita était avant tout un enseignement direct destiné à Arjuna, un guerrier. La métaphysique à l’œuvre durant cette bataille n’a pas grand-chose à voir avec ce que nous vivons et connaissant aujourd’hui. Son auteur, cependant, Vyasa, avant de mettre par écrit le Mahabharata dont fait partie la Bhagavad-gita, avait tenu à dire l’importance de cette démarche littéraire, tout à fait nouvelle. Antérieurement, les enseignements se transmettaient par l’oral et était réservé aux hautes castes. L’écriture devenait un art nouveau qui permettait au peuple d’accéder à l’enseignement spirituel. C’est un changement de paradigme, la fin d’une époque et le début d’une autre, le kali-yuga. La Bhagavad-gita permet de comprendre cet autre monde disparu, tout en offrant de l’interpréter dans le cadre moderne qui est le nôtre. On pourrait, par analogie, comparer la situation d’Arjuna à la nôtre, toute proportion gardée. Le monde et la société seraient alors un champ de bataille dans lesquels l’adulte novice, qui sort de l’adolescence, veut s’y jeter corps et âme pour les changer, pour en faire un monde meilleur. Puis, face à l’énormité de la tâche -trouver un travail, se marier, élever des enfants dans le bonheur, éviter les nombreux pièges sur notre parcours, etc.- nous nous décourageons et baissons les bras : nous refusons de combattre.
  19. La Bhagavad-gita résumée La Bhagavad-gita débute par une question de la part d’un monarque à son fidèle conseillé. Elle a trait à la situation de son armée et à ses fils sur le point d’en découdre avec celle des Pandava, leur ennemi. Dans cette armée, Krishna y joue le double rôle d’instructeur d’Arjuna et de conducteur de son char. Il a néanmoins promis de ne pas se battre. Comme l’indique le titre de cet enseignement spirituel, Le chant du Bienheureux, Krishna est Dieu. C’est ainsi qu’il a toujours été reconnu par la majorité des Hindous depuis 5000 ans. Il a toutefois revêtu une forme humaine et se conduit pratiquement comme un homme, exceptionnel mais tout à fait humain. Cela a naturellement des conséquences. Arjuna étant son bon ami, la familiarité le conduit à oublier sa réelle identité divine. Il en va de même pour tous ceux qui le fréquentent intiment, sa famille et ses amis, par exemple. Cette illusion est créée par sa yoga-maya, une puissante énergie qui autorise ce genre d’échanges basés sur l’amour, la bhakti. Il y aura toujours des gens qui ne supporteront pas ou ne reconnaîtront pas sa stature de personne suprême et qui chercheront à lui nuire, mais cette malveillance ne concerne pas la multitude des guerriers réunis ici, sur le champ de bataille de Kurukshetra, car la polémique qui a engendré cette guerre ne le concerne pas, du moins pas directement. En outre, ces soldats, dans le camp opposé, sont rassurés par sa neutralité. Tout est prêt pour démarrer les hostilités quand Arjuna demande à Krishna de conduire son « char entre les deux armées afin que je puisse voir qui est sur les lignes, qui désire combattre, qui je devrais affronter. » Cela fait, il se produit une transformation radicale chez Arjuna : il réalise qu’il va devoir se battre et tuer des gens pour lesquels il a une très grande estime, et qu’il y a même des membres de sa famille. Il dit : « Cher Krishna, de voir ainsi les miens, devant moi en lignes belliqueuses, je tremble de tous mes membres et sens ma bouche se dessécher. » Arjuna pose alors son arc et décide de ne pas commettre ces violences. « O Krishna, si aveuglés par la convoitise, ces hommes ne voient pas le mal à détruire leur famille, nulle faute à se quereller avec leurs amis, pourquoi nous, qui voyons le péché, devrions-nous agir de même ? » Et il donne ainsi de nombreux arguments pacifistes et emprunts de compassion. C’est sur ce doute sévère d’Arjuna que se termine le premier des dix-huit chapitres de la Bhagavad-gita.
  20. L’obscurantisme… C’est aussi de se moquer de ceux qui dénoncent la recherche scientifique déployée pour explorer l’espace et y chercher des rudiments de vie. Et autres folies nucléaires pour le soi-disant bien de l’humanité. (Eh oui, nous en sommes encore à croire à l’humanisme des Lumières et à la puissance destructrice pour garantir le progrès…) Ce faisant des milliards sont investis dans ces projets spatiaux alors qu’une masse critique de nos semblables sur terre vit dans des conditions absolument abominables. Comment ce fait-il qu’en 2017, bien que l’information soit partout disponible quant à cette horreur humaine, bien qu’on puisse l’observer in live à n’importe quel instant en allumant nos ordinateurs, on en soit encore à s’émerveiller quand les scientifiques sans cervelle (sans conscience) annoncent le lancement d’une nouvelle fusée ?!? Où sont le bon sens, l’intelligence et la compassion ? Où sont dont ces Lumières ? Réflexion inspirée de ce documentaire vu hier soir.
  21. C'est tout à fait cela. Je précise : je suis né de deux personnes avec chacune une conscience (Quelle lapalissade!). Tout ce qui vient au monde, le fait grâce à un être doué de conscience. On ne peut pas créer, ne serait qu'un flocon d'avoine, sans le vecteur préalable de la conscience. Il y a par conséquent une palette des consciences qui va de la plus rachitique, quasi inexistante, jusqu'à la conscience géniale. J'ai beaucoup écrit hier soir mais je me rends compte que des passages laissent à désirer, comme celui-ci. Dans la phrase que je souligne on pourrait entendre que la conscience est l'être vivant. Il ne faut pas l'interpréter ainsi. Je veux dire, en fait, que la conscience est une conséquence de l'être vivant. Il n'y a pas de conscience sans vivant.
  22. Le passé, c'est lui qui fonde le futur. Le passé, ce sont nos ancêtres, on leur doit nos bonnes pensées. C'est un ensemble, le passé, le présent et le futur. On ne peut pas les négliger, aucun des trois. Ils sont tous essentiels à la bonne marche de la civilisation. Mais les athées ne peuvent pas comprendre cela. Et c'est pourquoi tout va à vau-l'eau.
  23. Les deux postures ne sont pas incompatibles. Je dirais qu'il faut de tout pour faire un monde. "et laisser chacun avec ce qu'il pense être l'origine de tout ça." C'est ma philosophie. Elle est basée sur une tradition vieille comme le monde, la culture védique. Il ne s'agit pas de modifier le passé, mais de mieux le connaître et connaître sa richesse. Mais le problème c'est que vous, et le monde en général, ne le connaissent pas, ce passé. Le leur, à la rigueur, et complètement tronquée, inexistant. Ils connaissent seulement ce qu'ils apprennent durant leurs études. La Grèce et tout le tralala. Et pour le passé lointain, comme vous n'avez pas de mythologie cosmogonique sérieuse pour expliquer le monde, vous avez inventé une histoire de toute pièce, idiote, plate et macabre, celle de l'homme apparu en Afrique et dont Lucie serait notre mère. (Toujours avec ce monisme et monothéisme en toile de fond.) PS. Quand je dis que l'expérience théologique ou que la métaphysique ne m'intéressent pas, c'est comme le chamanisme ou la psychanalyse, c'est presque du domaine du New Age. Et je n'ai pas beaucoup de patience pour ces disciplines, sauf en quelques exceptions. Mais je ne nie pas que cela puisse être passionnant.
  24. Ce que je dis, à savoir la raison pour laquelle je ne fais pas de concession à la théorie de l'évolution, c'est que l'homme régresse... Tout régresse. Et c'est pour cette raison que je te questionne sur la mémoire. Oui, je peux en dire beaucoup sur l'Inde ancienne. D'ailleurs j'ai l'intention de présenter la Bhagavad-gita dans Religion, sur mon fil Mahabharata. Mais je suis curieux de psychologie aussi. C'est fascinant de voir maya en action, l'illusion puissante qui s'empare de tous, les humains et la nature. Le plus long et le plus ancien livre sur une civilisation, vous connaissez ? Non, me répondent les gens, ils ne connaissent pas... Tu connais ?
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