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Tout ce qui a été posté par Maroudiji
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L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Désolé, je n'avais pas vu cette intervention de ta part. Je l'ai lu avec curiosité et j'ai apprécié la conclusion. Merci d'avoir pris le temps de partager avec moi tes réflexions. --Bien à toi. -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Comme l’athée, en l'occurrence Stephen Hawking, ne peut admettre l’existence de forces supérieures et vivantes qui, logiquement, expliqueraient l’éclosion de l’Univers, il pense que son incroyable complexité et la perfectibilité à l’œuvre durant la création sont tout simplement l’effet miraculeux du hasard! Pour un prophète d’une telle envergure intellectuelle, le hasard, l’accident et les coïncidences forment une réalité bien plus rationnelle qu’une intervention divine. En fait, qu’est ce que Dieu pour un athéiste ou un ignorant de la même trempe, c’est dire tous ces bigots religieux qui ne font que répéter leur catéchisme obscurantiste ? Une création imaginaire de l’esprit. Pour un tel athée, le scientifique doué, surtout associé à d’autres scientifiques, est capable d’une intelligence supérieure à celle de Dieu. Toute la littérature de ces deux derniers siècles proclament avec une emphase indécente une telle prétention sans jamais dire en quoi consiste ce Dieu. Et quand elle le fait, c’est d’un ridicule sans nom. Elle vous en donne la définition en deux lignes : « La création est de la part de Dieu un acte non pas d’expansion de soi, mais de retrait, de renoncement… Dieu a accepté cette diminution. Il a vidé de soi une partie de l’être. Il s’est vidé déjà dans cet acte de divinité; c’est pourquoi saint Jean dit que l’agneau a été égorgé dès la constitution du monde. » Ce passage de la mystique Simone Weill est cité par le chrétien François Cheng, de l’Académie française, dans son livre De l’âme. Et voici comment cet écrivain de talent, Cheng, conçoit Dieu, et ne se gêne pas de l’écrire : « Toi, dieu (sic) de souvenance, tu le sais, Tous nos désirs vécus ici demeurent Intact. Si un jour tu dois revenir Vers nous, ce ne sera point par pitié, Car toi, dieu d’advenance, tu auras Besoin de nous pour refaire une vie, … » (Je souligne.) Et tout aussi confus, l’écrivain Carlos Fuentes, dans son Ce que je crois : « Mais quand donc Dieu a commencé à vivre ? Et qu’y eut-il d’abord, Dieu ou l’Univers ? » C’est l’athée qui cherche à comprendre et qui répond à ses propres questions. Il sait ce qu’est la scolastique, lui, l’essayiste, c’est-à-dire le dogmatisme. Il l’applique à sa raison. Écoutez-le encore : « Si nous admettons que l’Univers est infini, Dieu doit être plus infini que l’infini, ce qui est une absurdité. » Un adolescent de quinze, s’il a l’esprit encore en ordre, devrait pouvoir se rendre compte de la pauvreté d’une telle pensée. Je vous ai reproduit seulement quelques lignes de ce galimatias si cher aux prosateurs de sa génération. Même en ayant un ami comme Octavio Paz, qui connaissait assez bien l’Inde pour y avoir vécu, Fuentes est capable d’ergoter pendant des pages et des pages de Dieu sans jamais quitter la base de sa réflexion, le fiat lux divin de la Bible. Et rien d’autre. -
La religion ,source de la science ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Benzema1030 dans Religion et Culte
Alors, tu ne nous dis pas comment tu fais pour dater la Bhagavad-gita ? Ve avant, J.-C, IVe après, IIIe... Ouais... ça c'est du travail ! C'est ce que l'on appelle noyer le poisson. -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Stephen Hawking, le plus réputé des scientifiques de notre temps, appuyé par un vulgarisateur scientifique, Léonard Mlodinow, ont écrit un livre, Y a-t-il un grand architecte dans l’Univers ?, pour répondre à cette question même. Sont-ils sérieux ? Je réponds tout de go -non. Et je vais vous le démontrer en cinq-sept à partir de leurs arguments. Et ce n’est pas pour rien que j’utilise ce fil, Qu’est-ce que l’obscurantisme ? pour en faire la démonstration. Déjà, en partant, il faut dénoncer la mise en scène qui est pliée d’avance : il est facile de prétendre que Dieu n’existe pas quand on est athée : il suffit simplement d’ajuster le cadre de la démonstration dans un contexte où l’on a pris soin d’éliminer tout ce qui pourrait nuire à cette thèse nihiliste. C’est ce qu’ils font. C’est une méthode tout à fait banale et traditionnelle, dans notre culture occidentale, que de s’y prendre ainsi; c’est en droite ligne, quoi que l’on dise, avec le Moyen-âge chrétien qui en fournit la clef. Mais musulmans et juifs ne sont pas en reste, ils participent de cette même conception du savoir et de la liberté de penser. Il y a quelques années, Carlos Fuentes, a écrit son « Ce que je crois » dans lequel il consacre un texte, Dieu, à la problématique de son existence. S’il avait été écrit il y a 30 ans, cela passerait encore, mais ce livre a été publié en 2008. Les arguments qu’il produit sont puérils, d’un niveau absolument effarant. Exemple : « Pardonne-moi, mais je doute beaucoup que Dieu lise de la littérature. Pour quoi faire ? Il sait tout d’avance. –C’est l’objet de notre dispute. Soyons plus méthodiques. Supposons que l’obscurité précède la Divinité. Convenons, comme dit la Bible, que la lumière jaillisse de Dieu quand il apparaît. Mais qu’y avait-il avant ? Quelle est cette obscurité antérieure au logos divin? Est-elle seulement imaginable ? » Etc. Etc. « Est-elle seulement imaginable ? » se demande-t-il, comme s’il cherchait vraiment la réponse… Leur mental est plié d’avance, ai-je dit. Fuentes n’est pas intéressé par une autre vision que celle offerte par la Bible. Et pour laquelle des siècles et des siècles d’obscurantisme ont formaté les questions et les réponses. Résultat : croire en Dieu ne peut que passer pour de la superstition ; l’athéisme étant la seule posture digne d’un héritier des Lumières. Voilà l’état des lieux. Le nihilisme, la décadence, la loi du plus fort et le mensonge sont les valeurs conquérantes de notre civilisation progressiste. Et Stephen Hawking, comme nous allons le voir, est son prophète. -
La religion ,source de la science ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Benzema1030 dans Religion et Culte
Et puis si le sujet t'intéresse vraiment..., à relire : pour Magus -
La religion ,source de la science ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Benzema1030 dans Religion et Culte
En cinq sept j'en finirais avec toi. Ah, là, là, là, là, la méthode scientifique à l’œuvre! (Il fait comme j'étais tombé de la dernière pluie). Et comment ils s'y s'en prient pour dater cette œuvre tout ce beau monde ? (Évidemment, l'objectivité des historiens est leur première qualité* selon Magus... C'est où qu'ils ont étudié encore ?) *Dixit Protagoras. -
La religion ,source de la science ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Benzema1030 dans Religion et Culte
On te parle d'histoire des religions, des idées, de la philosophie, des sciences, et pas seulement de ton pré-carré duquel tu vois le monde d'en haut et par lequel tu te permets de traiter de tarer tous ceux qui corrigent ta vision désuète du monde. Il y a un moment où il faut savoir se remettre en question... L'Internet ne permet plus de raconter n'importe quoi en se pétant les bretelles. Le doute n'est pas l'apanage de la science ! --Tchao ! (Et pour ce qui est des cintrés, je te conseille de voir à propos de l'araignée dans ton plafond, si tu vois ce que je veux dire, ça aidera à faire la différence entre un livre de superstitions et la Bhagavad-gita....) Disciplina etrusca... Ça sort d’où ce livre, en fait !? Ils ont inventé l'écriture avant la lettre... * Et j'écrivais à ce propos : Rares sont les prétendants au savoir susceptibles de maintenir le mental silencieux et d’écouter attentivement, très rares... -
La religion ,source de la science ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Benzema1030 dans Religion et Culte
C'est ce que tu écris : Ce qui invite à l'humilité fasse aux questions religieuses et au savoir, tandis que le doute est scientifique. Ta deuxième proposition s'oppose catégoriquement à la première. C'est un classique ! On peut dire n'importe quoi. Sans histoire... En outre, comparer des superstitions avec un livre hautement spirituel, c'est ne pas faire grand cas de la pensée rationnelle. C'est du même tonneau que le livre que tu cites... Il serait temps de prendre connaissance du Mahabharata et de la Bhagavad-gita au lieu de faire comme s'ils n'existaient pas. Et de raisonner en prétendant faire de l'universalisme. Si, dans vos conseils, vous faisiez 20% de mon travail sur l'histoire des idées, on pourrait se comprendre. Cela fait deux ans que j'ai commencé ce fil sur le Mahabharata mais vous en êtes toujours à errer dans votre paradigme grec et judéo-chrétien comme le phare du monde. Après tu me dis gentiment de me calmer. PS. Tu n'as pas le sens de l'histoire. -
La religion ,source de la science ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Benzema1030 dans Religion et Culte
Ce que Protagoras dit ce que l'homme est incapable d'être objectif et d'user de la méthode analytique qui permet de différencier la droite de sa gauche. Un peu court... Ensuite, le doute n'est pas la panacée de la science, loin s'en faut. C'est simplement reprendre à son compte des clichés et les colporter allégrement sans esprit philosophique et scientifique. Dans mon fil sur le Mahabharata, spécifiquement le passage concernant la Bhagavad-gita*, le plus ancien livre spirituel de l'humanité, le doute est discutée à plusieurs occasions ; il n'a rien d'exclusivement scientifique. Il faut vraiment pas comprendre ce qu'est la psychologie humaine pour avancer que le doute est du ressort de la science uniquement... * Et j'écrivais à ce propos : Rares sont les prétendants au savoir susceptibles de maintenir le mental silencieux et d’écouter attentivement, très rares... -
Abuddhayah est le mot sanskrit qui décrit ces "hommes à l’intelligence brève". Aveuglés par leurs désirs et leurs croyances, ils ne peuvent apprécier à leur juste valeur les qualités toutes spirituelles de Krishna ou entendre ses paroles telles qu’énoncées dans la Bhagavad-gita. Ils s’imaginent qu’il a un corps ordinaire et que ses activités sont du même ordre. Toutefois, Krishna ne les obligera pas à se tourner vers lui, à choisir sa voie. Au contraire, par sa yoga-maya, son énergie personnelle et magique, il voilera à ces sots (mudhah) sa toute puissance. Krishna est aussi appelé Maître-yogi, celui qui possède tous les pouvoirs à la perfection. « Parce que je suis Dieu, la Personne suprême, ô Arjuna, je sais tout du passé, du présent et de l'avenir. Je connais aussi tous les êtres; mais moi, nul ne me connaît. » (26) Sauf, bien évidemment, ses dévots, ceux qui ont atteint le niveau du brahman et à qui il se révèle. Il reprend à nouveau la dialectique qu’il avait débuté au quatrième chapitre, lorsqu’Arjuna lui demandait : « Vivasvan, le déva du soleil, parut bien avant toi ; comment comprendre qu'à l'origine, tu aies pu lui donner cette science ? » Et Krishna de répondre que c’est le lot de la tragédie humaine : « Bien que nous ayons tous deux traversé d'innombrables existences, je me souviens de toutes, quand toi, tu les as oubliées. » À ce point de la discussion, en prolongement à ce développement essentiel concernant la méthode pour l’atteindre, sans plus le moindre doute, et particulièrement en regard à ses fidèles, il clôt ce septième chapitre ainsi : « Mais ceux qui se sont évertués à s’affranchir des aléas de l’existence, de la vieillesse et de la mort, qui ne désirent plus revenir en ce monde, et qui me connaissent comme le Seigneur suprême, principe même de la manifestation matérielle, source des dévas et maître de tout sacrifice, peuvent, le mental fixe, même à l'instant de mourir, me saisir et me connaître tout entier (akhilam).»
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L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Bonjour, au moins c'est cela de gagner après tout cet échange. Je pense que cela doit intéresser tous ceux qui sont concernés par la connaissance, les sciences humaines. Oui, mais c'est le Mahabharata l'exemple que j'ai donné. Je ne partage pas ce point de vue. De toute façon, la croyance est innée en l'humain. Mais je t'ai entendu. Merci. Imagine ceux qui ne connaissent rien à la civilisation de l'Inde et qu'ils veulent parler de culture avec des Hindous ou des gens comme moi ? On connaît vos références mais vous ne connaissez rien aux nôtres et cela ne vous intéresse pas... Ça ne volera pas haut une discussion, c'est certain. T'es bien gentil, mais ce n'est pas comme cela que je fonctionne. Il me faut plus de profondeur épistémologique... Croyance et adhésion, c'est pareil plus ou moins. Mais l'évolution n'est pas un fait, elle est une théorie, athée, et très peu scientifique. Qui postule que la vie et la conscience viennent du néant et qu'elles sont des accidents dont le hasard est la clef. Il vaut mieux ne pas se prononcer avec autant de conviction sur un domaine qu'on ignore complétement. Le Mahabharata est un fait, le livre a une taille et un auteur. La bataille de Kurukshetra est un lieu historique. Je n'ai pas inventé le personnage de Krishna, il est une réalité en Inde, qu'on y croit ou pas, des centaines de milliers de temples lui sont dédiés et la Bhagavad-gita n'est pas un conte...etc. Oui, merci pour toutes ces explications. Mais je suis loin de tes idées. Je vois un peu mieux ta position. Bonne chance dans ta quête. --Bien à toi, Je te remercie pour ces bons mots. -
La religion, dans son sens le plus universel, le plus spirituel, ne doit pas se pratiquer dans la peur ou la contrainte. L’amour et la liberté de choisir ce qui convient à chacun assurent le développement naturel et le succès, que l’individu soit au sommet ou en bas de la pyramide sociale. En tout cas, c’est ce en quoi consiste le bhakti-yoga et ce que propose la Bhagavad-gita, le point d’orgue du Mahabharata. Pratiquer le yoga implique une détermination personnelle et une connaissance scientifique de la méthode, matérielle et spirituelle. Déclarer que nous ne sommes pas tous pareils est un secret de polichinelle -et la clef de voute de la cohésion sociale. Nous avons déjà vu que les êtres qui viennent au monde ne sont pas tous au même niveau intellectuel ou physique. Certains ont fait plus de chemin que d’autres dans leur vie précédente. Aussi, dans celle-ci, d’aucuns se donnent corps et âme, peu importe leur karma, pour se sortir de cette pesanteur que leur imposent les gunas, et se dédier à Dieu. « Ô Arjuna, tous les êtres naissent dans l'illusion, ballottés par les dualités du désir et de l'aversion. (27) À lire la Bhagavad-gita, on comprend que l’univers n’est pas vide mais contrôlé par des dieux, eux-mêmes subordonnés à l’Être suprême, en l’occurrence à Krishna. Ils sont désignés sous le nom de dévas. Krishna explique à ce propos que : « Ceux dont le mental est déformé par les désirs matériels se vouent aux dévas; ils suivent, chacun selon leur nature, les divers rites propres à leur culte. » (20) Ce faisant, ils obtiennent par leurs prières et leur dévouement des gains matériels, et non spirituels. Toute une panoplie de rituels est proposée à cet effet pour chaque étape de la vie. De tels adorateurs approchent ces dieux pour avoir de beaux enfants, une bonne santé ou réussir une épreuve quelconque. Chaque dieu a sa spécificité. Krishna par exemple ne mange pas de viande, et le sang étant considéré impur, il ne peut que contaminer le rituel et le lieu. Donc, celui qui désire absolument manger de la chair animale, pour une raison ou une autre, devra offrir la bête en sacrifice à un dieu ou à une déesse appropriés, le plus souvent Durga. Mais tout cela demeure sous la juridiction de Krishna, qui se trouve dans le cœur de chaque être : « En réalité, ces bienfaits viennent de moi seul. C’est moi qui affermis sa foi et lui permets ainsi de se vouer au déva qu'il a choisi. » « Les hommes à l'intelligence brève rendent un culte aux dévas; éphémères et limités sont les fruits de leur adoration. Qui se voue aux dévas atteint leurs planètes, quand mes dévots atteignent ma planète, la suprême. »
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Puis, Krishna revient sur ces fameux gunas qui influencent ce monde-ci : vertu, passion et ignorance, sattva, rajas et tamas. (12) Les effets qu’ils produisent agissent sur tout ce qui existe et procèdent bien de lui, Krishna. Mais, ajoute-il du même souffle, il n’est pas touché par eux, leurs interactions ne le concernent en aucune façon. Il est nirguna, non sujet aux gunas. Par contre, les êtres vivants qui ne cherchent pas à s’émanciper de leur empire négatif les plus forts, c’est-à-dire « les sots, les méchants, les derniers des hommes (naradhamah) », ne peuvent pas comprendre sa personnalité, Cause de toutes les causes, et rejettent sa divinité suprême ; seuls acquièrent cette réalisation extrêmement rare, les mahatmas, ceux qui ne sont plus sous l’illusion provoquée par ces gunas. Cette aptitude les porte à se rapprocher de Krishna pour mieux le connaître et le servir par la dévotion. On les appelle des bhaktas, les dévots du Seigneur. Au début de leur quête, ces néophytes, gens de bien, sont de quatre ordres : l’affligé, le curieux qui se pose des questions, l’intéressé qui devine le profit à tirer de cette religion pour s’enrichir, et le sage à la recherche de la Vérité. Ce dernier est le plus sérieux. Une relation de réciprocité s’établit alors avec un tel dévot établi dans la vertu : « Car je lui suis infiniment cher comme il l’est pour moi. » (17) Si on ne comprend pas l’importance omniprésente des trois gunas, notamment leurs influences sur le tempérament des hommes et des femmes, faire de la philosophie ou de la psychologie est une vaine tentative, sinon une farce.
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L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Bonjour, pour ce que concerne l’épistémologie, ce n'est pas un lien qui va m'aider, mais ta compréhension de ce mot. Merci -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Je te répondrai plus tard, mais avant tout ceci : je t'ai posé une question par rapport à ce problème et tu ne m'as pas répondu. Il est difficile de dialoguer si tu ignores mes arguments spécifiques. J'attends ta réponse... --Bien à toi, PS. Une chose encore, si je peux me permettre : tu ne crois pas à la théorie de l'évolution ? -
Chapitre 7 « Le Seigneur Bienheureux dit: Maintenant écoute, ô Arjuna. Voici de quelle manière, pleinement conscient de moi dans la pratique du yoga, ton mental à moi lié, tu me connaîtras tout entier, sans plus le moindre doute. » (Je souligne.) Krishna s’apprête à faire de grandes révélations sur la nature de ce monde, et de l’autre. Bien écouter dans ce cas est une vertu, et non des moindres, sachant qu’en ces temps anciens la connaissance était transmise oralement. Après cette initiation, Arjuna saura toute la vérité. Rares sont les prétendants au savoir susceptibles de maintenir le mental silencieux et d’écouter attentivement, très rares : « Parmi des milliers d'hommes (manushyanam sahasresu), un seul, peut-être, recherchera la perfection. » (3) En fait, il existe deux mondes. Il y a celui-ci, dans lequel vivent les êtres vivants, et qui le rendent possible par leur attachement et leur lutte incessante pour le dominer : la terre, l’eau, le feu, l’air, l’éther, le mental, l’intelligence et l’ego matériel en forment la matière brute et subtile ; et il y en a un autre, supérieur, régi par l’énergie personnelle de Krishna. Nulle autre réalité, précise-t-il, n’est envisageable, « tout repose sur moi, comme des perles sur un fil. » Il est l’origine et la fin de toutes choses, sans exception. Quelques exemples : il est le goût de l’eau, la lumière du soleil, la syllabe om, le son dans l’éther, le parfum des plantes, la force du fort, l’intelligence de l’intelligent, la chaleur du feu, la vie en toute ce qui vit, etc., etc.
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En publiant ce texte sur mon blog, lorsque je l'ai corrigé, je me suis rendu compte de l'erreur que j'ai commise en écrivant cette ligne, qui est le début du paragraphe dans le message avec la peinture de Brueghel. La correction est en rouge. Il y a virtuellement une innombrable diversité de naissances que l’âme peut subir, positivement ou négativement, selon les activités passées dans lesquelles elle a été impliquée, bonnes ou mauvaises (karma).
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L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Oui, il n'y a pas photo, avec Gilgamesh. De toute manière, tant que l'on n'est pas capable de se pencher sur le problème de la mémoire et de la transmission des textes, comme la plupart du monde (ici par exemple), tout cela baigne dans le brouillard, et par conséquent chacun tire la couverte de son bord. Je te l'avais souligné. Tu disais t'intéresser à l’épistémologie, entre autres. J'ai donné l'exemple du Mahabharata pour montrer de quoi je parle. Aujourd'hui on demande aux gens de voter mais la grande majorité ne savent pas ce qu'est réellement la démocratie ou la république. Même pas à la science ?! ... Tu me lis bien en ce moment, c'est la science qui le permet ; ce n'est pas une question de croyance. J'espère tout de même que tu crois que le soleil est bon pour ton esprit et que c'est grâce à lui que les plantes croissent et donnent des fruits sucrés. Je suppose que ce n'est pas ce que tu voulais dire, mais je t'avoue que j'ai beaucoup de mal avec ta vision du monde des choses. Sur quoi te bases-tu pour affirmer cela ? Bien à toi, -
* L’âme schizophrène de François Cheng, « Pour user d’un langage imagé, je dirais qu’en toute âme humaine cohabitent ange et démon. Ils ne se contentent pas de cohabiter ; ils sont en constante interaction. » Un démon peut nuire à un corps, il peut vampiriser un esprit, mais il ne peut pas atteindre une âme. Un démon, faut-il préciser, est une entité physique subtile, de même que l’ange, d’ailleurs : tous deux ont une âme. On habite un corps, on n’habite pas une âme.
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L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Un pattern traditionnel et culturel. Les Français sont très très conservateurs et la tendance s'accentue. Ne pas savoir par exemple que le Mahabharata est le plus vieux livre du monde sur l'histoire d'une civilisation, et pas n'importe laquelle, relève tout simplement de l'ignorance. Ou tout d'un manque de curiosité. Si toi tu te vois ainsi, notre discussion prouve exactement le contraire. Ou alors je ne comprends pas ce que tu écris. Tu as parfaitement raison, mais il me semble que tu te contredis. Voici ce que je lisais sous la plume de François Cheng : « … mais comme je vous disais hier, je ne pense pas que je puisse vous livrer mes pensées personnelles en faisant comme si les traditions historiques de l’humanité n’existaient pas, trésor inouï que nous ont légué les Anciens. Personne d’entre nous n’est venu de nulle part et, comme l’a dit un poète anglais, "nul n’est une île". » De l’âme. On ne peut faire, comme dit plus haut, litière de ce qui est connu, mais que personne ne connaît vraiment, pour privilégier l'inconnu. C'est ce que je pense. En tout cas, tu es plutôt mystérieux, car je ne sais pas qui tu es, en vérité, d’où tu écris, quelles sont tes références ou tes croyances. As-tu un blog dans lequel tu te présentes ? Bien à toi, -
Il y a virtuellement une innombrable diversité de naissances que l’âme peut subir, positivement ou négativement, selon ses activités passées, bonnes ou mauvaises (karma). Si les âmes avaient le choix, elles n’hésiteraient pas en toute logique à se prémunir contre un corps et un environnement qui handicaperaient leur vie sur terre, elles éviteraient sans aucun doute les situations malencontreuses. Car il est doux de naître en bonne santé dans une famille riche et cultivée plutôt que pauvre et dysfonctionnelle. L’inégalité des sorts frappe aux yeux : tous les êtres ne naissent pas égaux, loin s’en faut. Certains se retrouvent avec un grand corps, d’autres avec un petit ; certains sont infirmes et frappés de laideur, alors que d’autres sont pleins d’énergie et resplendissants de beauté. Les lois et la générosité des hommes peuvent certes atténuer ces différences mais elles ne les suppriment pas. En revanche, contrairement à ce que les humanistes s’imaginent, notamment les Occidentaux*, et particulièrement les traditions issues du judaïsme, les âmes, elles, sont égales, comme nous l’avons vu dans le second chapitre. Que ce soit celle d’un éléphant, d’une fourmi, d’un arbre, d’une femme ou d’un homme, fut-il un yogi, l’âme reste toujours une âme, pure et éternelle, égale à elle-même. Jamais elle ne peut être diminuée, seuls les corps qu’elle emprunte la limitent, mais ils ne l’affectent pas. L’âme est spirituelle, par définition. Et le spirituel ne participe pas à la structure de la matière, il en est toujours détaché, même s’il en est indéniablement la vie qui la rend possible d’exister et de se mouvoir. * Explication à venir
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L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Quand le philosophe athée invente une nouvelle religion Dans ses livres Michel Onfray prône un retour au cosmos des Grecs antiques... Ce genre de penchant pour un monde aussi dépourvu de véritables connaissances de l’univers, bizarrement, n’est pas considéré comme de l’obscurantisme. Il se défend ainsi contre ce défaut* : « Il ne s’agit pas d’alimenter un néopaganisme » mais de se battre contre les dogmes chrétiens, par définition opposés à la nature. Surtout une nature biologique, qui peut être vivante et intelligente, et par conséquent une entité rivale à la domination suprême d’un Dieu unique et intolérant. Le dada de ce philosophe, c’est d’inventer « une nouvelle spiritualité, athée, une religion au sens étymologique : un moyen de nous relier les uns aux autres en nous reliant à la nature. Le cosmos, c’est l’ordre. » Pour cela, il compte sur les écologistes, ils sont la nouvelle espérance de l’homme, les surhommes, pourquoi pas ? Il les encourage : « Encore un effort, ai-je envie de leur dire, car au-delà de la nature, il y a le cosmos ! » Il a enfin réalisé que l’homme fait partie non seulement d’une civilisation mais d’un grand tout ! Ce qui est en fait un truisme est une découverte pour lui. Les Grecs, dit-il, étaient sages et sereins parce qu’ils étaient conscients d’avoir des liens avec le cosmos. (grand sourire) Pour faire cette expérience cosmique, il cite ces gens qui vont assister au lever du soleil et qui en ont une sublime expérience. « Comme le premier homme devant un lever de soleil. » Imaginez donc, ce premier homme… si vous en êtes capable. Il faut avouer que l’on doit être un peu artiste pour cela. Sinon, essayez avec l’aide de la philosophie. Laissez tomber la science, ce n’est pas possible. Ou, à la rigueur, si vous êtes mathématicien. Seuls la poésie, les arts et la philosophie donnent accès à cette vision. « Voilà ce que peut vouloir dire la notion de "vraie religion"… Une religion sans Dieu qui lie les humains aux éléments. » J’ai lu un beau livre récemment de François Cheng intitulé L’âme. Il y fait état également de cette enivrante béatitude qu’engendre la contemplation de la nature, notamment du soleil. On sent chez tous ces néo panthéistes ou néo déistes une forte attirance pour le soleil, et sa place centrale et indiscutable dans le cosmos. * Dans Philosophie Magazine (Mai 2015) -
« Et qu’arrivera-t-il à celui qui, en final, échoue sur cette voie ? demande Arjuna, ne périt-il pas comme un nuage se dissipe, privé de tout refuge ? En ce point gisent mes doutes, ô Krishna; veuille, je t’en prie, les dissiper complètement, car nul autre que toi ne le peut. » (39) Le doute, samsayam, est toujours présent et Krishna, patiemment, répond aux questions. Étonnant tout de même, nous sommes au centre d’un terrain de bataille sur lequel deux armées sont prêtes à se trucider, et Krishna, Dieu, face aux doutes récurrents de son disciple, lui enseigne la pratique du yoga pour les dissiper !? À aucun moment, par exemple, il n’y est question d’art martial. Mais pour répondre à la question d’Arjuna sur le destin d’un engagement raté pour une raison ou une autre, Krishna déclare qu’une telle âme n’a pas à s’inquiéter, jamais elle n’encourt l’infortune, ni en cette vie, ni dans l’autre. L’échec d’un yogi le conduira à renaître sur les planètes de délices où vivent ceux qui ont pratiqué le bien, puis, après une très longue période, il reviendra sur terre au sein d’une famille riche et de qualité. Ou, plus rare encore, dans une famille de spiritualistes, qui pratiquent le yoga. Là, il reprend sa marche vers la perfection à partir de son échec d’autrefois. Naturellement il est disposé à la méditation et après de nombreuses renaissances avantageuses, il atteint le but suprême. « Le yogi est supérieur à ceux qui pratiquent les austérités, aux philosophes (jnanibhyah) et à ceux qui œuvrent pour le succès de leurs actions. Deviens donc un yogi, ô Arjuna. » (46-47). Krishna a donc commencé ce chapitre en donnant une définition du vrai yogi, c’est-à-dire un renonçant qui s’acquitte de ses devoirs sociétaux « et non celui qui n’allume pas de feu, qui se retranche de l’action. » Par feu, il faut entendre l’agnihotra, le sacrifice consistant à toujours garder un feu chez soi et l’alimenter selon les rituels prescrits par les Védas. Et, en conclusion, Krishna précise sa pensée : « Et de tous les yogis, celui qui, avec une foi totale, demeure toujours en moi et m'adore en me servant avec amour, celui-là est le plus grand, et m'est le plus intimement lié. » Il utilise l’expression : shraddhavan bhajate yo mam ; shraddha, se traduit par la foi, et bhajate par adoration; ce qui signifie : celui qui m’adore avec foi. Il va sans doute que le scepticisme n’a plus sa place à ce niveau. Arjuna a-t-il enfin compris ? Ses doutes ont-ils été évacués ?
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L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Maroudiji a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Oui, le manque de curiosité pour ce qui concerne l'Inde est généralisé. Pourtant il fut un temps, durant le siècle de Voltaire ou celui de Lamartine, où l'intérêt était très marqué parmi les intellectuels. On découvrait les connaissances de l'Inde ancienne un peu comme il y a mille ans les Européens découvraient la Grèce grâce aux Arabes. Durant ma jeunesse il y a eu un regain et je me suis passionné pour ce savoir, surtout sur le yoga. Je dis cela me je ne comprends pas ta conception de la connaissance. Personnellement, je me suis intéressé autant à la culture occidentale qu'indienne, et même à celle des arabes. Bien à toi, et encore merci pour tes commentaires précédents. -
Par rapport à ce que j'écrivais plus haut, sur le livre de Semprun. « Nous étions en train de nous demander comment il faudrait raconter, pour qu’on nous comprenne. - Ce n’est pas le problème, s’écrit un autre, aussitôt. Le vrai problème n’est pas de raconter, quelles qu’en soient les difficultés. C’est d’écouter… Voudra-t-on écouter nos histoires même si elles sont bien racontées ? (---) - Ça veut dire quoi "bien racontées" ? s’indigne quelqu’un. Il faut dire les choses comme elles sont, sans artifices ! (---) - Raconter bien, ça veut dire, de façon à être entendu. On n’y parviendra pas sans un peu d’artifice. Suffisamment d’artifice pour que cela devienne de l’art ! Mais cette évidence ne semble pas convaincre, à entendre les protestations qu’elle suscite. Sans doute ai-je poussé trop loin le jeu de mots. J’essaye de préciser ma pensée. -Écoutez les gars ! La vérité que nous avons à dire -si tant est que nous en ayant envie, nombreux sont ceux qui ne l’auront jamais ! - n'est pas aisément crédible… Elle est même inimaginable… (---) Comment raconter une vérité peu crédible, comment susciter l’imagination à l’inimaginable, si ce n’est en élaborant, en travaillant la réalité, en la mettant en perspective ? Avec un peu d’artifice, donc ! » Note. J’ai édité ce texte en fondant deux parties, les pages 23 et 135. Si vous aimez la littérature, ce livre est un bijou.
