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Nefeq127

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Messages posté(e)s par Nefeq127

  1. Aucun souci ^^

    Super ! Merci :)

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    Je ne vois pas trop en quoi le fait que 3 crétins apprennent le gwodjik facilite la communication entre les hommes.

    Tu es libre de penser ce que tu veux MartinHenry bien que quand ça soit des réflexions aussi puériles je préférerais que tu les gardes pour toi au lieu de t'abaisser à les écrire. Le fait est que toi tu es là à déblatérer et donner ton avis lapidaire sur tout alors que ces "3 crétins" comme tu dis ont décidé de se bouger pour faire évoluer les choses. Traite nous d'utopistes ou de rêveur si tu veux n'empêche que nous on a une solution concrète à tous les problèmes évoqués dans cette discussion sur les absurdités de la langue française à proposer et qu'à part ronchonner et nous insulter niaisement toi t'en as pas vraiment.

    Que tu te ranges dans les défenseurs de la langue française ou bien dans ses détracteurs qui aiment à la critiquer pour la forme mais qui s'insurgent aussitôt à chaque fois qu'on propose de la modifier, sache que le gwodjik ne s'adresse pas à toi et quelle que soit ta motivation ici tu vas pouvoir continuer bien tranquillement ton occupation favorite sans en être perturbé (sof if tut luk mohd es metrç at ekrir kom zukes byih suhr ^^). En attendant et histoire de ne pas laisser ton cerveau inactif trop longtemps, demande toi juste comment des hommes comme Nelson Mandela, Gandhi ou Martin Luther King par exemple auraient pu faire entendre leur voix et améliorer le monde dans lequel nous vivons, si tout le monde, y compris ceux qui partageaient les même convictions avait été aussi négatifs et critiques que toi au départ. Pourtant ils ont tous les trois commencé à marcher seuls en direction d'une solution qu'ils croyaient juste pour lutter contre le racisme, et puis deux autres personnes se sont joint à eux, puis quatre autres, et de 7 ils sont devenus plus de 1000 à montrer l'exemple... Mais tu as raison sur un point : rien ne peux changer avec des gens fermés à toute nouveauté constructive qui adoptent ton attitude d'entrée de jeu. (et inutile de monter sur tes grands chevaux parce que j'ai osé comparer la lutte contre le racisme à la lutte contre les inepties de langue française : si j'ai choisi d'évoquer ces grandes personnalités, ce n'est que pour te montrer combien ta remarque est stupide car tout grand fleuve commence par une petite source).

  2. En effet! Pour l'anecdote révélatrice selon moi : je faisais fut un temps du soutien scolaire en français à un jeune étranger plein de bonne volonté. Un jour on parlait de tout et de rien et il me dit au gré de la conversation: Demain, j'allerai au cinéma. Bien sûr, je le reprends gentiment. Lui me regarde avec des yeux rond, il ne comprenait plus rien : il avait pourtant respecté la règle canonique: radical+ terminaison, correcte en plus! Et là je me rends compte que je suis incapable de lui expliquer pourquoi on dit j'irai qui semble sortir de nulle part. Cela m'a turlupiné et j'ai appris comme je m'en doutais que c'est un héritage des romains. Mais ce n'est pas tout! Quand j'ai dû lui expliquer qu'on dit au futur J'irai, tu iras etc... , mais ils allèrent, j'allais à l'imparfait ; je vais, tu vas au présent..J'ai vraiment eu de la peine pour lui.

    La subtilité française, un don et une malédiction :p Comme dirait notre ami Monk.

    Fafaluna, j'aimerais beaucoup pouvoir te citer sur la page facebook du gwodjik car je trouve ton anecdote excellente et en effet très révélatrice du problème de la langue française, autant pour les français (plus de 3 millions d'illétrés en réelle difficulté sociale par la faute de cette langue académique à l'origine instaurée pour être justement un facteur d'exclusion du "bas peuple" qui n'avait pas les moyens d'accéder à l'instruction visant à le différencier de "l'élite" bourgeoise qui seule était donc en mesure de s'exprimer correctement ; des concours "prestigieux" d'orthographe encore aujourd'hui où les grands champions s'en tirent quand même avec une ou deux fautes sur leur propre langue... et j'en passe... en vous recommandant notamment certains des blogs de Justitia & Veritas, véritables banques de données sur ce sujet (désolé encore ne toujours pas être en mesure d'intégrer le lien directement ici)) que pour les étrangers qui ne demandent qu'à pouvoir communiquer avec nous et auxquels on n'a que cette langue poussiéreuse inadaptée et terriblement compliquée (même pour la grande majorité d'entre nous et de manière le plus souvent tout à fait stérile en plus, n'en déplaise aux savants étymologistes qui vivent dans leur bulle de velours opaque) à proposer (sans rentrer dans l'aspect plus raciste de la chose pour ceux et celles qui ne demandent qu'à s'intégrer avec toute la bonne volonté du monde et pour lesquels l'épreuve de la fameuse dictée qui nous a tant fait souffrir à l'école s'avère réellement déterminante et parfois même cruelle pour toute la suite de leur vie).

    Oui je sais mes phrases ont tendances à être très longues, surtout quand je me mets à ouvrir des parenthèses ^_^' mais pour en revenir au point de départ : Aurais-tu la gentillesse Fafaluna de me permettre de citer ton anecdote prochainement sur facebook pour que d'autres puissent en profiter et donner une chance aux choses d'évoluer ?

  3. C'est loin d'être la première ou la plus connue.

    A la différence de ce "Gwodjik", l'espéranto a été inventée vraiment pour faciliter la communication entre les peuples, et non pour faire briller son inventeur.

    Je ne relèverai même pas ton accusation plutôt expéditive "pour faire briller son inventeur" qui manque cruellement d'arguments ni ta comparaison selon un quelconque classement pour ce qui est "d'être la première ou la plus connue" qui est totalement ridicule car l'espéranto date de 1887 et le gwodjik de 2013... mais le reste de ta remarque reste assez pertinent et intéressant et mérite qu'on prenne le temps de s'y pencher d'un peu plus près :

    On dit souvent de l'Espéranto que c'est la plus simple des langues à apprendre. C'est pourquoi il est intéressant de le comparer avec le Gwodjik bien qu'ils nourrissent toutefois chacun des ambitions différentes.

    En effet l'Espéranto a pour motivation de devenir une langue internationale, alternative donc à l'Anglais qui bat tous les records dans ce domaine ; tandis que le Gwodjik vise à proposer une alternative efficace et concrète aux francophones pour communiquer autrement entre eux tout en se montrant beaucoup plus accessible à apprendre pour les étrangers que la langue française bien souvent jugée trop compliquée du fait de ses nombreuses règles absurdes et obsolètes qui ne sont là que pour l'alourdir selon les dires des uns, lui donner du charme selon les dires des autres, mais qui dans tous les cas ont tendance à causer sa perte.

    Mais ceci n'est pas le débat aujourd'hui car c'est bien du Gwodjik et de l’Espéranto qu'il s'agit de mettre l'un en face de l'autre.

    La force de l’espéranto et sa simplicité résident notamment et surtout dans la construction régulière et donc généralisable de tous ses mots. Une force qu'il faut bien l'avouer le gwodjik ne peut qu'en partie revendiquer car se basant presque entièrement sur la richesse du lexique français déjà bien existant et agissant comme une sorte de filtre pour le transformer et se l'approprier. On peut constater néanmoins quelques similitudes avec les principes de fonctionnement de l’espéranto, par exemple dans la formation des noms sexués en gwodjik qui prennent automatiquement la terminaison "isto" s'ils sont masculins ou "ista" s'ils sont féminins (ainsi la traduction de "frère / soeur" en gwodjik donnera "freristo / frerista" et en esperanto "frato / fratino"), le radical en guise de mixte ou neutre. Mais alors que tous les adjectifs se terminent par la lettre A et s'accordent en espéranto, ils adoptent des formes variées en gwodjik bien que chacune d'elles demeure invariable dans tous les cas ("grands / petit" se traduit "grandaj / malgranda" en espéranto et "grahd / pçtit" en gwodjik).

    Comparons maintenant les alphabets respectifs de ces deux langues : tous les deux sont basés sur le bien connu alphabet latin que j'utilise en ce moment même pour écrire ce texte en français, mais alors que le gwodjik ne compte que 25 lettres (les 26 de l'alphabet latin moins la lettre X, avec un nuance sur la lettre C qui prend toujours une cédille), l’espéranto en compte 4 de plus, soit 28 (22 tirés de l'alphabet latin (q, w, x et y en moins) + ĉ, ĝ, ĥ, ĵ, ŝ, ŭ) contre carrément 42 pour l'alphabet français (les 26 de l'alphabet latin + 16 autres qui lui sont propres (é, à, û...)). Ce qu'il est important de remarquer c'est que le gwodjik avec son alphabet minimaliste épuré de tout accent est capable de reproduire tous les sons de l’espéranto et même 4 de plus que ce dernier avec ses 28 lettres n'est même pas capable de former (en français "on/u/en/in") ainsi que tous les sons de l'alphabet français avec l'avantage d'une écriture phonétique qui va directement à l'essentiel sans s'embarrasser d'apparences ou d'effets de style inutiles (du genre o/ô/eau/au/ho/haut...) favorisant les fautes d'orthographes (qu'il est d'ailleurs impossible de faire en gwodjik si on prononce correctement le mot et qu'on maîtrise correctement l'utilisation de chacune des lettres de son alphabet). Bien sûr certains diront sans doute qu'on perd l'écriture de certaines nuances en passant des 42 lettres de l'alphabet français au 25 lettres de l'alphabet gwodjik mais à mon humble avis ce genre de nuance du style "é/è/ê/ai/ei..." (= "E" en gwodjik) me semble superflu et se fait naturellement à l'oral selon le contexte et la place de la lettre dans le mot, nul besoin de tergiverser ni de se désoler de cet allègement orthographique.

    Mais revenons à nouveau à l’espéranto qui se présente volontiers comme le plus simple et accessible des langages et voyons sur quels autres points le gwodjik met ce titre à rude épreuve :

    - la terminaison -N à rajouter quand un mot est à l'accusatif (COD) en espéranto alors que la simple syntaxe de la phrase suffit en gwodjik comme en français (pour plus d'infos voir le paragraphe concerné dans le lien ci-dessus)

    - l'accord de l'adjectif en espéranto alors qu'il est invariable en gwodjik comme en anglais

    - un vocabulaire construit à partir du latin et basé sur un système de suffixes et préfixes qui malgré sa logique implacable reste parfois assez limité et sujet à controverses. Ainsi, alors que l’espéranto se cherche encore et a parfois tendance à se perdre dans des délibérations théoriques, le gwodjik puise directement son inspiration dans la banque lexicale du français qui bien que moins rationnelle a le mérite d'être beaucoup plus riche et déjà bien établie.

    - la voix passive de l’espéranto se raccroche à des périphrases ayant tendances à être approximatives faute d'avoir une conjugaison correspondante, ce qui l'handicape au niveau efficacité face au gwodjik ou au français qui disposent d'un temps consacré pour ça. De plus l'espéranto ne distingue pas les conditionnels présent et passé ("je ferais / j'aurais fait"). Sans rentrer dans les détails puisque ce n'est pas ici le sujet, le gwodjik au contraire dispose à ses cordes de toute la variété des temps du français (mis à part : le subjonctif imparfait et plus-que-parfait / le conditionnel passé deuxième forme / et l'impératif passé ; ce qui, il faut l'avouer, s'avère être au final un soulagement plutôt qu'une grosse perte).

    Je ne m'étendrai pas sur d'autres différences plus anecdotiques, abstraites ou idéologiquement discutables (notamment sur les genres) entre ces deux langues que sont l'Espéranto et le Gwodjik ni même au niveau du temps d'apprentissage nécessaire, trop relatif à la langue native de la personne et qui risquerait d'être assez spectaculaire par comparaison dans le cas où elle serait francophone (quelques heures voire semaines pour le gwodjik contre au moins un mois pour l’espéranto) et surement beaucoup moins si elle ne l'était pas à la base (du fait de la riche diversité du vocabulaire gwodjik qui nécessite plus de mémoire que la logique répétitive et casi-mathématique du système de construction de l'espéranto).

    (Je suis désolé de ne pas être encore en mesure de mettre de liens dans mes messages pour appuyer mes propos mais sachez qu'ils existent bel et bien et que de simples recherches un peu poussées sur Wikipédia pour l'espéranto ou sur Idéopédia pour le gwodjik suffiront à prouver tout ce que j'avance).

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