C'est selon le vécut aussi j'ai envie de dire, certains n'ont pas la force de l'affronter au quotidien...
Moi j'ai eu l'exemple avec mes parents et j'en ai vues des larmes coulées, des engueulades, des ras-le-bol... C'est bien plus dur pour le malade, de se voir dépendant de l'autre de n'être plus rien sans l'autre. Se faire laver, se faire changer, toutes ces choses qu'un adulte accepte modérément.
Ma mère est restée par amour et parce qu'elle savait que sans ça l'envie et le courage de se battre ne serait plus là. Elle a fait ça uniquement pour lui, elle y a cru jusqu'au bout et elle ne l'a jamais lâché. Il a toujours été entouré, elle a porter sur elle tout ce qu'il faisait, travaux physiques, s'occuper de la maison, vivre à son rythme à lui, aux horaires des infirmières, des nuits sans dormir pour s'occuper de lui. Moralement sur la fin c'était très dur, car elle ne dormait pas plus de deux heures par nuit, il avait sans cesse besoin d'elle. Mais elle n'a jamais dis non.
Aujourd'hui il n'est plus là, elle aurait pu voir ça comme un certain soulagement, retrouver des nuits normales, sortir, vivre, ne plus partir de la maison sans se soucier de savoir si il va bien et s'il n'a pas besoin d'elle. Mais non, elle en pleure, elle en chie, elle aurait aimer encore faire plus, le garder encore... La vie est ainsi faite.
Elle a été forte pour deux, maintenant qu'il n'est plus là, cette force là a disparut. C'est à mon tour de prendre cette force pour deux.