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dimanche 11 mai 2008 à 21:05
Message
#111
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Un drôle de paradoxe est que nous ne choisissons pas de vivre - en tout cas nous ne choisissons pas de naître et d'entrer dans le monde de la vie - et la seule liberté absolue qui soit est celle de se retirer du monde des vivants en se donnant la mort.
Et l'avantage de la mort c'est qu'on est plus confronté à ce genre de connerie pseudo-nihilo-philosophique ! -------------------- Antoine (en mode light)
Mon agence - TI "Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu'un d'autre de sa liberté. L'opprimé et l'oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité." Nelson MANDELA |
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À l'instant
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lundi 12 mai 2008 à 00:43
Message
#112
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Moi j'ai peur de mourir! Qu'est ce qu'il y a après la mort?? C'est ça qui me fais peur! J'espère vivre jusqu'à ce que l'on trouve comment devenir immortelle! =)
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lundi 12 mai 2008 à 02:15
Message
#113
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Non, je n'ai pas peur de mourir. Pas pour l'instant. La mort va arriver un jour ou l'autre alors, il vaut mieux ne pas s'en inquiéter et profiter de la vie. Chaque minute à s'inquiéter de la mort est une minute perdue.
Enfin, je dois nuancer ma pensée. Quand j'y songe attentivement, l'après-mort (si je peux appeler ça ainsi) me fait peur puisque c'est l'inconnu. Mais il vaut mieux profiter de la vie que passer son temps à s'en inquiéter. À l'âge de 16 ans, j'ai été atteinte de la méningite. Quand je suis arrivée à l'hôpital, autant dans ma ville qu'à Québec, plusieurs personnes du personnel hospitalier ont dit à ma mère qu'elle avait bien fait de m'emmener tout de suite car avoir attendu une journée de plus (peut-être même une demi-journée) il aurait été trop tard. Je ne sais pas ce qu'ils avaient en tête, peut-être aurais-je perdu plusieurs de mes facultés motrices et/ou intellectuelles, peut-être aurais-je été amputée d'un ou de plusieurs membres du corps ou peut-être aurais-je été tout simplement morte. Et à l'hôpital, je ne m'inquiétais pas du fait que j'avais des chances mourir, plus qu'à l'habitude en raison de ma maladie. Je savais qu'on me soignait bien et que j'allais retourner chez moi, guérie. J'avais confiance. Je souhaite vivre le plus longtemps possible sans toutefois être un fardeau pour les gens que j'aime. J'aimerais être encore active et vive d'esprit à 100 ans. Après tout, l'espérance de vie augmente au fil des années. Et la mort que je souhaite avoir, c'est une mort douce, paisible, entourée de tout ceux que j'aime. -------------------- La Vie en elle-même est une toile vide. Elle devient ce que vous peignez dessus. Vous pouvez peindre la misère ou vous pouvez peindre la joie. Cette liberté est votre splendeur. - Osho
Équiterre |
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lundi 12 mai 2008 à 14:29
Message
#114
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Je n'ai pas peur de mourrir, la mort, c'est juste la suite de la vie, je n'ai jamais oublié les personnes disparues dans mon entourage, elles m'ont toutes marquées d'une façon ou d'une autre. On verra bien ce que ça donne, pour l'instant j'ai une vie à vivre !
-------------------- Lilie ~~j'ai décidé d'être heureuse parce que c'est bon pour la santé~~ ![]() |
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samedi 17 mai 2008 à 18:28
Message
#115
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Je voudrais pas crever Je voudrais pas crever Avant d'avoir connu Les chiens noirs du Mexique Qui dorment sans rêver Les singes à cul nu Dévoreurs de tropiques Les araignées d'argent Au nid truffé de bulles Je voudrais pas crever Sans savoir si la lune Sous son faux air de thune A un coté pointu Si le soleil est froid Si les quatre saisons Ne sont vraiment que quatre Sans avoir essayé De porter une robe Sur les grands boulevards Sans avoir regardé Dans un regard d'égout Sans avoir mis mon zobe Dans des coinstots bizarres Je voudrais pas finir Sans connaître la lèpre Ou les sept maladies Qu'on attrape là-bas Le bon ni le mauvais Ne me feraient de peine Si si si je savais Que j'en aurai l'étrenne Et il y a z aussi Tout ce que je connais Tout ce que j'apprécie Que je sais qui me plaît Le fond vert de la mer Où valsent les brins d'algues Sur le sable ondulé L'herbe grillée de juin La terre qui craquelle L'odeur des conifères Et les baisers de celle Que ceci que cela La belle que voilà Mon Ourson, l'Ursula Je voudrais pas crever Avant d'avoir usé Sa bouche avec ma bouche Son corps avec mes mains Le reste avec mes yeux J'en dis pas plus faut bien Rester révérencieux Je voudrais pas mourir Sans qu'on ait inventé Les roses éternelles La journée de deux heures La mer à la montagne La montagne à la mer La fin de la douleur Les journaux en couleur Tous les enfants contents Et tant de trucs encore Qui dorment dans les crânes Des géniaux ingénieurs Des jardiniers joviaux Des soucieux socialistes Des urbains urbanistes Et des pensifs penseurs Tant de choses à voir A voir et à z-entendre Tant de temps à attendre A chercher dans le noir Et moi je vois la fin Qui grouille et qui s'amène Avec sa gueule moche Et qui m'ouvre ses bras De grenouille bancroche Je voudrais pas crever Non monsieur non madame Avant d'avoir tâté Le goût qui me tourmente Le goût qu'est le plus fort Je voudrais pas crever Avant d'avoir goûté La saveur de la mort... Boris Vian Il n'y a rien à attendre de l'après-mort. Lorsque le cerveau s'éteint, nous n'existons plus. L'homme qui meurt dans ce poème en a conscience (comme, au fond, nous tous). Il énumère toutes les expériences qu'il aimerait vivre ou revivre, toutes les choses qu'il aimerait connaître, comme si cela pouvait retarder l'échéance. Il est même prêt à endurer la lèpre plutôt que de mourir! Puis, résigné, il veut au moins "savourer" la terreur qui monte en lui à mesure que l'instant fatidique approche, puisqu'elle lui prouve, justement, qu'il n'est pas encore mort ! Les religions qui promettent une vie éternelle offrent un espoir, un réconfort... mais bien faibles face à cette connaissance viscérale que chaque être humain a de sa propre finitude. Combien de Chrétiens prient justement pour que l'opération qui leur sauvera la vie se passe bien ! pourquoi n'acceptent-ils pas l'idée de mourir, alors qu'ils croient au Paradis ? Mais cette connaissance n'est somme toute pas un mal: acceptée, elle nous pousse à vivre plus intensément chaque bonheur simple qui nous est offert; nous aide à relativiser, à faire la part entre ce qui est vraiment important et ce qui ne l'est pas; nous contraint à vivre heureux, en toute circonstance, comme un devoir envers ceux qui ne sont plus, toujours trop tôt disparus. Ce message a été modifié par MartinL - samedi 17 mai 2008 à 20:37. -------------------- Soigner, c'est s'avancer vers l'autre, et c'est l'autre qui nous apprend, c'est l'autre qui nous dit où est la souffrance, où est le soulagement;
Oui, soigner s'apprend avec les autres, tous les autres: ceux qu'on admire, ceux qu'on déteste, ceux qui nous font vomir et ceux qui nous attirent, celles et ceux qui nous font peur et nous maltraitent, ceux qui nous entourent et ceux qui nous sont hostiles, nos amis nos ennemis, nos frères nos soeurs, ceux qui sont là assis tout autour de nous et que nous ne connaissons pas, et qui ont tous quelque chose à dire si seulement nous voulions tendre un petit peu l'oreille, si seulement nous voulions bien les toucher du doigt... Martin Winckler |
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dimanche 18 mai 2008 à 15:00
Message
#116
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Non...
-------------------- ![]() Il y a de plus en plus de cons chaque année... ... mais cette année, j'ai l'impression que les cons de l'année prochaine sont déjà là... |
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dimanche 18 mai 2008 à 15:06
Message
#117
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un peu quand même dans un sens !! je prefaire choisir le moment de partir,
mais ma plus grande peur c'est de voir mourir les personnes autour de moi ! j'ai pas pue voir mes grand mère en fin de vie -------------------- |
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mercredi 21 mai 2008 à 18:46
Message
#118
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ai peur de mourir et ne plus voir celle que j'aime aujourd'hui comme un fou et mes enfants...donc je vis à plein ballon mes moments présents...
-------------------- "Que serait la vie sans l'espérance !" Friedrich Hölderlin |
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mercredi 21 mai 2008 à 21:00
Message
#119
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si la naissance est le premier pas vers la mort;
la mort et le premier pas vers........................... -------------------- le temps se decompose en trois parti le passé le présent et le futur
mais un seul ne peut pas varier. ![]() |
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samedi 24 mai 2008 à 17:15
Message
#120
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Baby Forumeur ![]() Messages : 2 Inscrit : 24/05/2008 Lieu : Région Parisienne ![]() 13 ![]() |
non, je me contente de vivre la vie comme elle vient sans penser à ce qu'il y a après, personnellement je ne pense pas qu'il y ait une vie après la mort... chacun son opinion sur la question. Je préfère me préoccuper de ma vie d'aujourd'hui et puis, si il y avait une vie après la mort, il y aurait sûrement quelqu'un sur cette misérable planète qui se souvienne de sa vie précédente. Pour moi la mort, c'est comme la nuit, on s'endort mais on ne se réveille jamais.
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Version bas débit | Nous sommes le : samedi 05 juillet 2008 à 20:09 |