Citation (Nephalion @ mardi 02 septembre 2008 à 10:54)

Pour moi l'important est de savoir ce qui compte le plus dans ma vie.
Et la relation qui me lie à ma femme est en tête de liste.
Alors oui je ferai abstraction du faux pas, et continuerais sur la route que nous avons décidé de suivre ensemble.
C'est aussi ça la confiance.
La vie comporte parfois quelques nuances entre le noir et le blanc.
Oui, encore une fois, je suis d'accord avec toi.
Dans le cas où ça m'arriverait, la seule chose que je sais, c'est que je le vivrais très mal !
Je sais aussi qu'une tromperie passagère et unique me donnerait beaucoup plus d'indulgence et que je serais prêt à raveler mon orgueil blessé, à essayer de refaire confiance et de réparer la relation. A essayer de voir mes torts, de les admettre et de faire quelquechose. Et les siens aussi.
Et redéfinir la relation pour la faire renaître de ses cendres. Enfin, si elle me dit être toujours amoureuse... sinon, je laisse partir.

C'est comme ça.
Si c'est une relation suivie, régulière, je crois que là, j'aurais vraiment du mal à gober le truc. Je pense que je prendrai illico mes distances, sans pour autant couper la discussion, et finalement, je crois bien que je la quitterais.
Et puis ensuite, je la détruis !
Citation (Nephalion @ mardi 02 septembre 2008 à 11:17)

Je fais une différence entre l'acte sexuel et l'Amour. Pour moi l'Amour que je porte à ma femme est toujours aussi sacré. Et tellement sacré justement qu'un faux pas ne suffit pas à l'entamer.
Désolé mais je ne vois pas le rapport entre la société de consommation et le fait d'avoir des relations sexuelles avec un autre que son conjoint.

Ah, désaccord là !
Pour moi, l'acte de tromper n'implique pas juste "faire du sexe ailleurs" ! Sinon, se faire jouir tout seul serait du même ordre ! Un amant ou une maîtresse implique aussi une rupture de la complicité, sur un sujet important : la sexualité et les désirs !
Il y a aussi cette notion d'insuffisance du conjoint qui à la fois le fait culpabiliser alors que lui n'a pas trompé, de mensonge et cachotterie, de mascarade. Ce n'est pas une "perte d'emprise sur l'autre", c'est une faille dans la complicité, en la personne en qui à priori on fait confiance corps et âme !
Les meilleurs amis font les plus beaux traîtres... après l'être aimé. Rien ne nous protège de ça, l'amour c'est toutes les cartes sur la table. Celui ou celle qui veut garder un as dans sa manche brise la partie.
Tromper n'est pas anodin, ce n'est pas que du sexe, selon moi. c'est pour cela que c'est si douloureux !
Citation (eryx @ mardi 02 septembre 2008 à 11:33)

Je parle d'un attitude en générale. Emprisonner l'autre dans le carcan de son propre orgueil et de ses peurs ne me semble pas très épanouissant.

Pour moi non plus ça n'est pas de l'amour ! C'est de la possession, ce que tu décris là !
Une relation à deux implique quand même un lien fort de confiance ! C'est en ça que la tromperie est destructrice ! La "possession" de l'autre ce n'est pas de l'amour. L'amour, c'est surtout la confiance de l'autre et en l'autre.
Ensuite, les désirs, on en a tous. On ne les contrôle même pas soi-même ! Vouloir empêcher l'autre d'avoir des désirs est évidemment une relation néfaste. Vouloir cacher ses désirs à celle ou celui qu'on aime, ça peut être néfaste aussi.
Citation
L'amour n'est pas "sacré", il est : important, physiologique, primal, dans l'ordre des choses, équilibrant, gratifiant, reproductif, mais certainement pas "sacré"!!! Beurk le sacré!
Beuurkh ! Oui !
Il n'est pas forcément sacré, mais il peut l'être pour certains. Sacré au sens personnel, et pas religieux.
Citation
Ensuite il faut dissocier la relation de couple et l'amour. On peut avoir les deux ou un seul. C'est une condition nécessaire mais pas suffisante.
La fidélité est aussi quelque chose de très bien, mais elle doit être vécue comme une acception et non comme des réminiscences passéistes de codes désuets imposés par une institution à l'époque toute puissante mais aujourd'hui en complet décalage avec la réalité et la vérité qu'est l'Église.
C'est marrant d'être catalogué de réminiscences judéo-chrétienne quand on parle de fidélité comme d'une des bases d'une relation. Certains n'ont peut-être pas ce critère, en effet. Il n'y a pas de relation standard et normale, en amour.
La fidélité morale est, pour moi, nécessaire. Pour moi, la seule personne de l'univers à qui je veux rendre des comptes, c'est ma femme ! Je lui dois ma vérité, je lui dois mon respect, je lui dois mes doutes, je lui dois mes envies,... tout. J'espère en retour la même chose
sans l'imposer et sans être totalement transparent.
Dans mes actes, dans mon rapport à Elle, j'estime devoir être sincère avec moi, avec elle, avec Nous. C'est pas imposé non plus, c'est ce dont elle a le droit...
Et si un jour j'ai ce désir conflictuel d'aller voir ailleurs (ou d'éprouver une insatisfaction, un manque de quelquechose), c'est elle qui le saura en premier, puisque mes désirs la concerne au premier plan, non ? Et qu'elle peut peut-être m'aider...
Et je ne suis d'aucune lignée de tradition religieuse, je suis hors dogme, hors rituel.
Citation (eryx @ mardi 02 septembre 2008 à 13:01)

C'est le dilemme en question!! Ne pas accepter que l'autre est aussi d'autre désirs
Alors qu'au contraire aimer c'est accepter les différences de l'autre à chaque fois que cela est possible. Quelles que soient ces différences. Qu'il soit noir(e) ou blanc(he), grand(e) ou petit(e), juif(ve) ou musulman(e), coureu(se)r ou fidèle, amateur de tripoux ou pas, socialiste ou communiste..... il (elle) est différent(e), on l'aime, on accepte la différence.
Mais bon, je ne suis pas un bon Chrétien.
Moi non plus !
Mais la relation de couple est interdépendante !
Accepter les désirs de l'Autre est primordial ! Que l'Autre accepte mes désirs aussi. La relation se construit comme ça ! Un cercle vertueux ?
Tant que le jeu est honnête, la relation sera épanouissante !
A priori, quand on est en confiance, on peut confier des désirs peu avouables à son amour. Accepter de n'avoir pas les mêmes points de vues, de penser et d'agir différemment, etc...
Mais la différence pour moi réside dans le passage à l'acte qui est une vraie FRACTURE dans la relation s'il est une initiative secrète et égoïste.
Ne pas se soucier du désir de l'autre, c'est aussi faire ça, le tromper, en sachant qu'il sera blessé. Privilégier son désir propre au détriment des attentes de l'autre, au détriment du couple- forcément.