Citation
Le COR constate « L'hypothèse d'un recul des âges de départ à la retraite dans le secteur privé lié à la réforme de 2003 ne s'est pas vérifiée ». En effet, la fréquence des départs en retraite à 60 ans s'est accélérée et le nombre de départs anticipés pour carrière longue a été plus important que prévu.
Le raisonnement sur lequel est bâtie la loi de 2003 s'avère donc totalement erroné. Selon ce raisonnement, les salariés seraient « libres » de faire le choix de partir ou de ne pas partir en retraite dès l'âge de 60 ans. Il suffisait donc, une fois augmentée la durée de cotisation, de manier habilement la carotte et le bâton pour amener ces salariés à différer leurs départs en retraite. Manier la carotte en augmentant les bonifications (la surcote) pour ceux qui resteraient au travail tout en ayant le nombre de trimestres de cotisation leur permettant d'obtenir une retraite à taux plein. Manier le bâton en augmentant les pénalités (la décote) pour ceux qui partiraient avant d'avoir tous ces trimestres.
Mais tout ce château de sable s'écroule dès qu'il est confronté à la réalité sociale.
La très grande majorité des salariés du secteur privé (60 % selon le COR) n'ont aucune possibilité de choisir de rester au travail ou de partir en retraite pour la bonne et simple raison qu'ils ne sont plus au travail au moment de leur départ en retraite. Ils sont au chômage, en maladie ou en invalidité. Le patronat continue, en effet, à licencier à tour de bras les salariés de plus de 50 ans.
Quant au 40 % de salariés qui sont encore au travail lorsqu'ils arrivent à 60 ans, très peu ont le choix de rester au travail. Pour la très grande majorité, c'est la retraite ou, dans le meilleur des cas, le « licenciement pour motif personnel ». Les patrons ne veulent surtout pas de salariés de plus de 60 ans.
De toute façon (le succès des retraites anticipées pour carrière longue l'indique clairement), les salariés qui ont réellement le choix se hâtent de prendre leur retraite dès qu'ils le peuvent. Les conditions de travail sont de plus en plus insupportables pour tous et en premier lieu pour les salariés âgés. Ce constat est valable pour le secteur privé mais aussi pour la fonction publique où la « surcote » n'a obtenu aucun succès.
La dégradation continuelle des conditions de départ en retraite dans le régime général comme dans les régimes complémentaires (1993, 1996, 2003, 200) va dans le même sens et incite les salariés (dans le privé comme dans le public) à prendre leur retraite le plus tôt possible.
Tout en admettant l'inefficacité de la loi Fillon et en reconnaissant que la majorité des salariés n'a pas le choix puisqu'ils ne sont plus au travail au moment de prendre leur retraite, le COR propose d'aller encore plus loin dans l'absurde et ne remet nulle part en question le passage de 40 à 41 annuités de cotisation entre 2009 et 2012. !
Le raisonnement sur lequel est bâtie la loi de 2003 s'avère donc totalement erroné. Selon ce raisonnement, les salariés seraient « libres » de faire le choix de partir ou de ne pas partir en retraite dès l'âge de 60 ans. Il suffisait donc, une fois augmentée la durée de cotisation, de manier habilement la carotte et le bâton pour amener ces salariés à différer leurs départs en retraite. Manier la carotte en augmentant les bonifications (la surcote) pour ceux qui resteraient au travail tout en ayant le nombre de trimestres de cotisation leur permettant d'obtenir une retraite à taux plein. Manier le bâton en augmentant les pénalités (la décote) pour ceux qui partiraient avant d'avoir tous ces trimestres.
Mais tout ce château de sable s'écroule dès qu'il est confronté à la réalité sociale.
La très grande majorité des salariés du secteur privé (60 % selon le COR) n'ont aucune possibilité de choisir de rester au travail ou de partir en retraite pour la bonne et simple raison qu'ils ne sont plus au travail au moment de leur départ en retraite. Ils sont au chômage, en maladie ou en invalidité. Le patronat continue, en effet, à licencier à tour de bras les salariés de plus de 50 ans.
Quant au 40 % de salariés qui sont encore au travail lorsqu'ils arrivent à 60 ans, très peu ont le choix de rester au travail. Pour la très grande majorité, c'est la retraite ou, dans le meilleur des cas, le « licenciement pour motif personnel ». Les patrons ne veulent surtout pas de salariés de plus de 60 ans.
De toute façon (le succès des retraites anticipées pour carrière longue l'indique clairement), les salariés qui ont réellement le choix se hâtent de prendre leur retraite dès qu'ils le peuvent. Les conditions de travail sont de plus en plus insupportables pour tous et en premier lieu pour les salariés âgés. Ce constat est valable pour le secteur privé mais aussi pour la fonction publique où la « surcote » n'a obtenu aucun succès.
La dégradation continuelle des conditions de départ en retraite dans le régime général comme dans les régimes complémentaires (1993, 1996, 2003, 200) va dans le même sens et incite les salariés (dans le privé comme dans le public) à prendre leur retraite le plus tôt possible.
Tout en admettant l'inefficacité de la loi Fillon et en reconnaissant que la majorité des salariés n'a pas le choix puisqu'ils ne sont plus au travail au moment de prendre leur retraite, le COR propose d'aller encore plus loin dans l'absurde et ne remet nulle part en question le passage de 40 à 41 annuités de cotisation entre 2009 et 2012. !
http://www.democratie-socialisme.org/artic...u-COR-prepare-l
