yves-1902
lundi 16 juillet 2007 à 08h44
le débat sur l'agriculture bio ou l'usage des ogm tombe toujours dans l'exploitation de la psychose et certain en font un faire-valoir alors qu'ils ne savent pas de quoi ils parlent.
Un mode de production ne doit pas s'opposer pas à un autre, ou il y a fort à parier que dans quelques années on ne parlera plus du tout d'agriculture biologique.
j'ai, pendant plusieurs années, assuré le suivi technique gestion de différentes exploitations, végétales et et animales, dont quelques-unes avaient intégré la filière bio. Je sais donc de quoi je parle, et n'ai pas parti pris ou pour l'un ou pour l'autre de ces deux moyens de production.
Pour te satisfaire sache que je suis (du verbe "être") actuellement sur un projet d'association avec un producteur de volaille pour reprendre un atelier bio en partenariat avec IBB (Inter Bio de Bretagne.)
C'est vrai que ce ne sont pas des tomates, les seules que je consomme, vienne de mes quelques centaines de m2 de jardin que je travaille pour mon loisir et pour une certaine "autarcie végétale" et avec lesquels je récolte autres pdt, tomates, poireaux, salades.....etc..., sans avoir recours l'usage de pesticides ou autres fongi, désherbants, etc. La seule fumure que j'utilise provient de chez un éleveur de bovins voisin et que je complète avec du bactériosol (
http://www.bacteriosol-sobac.com/pdf/BACTERIOSOL.pdf ) qui n'est rien d'autre qu'un activateur du complexe bactérien possédant des propriétés qui en font un élément recommandé en production bio. Grenouille, il est évident qu'il n'y a pas que des bonnes ou mauvaises bactéries dans le sol. Les centaines de variétés présentes contribuent à la vie du complexe argilo humique dans lequel se nourrissent les plantes. Je me paye même le luxe d'analyses de sol annuelle pour mon jardinet de 1000m2 et l'élément déterminant, pour moi, est le rapport C/N (
http://etmreunion.cirad.fr/4_juillet_05/CA...ETANIONIQUE.ppt )
Grandmaître (de je ne sais quoi), pour ce qui est des tomates insipides que tu mets dans ton panier...tu ne fais que bouffer ce que te propose la grande surface où va faire tes dévotions hebdomadaires. Quelque que soit son nom ou sa marque, la centrale de ce magasin se retrouve toutes les semaines devant un panel d'offres provenant d'Espagne, d'Italie, de France, des Pays-Bas, du Maroc, de Belgique, de Pologne et de Turquie, et toutes se battent pour savoir qui baissera sa culotte le plus bas, jusqu'à ce que l'acheteur dise : "toi tu vas me faire 15 semis-remorque/jour de cette marchandise, et 30 de celle-ci et 300 de cette autre avec un rabais car je vais faire un promo...!"
Les seuls qui peuvent faire face et se défendre sont ceux qui ont compris qu'il faut passer au-dessus du distributeur et de son, soit-disant, cahier de charge en s'adressant directement à la clientèle sous un nom ou une marque (telle Saveol...) car les marques maîtrisent toute la filière depuis l'obtention la mise au point jusqu'à la commercialisation. Si tu leur demande une tomate de telle consistance, de tel gout, de telle saveur, de telle couleur, ou calibre ou de propriété de conservation et indemne de toute présence de pesticide...tu peux avoir ce que tu veux, seulement .... tu payes, car derrière cela il y a des contraintes dont n'a pas conscience le commun des "consommateurs" qui ne croit que par Leclerc ou Carrefour and Co.
De ce fait l'agriculture bio ne pas se situer par opposition à l'agriculture conventionnelle, car malgré les efforts d'intox des pseudo-partisants, qui n'ont jamais visité une expoloitation agricole de leur vie, l'agriculture conventionnelle est en voie de rivaliser en matière environnementale avec l'AB.
Donc l'AB aura toujours du chemin à faire, on ne pourra jamais se dire : "c'est bon, je suis bio...", la spécificité bio doit évoluer et personnellement j'ai confiance dans la filière qui a atteint un stade de professionnalisation très élevé en se débarassant de ses écolos farfelus qui pendant de années ont cru qu'être bio revenait à laisser tout pousser de façon anarchique, y compris la barbe et les cheveux, et de s'autoproclamer "BIO".
Il y a fort à parier que les ogm vont jouer un rôle à l'avenir dans toutes les productions, et le fait de voir l'AB travailler de pair avec l'AC sur l'intégration des ogm nous permet de penser que l'on va pouvoir évoluer tout en prenant en compte certains principes et mesures de précaution.