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  1. Lenteur du liquide qui s'écoule – noirceur de la nuit, de la houle – sur la terre, reflets phosphorescents. Dans le ciel l’astéroïde pâle et blanc, dont autour sa traînée de courtisanes : invisible de jour, étrange voile diaphane. Et tandis que la blafarde s'éclipse, dans les nuées, des hiéroglyphes se calligraphient, sur un fait mûr. Sang, vin de la vie. « Comme le frère qui attise mon sosie. » Sueur, eau de la vie. « Comme l'amante qui tire ma rêverie. » Sperme, sève de la vie. « Comme se perdre, se mentir par lui. » Salive, encre de la vie. « Comme la suivre, la manquer sans bruit. » Suit l'amertume des vagues surprises à s'étaler, à laisser faire la drague, à ne plus s'y noyer, sinon dans une mère… Mais, où l'astérie de fiel cache-t-elle son tourment, pour ces derniers instants ? Litanies enfin finies en vue du lendemain, seul un sombre s'imagine encore serein, jusqu'au levain. Que trahit l’abri ? Sentiments si fragiles : Un corps féminin, Un insecte en péril, L'aperçu d'un lit, Attente de la mort, Les désirs d'un saint ; Sous le mépris d'essor. Les boréales ? On y glisse, isolé à plat sur un tic, où on satyre sans surprendre : simulé, ensemencé comme un pic, sans fond dans l'hymne de la foi. Alors s’en retourner dans ce sable d’un rance arable, au choix : enfouir encore nos lunaisons en attente d’une prochaine révolution ! Où, pour démonter, penser à des cendres. =========================================== Bande son : STEVE VON TILL – "To The Field"
  2. Mon aimance, Il existe des écrivains – ou autoproclamés tels – qui causent de l’absurdité (et) de la vie, ou l’inverse ou les deux, de leur vision de l’existence qu’ils espèrent élevée au rang d’art, d’un vomir intrabiliaire quoique intrinsèque qu’ils désirent éternel, d’une chierie vocabulaire qui leur appartient en propre (sic) mais qu’ils veulent partagée par d’autres, ayant encore besoin d’un lectorat pour être raccord avec eux. Ils ont tout loisir de parler, dans une société comme la nôtre : ils ont la liberté d’expression, ont de petits problèmes à faire partager – pas de trop grands, on s’en détourne – puis portent leur immense nihilisme en bannière. À notre époque, n’est-ce point une hérésie de ne pas jouer nihilistic-style, d’ailleurs : fidèle à ses principes comme elle l’est, mais sans trop le savoir comme toute société vivant d’une foi cachée, en belle du poker ! De mini-misères pour une totale détestation de la vie, cocktail gagnant, surtout qu’ils ont l’avantage de mieux savoir parler que la plupart de leurs contemporains – ce qu’il faut bien l’avouer n’est plus très dur, depuis que l’inculcation d’un sens à l’existence fut définitivement abandonnée, juste avant l’abandon de l’inculcation du sens des mots ; les uns soutenant l’autre, et vice-versa pour les plus vicieux. Il y aura donc dans ces lignes mes insultes aux scribouillards qui annihilent, veulent rendre leur alentour fossile, oui ! Comme une envie de faire rendre gorge à leurs écrits, à ces pisse-froid qui non contents de ne savoir vivre tiennent absolument à le faire savoir, ou à ce que d’autres se risquent à les suivre, dans leur glauque assomption qu’ils érigent en rocs sanctions : suçons de l’esprit, inefficaces dédicaces qu’ils offrent en pâture à l’humanité – tout du moins à ce qu’ils croient connaître d’elle. Mon aimance, errer en tes fragrances est réifier un honneur pétri d’innocence, y compris s’il faut pour ce jouer aux adultes épris d’ironie, à s’exercer l’esprit sur l’autre pour succomber à sa propre fragilité – car il n’est point vrai que l’erreur primaire est père de tous les vices, tant l’horreur ne sait mordre que par artifice, et les palmaires familles qu’il nous reste à créer seront délétères pour ceux qui rétrécissent. Là, où un seul café pris dans un troquet bondé suffit à jouir, on apprend l’immunité que les premiers de cordée prennent aux surplombs du délire ; et on ne va certainement pas s’offusquer que vivre fasse plaisir ! Alors cachez-vous, les impromptus du dégoût : on, nous offrirons 1000 et 1 ans d’escalade sur les falaises de vos sarcasmes, et la sueur de vos miasmes jamais ne s’érigera au-dessus de nos cieux, purs du bleu de ne vous avoir jamais rencontrés. Vous êtes des ascètes de l’anorexie, matérialistes du manque d’appétit, mais nos appétences abandonnent vos étrons à n’être que de la lourdeur promise aux bas-fonds, idem haut-fonds s’ils s’en sentent le pouvoir d’abjuration – alors votre plancton rejoindra ce limon d’où sortit l’énergie. Et l’espoir, car tel est le juste à-voir que le cycle vivant promet aux déchets. Mon aimance, tu seras une fleur issue de ce fumier qui aura chlorophyllé au-delà de la pensée, servie aux handicapés du sobriquet vital. En anaérobie, tu auras été une résistance – une de plus – qui ne se laisse décomposer ; et il faudra encore seoir à les asphyxier pour assouvir la torture du plaisir, un soir souvenant nos désirs d’une aurore réservée au rugir. Où nous fauves, croquant l’empérite, nous écrirons qu’il n’est qu’une cénesthésie et qu’eux ne furent que mites. Mais on s’en fout. Car ils perdirent, au croisement des ermites, la route du je-m’en-foutisme sachant ravir nos frites – les cénobites. D’amarrage, classés sans suite, où la fuite des idées est un carquois de fortune, halte de Père Noël parti aux gallinacés pour relaxer ses rênes. Tu m’étonnes ! Son hymen lui sert de sonotone depuis qu’ils le malmènent ! Vierge de toute acouphène, il s’en rend sourd ; depuis dans son domaine, bras-dessus bras-dessous, on s’y promène, ma chère aimance amène... Yabof, comme qui dirait.
  3. Auriez-vous déjà remarqué la sonore similitude entre une porte qui grince, un bébé qui pleure & un chat qui miaule ? Trois sons qui donnent envie d'être absent au monde, de ne plus jouer l'équilibriste à la sale eurythmie. Car le Beau ne fait plus partie de nos vies, dans ces aires de supermarché pour maudits, en cette ère où soeur télévision remplace la poésie. Vil spécimen en est le beaujolais nouveau : ersatz de bon cru, vite vendu le soir, vite rendu le matin – Veni Vidi Vici de la vinasse en ravin. Le Beau geôlait : tournoiement ? En ces cellules grises capitonnées de papier peint pour ilotes modernes : le Beau n'est plus que banal-à-produire, reproduire en N exemplaires, dans des usines de tyranniques badernes. Mais nous, gais libertins, pourrions tout aussi bien Aimer se contenter, sans toi, de petits riens. L'alcool n'est qu'un début : tout vrai excès des sens Suppose une étape dans l'inversion. D’avance, Lucide Lucie, luciole de cette commençante sorgue... Faut-il se cramer à te dire que nos « oui » restent espiègles ? Que seuls nos « non » scintillent au frontispice de notre morgue : Eux savent froncer nos sourcils d'un opiniâtre teint de seigle ! A tes côtés – bleu pour le trésor de ta foi, M’en cramoisir pour le décor de tes émois, Virer bordeaux pour le matador de ton zeste : Tu m'y invites, pour rejouer mon cant de geste. Eclectique électrique, ma mue saura se faire menu Tel l'intrus de ta formule, cantique restant inconnu : Mon chant seul te touchera, mes gestes remisés au trépas – Simiesque virtualité sismique de cet ego gras. De singerie ressemblante, pour non-réponse, Dans ma strophe précédente, me suis taxé : Lucie, interrogeons cette douce semonce… Ce soir, ce matin : serais-je poil à gratter ? Mon Beau geôlait, disais-je. Qu'ouïr ! Oui-da : jeu... Que voulez-vous, gente dame : sur nos terres de Paname, en fait de növo böjo, nous avons droit à l'affreux picrate du vieux Jo qui, on vous l’assure, n'est ni nouveau ni beau. Car le Beau, en poésie, est l’important. Non le sens : il ne s'agit point là de philosophie. D’où, pour nous cette maxime : l’en-vers, de même que la solitude, n'est plus une maladie honteuse. Boycott en option. Or sans l'effort de me partager l’espace vôtre, guère de spasme littéraire, de miasme éthéré. Ô chaos, sonde : inonde ton monde, mon Beau. Puis lève la bonde. Je est un objet trouvé.
  4. Subir à une autre route, hypnose du « qu'est-ce que c'est, ma... » gît plus de narcose au thé d'un doute en mois, jeu suie en corps sur le divan limées de toutes mes dents, visage pâle d'un phrodite, réaliser l'occis dans sept amertumes, des cumins lisent hormis Don se réveille. Du sommeil du juste ? Est-ce la fin(i) ? Sion est le Lyon – sans dehors – glyphe j'te soumets à ma table : gourmet d'étable ; vile ignominie et ma nature sur le ciel bleu rature de ton regard chaloupé révèle azur dans les tréfonds la souvenance d'enfances où tout est beau mais vît sait ce que c'est pas bateau qui la nuit est un domaine où les songes sont phénomènes de quand l'émerveille glisse sous la peau, en l'on ressent l'étau de la tendresse de la terre et de (la mer est de) la mère jaillit nos ressources qui peuvent enfin pleuvoir et te voir moire ce soir est un bonheur à nul autre pareil se payant de la flemme du musc vif-argent quand la loi émane et cécité rosée, je t'aime tu m'aimes, on sème de toutes nos forces à tout vent car l'ondée est là et la langueur de la vie ne permet pas l'heur de mourir incessamment ou se dissoudre dans ce labeur rigoureux que réclament des ares d'aires insondablement emplies de viande qui se penche, de cerveau qui s'épanche, mais qui sonne sinon ta foi dans ce poème, ha ? Synchrone arythmique, à soliloque j'ai vu puisque ce n'était une ville et je (me garde de savoir si vous me regardez vous regardant) lui ai parlé d'un roi qui meurt de vous être destiné – quelle brêle ! Quant à jeu-nous il surplombe de tous ses forts, irruption dans le cœur, érection de moiteur, l'aine se remplit joyeuse on ne peut empêcher ça de se former avec le vide futur qui va te sillonner, éradiquer A=valeur, finir par choisir ce régent : corps humain. Segment circonflexe céder voile aveuglant, acier présent dissimule l'agonie novæ pour l'arbre cache-cache la forêt, joute sur l'image d'une piste horizontale : stroboscope qu'on perçoit est camouflage du vide trou noir, glouton sur hamac. Des toiles. Caloriques. Idem-itou à perte de vue en atours d'une viscère, qui se noue et se découd via le bras d'un long fleuve : tendreté. De matière allumée, l'atout de l'air effraye et sans celle repose là cet amant religieux ; en icelui, l'ex-immensité résolue résidus vire au venin – soi-même – supplice d'un été, sans merci comme martyr, s'immerge en flocons, s'insère nain stance d'égout, dans le roc le ressac tomahawk tabernacle. Où, girouette inséminée sous l'esprit des nuances, s'onirise l'iris sauf : la vision peut-elle voir la vision ? Sensation ressentir sensation ? Sainte démence chaotique, imprègne néant, prélasse raisonnement, grâce aux vins qui boiteux et lois se revendiquent en l'instant, car de fatigue : arête. Je est un nôtre. =========================================== Bande son : BAD BRAINS – "I & I Survive" http://www.youtube.com/watch?v=PVOME9EkJ_M
  5. À la Sainte-Anne, en fin du jour, je pris le RER. Je fus très fatigué : ayant beaucoup absorbé le soir d'avant, mon corps se trouva dans un de ces moments, fébriles, où retrouver un état équilibré ne fut guère une sinécure... Genre de fatigue pas si désagréable : déformant subtilement les sens, apaisant, favorisant la rêverie. Je m’en fus donc, en transport en commun, en route pour retrouver ma compagne de coeur en banlieue, et nous roulâmes sur un tronçon de voie non souterrain, déjà en dehors de Paris : le soleil nous fit encore honneur, sa chaleur nous rendit alanguis. Rare moment, où le plaisir fut communication sans paroles. Je ressentis cette ambiance, aidé de partielles parcelles d'alcool se trouvant en moi, et me sentis bien, pendant ces instants où la dernière station ne fut pas encore arrivée : dans ma mémoire, l'impression que ça dura des heures. L’arrivée, enfin : je me levai. Mon attention fut captée par une affichette, collée à même la tôle, près les portes de sortie. Je reconnus l’une de ces incitations à la peur subliminale, si répandues dans nos sociétés : rien de sublime, que du minable. Application du plan Vigipirate. Voici ci-dessous le « message » ; à la RATP, aucun comique en coulisse, selon la reproduction à gauche ; je crus donc obligé d’y ajouter ma fantaisie, à droite : * Ne vous séparez pas de vos bagages Pour toujours vous trouver en voyage Assurez vous qu'aucun paquet Aucun accessoire coquet N'a été oublié sous un siège Ou sinon, offrez-lui un cierge Signalez-nous tout colis Abandonnée avanie * Qu'il vous déplairait de remémorer N'hésitez pas à nous solliciter Nous et Vous * Vigies & Pirates Attentifs, Ensemble À l’ampleur de nos pas ambles * Certaines fois, la vie fut belle, il suffit de la laisser se montrer telle. À son zénith.
  6. 18-H-15 Le soleil a violé le ciel Les nuages ont leurs menstrues En partance, je bois seul En terrasse, au Dernier Bar Avant la Fin du Monde 21-H-30 Il y a une fille au regard inaccessible, entouré de khôl Ses habits ? Une espèce en voie d’extinction Elle est la dernière note d'un air continuant à me parler de vous Quand je découvre la danse du vide Les pieds à Paris-Plages 02-H-45 Bruit, fureur, explosion de cris Là où ce DJ passe, les corps ecstasyés trépassent Je suis toujours vivant Mais les journaux me rassurent, cela ne durera qu’un été À l’envers, à l’Enfer Traversant de mornes mortes frontières Sans plus rien à déclarer flou-H-flou En sortant Le Tambour est dans ma tête Echapper aux casseurs qui passent Puis prendre le pruneau perdu du flic 05-H-00 Paris : ses veilles, ses tires, ses travs… Reste à vomir mon passé au sol Ou l’écraser comme un cafard A l’abri d’une borne Autolib’ Au creux de la vague, quand la marée se retire Je ne peux me la jouer plus longtemps Cette fin : rien d’autre qu’une naze plaisanterie 06-H-15 Le factice de la ville me donne envie d’un deuxième trou de balle
  7. Où est la misère ? Dans mon cul ! Où est la colère ? Dans ton cul ! Où est la galère ? Dans son cul ! Où en est la guerre ? Où en est la guerre ? Où ? Où sont les solitaires ? Dans nos culs ! Où sont les barrières ? Dans vos culs ! Où sont les prières ? Dans leurs culs ! Où sont les pros ? Propos ? Prolétaires ? Partout ! Dans ? Quel ? Cul ?
  8. Epître en épithète, à un poète sans table, postiche qui, au fond de la lie mouvante, s'ensable. Tente un avantage, en toute fin de pastiche : s'endormir las, avec en tête, des rêves aplatis, pacifiés – les bras en pagaille. Il finira bien, du rade, par partir. T’es qui, l’Amour ? En cette dictée, la lumière sombre est un enjeu, les sous-titres sont importants : en ombre portée, moi-je. Sanguinolent guignol : le pivot. Votre honneur poivrot, je vote les objections – abjection, votre horreur ! – de ce bel et bon bougre. T’es qui, l’Amour ? Fors, il n'y a pas de fumée sans feu, même pour ceux qui n'ont plus la force de se consumer. Il n'y aura donc aucun problème, à consommer cette ciguë à petites doses : l'alcool de la nécrose. T’es qui, l’Amour ? Non : Tequila Moor
  9. MEPHISTO FAUST 666 avenue d'Enfer 75000 LUTECE SUR SEINE via INTERIM-BIDULE Impasse de la Petite Truanderie 75000 PANAME « Société internationale recherche secrétaire de direction bilingue. Sens de l'organisation et bon sens indispensables. » À l'Internationale, Votre annonce publicitaire placardée dans le métropolitain parisien a retenu toute mon attention : vous recherchez en effet une ou un, je cite, "secrétaire de direction bilingue". Il semble fort que vous en manquiez cruellement pour placer l'adjectif "bilingue" en épithète de "direction". Il eut été plus heureux de l'associer à "secrétaire" et d'accorder au pluriel l'ensemble, à moins bien sûr que vous ne vouliez trouver qu'une ou un seul(e) secrétaire, non absolument bilingue, pour une seule direction qui, elle, serait bilingue. Hormis ce point de détail, je pense correspondre à votre poste : mimer un secrétaire, même en essence de bois rare, doit être à la portée de tout un chacun. J'en profite d'ailleurs pour vous féliciter sur le choix de ce meuble comme accessoire de votre développement : il est paraît-il doté du "sens de l'organisation", qualité dont vous auriez grand besoin pour éviter le redoublement de "sens" (sic) dans votre offre. Cependant, je me permettrai de refuser celle-ci : m'installer à quatre pattes, faire le dos rond et me faire mettre dans le "bon sens" ne sont pas – a priori – mes désirs premiers ; même si j'imagine qu'ils sont, pour vous, "indispensables". En vous remerciant par avance, chère – parmi tant d'autres – société, de cet aimable divertissement, je vous prie d'agréer, M'Edam, M'Essieu, l'expression de mes vifs vœux à ne plus jamais vous lire dans les transports en commun. Votre dévoué, MEPHISTO FAUST
  10. Camarades ! Non à la dictature parentale ! Non aux conseils de classe, ces parodies de démocratie, non aux profiteurs professeurs, ces kapos de l’ordre ancien ! We don’t need no education ! We don’t need no thought control ! Camarades ! On vous ment, on vous spolie ! La lutte des classes n’est pas terminée, la phallocratie rampante impose que les maternelles soient toujours en bas de l’échelle ! De même, les CP se doivent d’être toujours inférieures aux terminales ! Alors ! Nous vous invitons ! À une manifestation ! À la prochaine récréation ! (dringgggggggggggggggggggggg) Camarades ! Attendez, ne partez pas ! Laissez tomber vos jeux, ne tombez pas dans le piège facile de l’abrutissement joyeux ! Oh et puis zut, y’en a marre, pfff...
  11. « L’autre est un jeu, À somme nulle. » Fondu d'ouverture. Une pièce dénudée, blanche (moquette & murs) à l’étage d’une maison, mansardée, sous les toits. Un plan fixe, plan séquence, en N&B sans aucun son : axe de la caméra placé perpendiculairement au sommet du toit, en face de la principale source de lumière – le vasistas qui inonde la pièce. Lumière un peu saturée, l’image a un faible grain : le contraste entre N&B est net, on peut observer la poussière qui vole. La caméra est légèrement inclinée vers le sol, vers une table basse au milieu de la pièce, le point de vue est placé entre hauteur d’homme & moitié de cette hauteur. La pente du toit semble finir derrière, en point de fuite. La lumière de la fenêtre tombe sur la table basse, éclaire également deux sièges qui se font face, de chaque côté d'icelle : au milieu de la table trône un gros cendrier, un paquet de cigarettes (on ne voit guère la marque) et un briquet de métal. Un temps. Un homme entre dans le champ, par le côté droit, contournant la table, coupant la lumière, s’asseyant sur le siège gauche. Habillé de clair, il pose un papier sur la table, enroulé, sorti de sa poche, ne fait pas grand-chose d’autre (hors regarder le paquet de cigarettes) tout en se calant dans son siège : il semble attendre quelqu’un. Un temps. Un autre homme entre, par le côté droit, s’asseyant sur le siège droit, en face du premier personnage. Habillé de sombre, il pose également un papier sur la table, plié en quatre, regarde l’autre, regarde la table, hésite à parler puis se ravise. Un temps. Le personnage de gauche s’avance sur son siège, sans se lever, prend son propre papier, et le tend au second. Ce dernier le récupère, et en retour donne son propre papier au premier ; chacun déplie la missive de l’autre, maintenant la sienne. Le premier personnage commence à lire ce qu’il voit, à voix haute, puis s’arrête au bout d’un temps court. Le second prend la relève, lit ce qu’il voit, à voix haute également. Puis il s’arrête, l’autre prend la relève, etc… Cela aboutit à une sorte de dialogue, on ne l’entend pas mais on le voit : les deux, au fur et à mesure qu’ils lisent, s’énervent, fond de grands gestes, tapent sur la table, ont le visage tendu, etc… Seraient-ce des reproches ? Fin de l'échange : maintenant calmés, ils reposent leurs papiers, de nouveau silencieux. Un temps. Puis ils se sourient, font le geste de chercher du côté de leur propre siège (opposé à la caméra) quelque chose de posé à terre. Ce quelque chose, ils le prennent en main, puis l’offrent à l’autre : encore un échange. Un peu cérémonieux peut-être. Ces objets sont : une petite bouteille de lait blanc, une grosse plaque de chocolat noir. L’un boit, l’autre croque, ils semblent contents. De grands enfants. Le personnage de droite va offrir, pour finir, une cigarette au premier : ce dernier prend une clope, puis l’allume avec le briquet présent. Il tend le briquet au second, qui s’allume aussi une cigarette – puis enflamme le papier qu’il a lu, et pose ceci dans le cendrier. L’autre prend à son tour le briquet, enflamme le papier restant, qu’il pose aussi dans le cendrier. Ils fument, se calent dans leur siège, se regardent – deux amis qui viennent de s’exposer leurs griefs, et qui auraient réglé la question ? Zoom sur le cendrier, les flammes. Flou final. Fondu de fermeture. La bande-son commence : « – Lourd ! – Tocard ! – Abruti ! – Nul de chez nul ! – Ramolli du bulbe ! – Pilleur de subventions ! – Torturé par le talent, ouais ! – Non mais il est vraiment bien naze ce réalisateur, c'est pas possible ! – Parfaitement ! Il se prend top grave pour un n'artiste, ce bas-du-front ! – Et il va m'obliger à boire du lait, en plus... mais je déteste le lait, mince ! – Et moi qui n'aime que le chocolat blanc, sous prétexte qu'il se la joue expérimental, faut que je bouffe du noir ! – Alors qu'on le sait qu'il n'a juste pas assez de pognon pour s'acheter une caméra couleur ! – Et qu'il tourne chez sa maman, au risque de se faire engueuler pour l'odeur de cigarette ! – Et qu'il nous paye en bières de chantier pour tourner dans ses films ! – Et qu'il n'est pas capable de faire le ménage dans sa piaule ! – Allez, j'arrête là, c'est l'heure de la pause clope ! – Moi aussi j'arrête, c'est trop la honte ce plan ! – Gros blaireau ! – Degôche ! – Vendu ! – Nul ! » Un temps. Fin du film.
  12. La mort n’est qu’un tunnel / Au bout de la lumière / Tunnel d’électrons / Quand ne reste de nous que quelques pixels sur les pages de réseaux sociaux / Quand notre disparition réelle s’annule de nos spectres virtuels / La géolocalisation retrouvant tout / Toutes nos informations / Non nos tombes Il n’est rien de plus antisocial qu’un réseau social / Au mieux, cela vous aide à fomenter une révolte / Au pire, cela vous enlève la paternité des mensonges présents sur vos CV / De façon imprescriptible / Déjà, la mémoire cache des moteurs de recherche sert de décharge aux agoras abandonnées Vous oubliez que l’informatique fixe les processus / Tout en les accélérant / Vous oubliez, l’informatique est le contraire de la souplesse / Ne disparaissez jamais des fichiers de la sécurité / Sociale, vous découvririez la mort de votre citoyenneté / Avec un bureaucrate, on peut s’arranger / Avec un ordinateur, jamais Vous serez des petits porteurs / De données personnelles / Qui s’échangent / Se propagent / Nouvelle monnaie d’un siècle câblé / Vous ne serez rien / Le système d’exploitation a besoin de vos données / Non l’inverse / Donnez ! Soyez une poussière de page / Une châtaigne entourée de bogues / Qui démange sur le mur / Via le bouton j-aime-pas / Qui dérange la bordure / Dans un présent éternel, indéfini / Statistiques en constante progression / Amis en réseau, à la chaîne / Commentaires ne dépassant pas 3 phrases / Sous peine d’être illisibles / Croyez ceci risible Une toile / Des liens / Gazouillis interminables / Chacun son ordinateur / Son portable / Sa caverne / Les ombres projetées sont factices / La lumière éclaire à peine nos visages / Déjà, nous ne supportons plus le soleil / Le tunnel nous appelle / L’odorat a presque disparu / L’œil pourrait devenir obsolète / Déni de service Simulacre, mon autre moi / Destin de silicium & de coltan mêlés / Résident mauvais / Je t’aime, j’te poke
  13. Quand je vous vois, mon inconnue, je vous voue ma foi, épicée et crue. D'autres ne perçoivent rien or moi, j'admire une déesse : Une simple femme, un regard, d'insolents seins, un sourire, une démarche, de sublimes fesses… Et même si tu n'es pas celle qui m'assujettira en vie, Ta féminité est une dentelle qui soudain attise mon envie. Tu incites au désir et aux jeux de l'amour. Je t'offre mon plaisir : je le perds dans tes atours. Je veux te faire resplendir, que brûle ta flamme en ce jour. Je saurai m'oublier pour te porter toujours plus haut : Te faire jouir et crier deviendra mon unique credo. Mais sans être égoïste : te rassasier me suffira, Jamais je ne serai triste… même si mon f.l.o.w ne jaillit pas. Car j'aurai vu ton corps s'enflammer, Se perdre et se retrouver, Puis senti ton ventre descendre et monter, Exploser en chaleur moitée. Vos soupirs seront ma récompense : Mon âpre tendresse sera ainsi vôtre. Et après le plaisir, et dans l'inconscience, Nous reposerons l'un contre l'autre : Après l'un dans l'autre, enfin l'un avec l'autre. Si vous êtes arrivés jusque là, je vous tire mon chapeau : vous l’aurez en effet remarqué, ce poème est plat comme une galette bretonne sans beurre salé, et d’un convenu qui frise l’indécence. Ne m’en veuillez pas trop : il s’agit d’un écrit de jeunesse, le genre où on met tout son sérieux là où il faudrait du frivole... Mais ce n’est pas l’intérêt littéraire du texte que je souhaite aborder, plutôt mon envie du faire-jouir de l’époque : c’est croquignolet n’est-ce pas ? Dans ce texte, je me la jouais à fond Sex Machine (stay-on-the-scene) blablabla : vrai petit soldat de l’amour, qui croit que vouloir faire jouir l’autre va suffire. Imaginez la demoiselle qui lit ce texte, écrit par son amoureux : soit elle a grave envie de se foutre de sa gueule ; soit elle est amoureuse, aussi. Dans ce cas, vu les efforts qu’il se fait fort de déployer, tout du moins l’affirme-t-il, que pensez-vous qu’elle va faire ? Bingo ! Vous avez tout bon. Simuler. Et au bout d’un moment, on a beau être un idiot congénital, on a comme un doute... Mais on est vraiment idiot, alors on pose la question à sa chère & tendre, en espérant que non. Et on reçoit une réponse affirmative, vlan ! Qui fait mal à l'ego – ce dernier devrait d'ailleurs s'écrire lego, tant il se construit. Passons. Donc oui, il lui arrive de simuler. Cependant, en creusant un peu, on en arrive à se demander quand donc l'orgasme féminin est devenu synonyme de virilité. Car c'est bien le sujet : le mâle, de nos jours, n'est plus celui qui en a une grosse mais celui qui sait provoquer chez sa partenaire l’automatique émoi – les deux n'étant guère incompatibles, en sus. Or c'est con, comme façon de voir les choses, surtout à une époque où les femmes peuvent connaître très bien leur corps, et donc atteindre l'orgasme facilement. Et dans les faits, toutes mes amantes furent à même, soit de me diriger quand j'étais trop nul, soit de m'utiliser comme un jouet. Ce qui n'est guère désagréable, et prouve qu’elles ne croyaient point en mes nazes poèmes – les malines ! Peut-être, ce qui devrait être demandé à l'homme, ce ne serait pas de savoir faire jouir la femme à coup sûr, mais plus simplement de ne pas oublier la jouissance d'icelle en ne s'occupant que de son bon plaisir : une règle d'élégance en quelque sorte, accompagner madame vers l'orgasme en voulant bien attendre un peu au lieu de décharger comme un malpropre au bout de 7 secondes et 13 dixièmes. Alors comment cela se fait-ce, que l’homme ait maintenant consigne de faire jouir, que cette injonction soit devenue plus importante que sa propre jouissance – car synonyme de virilité – et qu’elle puisse générer en retour obligation pour la femme de simuler la jouissance ? Vu comme ça, on atteint des sommets de complexité en terme de ressorts psychologiques pervertis, n’est-il pas ? Sans compter que la jouissance de l’homme passe au second plan. M’enfin bon... Pour monsieur, il paraît que c'est facile. Tout du moins, c'est l'opinion généralement partagée par toute une chacune. Probable que ce soit une opinion fausse, mais c'est un autre sujet – tout comme l'est le fait que l'homme peut simuler aussi, ou le fait qu'éjaculation ne signifie pas toujours orgasme. Hmm ? Bref j’arrête là, surtout que je viens de tartiner 2 pages A4 pour un sujet qui tient sur un ticket de métro usagé, et qui pourrait fort partir en vrille vu la haute teneur en testostérone de quelques lecteurs. Evitons juste, si c’est possible, les discussions passionnantes sur les recettes de chacun et chacune, n'est-il pas ? Allez, je vous laisse avec de circonstance, musique & Champagne !
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