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  1. Des fois, tu me fais me sentir Comme si nous étions tous 2 des fleurs coupées Bouquet dans un vase en train d'agoniser « C'est ma façon de rire » tu dirais… C’est comme une voile Qui sombre sous la surface Un babil, infantile, pour combattre le silence Un atoll en avril où s’abat une pluie dense – Quand ton rire brise la glace C’est comme une étoile Qui ne serait pas à sa place Comme ne plus savoir si on sut quelque chose un jour Découvrant la mort qui recouvre tout discours – Quand ton rire brise la glace Des fois, tu me fais me sentir Comme si nous étions tous 2 des fleurs coupées Bouquet dans un vase en train d'agoniser « C'est ma façon de rire » tu dirais… C’est comme le fait De soudain perdre la face Un pistil, de profil, égarant son androcée Un taureau en son toril résolu à s’échapper – Quand ton rire brise la glace C’est comme un forfait Perpétré sans laisser de traces Comme ne plus savoir ce qu’il reste à accomplir Devant l’ampleur de vie qu’on peut encore offrir – Quand ton rire brise la glace Ces fois où tu te mets à rire Je vois tout ce que nous aurions enduré Si telle avait été notre volonté « C'est un feu d’artifice, ce bouquet » Tu dirais…
  2. Ci-joint l'histoire Déboires d'un patatoïde Qui tourne sur lui-même Aussi qui tourne dans le vide En tandem, pourrait-on dire Un satellite lui tourne autour Automatisme du désir Mise en orbite de l'amour Les deux – en sus ! Se sont piqués d’héliocentrisme Petits plaisirs qu’ils éveillent Perverse forme de tantrisme Ce Soleil, pourra-t-on voir Leurs corps en langoureuse ellipse Le décider à s’émouvoir Ménage à trois ou bien éclipses ? Quand les astres sont vieux amants, que leurs enfants sont météores Le silence du vide est d’argent, la musique des sphères est d’or Or l’équilibre n’est présent, on s’y séduit en dinosaures… Car déjà, ce fut Au passé que tout a commencé Quand Théia, en un point Lagrange D’apparaître s’est décidé Engrangeant de la matière Pour aller courtiser Gaïa Mais celle-ci, qui était fière Faire – ne se laissa pas Il a fallu Qu’elle la force, l’équinoxe En fut témoin, et sybarite En fut l’orgasme, mais paradoxe Du coït, les fortunes À tout jamais, les en changèrent Petite, l’une devint Lune Grande, l’autre devint Terre Quand les astres sont vieux amants, que leurs enfants sont météores Le silence du vide est d’argent, la musique des sphères est d’or Or l’équilibre n’est présent car règne la loi du plus fort… Ci-gît l'histoire Déboires de ce vieux couple Car, Sol en a un peu marre Plus ça va moins il se sent souple Il prépare un piège hostile Sur le Lagrange plus opposé Poussière stellaire & fossile ? Planète géante à former ! Pour, au final Les rejeter dans l'espace Il suffisait d’un interstice Entre les temps pour qu’ils filassent Au solstice, vers l’inconnu Répudiés par les lois comiques Il n’y a rien à dire de plus Laconisme des voies cosmiques Quand les astres sont vieux amants, que leurs enfants sont météores Le silence du vide est d’argent, la musique des sphères est d’or Or l’équilibre n’est présent : s’y joue une danse de mort… Notes explicatives : * Pour connaître le rôle théorique de cette coquine de Théia, lire ici : http://fr.wikipedia....pact_g%C3%A9ant * Pour savoir ce qu'est un Point de Lagrange, voici un autre lien : http://fr.wikipedia....int_de_Lagrange
  3. Chez ma nana La La La, c’est pas chez moi car c’est chez elle Vous pouvez visiter : vous verrez du réel Ouvrez : porte d’entrée, au fond de la ruelle Chez ma nana On ne dort pas Ses études dictent leur dictat Parfois elle travaille jusqu’à 3H du mat’ Et moi qui suis gentil, ben je lui fais des pâtes Chez ma nana Immeuble tout confort Y’a du double vitrage Mais aucun risque que le bruit vienne du dehors C’est plutôt en dedans qu’il y a du tapage Chez ma nana On ne dort pas Non, en fait c’est seulement moi Car de ronfler trop fort, je n’en ai plus le droit Ou silencieusement (ou peut-être tout bas) Chez ma nana Sous son appart’ Au rez-de-chaussée, vit un couple Agé, sans le sou, latino, pas très souple En face, un étudiant, sans papiers, de Stuttgart Chez ma nana On ne dort pas Un squatteur dort dans l’escalier Ou dans la cave, quand elle n’est pas inondée Or, pour les ronflements il n’est pas le dernier Chez Ma Nana Y’a elle, qu’est l’amour de ma vie Y’a moi qui suis bientôt parti Rigolez pas Y’m faut un chez moi aussi ! Chez ma nana Sur le palier d’en face Le voisin gueule sur son chien de race Il l’appelle Colonel Ce jeune labrador qui fiche le bordel (chœurs : « Colonel, reste à ta place ! ») Chez ma nana La vieille du dessus veut virer tout le monde Elle voudrait que la nuit on commence des rondes Et croit que ma nana est une coco immonde Car ma nana Oui, elle reçoit et lit tous les matins l’Huma Oui, elle adhère à un syndicat, mais surtout a Dit que le squatteur, il a le droit d’être là ! Chez ma nana La radio nous réveille En été comme hiver, tous les jours à 7H Super comme réveil France Culture au matin, c’est juste du bonheur Et ma nana Parfois elle me vire façon butor Quand elle est en colère ou qu’on n’est pas d’accord Je joue aux échecs avec le squatteur, dehors Chez ma nana Y’a une fuite qui n’est pas réparée Faut changer la baignoire mais c’est trop compliqué Les pauvres du RDC n’ont qu’à écoper Chez Ma Nana Y’a elle, qu’est l’amour de ma vie Y’a moi qui suis bientôt parti Rigolez pas Y’m faut un chez moi aussi ! Chez ma nana C’est vieux mais les cafards ne font pas de vieux os On a un spray d’enfer qui les tue aussitôt M’enfin ça pollue l’eau – embêtant n’est-ce pas ? (chœurs : « On s’en fout, mort aux cafards ! ») Chez ma nana Y’en a encore un autre, de propriétaire On dirait Houellebecq croisé avec un cocker Il a toujours l’air de sortir du cimetière Rigolez pas Car j’ai appris qu’il est médecin légiste Enfin : était ! Il se fit à vie gréviste Le jour où un mort s’éveilla sur son étal froid Chez ma nana Le loueur du squatteur est gardien de la paix Il loue des lieux de squat en sus de sa paye L’étudiant allemand le fuit : on ne sait jamais… Et croyez moi Y’a un dernier appart’ : paraît qu’il est hanté Que des extra-terrestres y prennent leur repas Ou bien y jouent aux cartes en dégustant du thé Chez ma nana La vieille du dessus va un jour y passer Le loueur du squatteur va la dézinguer Puis logera quelqu’un dans l’appart’ libéré Chez Ma Nana Y’a elle, qu’est l’amour de ma vie Y’a moi qui suis bientôt parti Rigolez pas Y’m faut un chez moi aussi… Et le loueur du squatteur Ben je suis dans ses prix ! (chœurs : « Et la vieille du dessus, tant pis… »)
  4. Atone et assis sur le trône, en matinée : Là j’entends sonner, plusieurs fois ; mais je m’en fiche. Atone et pas pressé, j'ânonne : « laiss’pisser » Mais la clé tourne dans la serrure ! hey ho, fichtre ? Fâché, je m’empresse de vêtir mon derrière… Serait-ce ma belle revenant par surprise ? Non ! Mon proprio m’apportant maintes affaires : Me croyant au taff il en faisait à sa guise. Fâché, je le jette : interdit de me surprendre En rentrant tel un voleur chez moi ; j’ai des droits ! Il dépose ses trucs et repart se faire pendre, Referme la porte – ici, je suis toujours roi. Locataire ! Tu le vois au jour dans ta rue : Loque à terre, pas de chez-soi, les pieds qui puent, Sale à rayer de la carte ou purger fissa… Salarié il fut, puis au feu se hissa. Plus tard, après ma douche, enfin je veux sortir : Là j’ai l’air naze, ne pouvant aller ailleurs. Les serrures bloquées, car aussi – sans mentir – Il ferma celle ne s’ouvrant de l’intérieur... Ne sachant que faire, je pose un cul un temps, Puis j’ai l’idée lumineuse – pour une fois ! – D’aller sur le Net, l’annuaire du moment : À mon adresse, phoner des voisins sympas. J’en essaye 5 mais ça sonne dans le vide ; Le 6ème – cool ! – veut bien m’aider, c’est trop bien ! Je lui envoie mes clés, il me sort de ce bide : Fenêtre restée ouverte… Bof, ça fait rien. Locataire ! Tu le vois au jour dans ta rue : Loque à terre, pas de chez-soi, les pieds qui puent, Sale à rayer de la carte ou purger fissa… Salarié il fut, puis au feu se hissa. En fin de journée, après différents bizness J’hésite, ne sachant : ce soir, je sors ou rentre ? Pour moi, le temps décide et me chauffe les fesses : Je me mets à l’abri, l’orage éclate ; diantre ! Me souvenant alors de cette damnée fenêtre, Il me faut braver la pluie, mouiller le costard. Mais ce sont mes pompes à qui je fais la fête Car elles prendront l’eau dans ma course de tocard. Le pire ? Tout cela ne servit à rien, certes ! Dans mon appartement, l’eau s’était imposée Or le convecteur, sous la vitre grande ouverte, Avait court-circuité ; hop, un feu déclaré ! Morale de l’histoire ? Mon proprio me fait un procès… Mais deviendrais-je SDF ou pyromane : no lo sé !
  5. Tel un héros des temps modernes Tu seras enfin décidé Oui ! Toutes ces vieilles badernes Que tu vas risquer d’escroquer Vont ressentir ce qu’il en coûte D’abandonner l’autre au servage Le salariat ? Rien qu’une joute Ses soldats étant ses otages Gladiateurs, qu’il faudra absoudre Des influents marchands du temple Idéologie à dissoudre ? La propagande par l’exemple « Management », dans leur novlangue Que tu retourneras contre eux Maîtrisant cet idiome : cangue Pour piéger les ingénus, ceux Qu’il faudra sauver de l’ASAP Condamnés à rester aphones À supporter le handicap À rêver de TV, d’iPhone S’il est vrai qu’il existerait Des millions de voies pour mourir Travailler, de nos jours, serait La plus répandue ; voie du pire… Poisson d’avril – Journée du fou & du mandrill Poisson d’avril – Les requins préfèrent le krill Poisson d’avril – Pas trop bon à passer au grill X entra dans notre entreprise Début août de l’an écoulé Projets, sujets, malgré la crise Dès le début furent confiés À son expérience, puis mieux On lui délégua les grands comptes De son profil, le sérieux Transparaissait, et nos gros pontes Aimaient valider un process Avec quelqu’un de proactif Ou projeter des SOS À pur titre spéculatif On ne sait ce qui se passa Le challenge était-il trop grand ? Toujours est-il qu’il nous quitta Sans être, du tout, transparent 1er Avril, il fut parti La DRH, cette low-cost ! Le crut en arrêt maladie Et non en abandon de poste Or, pour engager des poursuites Quand on comprit, il fut trop tard Il fallait que rien ne s’ébruite Faute grave ? Escroc ? Au revoir… Poisson d’avril – Journée du fou & du mandrill Poisson d’avril – Les requins préfèrent le krill Poisson d’avril – Pas trop bon à passer au grill Vrai que, bon… j’aime ne rien faire Tous les jours, grasse matinée Puis ce monde me désespère Or, bon… c’est beau de rêvasser Mais la révolte, j’en reviens ! Beaucoup veulent le paradis Toujours repoussé à demain Et se battre, ça ne leur dit Rien qui vaille, liés à la glèbe Soumis aux pouvoirs, durs ou doux Les patriciens, aussi la plèbe Sont deux faces d’un même sou Surtout, raz-le-bol des rêveurs Attendant la révolution Quand je ne suis qu’un profiteur Touchant sa bonification Pas d’indemnités, cependant Y’a du bon : palpant le chômage En retard… « bien cordialement » Pour mon talent, quel gaspillage Car ça demande autant d’efforts Qu’assurer un travail normal Détourner les règles, c’est fort ! N’est s’en affranchir, au final… Poisson d’avril – Journée du fou & du mandrill Poisson d’avril – Les requins préfèrent le krill Poisson d’avril – Pas trop bon à passer au grill
  6. Âme nôtre Nous sommes l’œil de l’ouragan – âme nôtre Âme autre En la charpente, son écho chantant Souffles qui s’alimentent Vies qui s’aimantent Notre grâce Un commun viatique Une mise en pratique Face à face Ceux ne sachant donner ne savent pas ce qu'ils perdent Ceux ne sachant recevoir ne savent pas ce qu'ils perdent Âme nôtre Nos douleurs se lovent dans nos bras – âme nôtre Âme autre Chacun prend les coups pour soi, et l’autre L’obsession qui détient Le néant qui étreint S’abandonnent Protection mutuelle Passion fraternelle On se donne Et nos faiblesses se mêlent de ce qu’on veut se dire Et nos forces se mêlent à ce qu’on vient se dire Âme nôtre Nos cœurs se sentent parties d’un nous – apôtres Âme autre Pour être vassal d’un tout, du Nôtre L’extérieur est hostile Notre écoute tranquille Relation De nous être inclinés Nous nous sommes rapprochés Fondation Et l’échange entier est dans le sentiment Âme autre, comme l’éternité dans l’instant Nous recevons une preuve de non-solitude Âme nôtre, merci à ta vie de cette gratitude
  7. Salut ! C’est gentil d’être passé, mon vieux pote… Oui, ça faisait longtemps : je ne sors plus beaucoup. Fois dernière : quelle anecdote ? On aura bu comme des trous. Bien sûr que ça va, j’ai réussi à maigrir. Voilà qui me sert bien, tu en conviendras même : Depuis le temps, mon ventre œdème N’avait jamais faibli – sans rire ! Vivant d’attente, Converse de mort lente ; Goûter l’absence pour dévorer ma présence. Or, je me préfère vaincu À être vainqueur dans votre armée mexicaine : Là, voguant toujours dans la vingtaine… Déçu ? Mon apathie crue se déchaîne. Je veux, cher avocat du diable, M’oublier – loin – en un non-lieu jurisprudent ; Ton haleine de tabac froid également… Jugement de dieu ineffable ! Vivant d’attente, Envie de plaie béante ; Goûter une absence : en savourer la présence. Vexé, tu vas hausser la voix, Te sentant exclus, agressé. Voire inutile : Voici que je démolis le peu de ta foi Qui reste en l’amitié virile. Le dégoût fait rester poli ; Pourtant tu ne le vois plus gai, ce destin nôtre. Tu repartiras, comme tant d’autres : Tire bien la porte, derrière toi – merci ! Vivant d’attente, Deux vies insuffisantes. Première existence : rêve d’omniprésence. Seconde commence, elle n’est guère qu’absence.
  8. Amène- Toi Baisse-moi verglacé Défonce-moi la jonquille De ma jonque, fais une torpille Vin de transhumance Ivresse de mon essence Au diable ce jus de cadavres Je préfère exister par ta sénescence Qu'ils se taisent, mes ex-minets Je préfère ce fier festin Telle l'offerte confesse La fenaison qui déflore La floraison de l'aphone Qu'est-ce tu crois : Si tu recules ? Comment veux tu que je t'asticule ? Défonce moi le monticule Torticolis du tentacule Vas-y à fond Que j'en morde les genoux Que je m'inspire gnou Saint Pie 14 sans 16 Priez pour nous Dans l'arène du diocèse doux Amen Si tu ne comprends pas, tu piges C'est pareil c'est callipyge Freudien jusqu'au bout de là – que ? Mouillé dans le coléoptère Si tu figes, c'est collé aux sphères Je t'en prie, ne parle point du sphinx, Herr Il préfère se faire ravir Plutôt qu'être collé aux points En souvenir du pain d'épices Qui se surannait le réglisse Tout ça sent le manque de pratique Comme symbiote ? Un symbole phallique Et rebelote dans le magique En va-et-vient C'est magnifique Je prends une option sur tes actions Adepte de la bourse à foison Ridiculise tes obligations En garant de ton découvert Je prends tout et ne donne rien À force, ça entre à l'économie La salive s'en éblouit Allez, Amant
  9. L'ordinateur est mon ami Etant une unité centrale Je ferai ça toute ma vie Je serai moins qu'un animal Cyberpunké dans mon esprit Chouchouté : supplice du pal Certainement, ainsi je suis Condamné au SIDA mental Trisomie Informatique ! Lobotomie Technologique ! Télévision est mon idole En vrai pratiquant cathodique De tous mes voisins je m'isole Or, nous sommes tous identiques Tels dépendants d'un éthanol Qui dissout notre esprit critique Communauté de camisoles Servitude enfin extatique Trisomie Médiatisée ! Lobotomie Satellisée ! La distorsion est mon amour Kiffant les musiques amplifiées Bientôt, j'adore être enfin sourd Ou peut-être décérébré Alors je crierai au secours Mon cerveau vraiment défoncé Oreilles pourries pour toujours J'aurai pas perdu mes soirées
  10. C’est arrivé, au dernier jour : tu manquas me changer en sourd, Vampirisant par ton discours mon chaud, mon cœur & mes mamours. Transformation ! Ancien amant = âme damnée se lamentant. Tu fis ça… Sadiquement… Lentement… Sûrement…. Invisible, un péché – ton dard – me décharna de mes égards. J’en mourus à corps et à cris, flagellé hors mes rêveries. Je plongeai dans un cauchemar, délice du Père Fouettard, Tripes suintant en mélodie ; idem pour ma santé d’esprit. M’as-tu tué une première fois ? Suçotant mon cerveau – goût l’amour – Cru, sans cuisson, sans même à faire revenir. M’as-tu tué une seconde fois ? Tu fus une belle goule – amour – Puis, désolée, me demanda de revenir. Oui ! Au-dehors du cimetière, tu m'appelas quand nécessaire, Sentant un désir de sorcière en ton fantastique derrière. Nous eûmes donc quelques coïts, sans plus aucun effet ensuite : Etrange, une morte sue – bite – tandis qu’un vil vagin s’effrite. Or j’en satisfaisais ma peau : tu étais, ma mie, un appeau. Qu’aurais-tu pu faire en ce lit sinon la froide, à l’infini ? Ma lumière dans ce caveau – vie – roide et dur tel un couteau : Tu usas de moi comme ami avant que tout ne soit fini. M’as-tu tué une première fois ? Sur tes lèvres ivres, goût l’amour, Se formait un fantôme voulant – saoul – venir. M’as-tu tué une seconde fois ? Je suis aussi une goule, amour, Le temps viendra – où ton sang va s’en souvenir. Tu as rencontré un vivant, en devint mordue, du dedans : Ça sentait le prince charmant sur chacun de tes vêtements. Tu m’avouas, pieuse confession, être en amour et dévotion : Hélas ! Devant un tel aplomb, mon ouie se perdit pour de bon. Rien pour me sauver de la haine. Rien pour que ton destin ne freine. Ma vue vira au cramoisi, puis se leva mon bras moisi ! En vertu de la lune pleine, je jure que tu seras mienne : Donc je dois t’écharper, chérie, que tu deviennes mon zombie. Ne m’as-tu tué la première fois ? Ne m’as-tu tué la seconde fois ? Voici venir ma dernière rime : te voici prisonnière en l’abîme, Tu vas connaître d’horreur, le film…
  11. Ma saleté est mon envie L’acarien est mon idéal La société me l’interdit Me désirant propre et banal Il faut donc en payer le prix Autant m’en faire porter pâle Depuis j’en reste dans mon lit Pour régresser au stade anal Why ? Aïe – J’dois me faire opérer l’incisive ! Why ? Aïe – La douleur ? Un sacré leitmotiv ! Why ? Aïe – Les crocs pris en la rafle du Vel’ d’Hiv’ ! This time – non ! – pas d’échappée : pas d’esquive ! Tout ça parce qu’elle est partie Tout à côté, chez mon voisin Pas dans une LA Party Avec celui qu’habite au coin Lors, me sentant moins que zéro J’voudrais bien défoncer ce chien Problème ? Il est trop bien costaud Puis j’suis raide, et pas très serein Why ? Aïe – J’dois me faire opérer l’incisive ! Why ? Aïe – La douleur ? Un sacré leitmotiv ! Why ? Aïe – Les crocs pris en la rafle du Vel’ d’Hiv’ ! This time – non ! – pas d’échappée : pas d’esquive ! Boire est devenu mon credo Certes ! Or oui, ma soif déclenche Que j’en refoule du goulot Au fond, le son de mes boutanches Seul, me rappelle au caniveau Où c’est – las – tous les jours dimanche Faudrait me soigner les chicots Avant que faim-calle calenche
  12. Sur son affichette « Ne pas déranger » Il y avait Et sur son assiette Du yabon manger On lui servait Aux matins drolatiques Guettaient les domestiques Car il n’y touchait pas N’en voulait pas N’ouvrit jamais Plus ne lui était rien Rien ne lui était plus Hormis la paix Son plateau, apparu Intouché, disparut… À la fin c’est mortel En Rolex, c’est la classe La mort dans un hôtel De luxe, pas de passe Séjour de 5 mois Est réservée Une suite D’avance, 2 mois Il a payé Nuits gratuites ? 10 % des vacances Remise d’importance Au début, il sortit Puis ses draps les prit A la porte Bien vite abandonna Ne se plaignit pas De la sorte Passa pour un ivrogne Mais l’odeur de charogne… Ah ! La faim c’est mortel Dura lex, c’est la classe La mort dans un hôtel De luxe, pas de passe Contraire au SDF Qui affiche sa faim Au trottoir Sa volonté de chef Le fit devenir fin Purgatoire Misanthropie aiguë Ou mysticisme cru ? S’est-il vu en ermite A dévorer les mites Les cafards ? S’est-il cru musulman À faire un ramadan Du bizarre ? A-t-il atteint l’extase D’une étrange oxylase ? Allah feint c’est mortel Et fiat lux, c’est la classe La mort dans un hôtel De luxe, pas de passe Source : http://www.7sur7.be/...-deranger.dhtml
  13. Un jour Je vais mourir Plus de pleur, ni de rire Plus de pleur – Plus de ni – Plus de rire Un jour Tu vas mourir Plus d’envie de vomir Plus de vie – Plus de veau – Plus de Mir Un jour Il va mourir Plus d’amour, de « je suis » Plus de Mour – Plus de jeu – Plus de suie Un jour Elle va mourir Plus d’odieux, Dostoïevski Plût aux dieux – Plus d’hosto – Plus de ski Un jour Ça c’est mourir Plus châteaux ni ghettos Plus de gay – Pluie de chats – Plus de tôt Un jour Nous, c’est mourir Plus de comment ni pourquoi Plus de comme – Plus de pour – Plus de caoua Un jour Vous, c’est mourir Plus de crime ni de loi Plus de cri – Plus de lime – Plume d’oie Un jour Eux vont mourir Plus dedans ni dehors Plus de dents – Plus de deux – Plus Médor Un jour On ? Va mourir ! Plus regrets ni remords Plus de grès – Plus de plus – Plus de mort =========================================== Bande son : THE MISFITS – "Last Caress"
  14. Etant Semblable à un étang C’est sûr Je m’étends, prisant le bon temps Fêtant C’est bien embêtant Je sors, me détends Paresseux et charmant Mes péchés capiteux J’embrase leur bûcher Foyer généreux En tant Que corps caressant Luxure En dedans, en sus, tel un présent Sentant L’érogène échauffant Désirs excitants Ou plaisirs prenants Mes péchés capiteux J’en brasse mon bonheur En passent mes heures Mes péchés capiteux J’embrase leur bûcher Foyer généreux Ayant Le goût du gourmand Fruit mûr Ou faisan, vins fins, chocolat blanc Frayant Avec l’alourdissement Poignées d’amour Autour, me guettant Quand tu as les péchés capiteux Orgueil et colère, sont piteux Nul besoin des péchés capitaux Avarice et envie, au poteau Et ces derniers forment, à eux deux Le capital, péché le plus haut Et ceux qui ont les 7, malheureux En sont fous, au-delà du défaut Mes péchés capiteux J’en brasse mon bonheur En passent mes heures Mes péchés capiteux J’embrase leur bûcher Foyer généreux
  15. Et de nouveau Mon cerveau veut te remercier De m’avoir offert ta nervose De m’avoir fait l’héritier De cette belle psychose Qui sait si bien Me conseiller Car, en dedans C’est si facile à faire Mais pas vraiment à exprimer Que me vient de tes ovaires Cette envie de laisser aller L’amour D’une mère C’est atterrant, en dedans Rester vivant Avec tant de pertes dans cette vie De dettes que j’ai gagnées Cela chatouille mon ironie Que mon principal créancier Soit toi, dont l’agonie De notre fusion Fût l’alliée Car, en dedans Depuis peu, je découvris Que nous nous étions rapprochés Mon crime n’a pas suffit À me débarrasser De toi, dont le sang À jamais Se répand, en dedans Rester vivant Et de nouveau Mon ego veut te remercier De m’avoir offert ta narcose D’avoir su m’aliéner Injectant cette schizose Dans nos esprits Unifiés Car, en dedans C’est si facile à faire Mais pas vraiment à exprimer Que je chéris cette chimère Il n’est rien d’autre qui me tente En souvenirs de tes artères Les schizes aliens hantent En dedans Schizes Aliens En dedans : restez vivants
  16. Terry est un bandit, une vraie pourriture. Au pays des moisis, il fait bonne figure. Son truc, c’est : braquage puis la fuite en voiture, Gunner un ch’tit otage et vogue l’aventure ! Là il doit se refaire : libéré de prison. Accroc du revolver accroché au pantalon, Il s’est vengé d’un mac qui détournait son pognon : Pris la main dans le sac ! Ses affaires tournaient rond… Jom est un galopin qui fait 400 coups : Un sacré plaisantin, sauvage et casse-cou. Avec sa tête d’ange il a l’air d’un bout d’chou : Même à poil, dans la fange on lui pardonne tout. Etrange ! Car il a depuis longtemps passé La ligne rouge ayant, de ses voisins, cassé Les tympans ou le toit ou le service à thé, Volé le chocolat, itou le chien violé ! Ci-joint cartoon de nos amis, Jom & Terry : L’un n’est pas un vrai chat, l’autre pas vraie souris. L’un n’est pas vraiment Good, l’autre est vraiment Ugly : Ils sont Bad tous les deux, et c’est ça qu’est funky. Terry va voir son père, pour lui taper du fric, Aussi taper sa mère, tapant dans l’alambic. Son géniteur – jamais - n’a trouvé ça tragique : Lui aussi, il lui met des beignes d’alcoolique. Or ils n’ont plus de paie, tous les ans ça empire. Ils perdent le sommeil, les huissiers leur aspirent Tous les suc et sève que leurs trafics retirent. Terry rêve qu’ils crèvent – insultes – se tire. Jom comme tout môme rentre dans son chez-soi. Ses parents ne chôment pas pour faire la loi, L’attendent de pied ferme, pour lever la voix, Mettre enfin un terme à ses caprices de roi. Ça dure 10 minutes ; puis il les endort. En gentil il se mute – fera des efforts. Cela les rend heureux, et puis maman l’adore. Papa ferme les yeux : demain Jom est dehors. Ci-près cartoon de nos amis, Jom & Terry : L’un n’est pas un vrai chat, l’autre pas vraie souris. L’un n’est pas vraiment Good, l’autre est vraiment Ugly : Ils sont Bad tous les deux, et c’est ça qu’est funky. Terry sort de la banque en ayant tout prévu : Dans son plan, rien ne manque – ni les flics au cul ! Il s’échappe en moto, file à travers les rues : 6 minutes chrono, ils l’ont perdu de vue. Jom a les mains sales, il s’en fout et prépare Ses blagues de carnaval : œufs avec pétards, Farine et puis de l’huile à mélanger, plus tard, Pour décorer la ville en dégradés criards. Terry change de fringues, puis de véhicule. Il garde son flingue – sans ? Il est minuscule : En scooter il avance ; puis soudain bascule. Bang ! Et pas de chance – Bang ! Et il s’émascule. Jom avait fait choir de l’huile sur le macadam Changé en patinoire : bonne blague au quidam. Il ne pensait à rien, c’est ainsi : à Paname, Gavroche est un vaurien ; et alors, bonne dame ? Ci-gît cartoon de nos amis, Jom & Terry : L’un n’est pas un vrai chat, l’autre pas vraie souris. L’un n’est pas vraiment Good, l’autre est vraiment Ugly : Ils sont Bad tous les deux, et c’est ça qu’est funky.
  17. T'as encore bien trop fait la teuf ! T’es encore bourré comme un bœuf ! Rentrant chez toi où – bien déchiré – là tu te fais ramasser : Yvelines, département ; cellule de dégrisement. Par un témoin t’es reconnu, avec un autre confondu Puis, par une policière, interrogé pour une affaire Dont tu ne connais rien du tout : tu nies ? Alors retour au trou. Otés tes : clefs, objets précieux, cartes d’identité et bleu. T’en sortiras avec la honte, mais plus tard : refaisant tes comptes… Gros zéro ! Tes dépôts sont au rouge – Gros zéro ! L’avenir te semble noir – Gros zéro ! Faudrait que tu te bouges – Gros zéro ! Si tu ne veux pas déchoir – Pas de pot ! Non. Et plus de trèfles : tu t’en iras manger des nèfles, Mais ce n’est pour faire la fête qu’elle aura piqué tes pépètes. Oui, pour des cartes de tarot, elle te mettra sur le carreau : Accro à la divination, virtuelle consultation Sur internet, pour son bonheur, ses petits problèmes de cœur. Vouloir la chance ou le destin, et que ça ne lui coûte rien. Qui aurait crû que – de mystique – la flic ferait dame de pique ? À tes dépends, tu l’apprendras, gardé dans son commissariat… À vue ! Tes dépôts sont au rouge – À vue ! L’avenir te semble noir – À vue ! Faudrait que tu te bouges – À vue ! Si tu ne veux pas déchoir – Las ! Arrêté par la police, tu n’aurais cru à un tel vice. Y’a vraiment plus de justice : l’IGS en fut complice, S’occupant de plus gros pourris, laissant ces délits impunis. Idem : ces insultes menties, ta défense en fut au déni. Si tu te rebelles contre elle, t’auras des ennuis à la pelle : Sur l’étal – s’acharnant de zèle – fatal jugement sera cruel. À 1-2 mains de ton outrage, en 3-4 enverra en cage : L’art 5-6 tu n’es jamais sage, au 7-8 en faire un usage… Neuf ! Tes dépôts sont au rouge – Neuf ! L’avenir te semble noir – Neuf ! Faudrait que tu te bouges – Neuf ! Si tu ne veux pas déchoir – Essaye donc de porter plainte … ! Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20080215.OBS0743/une-policiere-aurait-escroque-ses-prevenus.html
  18. Las ! Tenté de céder à la facilité Me pendre, m'ouvrir les veines, m'empoisonner Du plomb dans la tête – puis tout serait réglé J'apprécierais de voir ma cervelle éclater Dépressif à souhait tels tous mes congénères Le manque d'argent : voici le nerf de la guerre Désir de cloner le chanteur de Nirvana Petit blanc constipé et junky « à la foi » Les experts assurent que je suis nihiliste Mais en fait – juste – de religion hypo-christ Dévoué martyr de la défonce atomique Car je me fous de tout, y compris quand je ? NikeTM Moderne messie du XXI° siècle Tel le vieil Occident, je suis pourri-z'et-piètre Problème : trop fainéant pour fonder ma secte Je mens aux meufs en surjouant l'esthète ? 2-BeatTM Parvenu – à l'âge béni de 33 ans Hélas ! Sachant qu’il faut crever dès à présent J’écarte d'arrêter la drogue : sur vos écrans Quelque soit mon cancer, la « fausse commune » attend Mieux vaut baiser mon prochain ou porter ma croix Qu'elle soit en fer, en plastique ou même en bois Avec ça, je suis bien certain d'être reconnu En 1000 ans, croîtra le culte du Néo-Jésus Donnez pour moi ! Jouissez pour moi ! J’accepte tout : vos sexes, vos euros ! Votez pour moi ! Priez pour moi ! Démago, mégalo est mon ego !
  19. Certes oui, bouffer halal, ça me rend musulman Bouffer comme à Katmandou, ben ça me rend hindou Certes oui, bouffer kasher, ça me rend juif errant Bouffer comme en Haïti, ben ça me rend vaudou Mais si je ne bouffe pas, ça me rend-il Bouddha ? Bouffer un gras saucisson, ça rend-il gros et con ? Moi j'm'en fous, je change de foi plusieurs fois par semaine Oui j'm'en fous : la crise de foie, c'est vraiment ça que j'aime Puis dévorer des sushi, ça me bride les yeux Puis si je végétarien, j'aromite les riens Puis avaler des champi me rapproche des cieux Bouffer tel Hannibal me rendant cannibale Mais si je ne bouffe plus, ça me rend-il velu ? Bouffer ce que j'ai rendu, ça vomit tant et plus ! Moi j'm'en fous, je change de foi plusieurs fois par semaine Oui j'm'en fous : la crise de foie, c'est vraiment ça que j'aime Si j'm'en fous ? De cette vie belle et saine que je mène ? Si, j'm'en fous ! Car c'est du temps qui s'égrène que je sème Las ! Bouffant à Nazareth, j'entendis « Naze, arrête... » C'était cousin Goulu s'enfilant un Jésus « ... Va pas faire d'omelette avec un Mahomet ! » L'avait raison, Loustic, depuis je bouffe que pouic Si je n'avale plus guère, ça vaut-il une guerre ? A la mort d'un bouffon, encore en coeur, bouffons ! Moi j'm'en fous, je change de foi plusieurs fois par semaine Oui j'm'en fous : la crise de foie, c'est vraiment ça que j'aime V'là qu'je broute les pissenlits par-dessous mon dolmen J'm'en fous : si t'en amènes, j'boufferais tes chrysanthèmes...
  20. Dans ces lits : chacun sa place, Se replier face à face. À vie, de notre liaison lasse Sentir s'ouvrir l'espace. On a manqué notre but : Bonheur rapide mais lent uppercut. Trop tôt fut stoppée la lutte, – erreur livide – Pour suspendre sa chute. Pantomime des chagrins : Teint terreux du matin, Venin à vomir. Pantomime des amants Dont l'aveu se répand, Néant à venir… Rire en retour : freiner l'engrenage S'il faut faire bon ménage. Reproches et amour se naufragent – Mutuelle prise d'otages. Pesant est le passé : Tout est joute et refrain obsédé. Tout à recréer : reprendre la route, Nos destins séparés. Et partir au plus loin, Traîner l'adieu un moment, Sans inutiles sentiments. Sans mentir, on est bien : On est léger pour l'instant. Ce sera hostile – cependant. Eteints… Pétrifiés au pourtour, L'âge ricanant de nos beaux discours. Du sel s'abreuve de nos croûtes : Douleur rompant la digue de nos doutes. Puis s'annoncent les pluies acides : Deuil obsédant et nos yeux humides. Alors rayer nos nostalgies, L'éreintant de nos veilles manies ; De nos imitations, De nos mîmes, De ces pantomimes : Pantins dans l'abîme.
  21. Pour être en forme le matin Hop ! Pilule du lendemain Pour le teint frais, la bonne mine Vive un plein bol de vitamines Pour me filer de l’appétit J’ai foi en l’homéopathie Pour me filer de la chance Plein d’espoir dans les neurosciences Et si j’ai du mal à dormir Un cacheton du Cachemire Et si j’ai du mal à sourire Direct : pilules qui font rire Jusqu’ici, certes, tout va bien La chimie est mon amie Mais ne plus ressentir rien Serait salvatrice accalmie Fasse qu’on l’invente demain La pilule de l’oubli Etre performant à la bourse ? Pilule de la bioressource… Etre performant au travail ? Pilule du biosamouraï… Draguer les sexuées amibes ? Prendre celle qui désinhibe… Dresser mon tentacule gras ? Prendre celle nommée Viagra™ Du calme, ma misogynie ! Tentons l’onguent d’Abyssinie Pour calmer ma misanthropie On trouve rien, alors tant pis ! Jusqu’ici, certes, tout va bien La chimie est mon amie Mais ne plus ressentir rien Serait salvatrice accalmie Fasse qu’on l’invente demain La pilule de l’oubli Pilules pour halluciner Me voir au bras de dulcinées Puis d’autres pour gélatiner Mes neurones, les calciner Pilules pour se coltiner Les regrets dès potron-minet Pilules pour se lutiner Les remords les plus choupinets Pilules jouent avec ma tête Gélules la muent en soviet Granules rient de la pauvrette Capsules l’excisent, en quartet Ça ne va plus vraiment bien La chimie est mon ennemie Ne plus en avoir besoin Serait salvatrice accalmie Je n’espère plus voir demain La pilule de l’oubli Marre d’attendre, il est trop tard Puis je n’en ai plus rien à faire Tant ma chimie me zombifie Yabon le cocktail de crevard À base de somnifères L’oubli en pilule est servi !
  22. Les jolis mots, ce soir, m'abandonnent. En sangsues, d’autres sons m’arraisonnent : Taillés pour le pire, ils savent nuire, Ceux que le suicide aide à produire. Pour les conjurer, je t’évoque, enfant. Car tu es le sens, l’intuition, la foi, Un « parce que » : or je ne sais pourquoi – Arbre sans fruits – je ne sais que comment. Je nous souhaite, espérant ton arrivée, Ces belles choses dont j’ai profité ; Ces plats que je te préparerai Auront le goût du bonheur… J’en jurerais ! Serre-moi fort, que je sois mère ou père. Serre-moi fort, car tu es réel : Emplis ce vide, en moi virtuel, Avant-goût de la mort – dévorant, apert. Raison d’espérer pour qui n’en sut jamais Autre qu’argent, sexe ou m’as-tu-vu, Qui firent tourner ce monde obtus. Douce revanche que tes yeux guillerets Car la vie n’est pas que souffrance ; Pour l’espèce humaine, c’en est même loin… Puis je crois ne pas être batracien : Pour toi, mon têtard, que d’espérance ! Mes lèvres, d’amour, biseront ton front. Totems contre Destin, le Vicomte : Ce dernier – préserve qui l’affronte – Nous abandonne si nous lui cédons. Serre-moi fort, que je sois mère ou père. Serre-moi fort, car tu es réel : Emplis ce vide, en moi virtuel, Avant-goût de la mort – dévorant, apert. Où te caches-tu, marionnette ? Mes liens, sans toi, ne sont pas à la fête Quand j’attends de t’unir à l’être – Mais désolé, demain, de disparaître. Il me faut vieillir pour que tu grandisses, Puis mourir pour que tu survives : Cette perte semble incisive Pourtant je suis en toi… Ma fille… Mon fils… Donc, lorsqu’à ton tour, tu sauras vieillesse, Seras oubli, désert, mollesse – J’espère que mon souvenir t’aidera, Que ton cœur flétri me serrera Fort, encore… que je sois mère ou père. Fort, encore… car je suis réel : J’emplis ce vide, en toi virtuel, Avant-goût de la mort – dévorant, apert.
  23. Nous aimons dire « merci monsieur » C’est important, la politesse Moins pour être révérencieux Que pour être vu comme altesse Nous allons nous voir pour dîner Y parlerons d’idem façon Nos femmes savent nous aimer Que nous aimons d’idem façon Quels autres choix aurions-nous eu ? On mena le bétail aux champs Il fut acheté… revendu… Il fallait gagner de l’argent Nos tables seront réservables Comme d’habitude : notables Sommes, qui plus est, respectables De compagnie fort agréable Dans nos propos, la certitude N’est pas feinte : ces vérités Savent combler la solitude Nous lier à la réalité Nos filles et leurs attifets Qui parfois nous voient parvenus Ces hommes que nous avons faits Ceux que nous sommes devenus Tout concourt au progrès social Antithèse du bon sauvage Tout assied un contrat moral Simple : c’est nous, ou les carnages Nos tables seront réservables Comme d’habitude : notables Sommes, qui plus est, respectables De compagnie fort monnayable Nous avons vendu tous nos rêves C’est à peine si nous en eûmes Nous avons dissout notre sève Dans la cravate & le costume Donc, il est un cadavre infus Englouti en ce meurtre traître Non le damoiseau que je fus Mais l’homme que je voulais être Un cadavre qui bouge encore Qui te reconnaît, ô mon frère ! Quand avec moi, tu es accort Que tu me tends la poivrière Nos tables seront réservables Comme d’habitude : notables Sommes, qui plus est, respectables De compagnie fort dispensable Et qu’il ne s’y trompe, le Diable : Si il y venait – pactisable – Nous le rendrions corvéable…
  24. Je ne me souviens que peu d'hier Rances relents, pissotière Tout souci a sa solution Un flash de détermination Suffit pour finir en beauté Joyeux air frais à barjoter Pour supporter l'ennui ultime De mon spectre nommé intime Demain n'est ni loin ni trop tard Demain est idem, monotone Jusqu'au libre instant du départ Le reste appartient au carbone M'en voici donc extra-lucide Mon futur, ça le génocide Ça me gêne aussi : mon présent Ne s'en trouve pas mieux portant Pourtant je ne fais pas de bruit Faut pas révéler à autrui Quand, de mi-figue à mi-raisin, L'esprit flirte avec le zinzin Demain n'est ni loin ni trop tard Demain est idem, monotone Jusqu'au libre instant du départ Le reste appartient au carbone Si c'est su, on me catalogue M'envoie voir le suicidologue Qui hop ! Devant ma bonne mine Diagnostique un manque d'amine Après, je ne ressens plus rien On appelle ça "aller bien" Des cachets m'envoient dans la brume Retour au normal : en légume Demain n'est ni loin ni trop tard Demain est idem, monotone Jusqu'au libre instant du départ Le reste appartient au carbone Mais si demain est idem, gourd Alors autant mourir aujourd'...
  25. J'ai besoin d'eau. Quand j'ai bu pour mon saoul, Quand j'y suis : que j'y coule. Quand je rentre chez moi, où le manque d'amour – celui qu'on donne, celui qu'on reçoit, qu'on prend, qu'on oublie – M'étreint au point où je me sens ? Gourd, vierge au monde. Lors je cherche l'aqueux ; Dans les fruits – pommes vertes – croquées à pleines dents Vertement ; En ce verre englouti Qui au robinet dit merci ; Au savon mouillé qui s'imprègne, sans plus de bringue, De saveurs nicotinées, sur mes doigts aphalangés au zinc. Malgré la soif, Tant de liquide ne peut me défaire de l'aride Créé en dedans : à l'envers, Vos coiffes me reviennent en mémoire. Dès lors m'arpente l'amer, celui qui laisse choir, Revenant à l'instant où on ne s'y attend guère, A jeun. Celui qui abat quand on se croit serein. J'ai perdu le goût, de l'amusement furtif : Eperdu la substance de l'agenouillement, érectif Devant vos chères beautés, en remords compulsifs. Encore, l'eau me sustente et tend à me porter Puis s'endort l'autre ego, Qu'enfin saisit un verre d'alcool épars. Pour finir, reste à enfumer rétro : reste de pensée à boire, A fredonner ? Que silencieuse est la gamme qui s'envole. Ma préférée. Improvisation – à ma portée – Près de la clef du sol.
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