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  1. Sœur Solitude d’un homme ivre n’est universelle Médisant que pour améliorer les choses Elle dit qu’il faudrait faire telle une ou telle autre Mais qu’elle pense à toute chose, sérieuse Elle se tait Soeur Solitude d’un homme ivre n’est individuelle Médisant que pour améliorer la vie Elle dit qu’il faudrait vivre telle une ou telle autre Mais qu’elle pense à toute vie, sérieuse Elle se tait Soeur est houle, Solitude ainsi s’écoule Soeur Solitude d’un homme ivre est artifice Hors – de l’univers qui l’a vue apparaître Artificiellement seule, ne sachant pas penser Hors de l’individu qui l’a laissée naître Juste se taire Soeur est fluide, Solitude pas solide Soeur Solitude n’est rien, ni individuel ni universel Mais silence impuissant, stérile parole, à rejeter Comme on rejette l’homme si on ne l’aime pas Comme on se rejette si on ne s’aime pas Reste à régler Sommeil à réguler Tant mieux – si Soeur Solitude n’est qu’une virgule Tant mieux si Soeur Solitude Est ma , =========================================== Bande son : JOHN CALE – "Fear Is A Man's Best Friend"
  2. Ode à mon amante J'adore une enseignante À prendre, la liberté M'enseigner l'amour M'en saigner est avisé Désir de tes atours Ton éternel retour Mon coeur s'en est grippé L'infarctus me tente Si ton absence me hante, si je suis las Eternelle Si l'on se trouve dans un bar, si tu me bois Si tu ne joues pas, si l'on jouit ensemble En retour Si j'espère un demain, si tes membres tremblent Si j'espère un ailleurs, si tu es étonnée Eternel Si ton rire éclate, si tu es fécondée Si je ne veux t'ennuyer, si tu es studieuse Discours Si je bise tes paumes – où tu es amoureuse Si l'on discute de tout, si tu t'emportes au loin Eternel Si l'on n'est pas d'accord, si tes voeux sont destin Si tu m'attaques au ventre, si l'on se fout des mots Discours Si tu garçon manqué, si tu me trompes en faux Si je crois en la vie, si je te relève Eternelle Si l'on se découvre, si tu offres ta sève Si je regarde ici, si tu égares mes yeux En retour Si s'enterre la tristesse – car je suis amoureux Si tout autour s'agrippe Si l'on touche et l'on fond Si notre amour s'agrappe Où le coeur est foison =========================================== Bande son : EXPERIENCE – "Deux" http://www.youtube.com/watch?v=QO3HxXEzwq4
  3. Le poli game du polygame Cela consiste à avoir plusieurs femmes Or je suis poli, or j’en fais autant Car j’ai eu plusieurs femmes Successivement Le mono game du monogame Vrai, unique, qui n’a qu’une seule femme C’est monotone, selon la tradition Toute une vie avec une femme Quelle dévotion ! Les femmes aussi savent être polygames Ces Eves peuvent consommer plusieurs Adams Sur le marché de la satisfaction Plusieurs produits, plusieurs gammes Poly-séduction Les monosexuels ne sont pas monogames Homosexuels, damoiseaux ou dames Lapeuse de clitoris, licheur de séminal L’inconstance de leur âme Se lit dans les annales En musique ou en sexe, quand on jam Le plaisir vient se loger dans l’accord Dans les gammes En musique ou en sexe, le mélange Des plaisirs forme le charme du corps Serait-ce étrange ?
  4. Je suis l'étalon de feu, robe éther, liberté Oui – la crinière, la queue, sauvage et indomptée Donne-toi à moi, et tu verras d'autres mondes D'autres chez soi Des rondes, des joyaux Des îles sur l'étendue du chaos Viens, afin que le ciel se donne, que ses nuages t'émerveillent Viens, et que le ciel enfin dorme, qu'il nous laisse sans voix Sans sommeil Puis, en acceptant les rites, acceptant cette folie Tu me chevauches si vite Chevauchant toute la nuit Sans logique, aussi sans suite, la rythmique de nos lits Tu as chevauché jusqu'à l'océan, sous la lune Tu m'as chevauché sur le sable blanc, dans les dunes Tu voulus mélanger Le liquide et la flamme Être le trait d'union entre l'homme et la femme Introduire la poussière et l'or dans nos drames Là où les juments sont loi Nous avons nagé à en pleurer Nos larmes étaient si salées De joie, que l'eau en est montée Nous avons nagé dans la marée Là où les esprits se noient Mais la mer stérile se fendit Ses courants, le vent les a suivis Ses courants sans vie, ses viscères, qui se nouent en chimères Or la tienne s'évanouit et dans l'eau tu t'enfouis Tes membres tentent leur verte fuite Ta peur attend la suite En équilibre, délicatement Sans pause, libre et sans consentement Bis d'infortune, tu frémis au même Excuse exquise au site – crise en thème Entropie de ton ego criant Agonie d’orifices béants Tu t’empliras Sur les algues, la pluie retombera En un bouquet final de tes hurlées Harmonique en résonance, mâchée…
  5. Virtuels chers J'aimerais être la mort, pour vous faire tous taire D'un coup d'un seul, d'une faux tant décrite D'un écrit inscrit en faux Idiome idiot Mais je ne suis que vivant Et ne peux que vous lire Vos mots et ce que j'y devine Non vos maux, mais ce qu'ils vous serinent La vie est une lente asphyxie Où chaque inspiration est une victoire sur la défaite qui vient Un rappel de ce pleur premier d'où nous sommes nés La douleur qui nous a mus, belle en continu Félicitations Vous avez tant à dire À donner sans rougir, à maquiller sans rire Pixels d'absolution C'est beau ! Le saviez-vous ? Comme la neige en équateur... Superflu mais cérébral À dans un même jour, donc
  6. Demain, démuni je pourrai déchoir Trépasser, peut-être juste en ce soir Malsain, que ce sera, de s’abdiquer sinistre Or mon entière vie – snif – est devenue si triste Peut-être, cela m’effraye d’exister Ou suis-je trop égoïste pour donner Trop faible pour faire ce travail moi-même J'ai besoin, à mes côtés : quelqu'un d’idem Or, pourquoi ceci devra vous toucher ? Quand cela deviendra plus doux à porter Pour moi, d'être celui qui la rendra libre La fracassera en un don, une fibre D’errance, vouloir qu’elle jaillisse en ma chair En mon immense solitude, mon ire, mon aire Mon aimance, voici ce que je ne peux contrôler Béance, mon crâne est devenu une tranchée Quand se répand dans ces artères un parfum mélancolique Tous vos principes ne pourront nous sauver de ce diagnostic Morale : fuyarde conseillère qui se mêle en colique Tu fus, de ce sentiment, la génitrice C'est pourquoi je veux que tu scintilles En ce bel instant, comme veau et génisse En mon agonie, que plus rien ne cille Mon implacable butin sera ta culpabilité Car je ne souhaite que tu grandisses Et toute ta confiance, toute ta sincérité Me soulève le coeur, pure malice Tu ne peux t’absoudre de m’abandonner en cet inconfort Plus je vis plus je meurs d’envie de sentir la mort Plus tard, vous qui apprendrez ces mots Ne méconnaissez point que j'avais tort Qu’ici le morbide constituait mon lot Que là se réclamait, désaccord L’égoïsme, prédateur de pitié Ne sacrifiez votre vie par fidélité Sachez insuffler votre délicat amour À qui saura l’offrir en retour Snif – en retour =========================================== Bande son : BLOODBATH – "Eaten"
  7. L’argot des voleurs du XIX° siècle étant de toute beauté, j’y renvoie pour les mots étranges que vous ne manquerez pas de rencontrer dans ce texte : http://www.russki-ma...rgot/Argoji.php Bien trop de mots en ton cerveau Ça s’y bouscule, cherche à s’enfuir Faire bascule, au-dehors séduire Tu n’es que viande de morgue Faussetés ? Secrets inavoués ? C’est plus marrant, ne choisir son camp Pure comédie : changer la vie Pouvoir l’étrangler d’estorgue Te faudrait : une ogresse, un ogre… En vrac, alors, vider le sac D’un ton badin, sans être radin Va rien rester à tout déballer Manger ces phrases sur l’orgue Ton subterfuge est un refuge En jésuite qui ne démérite L’abcès crevé ? Le désinfecter Savoir s’étrangler d’estorgue Te faudrait l’autre… Sous ton charme Peut-être à ta merci Tu détruis, reconstruis C’est du faux, ce carme Dommage, pour toi l’enfumage N’en finit plus, donc meugle… beugle ! Hop-là… perdu ! Ça rend aveugle De maquiller à la sorgue T’auras bien mal en ton dédale Tes victimes se libèreront Amours et intimes te feront Devoir t’étrangler d’estorgue Te faudrait : au cœur, la camarde… Et vu que je suis sympa, le vocabulaire utilisé ! Estorgue : mensonge. Bascule : guillotine. Faire bascule : guillotiner. Viande de morgue : personne imprudente. Ogresse : tenancière de bordel. Ogre : receleur. Orgue : homme, quelqu’un ; mon orgue = moi ; ton orgue = toi ; leur orgue = eux. Manger : dénoncer. Manger sur l’orgue : dénoncer quelqu’un. Carme : argent. Sorgue : nuit. Maquiller : travailler, trafiquer. Maquiller à la sorgue : voler durant la nuit. La camarde : la mort.
  8. Suite à des problèmes avec la maréchaussée, pour cause de l’attentat sonore qui eut lieu dernièrement sur Radio Absurdement Pêcheresse, nous sommes dans l’impossibilité d’assurer votre émission préférée en direct… Vous écouterez donc la rediffusion d’un enregistrement passé : il s’agit du moment mythique où le salace Mythe-Ô-Man nous a gratifié d’une de ses meilleures inspirations. Mais attention : éloignez vos enfants du ste-po, de l’autoradio, ce qui suit est interdit aux moins de 18 ans ! Vous voici prévenus : si vous êtes mineurs, merci de ne pas continuer plus avant… Fascinante, éreintante, elle descendait l’avenue. Fasciné, éreinté, j’en attendais la venue – Observant sa tenue, l’imaginant nue Dans mes bras ; sans haut, sans bas ; le chaud de sa peau sous mes doigts. Dès lors piégé je fus, alors l’aborder je dus En pirate : je l’accostais donc, et la charmais, Lui expliquant l’effet qu’elle m’avait fait. Lolita rigola à l’ouïe de l’insolente parole, Sculpturale damoiselle, en suspendit son vol Puis abolit ma folie évolutive, Lascive telle une indolente idole. Déesse à adorer ; secret à pénétrer ; vive convive ! Jovial, je l’invitais ainsi dans mon repère En rappant – bien, évidemment – pour lui plaire, Avec savoir-faire… Idée ? Nous envoyer en l’air, Nous effeuiller, nous caresser. Et plus si affinités. Mythomane ! Langue pendante, Tu ne la connais ni des lèvres ni des dents Mais tu rêves de ton Eve : la serrer en tenue d’Adam. Mythe-Ô-Man Ment & invente Ta vie quand, perfide, la peur t’habite De voir pousser ton bide, et rétrécir ta bite… Yo ! Je ne veux paraître poète arrogant, Plutôt voir onduler tes cheveux, et ton corps. À tes yeux, je vois que cela te surprend : isochore, Mon style est habile dans l’éroto-core. Romantisme qui, sans efforts te cajole, Te frôle – pour que tu miaules – et t’affole : Tel de l’alcool frivole, bu à la bouteille. Ou baisers volés, bémols polissons en veille D’heureux ébats ; batifolage & merveille. Avec toi, je saurai prendre des gants vermeils : Sensuellement, suspendre ton affolement, En être tendre virilement, car enfin tu te fends. Vénérable vestale, je t’en dévoile, T’en dévêts assurément ; oui sans égal ! Mes mains polissent – quel délice – ta peau lisse, Voyagent – où ? – vers tes seins, visitent le doux de tes cuisses. Mythomane ! Langue pendante, Tu ne la connais ni des lèvres ni des dents Mais tu rêves de ton Eve : la serrer en tenue d’Adam. Mythe-Ô-Man Ment & invente Ta vie quand, perfide, la peur t’habite De voir pousser ton bide, et rétrécir ta bite… Tant effet se diverge, tant disque long s’excite ; Comme je le sais que ce n’est pas difficile : Laissons ton habit m’éclore – si nubile – Pour te vêtir d’une rose – et intime. Satisfecit ? Cela te rend expressive, pour ne pas dire active : Nos corps se découvrent tandis qu’on se recouvre, Et ne cessent mes caresses, sur ton fessier Qui s’abaisse… Ou se dresse ? Enfin on laisse aller… Lors, des lèvres s’entrouvrent pour m’avaler Or les fruits de ton verger gémissent – où mon asperge Se déplie – et m’emplissent : de joie, déployée Par nos choix, à sa loi nous pliant, le désir s’en répand. Car si, avec douceur je sors de ton antre, Avec ardeur, aussitôt j’y rerentre – Et soudain l’explosion, nos plaisirs implorants Implosant à l’unisson : instant de perfection. Mythomane ! Langue pendante, Tu ne la connais ni des lèvres ni des dents Mais tu rêves de ton Eve : la serrer en tenue d’Adam. Mythe-Ô-Man Ment & invente Ta vie quand, perfide, la peur t’habite De voir pousser ton bide, et rétrécir ta bite… Ah j’adore ! Merci Mythe-Ô-Man ! Et à toi auditeur, j’ajoute : choisis l’éroto-core, si t’es pas mort ; si t’es d’accord, c’est sans remords ! Et une spéciale dédicace de première classe en forme de respect osé, sucré et raffiné, pour toutes les miss qui jouissent de nos kiss. Et comme disait l’autre : peace. Quel talent…
  9. Yo les kidz ! Voici le retour de la vengeance de Radio Absurdement Pêcheresse ! On vient juste de rattraper Fêtard Zan, qui croyait nous échapper : quelques fiers anciens membres de l’Horrible Organisation du Rapolitiquement Correct nous l'ont ramené, pieds et poings liés, dans un sale état... Contrit (et un peu contraint) ce brave petit nous a demandé de faire des excuses publiques au micro de notre radio : nous allons donc lui faire cette joie, sans artifices, sans musique.... A cappella ! Seigneurs du hip-hop, d'éclatante renommée, Au verbe fécond, de faconde non aphone ! Entretenons-nous du ridicule avéré Que transmettent rimes et rythmes monotones : Résultats de vos flows pour publics sonotones... Car vous n'êtes pas princes mais vils parvenus, Vos discours se pavanent dans le convenu : Panoplie du gangster ou crevard en l'impasse, Quand des quartiers chics vous fréquentez les palaces, Demandant du respect, pour vous, blanches colombes... Heureux, que vous et votre hypocrisie merdassent, Sera le jour où j’irai clasher sur vos tombes. Saigneurs du hip-hop, qui jouez les garçons bouchers, Les dangereux zonards, les vrais qui se la donnent, Ou les heureux queutards aux gonades d'acier : Vides vos phrases sont, en radio ça résonne ; Blêmes vos phases sont ! Or, de là le glas sonne : Vous vous testez – réputation entretenue – Par vidéos interposées... C'est saugrenu De voir vos ego-trips couler sous la surface : Noyés en clownerie, ce même à marée basse. Vous vous rêviez faucons mais n'êtes que palombes ! Heureux, plein d'espoir en la saison de la chasse, Sera le jour où j’irai clasher sur vos tombes. C’est nieurs du hip-hop qu’il faut vous renommer. Vous êtes – malgré vos punchlines mégatonnes – Incapables de freestyle... Alors vous clashez : Les fans lancent des « heil ! » et au game s'abonnent ; Les rappeurs font les durs, à la guerre s'adonnent. L'entente entre labels – oui, le fait est connu – Changent ces pitreries en marketing de rue. Ce jour, le label Z pousse DJ Darass, Demain le label X placera MC Krass : Lançons un clash entre les deux, comme une bombe ! Heureux, que vos deals publicitaires s'effacent, Sera le jour où j’irai clasher sur vos tombes. Ô vous les inconnus ; Ô vous les reconnus : Suivez l'idem chemin, de mensonge et de chiasse Verbale. Avenir tracé en mortelle nasse : Clashs se suivant... Raps... Mutuelle hécatombe... Heureux – car enfin, de l'espace, de la place – Sera le jour où j’irai clasher sur vos tombes. Hein ? C'est ça tes excuses, sale porc ? C'est quoi ton problème ? Tu n'as pas pris assez de coups, c'est ça ton délire ? Si t'es masochiste, on va t'en donner encore plus, tu vas voir... Ramenez-le à la cave ! Toutes nos plates excuses à nos annonceurs, du plus petit au plus grand label de rap français, ainsi qu'à tous les artistes qui auraient pu se senti visés par cet étron. Nous rappelons d'ailleurs être partenaires de la chaîne web de vidéos TousVosClashs, consultable sur TonTube...
  10. … tagada tsoin tsoin, yo check ça ! Aujourd’hui sur Radio Absurdement Pêcheresse, nous allons… Hey ! Qu’est-ce qu’il se passe ? Nous avons une intrusion dans les studios, et je… Aïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïe ! (krouik, vrrrrrzzzzzz, boing…) Salut les fans de rap ! Alors ça gaze ? Ou alors ça ronronne, comme d’hab ? On va vous défourailler les cages à miel avec du bon gros rock qui nique tout : faut refaire toute votre inculture, vous en avez grand besoin… Considérez ceci comme une prise d’otages hertzienne ! Alors on branche amplis, micros, samplers et sans reproches, et c’est parti : façon torture auditive à Guantanamo ! Et ne vous inquiétez pas pour votre présentateur fétiche, le bâtard n’est que bâillonné ! 1 – 2 – 3 – go ! Ceux pour qui rock ne serait pas synonyme de musique Ceux qui en font dans la rue chaque 21 Juin tous les ans Ceux pour qui rock est synonyme de coma éthylique Ceux qui en font dans la cave pour déplaire à papa-maman Ceux se la jouant cynique ; ceux se la jouant mélancolique Ceux qui vont s'auto-produire & rester maîtres de leurs erreurs Ceux – incompris par le public – soudain reniant leur éthique Les mêmes feront de la soupe pour plaire à leur manageur… Ceux laissant choir sans compromis : dégoût au ventre ou rage au cœur Ceux qui imitaient Saez pour plaire à sa jeunesse française Ceux qui imitaient Noir Dèz pour les groupies ou pour le pèze Ceux dont on vole les idées ; ceux qui savent jouer aux poseurs Ceux qui, sans concessions, arrivent à vivre de leur passion Ceux qui, avec concessions, restent loyaux à leurs convictions Ceux se plaignant par mollesse qu’un existant disparaisse Les mêmes ne bougeant leurs fesses – qu’un excitant paraisse… Et certains sont présidents de l’arrêt public Pendant que leur sale son, à pic, coule au fond Où d’autres sont résidents de l’après public En pole position de la zik de salon Ceux ne sachant pourquoi le succès les prit sans crier gare Ceux qui – les écoutant avant – dirent « ça devient commercial » Ceux qui, tels des génies incompris, ne joueront que dans des bars Ceux qui n'écoutent que l'underground pour se montrer marginal Ceux vendant du rêve aux ados en imitant les porno-stars Ceux voulant être adorés, se croyant dieux de la guitare Ceux n’allant jamais en concert tant leur bon goût est sûr et fier Les mêmes ne pourraient rien braire s’ils tentaient de le faire… Ceux qui se font distribuer ou ceux qui se font licencier Ceux que j'eus l'honneur d'observer, qui m'ont gardé à leurs côtés Ceux se plaignant de la télé, continuant à la regarder Ceux donnant envie de foncer d’une parole bien placée Ceux citant « ni dieu ni maître » : de l’anarchie, ils sont prêtres Ceux pour qui « do it yourself » est divinité désuète Ceux ne voyant pas l'intérêt de discuter sur internet Les mêmes, dans leur propre vie, qui ne font jamais la fête… Et certains sont présidents de l’arrêt public S’agitant, à foison, dans le pathétique Pendant que leur sale son, à pic, coule au fond Où d’autres sont résidents de l’après public Devisant d’émotions, leur air ironique En pole position de la zik de salon Ceux clonant les anglo-saxons ; la vile veule vermine ! Ceux voulant être originaux qui alors souvent s'échinent Ceux connaissant du rock les groupes qui passent à la radio Ceux connaissant du rock les groupes grâce à leur clip vidéo Ceux travaillant dans les fanzines, webzines, magazines Ceux s’y comportant tels de petits chefs : de bureau, d’usine Ceux qui, patrons de labels, sur-jouent le rôle du rebelle Les mêmes prenant les artistes pour : vaches à lait… poubelles… Ceux inventant le son de demain, rendant la vie plus belle Ceux diffusant des décibels issus d’enjouées tours de Babel Ceux n'apportant aucun son neuf, se foutant de le faire ou pas Ceux pour qui le rock, c’est neuf, car ils connaissent depuis 3 mois Ceux qui soutiennent leurs idoles en gravant leurs MP3 Ceux qui se la jouent le plus punk – noise – pop indie – blablabla Ceux disant que les artistes doivent faire : ceci… cela… Les mêmes n'agissant jamais ainsi… ni com’ci, ni com’ça ! Et certains sont présidents de l’arrêt public S’agitant, à foison, dans le pathétique Pendant que leur sale son, à pic, coule au fond À défaut, ils s’en repartent arrivistes Où d’autres sont résidents de l’après public Devisant d’émotions, leur air ironique En pole position de la zik de salon En un mot, comme en 1000 – en sang sur ma liste ! (boing, vrrrrrzzzzzz, krouik…) Poursuivez-les, ces chiens ! Rattrapez-les ! Dispatchez-moi ces boloss en patchwork ! Ça y est, chers auditeurs : nous avons repris le contrôle de la radio ! J’annonce déjà qu’il y aura une forte récompense pour toute personne qui retrouvera la trace de Fêtard Zan, que l’on avait programmé ici il y a quelques jours : c’était lui le chanteur de ce groupe de sous-punk immonde, sauf qu’il ne portait aucun postiche aujourd’hui ! Pour désinfecter l’air ambiant, voici tout de suite…
  11. Allô ? Allô ? Ici, Radio Absurdement Pêcheresse, nous avons quelques problèmes d’antenne, j’espère que vous nous captez ! Ce soir dans le studio, un rappeur senior aux cheveux d’or qui nous vient du Nord voire même au delà… Hip-hop non stop pour vos oreilles ! Place à Bémol Dave ! Voici venir Gustave, De condition choux-rave : D’origine Mohave, Se cache en une cave… Ce qu’il aime ? Bédave Bien entendu, bouillave, Puis aussi la pillave. Mais son métier ? Chouraver : Ce qu’en bref, il fait comme un chef. Depuis peu, il s’est activé Avec un Yougoslave – De race betterave – Connu dans une rave : Pas vraiment le gars brave Mais un type assez grave ! Pillage des épaves Ou trafic des esclaves : Des années de GAV. Hey Gustave ! Gus ! T’as vu ? Parmi tous tes ‘soss, là, y’avaient Ceux qui priaient Allah, ceux qui priaient Yahvé, Pour rouler les boloss… Yalla – Avé ! Ces narvalos se gavent : En bizness à Barnave, L’antique angusticlave Ils l’ont volé… Mais ‘tave, Là, doit l’autre marave Pour un deal de goyaves Où le naze a poucave : Aux flics, il a tout bavé En lui arrachant le bénèf’ Patiemment sauvé… Son CV Ne disait rien – dicave ! – De son esprit concave, De son vice : pounchave Un collègue se lave Dans le sang, dans la lave, Le volcan, la courave… Pour ne pas se rodave, Ici, Gus doit s’encaver. Hey Gustave ! Gus ! T’as vu ? Parmi tous tes ‘soss, là, y’avaient Ceux qui priaient Allah, ceux qui priaient Yahvé, Pour rouler les boloss… Yalla – Avé ! Bon ! Faut ici pénave Que l’histoire est pourrave : Gros mytho & balnave… Et je m’y connais, zouaves ! J’ai de nom Bémol Dave, Le seul rappeur batave : Quand l’étrave aime Dave, Bémol aime les travées. (De bons travs, y’en a pas bézèf’ Mais d’eux seuls, j’aime me lover) Mon Dieu des Fables bave Devant ceci : l’octave De sa belle voix suave S’est abaissé… S’aggrave Donc mon cas, et j’entrave Qu’il faut cesser : « Moukave » Crie mon Démon... Latchave ! Voyez donc le SAV Si vous voulez m’en porter grief : Désolé, j’ai récidivé... Hey Gustave ! Gus ! T’as vu ? Parmi tous tes ‘soss, là, y’avaient Ceux qui priaient Allah, ceux qui priaient Yahvé, Pour rouler les boloss… Yalla – Avé ! Pour les plus vieux qui n’auraient rien compris à ce morceau, pour celles et ceux à qui manque le vocabulaire ad hoc, vous trouverez sur notre site un petit lexique de mots d’argot divers & variés, non exhaustif ! On enchaîne de suite avec… Bédave = fumer du cannabis Bouillave = coïter gaiement Pillave = boire de l'alcool Chouraver = voler, dérober Gus = type, homme ‘Soss = associé Boloss = victime potentielle Yalla = allez, allons, vite ! Narvalo = marginal Se gaver = gagner de l'argent Bizness, deal = affaires illicites, trafics Marave = battre, casser Poucave = dénoncer, avouer Flics = maréchaussée Bénèf’= bénéfice Dicave = regarde ! gaffe ! Pounchave = sodomiser Courave = combat, affrontement Se rodave = se faire repérer Pénave = parler, dire Pourrave = pourri, inutile Mytho, balnave = mensonge Bézèf’ = beaucoup Entraver = comprendre Moukave = la ferme ! Latchave = décamper, fuir
  12. La loi du talon, ou comment trouver chaussure à son pied : Oeil pour œil, le regard, vers le bas, attiré... Ensuite qui remonte, aux cuisses, aux fessiers... Fort dommage, qu’il s’arrête avant de, vos yeux, rencontrer. L’appétit masculin, ainsi accroché à l’hameçon. Pourquoi ne pas le dire ? Ils ont l’estomac dans les talons. Pour prendre son pied – qu'on dénomme aussi arpion – Que voilà d’excellents harpons ! Ou, ses jambes à son cou, si délicate position… Est-ce une force, une faiblesse, voire un talon d’Achille ? Promesse de merveilles, ou torture pour les chevilles ? En aurez-vous bon pied bon œil ou le dos qui s’éparpille ? Sur un pied d’égalité – avoir les disques qui oscillent ? Chose sûre, mesdames : Si ces Ô talons vous rendent femmes, Ils ne sont point faits pour la marche, à haute dose ! Plutôt, pour vous permettre de prendre, Lascives, la pose.
  13. Reflets de nuages verdâtres Immeubles coupés Horizon superbe, inverse Ce monde tremble En oublie d’être inquiet Du métal qui s’immerge Tu me parles comme d’une distance Mes réponses sont impressions d'autres temps En négatif : ici, maintenant Au soleil délavé Nul besoin des radios, muettes Toute alerte serait superflue Au courant de la situation Ni dieux ni maîtres Enfin : raz-de-marée Reparti d’un coup, moteurs noyés Conducteurs qui ne valent guère mieux Pris au piège, dans l’aurore boréale Et nucléaire de ces jours atrophiés Encore debout Une publicité Panel à marchander l'infini Des billets flottent Passé papier précieux L’acide bruine s’annonce Je ne te demande rien Tes réponses sont intervalles d’un écho Oublieux de pourquoi nous sommes là Solitaires sursis au suicide L’envie de vivre Comme raison de mourir Torchon gras Ou canette vide L'origine du monde ? Note : pour savoir ce que signifie le titre, n'ayant aucun équivalent réel en français... http://fr.wikipedia....ing_Ghost_Phase =========================================== Bande son : FEVER RAY - "Keep The Streets Empty For Me"
  14. Aujourd’hui sur Radio Absurdement Pêcheresse, un MC solitaire, un peu atypique : habillé de peaux de bêtes et d’une cape noire, sorte de croisement bizarre entre Zorro et Rahan, fils de Crao, avec cheveux longs réunis en catogan. Mais les plus intégristes d’entre vous auront surtout du mal avec autre chose : en effet, il zozotte et ses paroles sont quelque peu moqueuses… Alors sans plus attendre, place à Fêtard Zan ! Ze ne rappe pas, ze ne remue pas les bras… C’est connu : pour être un rappeur, fais des zestes avec tes doigts ! C’est bien vu si t’es un poulpe, une pieuvre, un calamar, Un malabar de rappeur faisant des zestes avec ses doigts. Moi sss’peux pas, c’est comme ça : pas de bras, pas de chocolat. Pas de médaille en cacao zenre kakou qui peu-ra, D’ailleurs sssuis plutôt coco : plus chocolat blanc que re-noi. Ô flûte & zut : pas de pigments – pas de peau… C’est désolant ? Un vrai curry coco sans piments : z’ai pas les bons ingrédients. Rappeur inverti, inversé : Fêtard Zan ! Ça s’avère raté, ze suis une noix de cazou râpée… Ce n’est pas du hip-hop, c’est un style que ze chope, Fainéant et facile : ouais c’est de la hippy pop. Ce n’est pas du hip-hop, c’est un tic que ze troque, Un truc en stuc en toc : ouais c’est de la hippy pop. Ce n’est pas du hip-hop, c’est un tag que ze tope, Fatiguant voire futile : ouais c’est de la … pop ! Ze ne rappe pas, ze ne fais pas de brouhaha… C’est connu : pour faire un buzzzzz, faut cracher sur les michetonneuses ! C’est bien vu si t’assimiles les sons à des meufs faciles, Faisant croire que t’es un mac, déshonorant la mélodie, Que dans ton clac, l’échantillon – à ta guise – est dans ton lit. Mais Fêtard Zan vous le dit : tout rappeur est un zéro. Poison incompétent, ne sachant user d’un diapason, Désirant faire du bizz, le bozo, avec le peu qu’il maîtrise, Ne voulant payer les royalties des samples – qu’il utilise – Empruntés… à plus doué que ce zozo ! Pas d’accord, moi sssuis hippy : les loziciels, c’est pas naturel… Ce n’est pas du hip-hop, c’est un style que ze chope, Fainéant et facile : ouais c’est de la hippy pop. Ce n’est pas du hip-hop, c’est un tic que ze troque, Un truc en stuc en toc : ouais c’est de la hippy pop. Ce n’est pas du hip-hop, c’est un tag que ze tope, Fatiguant voire futile : ouais c’est de la … pop ! Ze ne rappe pas, ze ne cherche pas ma voix… C’est connu : pour avoir un bon flow, faut cultiver son ego ! C’est bien vu si t’as ton style, plaçant des oukazes en mode habile Sur un tempo fat et hostile, zouant le fauve ou le reptile. Vas-y : sois pape ou encore pope, moi sssuis l’arnaqueur du hip-hop. Fêtard Zan use de mazie – Cheeta et le Z sont ses amis. Oui ze m’en tape, ze suis pop, volant vos mots pour être au top, Vos vocaux que ze détourne, quand escroqués de vos phrasés Que ze retourne, vous finissez, extorqués de vos phases Et retournez à la case… Nazes ! Chers affranchis défroqués, z’en dévore ces délits avérés… Ce n’est pas du hip-hop, c’est un style que ze chope, Fainéant et facile : ouais c’est de la hippy pop. Ce n’est pas du hip-hop, c’est un tic que ze troque, Un truc en stuc en toc : ouais c’est de la hippy pop. Ce n’est pas du hip-hop, c’est un tag que ze tope, Fatiguant voire futile : ouais c’est de la … pop ! Je vous avais prévenu, c’est atypique : j’espère que nous entendrons encore parler de lui par la suite. Rappelons que nous sommes toujours sans nouvelles du groupe Occis Mort que nous vous avions fait découvrir il y a peu… Espérons que l’Horrible Organisation du Rapolitiquement Correct – de sinistre mémoire – n’ait encore frappé. Mais notre invité de ce soir à l’air de pouvoir se défendre : je le vois par la fenêtre repartir à dos d’éléphant. Tout n’est pas perdu, donc...
  15. Bienvenue pour un freestyle rap, sur Radio Absurdement Pêcheresse, la seule radio qui ne propose pas d’espace pub à la seule bière qui pourrait pourtant envisager d’en faire… Ici ! Ouf, je reprends mon souffle… Donc aujourd’hui dans le studio, le tout jeune groupe Occis Mort, composé de Phil Paydo, MC Mer et Fessard Cosy, qui se mettent déjà en piste. Alors, balançons le bon son, et place à la nouvelle école ! Veni Vedi Vici, Au beau milieu du hip-hop français, Où la vindicte phallocrate flippe & flop de façon rance, hey ! La misogynie sert de mise, de génie au rap hexagonal. Une blennorragie lui sert de rage, aïe ! ça chauffe pour ses gonades : Gonorrhée de gangsta du slip, logorrhée de p'tite frappe anale, Sodome et Gomorrhe dans le flow – vice réfugié en ces monades. Car détester autant les femmes, c'est forcément être pédéraste. Rasta ? Pas forcé, mais pédant... ou Paydo Phil pour les plus chastes ! L'inceste pour les plus chanceux, « NTM » en palimpseste : Violer de vieux parcheminés, ce sera tout ce qui leur reste. User de décalcomanie, étrange manie pour des icônes : Sexisme décalotté, revoici l'attaque des clones. Ces falots phallocrates jalousent les trompes de Fallope, Se trompent d'angle d'attaque, Transforment les femmes en salopes. OK, Ce morceau tu ne l’as pas quitté, ou t’as le don d’ubiquité. Tu te volatilises si j’vocalise ? Lors j’cause par onomatopées : Non ! – mais ! – à ! – l’eau ! – quoi ? ça va, reste cool ou reste cois ! Tu t’es retrouvé, dans le premier couplet, le premier coup (reçu) de fil ? MC Mer t’en remercie, la suite n’en sera que plus facile : Les MCs merdeux, je les débite, ceux atteints d’une phlébite de la beat- Box, vos faces de MCs médiocres, les roxxxe de mes gants d’ambidextre, Vos faciès s’en rendent ocres, MCs mythos je vous exècre. C'est con : le cave qu'on vexe se révèle souvent concave. Je vais réunir toutes tes ex sous la forme d’un conclave : Elles ont une liste de griefs en faveur de ton ostracisme. Virer le macho de son fief ? Nouvelle forme de racisme. Ces falots phallocrates jalousent les trompes de Fallope, Se trompent d'angle d'attaque, Transforment les femmes en salopes. Mouh ! Je n’suis pas fan de Hollande, préférant le fromage de Groland. Président de la raie publique ? Certains pourtant l’assurent inique… Fessard Cosy sur son berceau, ça va le frapper d’apoplexie, D’aphasie, de lumbago, tout pour lui passer l’appétit : La mauvaise fée que je suis va le tourner en tournedos, Paul Bocuse est aux fourneaux, Bacchus nous abreuve aux tonneaux, Rajoutons un peu de quinine pour continuer son quinquennat… Le queutard qu’il est se câline, je préférais quand c’était moi : Avec mon mega swag – bling-bling – j’écopais d’un Kokaïne Karma, Carla aggravant mon cas, plus que ne l’avait fait Cecilia. Me voici tel le rap francophone : vertueux… les années bissextiles, Et encore… une fois sur 2 ! iPhone et Rolex me rendent viril. Ces falots phallocrates jalousent les trompes de Fallope, Se trompent d'angle d'attaque, Transforment les femmes en salopes. Oulah c’était chaud ! En direct, et spécialement pour vous, le groupe Occis Mort vient de clasher plus de 90 % du rap de France et de Navarre, et a même débordé sur nos chers & aimés présidents… Un grand moment de radio, comme disait l’autre à la grande époque de l’ORTF ! Donc remercions chaleureusement ces jeunes incendiaires linguistiques, sachant que nous risquons de ne plus entendre parler d’eux par la suite, ou alors en rubrique « faits divers »… bon courage, les gars, votre nom de groupe était bien trouvé ! Tout de suite, le nouveau single de…
  16. T’as vu ? On est ivres, il est tard… Si demain vient, je penserai à changer mes vieilles fringues : elles puent. Puis à te changer, camarade : tu pues aussi. Puis j’irais voir mes vieux amis, ceux de ma vie d’avant : pour eux, je pue. Navrant. Autre jeu, partie suivante. Si demain vient, j’irai sonner la vieille. On ne sait jamais : peut-être, elle a besoin de quelque chose. Je lui offrirais un truc : j’en peux plus, ces remords qui durent. Demain. Tout était simple. Longtemps, je m’en fichais de la vieille. Depuis, j’ai appris l’amour, ne m’a pas réussi. Longtemps, je m’en fichais de tout. Je l’avais, tout : et l’innocence, la fierté avec. Dégage ! T’es comme les autres. Tous. Vous avez, t’as tout volé. Sauf mon dégoût. Qui augmente. Plus on me fait confiance, pire c’est. Mais pas de douceur, surtout – rien qui retienne. T’as vu ? Si demain vient, je continuerai la leçon. Apprendre à être fliqué, cataloguer. Pas changer de rôle, c’est mauvais genre. Savoir être tout petit, en sa bonne place. Content d’arriver jusque là. Pas demander plus. Compartimenter : plus de 50 % aux élections, ne s’oublient pas. Aimer le cynisme. Aimer le christianisme. Aimer tendre une joue après l’autre, s’en foutre, trouver de quoi en rire. Aimer le côté « j’suis à côté ». Aimer n’avoir aucune explication pour ça, pourtant aimer ça. Parfois penser au suicide, pas comme les prostituées du coin, qui s’en fichent. Elles en ont trop vu, qui se déchargeaient de leur vie, juste après l’avoir fait en elles. N’ont pas envie de leur ressembler. Même se tuer, ce n’est pas assez bon pour elles. Elles ont raison : tout comme l'autre, j'ai peur qu'il y ait une vie après la mort. T’as vu ? Tu glisses de mon épaule, je glisse de la tienne – c’est mort d’avance. Nous sommes déjà déçus, d’avoir été jeunes. Voulant vivre. Nous sommes des miteux pluriels, se raccrochant à plus ambitieux, lui disant « oui » du haut de nos mines de perdants magnifiques. Contre nos dégaines obscènes lui échanger quelque raison de vivre. Au singulier. Et jusqu’à demain, s’il vient. Mon chéri ? Ma chérie ? Je sais plus, merde… Regarde ! On va y être. Foutre le feu au navire fantôme, au hollandais volant, à tous les bateaux ivres. S’en fiche, on l’est et même pire. S’en fiche, on vit dans la jeunesse éternelle – on ne la reconnaît plus, mais on l’idéalise. S’en fiche, on s’est mangé le mur de la rébellion en pleines dents. Pour tous les jours, tenter le ravalement de notre râtelier. Vieillards en suspens. Allez, reprendre à boire. Ce soir, me pendre à une bouteille. Presque pleine, debout : encore là. Au contraire de nombre de mes ex, donc. Tu n’es pas vraiment mieux, non, mais on se connaît pas. Cela excuse, oui, mais n’est guère rassurant. Je devrais aimer mon plancher ce soir : je pense y éteindre les lumières, même celles du plafond. T’as vu ? On se souvient de tout, de rien. D’excuses exotiques, de plus forts qui ne se sont pas excusés : de l’être, de nous laisser. De mensonges incroyables, de plus malins qui ne se sont pas rappelés l’avoir été – ou qui ont su avancer. Souvenirs d’un rien qui pour nous est un tout. Quoi ! Tu rigoles de la blague que je t’ai racontée la dernière fois. T’es assez ivre pour croire que c’était en début de soirée… Et on glisse encore. Et hormis nos épaules, il y a les langues, celles de gens qui savent parler, pas la nôtre. Et quand ça glisse, des leurs dans nos bouches, on voudrait se croire avoir parlé de ces choses. Qu’on aurait faites. Qu’on n’a même pas pensées. La blague. Je me rappelais pas : je te l’ai jamais racontée… J’aime ça. Ces fins de soirées, celles où l’on coule. Pourtant, la lumière doit être belle à Malte. Toi non plus, oui : tu n’y es jamais allé. T’as vu ? Si demain vient, je tenterai de voyager. Pas loin, juste assez. Pour commencer. Car hormis nous, il y a un autre monde : celui qui fait avancer ce dans quoi on se maintient. Tant bien que mal. Quand on croit ne pas avoir de prises sur lui, quand on se croit malin, de se lier à un premier de cordée même pas capable d’être guide de catacombes. On pourrait déjà, faire une balade, le long du Rhin. Je sais : là aussi c’est bas, mais… Ce serait bon, pour l’enclume, qu’on aura à la place du cerveau demain. Mens pas, tête de bois. Ce genre de métal, pour oublier sa vie, c’est l’idéal : oublier qu’on du plomb dans l’aile. Si demain vient, j’en jurerai. Même si j’ai faim. Même si ma soif m’emplit l’estomac. Jure ! Si tu pouvais trouver, autre chose que l’alcool, qui te rende aussi ivre, t’arrêterais de boire ? Si nos lunes pouvaient dégorger la tumeur de ces temps déportés de loin teins. OK, je finis la prune. Allez, viens te coucher : demain vient. À chaque jour son essai de vie, à chaque nuit son démenti. Allez, viens te coucher – je t’aime.
  17. Je veux être orpheline Être là, arrachant les bulbes Qui poussent sur ce que je suis devenu : un tertre Avant que les jours ne deviennent pauvres Que ces murs blafards ne veuillent sourdre Que même les remords se veuillent humbles Orpheline Je connus des moments de triomphe Que même le roi des Belges Troquerait contre son sceptre Je vis mon corps combattre, les sylphes Ou l'effet du girofle Une rime qui se cherche, simple Venue avec amis et quelques Mais personne n'en sort indemne Ces rivières sont-elles quatorze Salées, peut-être même quinze ? On est seul, on en hurle Non ! mon cerveau se veut docte Mais s'oublie cependant : il n'est que monstre Qui se goinfre Changements qui usurpent Les heures de ma mémoire : un meurtre Récitant sa prière et son dogme Pour vous forcer à ne jamais changer de genre Orphelines Des yeux maintenant s'ourlent De mots parfumés au poivre Cherchent un abri, sur une douleur mixte Pour vous chuchoter le fait d'être orphelines Comme l'accoutumé au camphre Qui m'a, de sa plume-pixel, couchée dans ce cirque Qui croit que rime & vie sont synonymes de muscle Je veux être orpheline Ai besoin d'être celle qui sarcle Debout, sur ce que je suis devenu : un sépulcre
  18. Hola hombre Prends garde que ta salive n’aille sombrer avec moi. Je ne cherche plus ce que tu crois avoir trouvé. Je n’ai plus besoin de rien ; ou pas du tien. Garde ta loi loin de nos verres, de ma foi. Ce sera meilleur pour notre santé. Car nous buvons de cette eau-vive en guise de récidive. J’ai laissé mes salutations / mes bénédictions Aux bouteilles que j’ai vidées Aux vies que j’ai ôtées Mon antique colère est telle un serpent. Elle s’agite en profondeur. Loin de tes mains moites, de ta jambe qui boîte Sous le poids de ton ressentiment. L’envie d’être utile qui te ronge le coeur. J’ai laissé mes bienvenues / mon salut Aux routes que j’ai traversées Aux portes que j’ai forcées J’ai vécu telle la chienlit qui s’enracine à midi, Mauvaise herbe qui rend le passant acerbe. Parfois, celui qui s’arrêtait pouvait servir d’engrais.
  19. En hypocrites prolégomènes, l'auteur tiens à préciser qu'il n'est pour rien dans l'écriture de la bouffonnerie qui suit : celle-ci lui a été dictée par son inconscient - suite à l'injection de substances délétères quoique légales - qui n'hésita pas à employer la violence à l'encontre du dit auteur pour parvenir à ses fins. Le dit auteur tient donc à préciser qu'il ne serait pas contre une censure de ce texte, même s'il ne serait pas pour non plus, car il faut bien avouer que son inconscient se débrouille pas trop mal pour la description des fantasmes de vieillards, zut alors... J'étais las, éteint par nos étreintes Elle, enceinte Se mirait dans un miroir sans teint Lui, caché derrière Hors d'atteinte Jouant l'onaniste adultère Sans frein Alangui, sur le sofa allongé J'attendis qu'elle vienne onduler À l'envi, son ventre arrondi En balancier vint se placer Par-dessus mon poitrail Nonchalant En l'attente d'une ondée Alice, en l'attente d'une ondée Hors-champ Lui, n'avait pas très en- Vie de sentiments Au piège du ressenti Mentant, s'était pris Pour un sultan, en son box En silence, l'insultant Le sexe en latence Elle, toute diction M'abreuvait de ses mots à foison Tendres frissons en sa toison Alice, répondait au rex en érection Os, au supplice De l'autre côté de la glace En l'attente d'une miction Alice, en l'attente d'une miction Pur délice L'attente fut difficile, malhabile Pendue à la peur de ma Narcisse Envahie de son image de verre Etre ici Maintenant, elle ne pouvait guère Malgré ces yeux, quelques gouttes Vinrent se répandre S'éprendre De mon plexus amoureux Mon nombril, coupe pleine Pissenlit en cette terre sienne Se fit sébile Emplie d'exhalaisons dorées En l'attente d'un répit Alice, en l'attente d'un répit
  20. Matin d’automne Une feuille morte Sertit d’orange mes veines : s’en vieillir Chaque jour long Reste sang vécu La fatigue d’exister Relatée par qui s’est trop vite désisté Qui n’a pas résisté, oubliant qu’être élégant C’est une certitude, non un simple habillement Attitude du roseau pliant Montagnes ensoleillées Orgueils encore plus hauts Et nous, ici bas : se prendre pour un chêne T’assure de casser net Au vent qui vient de Chine La vieillesse est là pour qui souhaite ne plus se confier à personne Ni la vie que l’on accorde, ni la parole que l’on donne, ne sortant plus du cœur Pour qu’il n’y ait plus qu’entre nos propres mains qu’on remise ce moteur à heurts Heur d’été, heur d’hiver Le monde s’adapte Je me marre d’être mûr La mort en point de mire Et l’amour à demeure Regards qui se découvrent dans l'infini Fleuve gelé Et deux âmes s'embrasent La fatigue d’aimer Relatée par qui adore jouer les pleureuses Bobo à la libido Les mêmes assurant qu’il faut souffrir pour être beau Quels fatigants ! Lune solitaire Stratus intermittents SOS en morse : aube bientôt levée Indifférente au genre humain Le ciel se déploie Pour le détester, il en faut de la force Se voir circonscrit de cercueils Se vêtir de deuil Comme écorce Sur le chemin Je me fiche de mes pas anciens De mes trépas, de mon butin Seul compte le futur incertain : si tout doit s’arrêter demain Je souris, pensant à qui continuera D’y aller bon train Printemps prometteur J'aurai pépié ceci Un peu de temps, délicatement perdu Pas pour tout le monde ?
  21. Tu muais Tout étant résolu d'avance Tu donnais, tant et tant d'importance À des avidités Qui te furent, caprices d'enfance Avanies avinées se joignant aux avaries Exténuée L'évolution fut à prévoir Hors, à jamais d'or Tu n'aurais su décevoir Tant il est rare qu'on s'aborde dans le brouillard Tendre temps qui s’amuse à se rendre, car Rester vivant est le prix à payer Rester vivant ou déterrer l’idée Rester vivant, dont rêve un suicidé Rester vivant, avenir rassurant Débuts et fins sont des parties du temps Haine et amour plient sous le poids du temps Chagrin et joie ne sont rien face au temps Douleur et jouissance sont brisées par le temps Hier est déjà fini, demain à naître Colifichets à faire disparaître Des illusions enfin à reconnaître Jouer la liberté, déléguer son mal-être L'important c'est l'instant Si tu es bien portant S’écoule ton présent, donc Rester vivant puis choisir la survie Rester vivant, et s’en croire grandi Rester vivant, trouver un idéal Rester vivant et croire au bien au mal Regrets et remords ne sont que non-sens Telle la non-vie d'avant la naissance Rêver d'avenir peut être envahissant Aussi vide que mort et son néant, alors Rester vivant, et on est éligible Rester vivant ou singer l’impossible Rester vivant, et on est philosophe Rester vivant ou voir la catastrophe Celle-ci Un tunnel au bout de la lumière D’ici-bas, une mise en bière Pour seule occupation L’ennui en pâte à modeler En petits pots à cuire Au four, le sablier expire Ainsi reste vivant On ne veut que ton bien Et vois comme on l’obtient Sans plus de sentiments
  22. Matin éperdu Une sphère de feu inonde cet horizon L’immonde se déverse, déclame nos oraisons On y gagne une foi, en rage au contact de ce démon Il est mon nouveau roi, j’y meurs éternellement à foison En ce désert, où chacun de ses pas est un crissement Où le sable vitrifié remplace l’épiderme Translucide, j’avance à blanc, isotherme Avide, ma lymphe s’avive, ondoiement Des poumons se tordent à se rendre Quand les buissons s’accordent pour m’éprendre Ardents, ils t’entendent chanter avec les salamandres On y est, les flammes me dévorent le palais Crier alors n’opère plus – où donc les larmes se sont asséchées ? Bouche de feu, sexe incendié, au rabais Pour toi avant, il fut fiévreux Foyer ému, l’âtre le lèche au mieux Un chameau fantôme affame et m’arraisonne Que je sache, asséché, on déraisonne Il en pousse des souvenirs, mirages d’élixir De même façon qu’en frottant 2 bois différents, pourtant semblables, le feu vient De même façon, nos caresses réciproques nous embrasaient On s’en brassait – minions, nous nous illuminions d’un rien Là j’en surviens avivé, au 9° degré – 3° au carré Un viatique étique se déroule Le stuc de ma chandelle s’écoule Reste-t-il à susurrer sur l’os ? Crépiter des broutilles, calciner des brindilles La morsure de cet erg s’accroît Je me noie en ce phlogistos Température devenue nucléaire Eté ou hiver, on s’y perd Philanthropie aux abois 10000 soleils me désaltèrent Tu étais cet amour, une douceur aliénation Etais un amadou, l’humour à profusion Comme ce cerne de lumière qui me décore la vision Halo dévorant, aurore boréale aveuglante, ignition Le sais-tu ? C’est cela, prendre un four Phosphorisé, j’attends ma pyrolyse Catastrophe d’alentour Besoin d’une catalyse Phénix ou corbillard À jamais, ne plus consumer À jamais, ne plus consommer Ces brûlures – un espoir ? =========================================== Bande son : AGORA FIDELIO – "Altitude Zéro"
  23. J'ai des muscles bien fermes un cerveau où ça germe fort, mené à son terme une chair sous un derme Qu'est plus ou moins foncé plus ou moins coloré ça suffit pour bouger ça suffit pour sauter Puis rester dans le ton quand on tournoie au fond quand on ressent le son qu'il s'offre comme un don Nos coeurs suivent la rythmique femelles, mâles quantiques nos corps sont statistiques de ce champ magnétique * Nos vies dans cette foule comme la mer et la houle que l'on boit tout son soûl mais où parfois l'on coule Certains plongent au plus haut d'autres nagent dans ces eaux fièvre, sueur sans repos l'ivresse nous tient chaud Puis tout ce que l'on fume points rouges qui s'allument se transforment en brume s'estompent en écume Nos maux et nos envies s'oublient en énergie positive folie soeur de la mélodie * On savoure le présent déjà voué au néant rêve et réel et temps évanouis dans l'instant Car il faudra sortir abandon d’élixir vider les lieux, partir gérer nos souvenirs Retourner dans vos rues où ne se trouve plus monseigneur l’Inconnu ennui du déjà-vu Retrouver vos silences vos acouphènes rances annihilant nos chances éternelle constance * Vos silences Vos silences : une éternité Vos silences durent une éternité Vos silences ainsi durent une éternité Vos silences suivent – ainsi durent une éternité Vos silences se suivent ; ainsi durent une éternité Vos silences s'ensuivent mais ainsi endurent une éternité
  24. Ma mort attend Ma mort, et là Sans mouvements Rôdant : telle est sa loi Une main froide, rude Dans une autre, roide Quand cela – dru – dure À portée de doigts Ma mort C'est un shish kebap au porc Ou black-jack pour cul de jatte En blême cunnilingus cuit Poupée de laine qui penche Qui peine et qui calenche En boité Digéré jus d'en pire écarlate L’eau-de-vie qui a obvié À une journée obvie En portée de doigts Quand cela – dru – rude Dans une main roide Une autre, froide, dure Rôdant : telle est sa loi Sans mouvements Ma mort est là Ma mort, à temps
  25. Il regarde tourner le linge : Son bonheur, lui, il le singe. C’est un peu triste, mais bien pratique… C’est l’air de la chrématistique Inversée, car elle consiste À prodiguer des richesses Non accumulées : idéaliste, Il croit mettre l’argent HS ; Se voyant en néo-bourgeois, Il esquive le travail Puis hypothèque aussi dans la joie – Aura recours au crédit-bail. Aura-t-il assez vécu ? En aura-t-il assez du Revolving ? Ce revolver, Du vase Ming, évolue vers Le découvert ! Le voyage en terre Viking ! Le révolu verre de Riesling ! Puis, dévolu destin d’hiver : Ne valoir même un Schilling… Il regarde tourner le linge : Ça lui remue les méninges. C’est un peu triste, mais bien pratique… C’est l’aria du lavomatic À utiliser aujourd’hui Et tous les jours qui lui manquent. La vie ne lui fera plus crédit : Ne parlons même pas des banques ! Les huissiers se sont régalés ; Chez lui ce fut la razzia : Meubles, bijoux, machine à laver, Parts d’entreprise ou de pizza. Son utopie est-elle réelle ? Le hait-il son – empli de fiel – Revolving ? Ce revolver, Du vase Ming, évolue vers Le découvert ! Le voyage en terre Viking ! Le révolu verre de Riesling ! Puis, dévolu destin d’hiver : Ne valoir même un Schilling… Il regarde tourner le linge : Telle une énigme de sphinge. C’est un peu triste, mais bien pratique… Epître aux realpolitiks Qui auront demain fort à faire : Les Etats étant solvables Si les capacités financières Des cons, citoyens, restent fiables. Sinon, la paix lui dire : Bye ! Goulûment, s’attendre au pire. Sinon, banqueroutes en pagaille Auront raison de nos Empires. Fasse que ce monde disparaisse ! Fasse que ton règne absurde cesse, Revolving ! Un revolver, Du Wyoming, évolue vers – Tombeau ouvert – Le bombardement de Beijing ! La nucléaire dinde à Thanksgiving ! Puis, saison d’atomique hiver : Drôle de terraforming…
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