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  1. Finis les spritz au bord du Grand Canal ! Les gondoliers seront bientôt contraints de souffler dans le ballon. Explications. (photo d'illustration) © Antoine Lorgnier/ AFP Passage obligé pour les amoureux en voyage à Venise, la traditionnelle balade en gondole n'est pas toujours sans risque. En cause, le gondolier lui-même, dont l'amour pour la bouteille est grandissant. Afin de mettre un terme à l'épidémie, Nicola Falconi, président de l'association des gondoliers, a déposé une requête auprès des autorités locales pour que les gondoliers puissent être soumis aux tests d'alcoolémie, au même titre que n'importe quel autre conducteur. "Des bateaux-bus aux gondoles, nous faisons face à un problème de plus en plus préoccupant", a-t-il ainsi déclaré à l'ANSA, une agence de presse italienne. La classe politique italienne n'a pas manqué de réagir : Enrica Berti et Chiari Marri, deux conseillères municipales, se sont offusquées de l'attitude des gondoliers lors d'une conférence de presse dont le Vancouver Sun se fait l'écho : "Les gondoliers représentent notre ville devant le monde entier, ils doivent donc non seulement respecter la culture et l'histoire de Venise, mais aussi faire honneur aux citoyens de la ville." Cette prise de position a fait suite à la vidéo - retirée depuis - postée sur YouTube par un groupe de gondoliers, dans laquelle ils s'amusaient à bizuter un candidat. Article complet http://www.lepoint.fr/insolite/venise-la-sobrissime-05-07-2013-1700952_48.php
  2. Bonjour, ************************************************************************************************************************************************** "Il y avait alors dans les bureaux de la maison du roi un homme industrieux et avisé, Jacques Cœur de Bourges, d'origine plébéienne, mais de grande et vive intelligence et d'une prodigieuse habileté dans les choses de ce siècle. Il était argentier du roi et les opérations commerciales auxquelles il se livrait sans arrêt l'avaient considérablement enrichi et tiré hors de pair. Le premier de tous les Français de son temps, il équipa et arma des galées* qui, chargées de draps de laine et autres produits fabriqués dans le royaume, parcouraient les rivages d'Afrique et d'Orient jusqu'à Alexandrie d'Egypte, et en rapportaient jusqu'au Rhône des étoffes de soie et toute espèce d'aromates, marchandises répandues ensuite non seulement en France, mais en Catalogne et dans les contrées voisines pour servir à l'usage de ce pays. En effet, avant lui, l'habitude s'était depuis longtemps perdue d'obtenir ces produits en France si ce n'est par l'intermédiaire d'autres nations, Vénitiens, Génois ou Barcelonais. Jacques Cœur s'était donc enrichi et illustré par ce commerce maritime." C'est ainsi que Thomas Basin décrit Jacques Cœur dans son Histoire de Charles VII. **************************************************************************************************************************************************** Au début du XV° siècle, Bruges est une riche ville flamande, plaque tournante par excellence du commerce de la laine anglaise et marché international en liens avec les foires de Champagne. Elle abrite qui plus est en ses murs d'importantes colonies de marchands, dont bon nombre sont venus d'Italie. Douze consulats y représentent les grandes nations marchandes : la Hanse* d'Allemagne, Venise, la Catalogne ou l'Aragon, la Castille ou l'Espagne, le Portugal, Milan, la Biscaye. Les marchands de France, pays largement appauvri par la Guerre de Cent ans, font piètre figure face aux compagnies tentaculaires italiennes et hanséates. Pourtant, l'histoire retiendra le nom d'un Français qui fut un grand homme d'affaires de son temps : Jacques Cœur. Né en 1395 à Bourges, fils de pelletier, il se marie à 23 ans avec la fille d'un marchand fortuné. Une union qui sera son marchepied vers l'élite berruyère. A 34 ans, il devient membre d'une association de marchands qui approvisionne la cour royale de Charles VII, également à Bourges. A 37 ans, il entreprend des voyages en Orient : à Beyrouth, puis à Damas. A 41 ans, il est nommé maître de la monnaie de Paris, puis argentier du roi. Sa brillante ascension sociale atteint son apogée en 1441 avec son anoblissement et la construction d'un magnifique hôtel particulier dans sa ville natale (photo ci-dessous). Il entre au Conseil royal l'année d'après. Il a alors 47 ans. Partie prenante des activités commerciales et financières de Charles VII, il prend à ferme les mines royales d'argent, de plomb et de cuivre du Beaujolais et du Lyonnais. Dès lors, il se met à concéder des prêts d'argent aux membres de la cour, où il gagne encore en influence, au point de s'entremettre dans la conclusion d'un traité entre le sultan d'Egypte et les chevaliers de Rhodes. En 1446, il se fait sa place à Florence, dans le monde des fabricants de soie. Sa richesse n'en finit alors plus de s'accroître, or il ne rechigne guère à en faire profiter son souverain, lui donnant par là même les moyens de reprendre la Normandie à l'envahisseur anglais en 1450. Jacques Cœur est d'ores et déjà assez influent pour que son fils Jean, un jeune homme de 26 ans, soit promu archevêque de Bourges. La puissance du marchand semble décidemment n'avoir plus de limite. Pourtant, en 1451, il est arrêté : on l'accuse d'avoir fait empoisonner Agnès Sorel, la fameuse Dame de Beauté, favorite du roi. L'accusation est fantaisiste, et il est innocenté trois ans après. Malgré tout, il n'échappe pas à une condamnation à vie à la prison, et ses biens son confisqués au motif de détournement de fonds. Il doit restituer 100.000 écus à Charles VII, en sus d'avoir à honorer une amende colossale de 300.000 écus. Incarcéré à la prison de Poitiers, il s'évade au bout d'un an et gagne l'Italie, où le pape lui confie le commandement d'une flotte pour aller lutter contre le Turc. Il meurt en héros à Chio en 1456, à 61 ans, donc assez vieux par rapport à la moyenne d'âge de décès de l'époque. Il aura été le marchand le plus important du Moyen-Âge français, l'unique méritant d'être placé sur un pied d'égalité avec les redoutables négociants italiens, dont il avait parfaitement su appréhender la révolution commerciale. En pratiquant le commerce des épices et autres produits de luxe ramenés d'Orient, il avait garanti le royaume de Charles VII d'une indépendance non négligeable vis-à-vis des Italiens. Il est d'ailleurs à l'origine de la création d'une flotte de galées* à Montpellier, par la suite basée à Marseille. On pourra à juste titre s'étonner de l'ingratitude témoignée au personnage en son propre pays, qui lui devait tant. Or, sa chute résulte de trois facteurs principaux : tout d'abord, une coalition de concurrents ayant juré sa perte, les marchands de Tours et de Montpellier. Ensuite, la rancœur de l'aristocratie de la cour endettée auprès de lui, et effroyablement jalouse de l'ascension fulgurante de ce simple fils de pelletier. Enfin, l'abandon du roi, qui croyait pouvoir se passer de son argentier une fois la paix revenue. *************************************************************************************************************************************************** * Hanse : association de marchands de villes ayant des intérêts économiques communs. * Galée (galéasse ou galère) : navire à rames utilisés en Méditerranée. D'après : les Métiers au Moyen-Âge, de Sophie CASSAGNES-BROUQUET (Ed. Ouest-France). ******************************************************************************************** Une statue a été érigée en son honneur à Bourges en 1879 :
  3. Bonjour, Certaines maisons auraient un pouvoir destructeur sur leurs occupants, qui provoqueraient des angoisses, des céphalées ou autres douleurs, des insomnies, des disputes, la folie... Ceux qui y vivent se plaignent d'avoir "la poisse"... On parle encore de "maisons à cancer". * (* "Ces maisons qui tuent" de Roger de Lafforest). Peut-être qu'il y en a parmi vous qui ont eu vent de résidences néfastes, ou ont eux-mêmes vécu dans une telle maison. Pour ma part, je vais vous emmener en Italie, et vous parler de la Ca' Dario : A Venise, où on aime les abréviations, "ca'" est celle de "casa". Aussi verrez-vous souvent cette syllabe devant le nom d'un palais, si vous allez vous promener là-bas. La Ca' Dario est une tueuse en série : la liste de ses victimes au fil des siècles défraie la chronique ! Et pour qui s'y connait bien en anagramme et en latin, la devise lisible en grosses lettres de mosaïque sur sa façade : "URBIS GENIO JOANNES DARIUS", compliment à l'attention de l'architecte Pietro Lombardo, en reprenant ces lettres on peut obtenir cette formule moins joyeuse : "SUB RUINA INSIDIOSA GENERO" (Qui habitera ces lieux ira à sa ruine). *************************************************************************************************************************************************** La silhouette bancale de l'austère mais somptueuse demeure ornée de polychromes, se reflète dans les eaux d'émeraude du Grand Canal. Il n'y a que les touristes, ignorants de ses maléfices, pour la contempler et la bombarder depuis l'Aquabus. Les Vénitiens pure souche, eux, préfèrent s'en détourner, sa seule vue les faisant frémir. L'histoire de ce lieu débute en 1487 : Giovanni Dario, ambassadeur de la Sérénissime à Constantinople, décide de se faire ériger sa propre merveille de palais dans le quartier de Dorsoduro... Sur un ossuaire Templier dit la légende. L'édifice construit, il y emménage avec sa fille Marietta. Les problèmes ne tardent pas à commencer : les affaires de son gendre, Vincenzo Barbaro, se dégradent jusqu'à la faillite. La jeune femme s'enferme pour se laisser mourir de faim et de chagrin... selon la version officielle du moins, puisque une autre prétend qu'elle aurait péri emmurée par ce même Vincenzo après que son père, résidant juste en face, dans le palais Barbaro, et très désireux de faire mains basse sur la Ca' Dario, ait été tragiquement assassiné dans son jardin. Subséquemment au décès de Marietta, Vincenzo se suicide avec un poignard. Quant à leur fils, il trouve la mort dans une embuscade en Crète. Giovanni Dario connaît également sa déchéance après avoir été viré du Grand Conseil. Par la suite, les tragédies se succèdent en même temps que le palais change de propriétaires : le diamantaire Arbit Abdol, ruiné, meurt dans la misère ; l'historien Rawdon Brown se suicide ; Charles Briggs -un riche Américain- étant pris dans la spirale d'un scandale de mœurs, son amant se suicide ; le comte Filippo Giordano delle Lanze est assassiné par son amant dans le palais ; l'homme d'affaires Fabrizio Ferrari est ruiné, sa fille assassinée ; le financier Raul Giardini, impliqué dans des affaires de corruption, se suicide ; Kit Lambert, manager du groupe de rock The Who, est retrouvé mort dans sa chambre de la Casa Dario. Woody Allen, intéressé par la sombre demeure en vente, aurait finalement renoncé à l'acquérir pour des raisons que vous devinerez facilement. Source 1 Source 2 Source 3
  4. Bonjour, L'an passé, il avait été décidé que les bateaux de croisière géants seraient interdits de passage dans le bassin de San Marco à Venise, et ce à compter de novembre 2014... Les Vénitiens, qui avaient longtemps manifesté leur mécontentement et leurs craintes à ce sujet, étaient soulagés, car en effet, ces titans plus hauts que le plus haut des palais de la Sérénissime font tout trembler sur leur passage, nuisance qui pourrait bien un jour se révéler fatale à la cité millénaire, et qui la mine déjà, provoquant de par ses vibrations dégâts sur dégâts dans ses fondations, dans ses murs, polluant l'atmosphère avec ses fumées, etc... Ci-dessus : une fausse manœuvre, et c'est toute une partie de la ville qui redevient marais, s'écroulant telle une rangée de dominos ! ********************************************************************************************************************************************* Et puis déception : le lobby des croisières a parlé, c'est le profit qui a gagné ! En mars 2014, le bannissement a été levé, la loi abrogée au motif que les inquiétudes des écologistes étaient infondées, qu'il n'y avait soi-disant aucune preuve tangible de dégâts éventuels causés par ces navires gigantesques, selon les responsables politiques en charge du dossier, les spécialistes non-indépendants et autres notables corrompus bien évidemment. Ci-dessus, mouvements de protestation dans la lagune. Chaque fois, la police donne raison aux "monstres", les manifestants doivent leur laisser le passage, et c'est chaque fois un coup porté aux édifices sans âge de la Cité des Doges. ************************************************************************************************************************************************* Les Vénitiens, pas contents du tout, ne baisseront pas les bras, et ont fait savoir au gouvernement qu'ils étaient prêts à user d'un référendum pour se séparer de l'Italie aux fins de rendre à leur ville son indépendance, perdue en 1797 face à Napoléon Bonaparte. Un sondage a révélé qu'ils étaient 60 % prêts à voter dans ce sens. Berengo Gardini, photographe professionnel, a consacré son art pour dénoncer la situation. Il aurait bien entendu souhaité s'exposer à Venise mais a été ignoré. Ces photos seront malgré tout visibles jusqu'au 28 septembre 2014 à la villa Necchi Campiglio à Milan ; titre de l'expo : Mostri a Venezia di Berengo Gardin. Des comités internationaux privés ont lancé un appel international. 63 signatures ont déjà été recueillies, parmi lesquelles des noms célèbres : Kate Blanchet, Susan Sarandon, Calvin Klein, Jane Fonda... Personnellement, j'ai recherché une pétition récente pour apporter mon soutien, sans trouver. Si vous pouvez fournir un lien, faites-en part sur ce topic, merci d'avance. Ci-dessus, mise en évidence des gaz d'échappement : imaginez l'impact sur place, sans compter le bruit. Quelques photos de Berengo Gardin :
  5. Bonjour, Pendant plus de mille ans, le magistrat suprême de Venise a été le doge. ********************************************************************************************************************************************************************* Ci-dessous : un doge, avec son chapeau caractéristique, sous lequel est placé un bonnet de lin très fin muni de lacets qui se nouent (ou pas, c'est selon !) sous le menton : *********************************************************************************************************************************************************** La légende, plus que l'histoire, a retenu le nom de celui qui fut le premier à porter ce titre : Paulicio Anafesto, élu en 697 selon certaines sources, entre 713 et 715 selon d'autres. On parle encore d'un certain Orso Ipato qui aurait été élu en 727 à la suite d'une révolte militaire, mais tout cela remonte à si loin... Tout cela remonte à une époque où Venise n'était rien d'autre qu'une dépendance byzantine. Au fil du temps, Venise gagna son indépendance et la figure du doge, simple "magister militum" sous la domination de Byzance, gagna par conséquent en importance. Au départ, un doge était élu à vie par l'arrengo -ou concio- cette tumultueuse assemblée populaire constituée des représentants de tous les citadins : les "maiores", les "mediocres" et les "minores". À la longue, ces doges, issus des familles vénitiennes éminentes, prirent la fâcheuse tendance de vouloir transmettre par tous moyens leur statut -le dogato- à leurs propres descendants. Certains y parvinrent. Or, cette autorité qu'avaient les doges une fois l'indépendance acquise en aura inquiété plus d'un, et de ce fait ne cessera jamais de se confronter à l'aristocratie vénitienne, ce qui leur valut des restrictions à n'en plus finir, au point que leur pouvoir ne fit que diminuer telle une peau de chagrin d'un siècle à l'autre. À compter du IX° siècle, lorsqu'il s'agit de prendre d'importantes décisions en politique étrangère, le doge se doit de convoquer l'assemblée, qui a désormais son mot à dire là-dessus. Puis, dès le XII° siècle, le doge nouvellement élu doit signer une "promissione", liste de restrictions qui ira toujours s'allongeant d'une élection à l'autre. En 1172, le doge voit se former un Conseil majeur et un Conseil mineur se composant de "sapientes" chargés de contrôler ses faits et gestes, jusqu'aux banalités. En 1207, le Conseil majeur obtient le droit de nommer les fonctionnaires de l'Etat. En 1297 est approuvée une loi assurant à ceux qui ont participé au moins quatre ans au Conseil majeur le droit d'en faire partie à vie, lequel droit est extensible à leurs héritiers. Quant aux doges, leur champ d'action continue de perdre du terrain face à ce puissant conseil : en 1275, il est interdit à un doge de s'allier à des princes étrangers, et la même année : il est interdit à un doge d'abdiquer ; en 1343, les fils de doges sont privés de la possibilité de participer à n'importe quelles fonctions publiques ; en 1367 : interdiction aux doges de posséder des terres en dehors de la République... Tant et si bien qu'au XIV° siècle, le Gran Consiglio et plus encore le Sénat forment à eux deux le vrai cœur de l'Etat : il cuore dello Stato ! Leurs membres se réunissent quotidiennement sous la présidence du doge. L'organe exécutif de la République est appelée la Signoria ou encore la Serenissima, et se constitue donc du doge, de ses conseillers -les six "sapientes"- et de trois "capi" (chefs) de la Quarantia (organe judiciaire d'appel). Avec un tel ménage : la Signoria d'un côté, le Conseil majeur et le Sénat de l'autre, impossible qu'un seul homme ou même qu'une seule famille, si puissante fût-elle, ne s'empare du contrôle de la Cité. C'est vraiment la République ! (à quelques détails près). Toutefois, il faut savoir que, si d'une part le pouvoir des doges ne cessait de diminuer, d'une autre leur magnificence ne fit que croître. Ceux-ci paraissent avec majesté devant le Conseil, les rois et princes étrangers, sans oublier les citadins à l'occasion des cérémonies publiques. ************************************************************************************************************************************************************************************** Ci-dessous : les Tétrarques (i Tetrarchi) qui protègent le Palais des Doges de l'Aqua Alta ************************************************************************************************************************************************************************************************* Jadis "messer lo doxe", le doge devient le Serenissimo et se montre à bord du Bucentaure -son bâtiment réservé- dans son beau manteau rouge écarlate au col d'hermine et serti de joyaux. La "zoia", ce couvre-chef byzantin à la forme caractéristique, laisse sa place à une prestigieuses coiffe enrichie de broderies raffinés sur de l'étoffe de Damas dorée ou du velours cramoisi, et s'orne de pierres si précieuses que, passée chaque solennité, elles rejoignent bien vite le trésor. En dépit de toutes ces lois se succédant pour réduire l'autorité des doges, leur fonction ne se borna jamais à de la représentation. Aussi, bien des doges se démarquèrent par leur courage et leurs talents diplomatiques, quand d'autres ne surent que s'attirer le mépris des Vénitiens. *************************************************************************************************************************************************************************************************** Ci-dessous : un doge agenouillé devant le Lion de Venise : Quelques doges demeurent dans les mémoires de la Sérénissime pour leurs hauts faits : Pietro Orseolo II parce qu'il étendit les confins de la Vénétie à l'Istrie et à la Dalmatie. Enrico Dandolo qui fut un héros de la quatrième croisade, Andrea Dandolo parce qu'il tomba à la bataille de la Curzola, Francesco Dandolo pour sa contribution au développement initial de Venise sur la terre ferme. (Les trois sont de la même famille, pour ça qu'ils portent le même nom). Andrea Contarini parce qu'il fut l'âme de la résistance vénitienne contre Gênes au temps de la guerre de Chioggia, au XIV° siècle. Alvise Mocenigo parce qu'il fut le fin diplomate qui eut l'honneur d'accueillir en sa Cité Henri III de France. Francesco Morosini connu comme "il Peloponnesiaco" en tant que conquérant de la Morée, en Grèce. Encore un dont Venise se souvient : Marino Fallier qui, au XIV° siècle, non content d'avoir été vaincu par les Gênois, eut des velléités dictatoriales qui lui valurent la décapitation seulement un ans après la prise de ses fonctions. Ci-dessous : la Bocca per la denuncia des colpevoli (la bouche pour dénoncer les coupables envers le bon ordre public) où des délateurs pouvaient glisser le nom de gens qu'ils voulaient dénoncer comme étant des ennemis de la République. (Source : Grande storia di Venezia, coll. Il Sapere, Ed. Atlanti) ************************************************************************************************************************************************* Le dernier doge : Ludovico Manin (1725- 1802), est le cent vingtième et dernier doge de la République de Venise. Il gouverne de 1789 à 1797. L'invasion des armées de Napoléon Bonaparte le force à abdiquer. Alors que déjà les troupes françaises sont parvenues sur les rives de la lagune et cherchent à pénétrer dans Venise, il prononce la phrase célèbre : « Cette nuit nous ne serons pas en sécurité, même au fond de notre lit. » (source Wikipédia)
  6. Invité

    Le soleil se lève à Venise

    Le parfum des roses carresse mes narines, Les navires des pêcheurs voguent près des ruines, Les cheminées des maisons fument à Venise, Le soleil se lève sur une légère brise, La main sous le menton, je contemples le ciel, L'esprit joyeux je ressens un goût de miel, Les cris d'enfants égayent mon âme rebelle, Le miroir dans la baignoire me souffle que je suis belle.
  7. Le palais des Doges ou palais Ducal est un palais vénitien de style gothique situé sur la place Saint-Marc (Venise –Italie). Ce bâtiment fut la résidence officielle du Doge de la République de Venise, ainsi que le lieu de représentation de ses institutions majeures. Façade sur la Piazzeta La République de Venise La République de Venise dite la Sérénissime est un État progressivement constitué au Moyen Age autour de la cité de Venise, et qui s'est développé par l'annexion de territoires divers et de comptoirs commerciaux le long des côtes de la Mer Adriatique, en Méditerranée orientale et en Italie du nord, jusqu'à devenir une des principales puissances économiques européennes. Le système de gouvernement de cet État, relativement original pour l'époque, était la République. Mais une république oligarchique, comme Florence, les villes libres d'Empire, les Provinces-Unies, et la Confédération suisse. http://fr.wikipedia....lique_de_Venise Le Doge Les grandes familles de la ville, représentées au Grand Conseil, élisaient le Doge (Duc) qui conduisait la politique sa vie durant. Les Vénitiens ont élaboré au cours des siècles une organisation institutionnelle originale et très complexe visant, d'une part à concentrer les pouvoirs entre un nombre restreint de familles patriciennes d'ancienne origine, d'autre part à éviter toute évolution vers un système de type monarchique, malgré la prééminence d'un personnage, le Doge, qui symbolisait le pouvoir de l'État et représentait la Sérénissime République. Le Doge était théoriquement élu à vie. Le caractère viager devait se perpétuer sans changement au cours des siècles alors que le doge perdait peu à peu tout pouvoir personnel. La fonction de doge était dévolue à un membre d'une famille patricienne choisie dans un cercle restreint, mais la transmission n'en devint jamais héréditaire malgré les tentatives de quelques-uns. Celles-ci aboutirent d'ailleurs à faire évoluer le mode de désignation du doge de manière à exclure toute possibilité de transmission héréditaire ou d'accaparement par des factions. Par la suite, les doges démissionnèrent assez souvent pour se retirer dans une vie monastique, sous la pression des oligarques, quand ils étaient discrédités par leur action politique. Le palais Un premier palais des Doges fut détruit par un grand incendie en 976, qui détruisit également la première basilique Saint Marc. Le palais des Doges actuel fut bâti en 1340. Il abrita les doges de Venise Jusqu’en 1797. Ce palais fut pendant de nombreux siècles le siège de l'administration vénitienne. Les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire y étaient centralisés entre les mains du doge. Une bouche de Lion : boîte aux lettres pour les dénonciations anonymes. Traduction de l'inscription dans la pierre : « Dénonciations secrètes contre toute personne qui dissimule des faveurs ou des services, ou qui cherche à cacher ses vrais revenus ». Jusqu’au XVIe siècle, le palais abritait les prisons de Venise situées sous les toits. Elles sont appelées les plombs car leur couverture était faite de plaques de plomb. En été, leur visite est d’ailleurs interdite à certaines heures de la journée carles visiteurs ne pourraient supporter la température qui y règne (plus de 50 °C). C’est dans cette prison que fut détenu Giacomo Casanova. Le 1ernovembre 1756, il s'en évada avec l'aide de son voisin de cellule, un prêtre nommé Marino Baldi. Ce fut l'unique évasion qu'ait connu cette prison. Puis une autre prison de 19 cellules fut construite à côté du palais (la prison des puits) appelée comme cela car elle était non plus sous les toits, mais au rez-de-chaussée et en sous-sol. Les conditions de détention n’y étaient pas meilleures car, si les prisonniers ne souffraient plus de la chaleur intense, ils étaient constamment dans l’humidité et le froid, voire dans l’eau lors des crues, avec tout ce que de telles conditions entraînent en termes d’hygiène. Cette nouvelle prison et le palais ne sont séparés que par le Rio della Paglia, le seul lien entre ces deux bâtiments étant le pont des soupirs, un petit pont de pierre entièrement fermé que les prisonniers traversaient après leur jugement pour gagner leurs geôles. A gauche les prisons, à droite le palais, au centre le pont des soupirs Les prisons des plombs faisaient partie d’une aire cachée du palais dont personne ne connaissait l’existence. Toute une administration secrète y réglait les affaires politiques et judiciaires de la République. De nombreux hauts fonctionnaires y travaillaient et leurs activités se déroulaient souvent la nuit. On considère d’ailleurs que c’est là que le pouvoir s’exerçait réellement, qu’il s’agisse d’affaires d’espionnage, de fiscalité, de législation, de commerce ou de bonnes mœurs, tout était du ressort de ces fonctionnaires et de leur police secrète. Pour éviter que les ambassadeurs et hauts dignitaires ne découvrent cette administration cachée, la République de Venise avait installé ses bureaux dans des demi-étages du palais. De l’extérieur, on ne distinguait que de grandes fenêtres fermées semblables à celles des grandes salles du palais, mais en fait un plancher avait été installé à mi-hauteur de ces fenêtres; abritant ainsi de nombreux bureaux, salles de conseils, salle de torture, cachots en toute confidentialité. Ce palais représente la plus grande œuvre d’imagination de Venise. Pendant une longue série d’années,les meilleurs architectes dirigèrent sa maçonnerie, les meilleurs peintres sa décoration. Ses façades, celle de la mer et celle de la Piazzetta se composent d’une épaisseur de murs massifs et polis soutenus par deux étages de piliers posés l’un sur l’autre. Il est surtout un musée magnifique avec ses salles entièrement décorées par les plus grands peintres dont le fameux Tintoret. On doit à ce dernier, avec l'assistance de son fils Domenico Tintoretto,l'immense toile du Paradis, dans la salle du Grand Conseil, passant pour être le plus grand tableau au monde, avec ses 22 m de long. La cour intérieure du palais ne présente aucune unité, contrairement aux facades extérieures. La plus ancienne facade est celle dite du Grand Conseil: on y travailla dès 1340. L'aile du Scrutin fut construite à partir de 1424, elle fut complétée quelques décennies plus tard par les structures qui remplissent l'espace entre le Palais et la Basilique (la porte de Carta et le passage Foscari). Un incendie endommagea la partie du bâtiment sur le canal en 1483, un remaniement de l'aile fut confié à Rizzo. Cependant le chantier ne fut finit que vers le milieu du siècle suivant. En raison des variantes du projet et des nouveaux architectes, la facade fut un mélange de style Renaissance et de style gothique. Cela se manifesta par les nombreuses fenêtres, les bandes et les sculptures sur la facade mais la loge du dessus resta dans un style gothique pour respecter la tradition. Pour monter vers les appartements du doge et les salles institutionelles, on emprunte l'escalier d'Or : les stucs de lavoûte de cet escalier sont entièrement recouverts de feuilles d'or. Les Appartements du doge sont situés contre l'absidede la Basilique St-Marc. La proximité des salles Institutionnelles accordait peude place à la vie privée du doge. http://fr.wikipedia....alais_des_Doges Site officiel http://palazzoducale.visitmuve.it/ Les 36 chapiteaux du palais http://chapiteaux-pa...alais-des-doges Toutes les images extérieures du Palais http://fr.structurae...cfm?id=s0011771
  8. L'Italie révèle Stanley Kubrick photographe Lundi 06 septembre - 12:00 © Stanley Kubrick | Un autoportrait de Stanley Kubrick à 18 ou 19 ans. EXPOSITION | Après Milan, Venise offre en première mondiale les images prises par le futur cinéaste entre 1945 et 1950. Il avait alors entre 16 et 21 ans. Par Etienne Dumont Suite de l'article... Source: 24heures.ch
  9. Une blague folle Lundi 14 septembre - 18:29 Clooney a été la cible de ses amis, Brad Pitt et Matt Damon. Sa vengeance sera joyeuse mais terrible. Alors qu'ils étaient tous les trois à Venise, Brad Pitt et Matt Damon ont piégé leur pote George Clooney en déclarant qu'il avait l'intention d'épouser «son petit ami». Deux journalistes ont, sans le savoir, marché dans la combine. Suite de l'article... Source: lematin.ch
  10. Bonjour, En 1797, l'annexion de la République de Venise par Napoléon Bonaparte mit fin à 800 ans d'indépendance. Beaucoup de Vénitiens s'y étaient alors résignés en saluant leur nouveau maître comme un sauveur, en particulier les pauvres et les Juifs, tous autant de citoyens méprisés dans une cité où pouvoir et richesses n'étaient que le monopole d'une poignée de familles aisées. En remerciement, les soldats français spolièrent gentiment la Sérénissime de ses trésors d'art, commettant bon nombre d'abus et s'adonnant à de véritables pillages, et ce jusqu'au Quadrige ramené par les Croisés au XIII° siècle qui ornait depuis le portique de la basilique Saint-Marc (et dont les chevaux ne seront restitués à la cité qu'en 1815). Ci-dessus : fresque représentant le Lion de Venise dégradé à coups de marteau par des soldats français. Après ce passage de sauterelles en uniformes bleu et blanc, Napoléon échangea Venise et ses territoires contre la Belgique avec les Habsbourg, pour la leur reprendre une fois devenu empereur suite à la défaite des Autrichiens en 1805. C'est là que, par le Traité de Presbourg, les possessions autrichiennes en Bavière et en Italie furent cédées à la France (ce qui englobait la Vénétie toute entière -incluant Venise-, l'Istrie et la Dalmatie concernant les territoires de la Botte). En janvier 1806, retour des troupes françaises à Venise, nouvelle vague de pillages et d'abus ! Mais une vague qui cognera sur les têtes et videra les bourses jusqu'en 1815, soit dix ans ! Dix ans qui furent dix années de déclin, avec une industrie complètement déstabilisée, un commerce en ruine et une navigation pratiquement nulle. Le belle Venise finit reléguée au rang de Province périphérique au bénéfice de Milan, qui passa capitale du Royaume d'Italie, et ses territoires (ceux sur la terre ferme, je précise) furent alors attribués à des maréchaux et des généraux français. En novembre 1806, Napoléon Bonaparte, pour vaincre la résistance de ses ennemis les plus acharnés, décréta un bloc continental contre les bateaux et les marchandises anglais. Nouveau coup dur pour Venise et pour ce qui lui restait de trafic maritime. Evidemment, le processus de paupérisation qui s'ensuivit fut rapide et terrible : en quelques années seulement, le tiers de la population, soit quelques cinquante milles personnes, vint grossir les listes des miséreux. Le patrimoine historique et artistique subit également des dommages très graves : entre 1806 et 1810, plusieurs confréries religieuses furent supprimées ainsi qu'environ soixante-douze églises. Pour construire une salle de bal et un salon dans le palais royal (aménagé dans ceux de la place Saint-Marc), l'église San Geminiano, chef d'œuvre de Sansovino, fut sacrifiée. Puis, pour aménager un cimetière, outre l'église de San Cristoforo della Pace, ce fut un quartier tout entier qui fut détruit, et avec lui les innombrables œuvres d'art qui s'y trouvaient. Une centaine de palais furent démolis avec tout ce qu'il pouvait y avoir de précieux dedans. Plus de vingt-cinq mille tableaux -parmi lesquels des œuvres des plus grands : Carpaccio, Tiepolo, Tintoretto, etc.- furent dispersés aux quatre vents. Ci-dessus : une représentation satyrique de l'époque des troupes françaises dévalisant Venise. En octobre 1813, les Autrichiens assiégèrent Venise, et ce ne fut que six mois plus tard, en avril 1814, après l'armistice de Schiarino Rizzino, qu'ils reprirent possession d'une ville dévastée, où ne restait plus à déboulonner que la statue d'un Napoléon athlétique et en toge, façon empereur romain, sur la place Saint-Marc... Une Sérénissime qui n'était plus que l'ombre de ce qu'elle avait été. On comprend donc aisément le souvenir exécrable que les Vénitiens ont conservé de Napoléon Bonaparte. Et ça ne rigole pas ! En 2002, le Comité français pour la sauvegarde de Venise racheta cette fameuse statue de Napoléon en empereur romain afin de compléter le musée Correr : après tout, cette œuvre de Domenico Banti (élève de Canova) faisait partie de l'histoire de la ville. Que n'avait-on pas fait là ! Un vent de révolte se souleva immédiatement sur la lagune : c'est que par statue de Napoléon, les Vénitiens avaient entendu "statue du pilleur envahisseur" et rien d'autre ! A tel point qu'il fallut l'introduire de nuit dans le musée, où elle fut exposée. Les Vénitiens n'apprécièrent pas : la statue fut dégradée à plusieurs reprises, la main protectrice du soudard vola même une fois en éclats. On peut toujours la voir au musée Correr malgré tout, mais de derrière une vitre protectrice... devinez pourquoi. Source : Grande storia di Venezia, coll. Il Sapere, Atlantini. Autre lien
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