Aller au contenu

Rechercher dans la communauté: Affichage des résultats pour les étiquettes 'Louis XIV'.



Plus d’options de recherche

  • Rechercher par étiquettes

    Merci de saisir les tags en les séparant par des virgules. Les tags permettent de retrouver rapidement un sujet. Indiquez les mots clefs important pour votre sujet.
  • Rechercher par auteur

Type du contenu


Forums

  • Membres
    • Bienvenue
    • Trombinoscope
    • Près de chez vous
    • Célébrations
  • Actu et Débats
    • France
    • International
    • Société
    • Politique
    • Environnement
    • Economie
    • Sciences
    • Religion et Culte
    • People
    • Insolites
    • Actualités - Divers
  • Quotidien
    • Quotidien
    • Emploi
    • Amour et Séduction
    • Sexualité
    • Education et Famille
    • Santé
    • Etudes
    • Droits
    • Beauté - Mode
    • Animaux
    • Adozone
    • Aide aux devoirs
    • Inclassables
  • Culture
    • Cinéma
    • Arts et Artistes
    • Photographie
    • Philosophie
    • Musiques
    • Littérature
    • Histoire
    • Mangas
    • Théâtre
    • Langue française
  • Loisirs
    • Cuisine
    • Télévision
    • Séries
    • Chasse & Pêche
    • Voyages
    • Animés et Mangas
    • Auto - Moto
    • Jardinage
    • Bricolage et Déco
    • Esotérisme & Paranormal
    • Autres Loisirs
  • Informatique
    • Tutoriels
    • Hardware
    • Windows
    • Linux & Unix
    • Apple
    • Mobiles
    • Internet
    • Informatique - Divers
  • Jeux Vidéo
    • Central Jeux Vidéo
    • Jeux Online
    • PC
    • Xbox
    • PS3 / PS4
    • PSP / PS Vita
    • Wii / Switch
    • DS / 3DS
    • Jeux Mobile
    • Rétrogaming
  • Sports
    • Central Sports
    • Football
    • Rugby
    • Tennis
    • Basket
    • Sports Auto Moto
    • Sports de combat
    • Hand - Volley
    • Sports Extrêmes
    • Sports - Divers
  • ForumFr
    • Annonces
    • Aide et Suggestions
    • Recrutement
  • Sujets de Test Club
  • Deuxième forum de Test Club

Blogs

Il n’y a aucun résultat à afficher.

Il n’y a aucun résultat à afficher.

Calendriers

  • Community Calendar
  • Évènements de Test Club

Catégories

  • Actualité
  • Humour
  • Cinéma
  • Sports
  • Musique
  • Divers
  • Vidéos de Test Club

Catégories

  • Actualité
  • Cinéma
  • Sports
  • Musique
  • Jeux vidéo
  • Langue Française
  • Histoire
  • People
  • Divers

Rechercher les résultats dans…

Rechercher les résultats qui…


Date de création

  • Début

    Fin


Dernière mise à jour

  • Début

    Fin


Filtrer par nombre de…

Inscription

  • Début

    Fin


Groupe


Facebook


Twitter


Google+


Jabber


Skype


Website URL


Lieu


Intérêts

11 résultats trouvés

  1. Bonjour Le 21 octobre 1680, Louis XIV crée la Comédie française : une lettre de cachet, signée à Versailles, consacre la fondation d’une troupe unique, composée de vingt-sept comédiens et comédiennes choisis par le roi pour leur excellence, dans le but de « rendre les représentations des comédies plus parfaites ». La troupe unique jouit du monopole des représentations en français à Paris et dans les faubourgs. À son répertoire figurent Corneille, Molière et Racine, mais aussi Rotrou, Scarron. ******************************************************************************************************************************************************** Historique : 1670 : À Paris, trois troupes de théâtre rivales coexistent : celle du Marais, celle de l’Hôtel de Bourgogne et celle du Palais-Royal, dirigée par Molière. 1673 : Après la mort de Molière, les comédiens du Marais rejoignent sur ordre royal la troupe des comédiens de Molière, et cette nouvelle troupe s’installe à l’Hôtel Guénégaud, rue Mazarine. 1680 : Le 18 août, un ordre du roi, expédié de Charleville, enjoint aux deux dernières troupes de comédiens français établis dans Paris de jouer dorénavant ensemble. Le 25 août, jonction entre les comédiens de l’Hôtel de Bourgogne et ceux de l’Hôtel Guénégaud – les comédiens de Molière, dont le chef est La Grange – qui donnent leur première représentation commune. Le 21 octobre, une lettre de cachet, signée à Versailles, consacre la fondation d’une troupe unique, composée de vingt-sept comédiens et comédiennes choisis par le roi pour leur excellence, dans le but de « rendre les représentations des comédies plus parfaites ». La troupe unique jouit du monopole des représentations en français à Paris et dans les faubourgs. À son répertoire figurent Corneille, Molière et Racine, mais aussi Rotrou, Scarron. Louis XIV et Molière déjeunant à Versailles (peinture d'Ingres) 1681 : Le 5 janvier, les Comédiens-Français se lient entre eux par un acte d’association qui ne sera jamais remis en cause. La troupe réunit des comédiens fameux, tels que : Armande Béjart, Catherine De Brie, La Grange, Hubert, Du Croisy, Baron, Jeanne Beauval, Mlle Champmeslé – l’interprète favorite de Racine–, Poisson, etc. 1682 : Le 24 août, dotés d’un brevet de pension de 12 000 livres, ils vont connaître les avantages d’une protection de tutelle, mais en contrepartie de cette subvention, ils se trouvent plus étroitement assujettis aux caprices royaux. Le privilège des «Comédiens du roy » est souvent remis en cause par les troupes rivales, le théâtre de la Foire et surtout les Comédiens-Italiens. C’est par opposition à ceux-ci que se répand le nom de « Comédie-Française ». 1687 : Les comédiens reçoivent l’ordre de quitter leur théâtre, l’Hôtel Guénégaud, dont la proximité effarouche les ecclésiastiques du nouveau collège des Quatre-Nations (aujourd’hui l’Institut, quai Conti). 1689 : Après diverses tentatives infructueuses, la troupe s’installe rue des Fossés-Saint-Germain (n° 14 de l’actuelle rue de l’Ancienne-Comédie). Le 18 avril, le théâtre construit par l’architecte François d’Orbay ouvre ses portes. Au répertoire figurent les comédiens-auteurs Champmeslé, Dancourt et Poisson, en compagnie de Dufresny, Regnard et Crébillon… Les succès n’empêchent pas la troupe de surmonter avec difficulté les années de crise de la fin du règne de Louis XIV. 1716 : L’avènement du Régent, avec un retour au luxe et au plaisir, contraint les Comédiens-Français à brandir leur monopole face à la troupe reconstituée des Comédiens-Italiens et au théâtre de la Foire qui prospère. La compagnie renouvelée inscrit à son répertoire les premières tragédies de Voltaire, des oeuvres de Destouches, Gresset, Piron, Fagan, Nivelle de LaChaussée, créateur d’un nouveau genre dramatique, la « comédie larmoyante », et, en concurrence avec les Italiens, quelques unes des comédies de Marivaux. Leurs interprètes ont pour nom Mlle Duclos, Mlle Dangeville, Adrienne Lecouvreur ; puis, au milieu du siècle, Mlles Clairon, Gaussin,Vestris, et les comédiens Lekain, Préville, Molé… 1756 - 1759 : Face à l’autorité des premiers Gentilshommes de la Chambre, chargés d’appliquer les nouveaux règlements mis en place en 1757 et 1766 par Louis XV qui a pris en charge les dettes de la société, les comédiens s’affirment, construisent de petites loges, d’un gros rapport, et, avec l’appui de Voltaire, débarrassent la scène des banquettes réservées aux spectateurs privilégiés. La mise en scène, le décor, le costume, le jeu évoluent sous l’influence notamment de Lekain et Mlle Clairon vers plus de naturel et d’authenticité. 1770 : Les comédiens quittent leur théâtre vétuste et s’installent provisoirement dans la Salle des Machines du palais des Tuileries. Larive, Dazincourt, Fleury et Mlle Contat y connaissent leurs premiers succès. 1775 : Création du Barbier de Séville de Beaumarchais avec Préville dans le rôle de Figaro. 1778 : Apothéose de Voltaire. Son buste est couronné sur la scène en sa présence. 1782 : La troupe inaugure sa nouvelle salle du Faubourg-Saint-Germain (l’actuel Odéon), construite pour elle par les architectes Peyre et deWailly. 1784 : Création triomphale et tumultueuse du Mariage de Figaro de Beaumarchais, comédie annonciatrice de l’esprit révolutionnaire. 1789 : La Comédie-Française, à la suite des événements politiques, prend le nom de Théâtre de la Nation. La Révolution accorde aux comédiens les droits civils, mais elle met fin à la situation privilégiée de la Comédie. Au cours de cette période, la Comédie-Française connaît tous les périls, la dissidence des comédiens « républicains», qui scinde la troupe : conduits par Talma, ils s’installent dans un théâtre récemment construit par Victor Louis, rue de Richelieu, dit « Théâtre de la République ». 1793 : Le 3 septembre, le patriotisme des comédiens « monarchistes » ayant été mis en cause par leur choix de répertoire, le Comité de salut public ordonne la fermeture de leur théâtre à l’Odéon, leur arrestation et la saisie de leurs papiers. Le dévouement d’un obscur acteur, Charles Labussière, employé au Comité de salut public, les sauve de la guillotine. La chute de Robespierre leur rend la liberté ; mais ruinés, sans salle de théâtre, les comédiens se dispersent dans d’éphémères troupes de Paris et de province. 1799 : La tempête politique apaisée, la réunion de la troupe est réalisée à l’instigation de l’écrivain François de Neufchâteau, devenu ministre de l’Intérieur, puis membre du Directoire. Le gouvernement concède à la société des Comédiens-Français le Théâtre Français de la République, rue de Richelieu. Le 30 mai, la nouvelle Comédie-Française ouvre ses portes. Napoléon se fait le protecteur de la Comédie-Française. 1804 : Le 17 avril, les Comédiens-Français signent un nouvel acte de société. 1812 : Le 15 octobre, le décret de Moscou, signé par Napoléon, ratifie et complète les règlements établis. Dominés par Talma, les nouveaux sociétaires, parmi lesquels Mlle George et Mlle Duchesnois, se disputent les faveurs du public dans un répertoire classique éprouvé qui surclasse un répertoire contemporain médiocre. 1826 : La mort deTalma prive la troupe de sa principale étoile. Le répertoire en crise est prêt à accueillir les auteurs de la nouvelle école romantique. 1830 : Sous la direction du baron Taylor, commissaire du gouvernement, Alexandre Dumas, Alfred de Vigny, Victor Hugo imposent le nouveau genre au répertoire : le drame romantique connaît son point culminant avec « la bataille » d’Hernani, le 25 février 1830, tandis qu’évoluent le jeu des acteurs, la mise en scène et la conception du décor. 1843 : L’échec des Burgraves de Victor Hugo laisse la place à des oeuvres de facture plus traditionnelle. La tragédie classique revient à la mode avec Rachel, véritable vedette d’une troupe renouvelée. 1849 : Le prince-président Louis Napoléon met fin à une longue période de flottement administratif et financier en créant la fonction d’administrateur, dépendant directement du ministère de l’Intérieur. 1850 : Les deux premiers administrateurs nommés, successivement Arsène Houssaye (1850-1856) et le baron Empis (1856-1859), font de la Comédie-Française la troupe ordinaire de l’Empereur. 1859-1871: Sous l’administration d’Édouard Thierry, une troupe homogène, où figure durant quelques mois la jeune Sarah Bernhardt, fait triompher la comédie bourgeoise et consacre des auteurs comme Banville, Ponsard, Émile Augier. 1870 : Pendant le siège de Paris, le foyer est transformé en lieu d’accueil des blessés.1871-1885 : Le nouvel administrateur, Émile Perrin, ancien directeur de l’Opéra, attire à la Comédie-Française le Tout-Paris. Une troupe d’élite joue Hugo, Dumas fils, Pailleron, Bornier, Coppée et Erckmann-Chatrian dans les mises en scène somptueuses de l’administrateur. 1885-1913 : Les vingt-huit années de l’administration Claretie sont caractérisées par des difficultés financières, une troupe tragique plus brillante que la troupe comique, et un répertoire contemporain où domine la comédie de moeurs (Hervieu, Brieux, Lavedan, Donnay, Porto-Riche, Bataille, Mirbeau, de Flers et Caillavet). 1900 : L’incendie du théâtre fait errer la troupe de salle en salle pendant six mois. 1908 : Les Comédiens-Français, sous la direction artistique de Charles Le Bargy, collaborent aux premiers films des Studios des films d’art. 1913-1936 : Sous les administrations d’Albert Carré (ancien directeur de l’Opéra-Comique), puis de l’auteur dramatique Émile Fabre, la Comédie-Française vit une période de transition. Elle participe pendant la guerre aux représentations du Théâtre aux Armées, donne des galas à bénéfice et joue des oeuvres à caractère patriotique. Émile Fabre, malgré les crises financières et politiques de l’après-guerre, parvient à accueillir une nouvelle génération d’auteurs dramatiques (Jean-Jacques Bernard, Paul Raynal, André Obey). Il fait entrer au répertoire des auteurs étrangers (d’Annunzio et Ibsen). 1935 : La Comédie-Française participe aux premières retransmissions radiophoniques. 1936 : L’auteur dramatique Édouard Bourdet est nommé administrateur. Il est assisté par un comité consultatif composé des metteurs en scène issus du Cartel : Jacques Copeau, Gaston Baty, Charles Dullin et Louis Jouvet. Ces metteurs en scène apportent un regard neuf sur les classiques tandis que des auteurs contemporains français et étrangers – Giraudoux, Lenormand, Mauriac, Romain Rolland, Pirandello – font leur entrée en force au répertoire. 1940-1946 : Pendant la guerre vont se succéder les administrateurs Jacques Copeau, Jean-Louis Vaudoyer et, à la Libération, Pierre Dux. Ils s’efforcent de préserver l’intégrité et le prestige de la Comédie-Française pendant l’occupation allemande. 1946 : Un important décret accorde à la Comédie-Française l’exploitation de l’Odéon – appelé Salle Luxembourg pour le distinguer de la Salle Richelieu – et provoque le départ d’un groupe de sociétaires. 1946-1960 : Les administrateurs André Obey, Pierre-AiméTouchard, Pierre Descaves et Claude de Boisanger affrontent les différentes crises et accroissent le nombre des acteurs. 1959 : L’Odéon est retiré à la Comédie-Française. 1960-1970 : Maurice Escande ouvre le théâtre aux acteurs nouveaux et aux metteurs en scène extérieurs. 1970-1979 : Pierre Dux continue cette politique avec l’exploitation de l’Odéon, revenu à la Comédie-Française en 1971. 1979-1983 : Jacques Toja succède à Pierre Dux. 1983 : L’Odéon est retiré à la Comédie-Française. Nomination de Jean-Pierre Vincent comme administrateur. 1986 : Jean Le Poulain, sociétaire de la Comédie-Française, est nommé administrateur. Le Théâtre national de l’Odéon est rattaché à la Comédie-Française. 1988 : Le 1er mars, décès de Jean Le Poulain. Le 15 juin, Antoine Vitez est appelé aux fonctions d’administrateur général. L’Odéon est de nouveau retiré à la Comédie-Française. 1990 : Le 30 avril, Antoine Vitez disparaît brutalement. Le 4 juillet, Jacques Lassalle est appelé aux fonctions d’administrateur général. 1993 : En août, nomination de Jean-Pierre Miquel pour un mandat de cinq ans. Ouverture du Théâtre du Vieux-Colombier (trois cents places), en qualité de deuxième salle de la Comédie-Française. 1994 : D’importants travaux de modernisation de la cage de scène et de réfection de la Salle Richelieu sont entrepris. 1995 : Les statuts sont modifiés. Le 1er avril, la Comédie-Française devient un Établissement public à caractère industriel et commercial (ÉPIC) placé sous la tutelle du ministre de la Culture. 1996 : Une troisième salle, le Studio-Théâtre (cent trente-six places), est inaugurée à l’automne au Carrousel du Louvre. 2001 : En août, nomination comme administrateur de Marcel Bozonnet. 2006 : Muriel Mayette lui succède. Source
  2. Dans la nuit du 9 au 10 octobre 1683, dans l'ancienne chapelle du château de Versailles, le roi Louis XIV, âgé de 45 ans et veuf de Marie-Thérèse d'Autriche, épouse en secret la gouvernante de ses bâtards, Françoise d'Aubigné (47 ans), veuve du poète Scarron, devenue par la faveur royale marquise de Maintenon. Avec ce mariage secret et morganatique (ne donnant pas droit au titre de reine) destiné à rester secret, Françoise d'Aubigné parvient au bout d'un destin peu commun... De la prison de Niort à Versailles Petite-fille d'Agrippa d'Aubigné, huguenot rebelle et poète, Françoise est née dans la prison de Niort où son père était incarcéré ! Jeune fille sans dot mais bien élevée, elle épouse le poète Scarron, vieux et paralysé mais spirituel en diable, et celui-ci la fait apprécier de la haute société. En 1669, devenue veuve, elle se voit confier l'éducation des enfants que le roi a eus de la marquise de Montespan. Elle s'établit avec eux dans le village de Vaugirard, non loin de Versailles. Louis XIV, très attaché à ses enfants, y passe à l'occasion et apprécie la tendresse maternelle de Mme Scarron pour ses chers petits : «Comme elle sait bien aimer, il y aurait du plaisir à être aimé d'elle», confie-t-il. http://www.herodote.net/9_octobre_1683-evenement-16831009.php
  3. Italy

    Louis XIV

    Bonjour à tous, J'aimerai savoir si quelqu'un sait, pourquoi Louis XIV etait il surnommé le "Roi Soleil"?
  4. 15 mars 1667. Paris se dote d'une police moderne Le 15 mars 1667, par un édit signé à Saint-Germain-en-Laye, le roi Louis XIV confie à Gabriel Nicolas de La Reynie (42 ans), un magistrat originaire de Limoges, la charge inédite de lieutenant de police de Paris. C'est l'acte de naissance de la police moderne. Le roi, habituellement jaloux de son autorité, ne craint pas de déléguer à La Reynie des pouvoirs très étendus sur l'administration et la population de la capitale. André Larané Une capitale indigne du Roi-Soleil Le jeune roi, qui vit encore au Louvre, tolère mal l'insécurité et la saleté de la capitale. Paris, qui attire des gens de tout le royaume depuis le Moyen Âge, compte alors un demi-million d'habitants dont environ 30.000 larrons et mendiants. Ces malfrats constituent une véritable puissance parallèle sous l'autorité d'un chef occulte qui défie le Roi-Soleil. Déguisés en estropiés, pendant la journée, ils harcèlent le chaland en tout point de la capitale. Mais la nuit, ils se replient dans un quartier mal famé adossé à l'ancienne enceinte de Charles V, près de la porte Saint-Denis. Ils «ne sont pas plutôt de retour chez eux, qu'ils se dégraissent, se débarbouillent et deviennent sains et gaillards en un instant» (Dictionnaire historique de Paris, 1779). Cette transformation proprement «miraculeuse» vaut au quartier l'appellation ironique de «Cour des miracles» ! Pour faire face à cette engeance, la capitale dispose avant la nomination de La Reynie de guets, gardes et polices inefficaces, mal gérées et rivales, héritées du Moyen Âge et subordonnées à telle ou telle magistrature ou corporation. Le gouvernement de Louis XIV tente aussi de chasser les mendiants de l'espace public. En 1656, il crée un «hôpital général des pauvres» qui regroupe plusieurs établissements hospitaliers de la capitale et somme les mendiants soient de s'y rendre, soit de quitter la ville. C'est un échec. Un policier en odeur de sainteté Le nouveau lieutenant de police prend à cœur sa tâche. Installé au Châtelet, près de la Seine et de l'île de la Cité, il rassemble sous son autorité tous les corps de police (commissariats, prévôté de l'île, archers et exempts du guet, compagnie du lieutenant criminel). Il se fait représenter dans les 17 quartiers de la ville par 48 commissaires de police. Il liquide aussi la Cour des miracles. Se rendant sur place avec des sergents à cheval et des soldats du guet, il fait ouvrir six brèches dans l'enceint de Charles V puis avertit au porte-voix les occupants qu'il va investir le lieu et que les douze derniers qui n'auront pas fui à temps seront pendus ou envoyés aux galères. Les truands ne se le font pas dire deux fois et s'enfuient par les brèches sans demander leur reste. La Reynie n'a obtenu qu'une victoire provisoire car d'autres Cours des miracles se reconstitueront au fil des ans, nourries par la misère qui chasse des campagnes quantité de malheureux. La Reynie se signale aussi par son zèle et son efficacité dans l'«Affaire des poisons», un sordide fait divers qui va jeter une ombre sur le règne du Roi-Soleil. Suite à l'arrestation et l'exécution d'une empoisonneuse, la marquise de Brinvilliers, le 17 juillet 1676, il lance ses limiers dans les milieux interlopes de Saint-Denis, où se pratique le commerce des poisons (aimablement qualifiés de «poudre de succession» car ils facilient les héritages). De fil en aiguille, de découvertes en accusations, ils remontent ainsi jusqu'à la Cour de Versailles et à l'entourage du roi, jusqu'à compromettre gravement la maîtresse en titre de celui-ci, Madame de Montespan. Le lieutenant de police, plus tard lieutenant général de police, a une vision extensive de sa mission. Il fait ainsi installer l'éclairage public dans les rues à l'aide de lanternes afin d'en diminuer l'insécurité. Il développe aussi le pavage des rues et l'adduction d'eau et engage avec méthode la lutte contre les incendies et les épidémies, faisant de Paris l'une des métropoles les plus propres d'Europe... À bout de forces, il ne se retirera qu'en 1697, entouré de l'estime générale. Herodote.net.
  5. 1er septembre 1715. Louis XIV meurt de la gangrène dans l'indifférence des Français. 01/09/13 Voilà longtemps que le Roi-Soleil n'éblouit plus son peuple qu'il a appauvri par ses dépenses somptuaires, quand après quatre semaine de souffrance il s'éteint... Lire la suite de l'article Source: Le Point
  6. Bonjour, Dans le 1er arrondissement de Paris existe une rue très courte, très étroite et, même, assez sinistre : c'est la rue Courtalon. Vers la fin du XIII° siècle, elle existait déjà et était entièrement bâtie. 400 ans plus tard, elle fut le théâtre d'une très sombre affaire... C'était l'année 1684. En quelques mois, 26 jeunes gens environ disparurent. Cela fit jaser : des rumeurs de princesse malade du foie prenant des bains de sang humain commencèrent à circuler, bientôt relayées par d'autres selon lesquelles c'était parce que des Juifs crucifiaient en secret des Chrétiens. Les oreilles du roi Louis XIV finirent par siffler, une enquête fut ordonnée. Ce fut, non pas Nicolas Le Floch, mais le policier Lecoq qui en fut chargé. Son propre fils, de l'âge des disparus, accepta de servir d'appât. Ainsi, le soir, sous le surnom de l'Eveillé, il sortait en grande tenue, chaînes d'or au cou et bourse tintinnabulante au flanc, pour se montrer du Luxembourg jusqu'aux Tuileries. Et, au cinquième jour de ce petit manège : bingo ! Il tomba sur une jeune fille d'une grande beauté, accompagnée de sa duègne. La conversation est engagée, la duègne confie au jeune homme que la belle est fille d'un prince polonais et d'une mercière du coin, et aussi que le père, étant mort quelque part, en route, a laissé à son enfant de grands biens. Après quoi elle se renseigne sur ceux du garçon et en vient à lui proposer de le présenter à la mère de cette fille de prince étranger. L'Eveillé, qui se fait passer pour le fils d'un riche médecin, flaire quelque chose de louche. Rendez-vous est donné devant l'église Saint-Germain-L'auxerrois, puis le père policier est prévenu. Le soir même, au rendez-vous : la vieille duègne est présente ; elle prend l'Eveillé par la main, le mène par mille détours jusqu'à la rue Courtalon, sans se douter qu'elle est suivie par toute une brigade. Dans un appartement de ladite rue, le jeune homme retrouve la soi-disant fille de prince polonais, qui se fait appeler princesse Jabirowska. L'Eveillé profite d'un moment de son absence pour jeter un œil dans tous les coins de la pièce où il se trouve... Un paravent attire son attention : il semble collé au mur et n'est pas déplié. Il tire dessus, et après quelques efforts l'objet se décolle, dévoilant une cache où sont entassés -horreur ! - les têtes tranchées et les corps momifiés des disparus. C'est alors que le père Lecoq et toute sa brigade font irruption par une fenêtre dans la pièce : "Mais, père, vous n'avez pas respecté le signal convenu !" a dû s'écrier le fils à cet instant. "C'est que je te croyais déjà mort !" a dû répondre le père. Et d'ailleurs il a bien fait, car voilà déjà notre belle princesse de conte de fée qui revient avec quatre hommes armés pour faire la peau du jeune homme. Ces quatre-là furent désarmés sur le champ. Lecoq tenait enfin la clé de l'énigme : la princesse Jabirowska était une chef de bande anglaise, qui faisait cruellement usage de sa beauté pour attirer des malheureux dans son piège assassin. Plus tard, leurs têtes étaient envoyées en Allemagne pour servir à des études sur le caractère selon la conformation du crâne, et leurs corps revendus à des carabins désireux de se faire la main sur de l'authentique... Morts pour la science malgré eux, les pauvres garçons ! Inutile de préciser que tout ce beau monde fut jugé, condamné et pendu. Une source
  7. Le Muséum à la poursuite du diamant bleu Dimanche 24 Avril - 18:18 François Farges, scientifique au Muséum national d'histoire naturelle, poursuit son investigation autour du diamant bleu de la couronne, certainement le plus grand et le plus beau des diamants, dérobé avec les Joyaux de la couronne en 1792... Ambiance Sherlock Holmes au Muséum national d'histoire naturelle. Depuis bientôt quatre ans, un scientifique, François Farges, chercheur au département ''Histoire de la terre'' du Muséum, reconstitue l'incroyable histoire du diamant bleu de la couronne. Disparu en 1792, ce joyau de la couronne de France avait été taillé pour Louis XIV en 1671. La complexité de sa taille, qui a pris environ deux ans, le jeu de lumières à l'intérieur du diamant, son poids de 69 carats, en font selon les spécialistes ''le plus grand et le plus beau diamant bleu jamais découvert''. Grâce à un nouveau logiciel, François Farges vient de préciser encore davantage la subtilité de la taille de ce joyau. On peut ainsi regarder le diamant sous tous ses angles, et voir ses facettes s'éclairer tour à tour. Comme par magie apparaît au milieu une étoile à sept branches, dorée, sans doute une volonté du Roi soleil. Suite de l'article... Source: 20minutes.fr
  8. Bonjour/soir, 1672. L’affaire du dernier procès en sorcellerie de France s’achève par un arrêt du Conseil d’Etat, condamnant au bannissement les accusés. Elle avait commencé deux ans plus tôt, en 1670, d’une façon totalement banale.Ce qui n’aurait pu être, ou n’aurait dû rester que de banals racontars, prit des proportions telles, que Louis XIV en fut informé et que plusieurs centaines de personnes furent arrêtées. « Charlotte Lédy, êtes-vous allée, oui ou non, aux sabbats sur le dos d’un taureau ? »Charlotte, nue devant ses juges, poignets et genoux serrés entre des planchettes, suspendue par les poignets, n’a plus la force de répondre. Terrorisée, son corps souffrant de mille douleurs lancinantes, elle ne désire plus qu’une chose, la fin de son martyre. Elle n’a plus aucune notion du temps, mais elle a l’impression que cela dure depuis des mois. Pourtant, cela ne fait que trois jours que le procès a débuté, trois jours qu’on la torture, qu’on lui fait subir les pires supplices et vexations, à elle et aux autres. Elle ne les voit plus les autres, d’ailleurs. Ils étaient sept dans la charrette.  Où sont-ils ? Elle a froid, elle ne sait plus très bien ce qu’on lui demande, et elle ne sait plus non plus si elle a réellement vécu ce qu’on lui affirme.« Charlotte Lédy, répondez. Etes-vous allée aux sabbats sur le dos d’un taureau ?»Epuisée, au bord de l’évanouissement, sachant qu’à un « non » répondrait un tour de vis supplémentaire à ses entraves, laissa entendre un faible « oui ». Le questionnement reprit alors, sur les gens qui l’accompagnaient, sur les lieux où ils se dirigeaient, sur le déroulement des sabbats… Charlotte savait qu’elle serait condamnée au bûcher, mais qu’elle devait avouer et souffrir pour expier ses fautes.Il en fut de même pour tous les autres accusés, qui allaient l’accompagner au supplice, le curé Questier, sa belle-sœur Charlotte Levavasseur, Baude, le seigneur et d’autres encore. Ci-dessus : le Mont d'Etenclin (Manche, Normandie), où se tenaient quatre sabbats par an, dont le plus important était celui de la Saint-Jean parce qu'avait lieu la distribution de poudre de maléfices et de graisse... Une pommade d'une recette étrange et peu ragoûtante dont les initiés devaient s'enduire le corps avant d'aller à ces cérémonies. ********************************************************************************************************** Le procès de La Haye-du-Puits fait partie des grands procès en sorcellerie du XVIIe siècle, période à laquelle on observe une recrudescence de ce genre d’accusation. Il est le dernier en Normandie et se situe à une période charnière des mentalités, la sorcellerie étant encore fortement ancrée dans les esprits en Normandie, et déjà rejetée dans de nombreuses autres régions. Nous avons eu la chance que les minutes en soient conservées, jusqu’en 1944, à Saint-Lô. Non brûlées avec les condamnés en 1672, comme cela devait l’être à chaque procès en sorcellerie, tout simplement parce qu’il n’y eut pas de supplice, elles ont malheureusement été détruites par les flammes lors des bombardements de Saint-Lô au débarquement. Les historiens ont cependant eu le temps d’effectuer de nombreuses études et copies de ces minutes, ce qui a permis de comprendre le phénomène de sorcellerie du XVIIe siècle et comment il était jugé. L’affaire de La Haye-du-Puits débute de manière banale en 1670 par le témoignage d’un jeune homme, Jacques Noël, que l’on dit ensorcelé. Le malheureux, simple d’esprit, souffrait d’hallucinations. Une enquête est réalisée par le bailli de La Haye-du-Puits, qui interroge Jacques Noël. Celui-ci dénonce plusieurs autres personnes, ayant eu, selon lui, des gestes et actes maléfiques envers lui. Ces personnes citées par Jacques Noël sont à leur tour arrêtées, interrogées, pour répondre des actes dont on les accusait. L’affaire monte en puissance et arrive aux oreilles du baron de La Haye-du-Puits, qui afin de rétablir l’ordre et se débarrasser des sorciers, demande à l’évêque de Coutances d’énoncer un monitoire : toute personne ayant eu vent des faits de sorcellerie, ou ayant assisté à des faits de sorcellerie doit obligatoirement venir témoigner. Leur manquement sera puni d’excommunication. (...) ******************************************************************************************************************** Au final, les accusés promis aux supplices furent sauvés in extremis de la main du bourreau par des lettres royales, et c'est encore le roi Louis XIV qui, après avoir scrupuleusement examiné les procédures, les fit annuler, pour ordonner la libération des "sorciers" ne s'étant rendus coupables que de sortilèges, et ce en dépit des remontrances du Parlement. Les accusés seront tout de même soumis au bannissement, certains envoyés aux galères. Ce genre de procès n'eut plus lieu par la suite, conformément au souhait du Roi Soleil. Source Source2
  9. Le parc de Versailles renaît comme au temps de Louis XIV Dimanche 27 Décembre - 14:49 Image © Keystone Le chêne de Marie-Antoinette, le doyen des arbres de Versailles est mort en 2003. Les jardiniers du Château de Versailles désespérés par les dégâts de la tempête de 1999 ont réussi à redessiner les parcs et jardins comme au temps de Louis XIV mais les 100.000 arbres replantés ne retrouveront leur grandeur qu'après des décennies. Suite de l'article... Source: lematin.ch
  10. 12 mai 1664. Première et dernière représentation du "Tartuffe" de Molière devant la cour, à Versailles. Pliant devant le parti dévot, Louis XIV fait interdire la pièce, qui ne sera jouée en public que cinq ans après, profondément remaniée. Le jeune Louis XIV âgé de 25 ans est fou amoureux de la douce et tendre duchesse de La Vallière, 19 ans. Ils forment un couple plus glamour que François et Valérie, plus insouciant que Nicolas et Carla... Marie-Thérèse, l'épouse officielle, est reléguée au second plan. Depuis le 30 avril, ce ne sont que spectacles, jeux, bals et banquets donnés à Versailles en l'honneur de Madame de La Vallière. Ces Fêtes des Plaisirs de l'île enchantée, comme elles sont intitulées, se déroulent dans le jardin merveilleusement dessiné par Le Nôtre. Le château, lui, n'a pas encore subi tous les travaux d'agrandissement. Chaque soir, les spectacles se succèdent pour le plus grand plaisir de la cour. Sur scène, c'est un festival Molière. Sa troupe joue toutes les pièces de son répertoire, entrecoupées de ballets mis en musique par Lully. C'est un triomphe. Officiellement, les réjouissances s'achèvent le 9 mai, mais le roi décide de jouer les prolongations. Molière est chargé d'animer les soirées. Le dimanche 11 mai, sa troupe joue Les Fâcheux. Le lendemain, lundi 12 mai 1664, Molière décide d'offrir au roi sa dernière pièce en trois actes, Tartuffe ou l'Imposteur. Il semble, du reste, que ce soit le jeune souverain qui en ait soufflé le thème à son auteur. Le matin de la représentation, le roi fait organiser une loterie galante dont il a réparti par avance les lots, car l'étiquette exige que la reine décroche le plus beau. Vers 17 heures, Louis participe à une course de têtes, un jeu d'adresse. "Le soir, Sa Majesté fit jouer une comédie nommée Tartuffe, que le sieur Molière avait faite contre les hypocrites", écrit Loret dans La Gazette de France. Cette première version de la pièce ne nous est pas parvenue. Mais on en connaît, en gros, la teneur. Acte I : Orgon, mari dévot, accueille chez lui un directeur de conscience, Tartuffe, qui donne l'apparence d'une grande piété. Acte II : Tartuffe tente de séduire Elmire, l'honnête épouse d'Orgon, qui répugne, néanmoins, à le dénoncer. Le mari, informé par ailleurs, refuse de croire en la trahison de Tartuffe. Acte III : pour convaincre son époux de l'hypocrisie de Tartuffe, Elvire le fait assister, caché, à une deuxième tentative de séduction du faux dévot. Celui-ci est démasqué et chassé de la maison. Longtemps les historiens ont cru que la première version de Tartuffe s'achevait avec le triomphe de celui-ci, d'où la colère des censeurs. On est maintenant convaincu du contraire. "Absolument injurieuse" La satire est applaudie par le jeune roi, qui apprécie la charge contre le parti des dévots qui ne cesse de lui reprocher ses amours adultères avec Madame de La Vallière, enceinte de ses oeuvres pour la deuxième fois. Louis en a ras la couronne de toutes ces grenouilles de bénitier qui condamnent le libertinage, le luxe et les fêtes. "Il ne manquerait plus qu'ils interdisent le mariage gay !" ronchonne le souverain... Plusieurs semaines avant la représentation de la pièce de Molière à Versailles, les censeurs, mis au courant du thème, avaient déjà tenté de la torpiller. Mais le roi leur a donc tenu tête. Au cours des jours qui suivent la représentation, les culs-bénits, renforcés par Anne d'Autriche, la reine mère, parviennent à faire plier le roi en lui faisant interdire les représentations publiques de Tartuffe. La Gazette de France précise que "Sa Majesté, pleinement informée de toutes choses, [la] jugea absolument injurieuse à la religion et capable de produire de très dangereux effets". Furieux de cette interdiction, Molière se précipite à plusieurs reprises chez le jeune souverain pour plaider sa cause et soutenir "le bon droit de son travail persécuté". En vain. Seules les lectures ou les représentations privées sont tolérées. lire la suite (Le Point).
  11. 28 mai 1659. Louis XIV attribue le monopole du chocolat à David Chaillou. Les premiers importateurs et fournisseurs de fèves de cacaoyer en France sont des Juifs marranes installés près de Bayonne. © DR Qu'on ne s'y trompe pas, la drogue la plus réclamée, la plus consommée de nos jours, ce n'est pas la coke, ni le cannabis, ni même le tabac ou le pinard. C'est le chocolat ! Avec l'avantage d'être en vente libre. En France, tout a commencé le 28 mai 1659, quand Louis XIV accorde à David Chaillou, premier valet de chambre du comte de Soissons, le privilège de fabriquer, de vendre et de débiter le chocolat dans tout le royaume de France pour 29 ans. Un dealer unique et officiel ! Deux ans plus tard, Chaillou ouvre sa première boutique à Paris, rue de l'Arbre-Sec, où les bourgeois peuvent, à leur tour, planer en avalant le doux breuvage des dieux aztèques. Jusque-là, seuls les aristocrates se shootaient en catimini dans leurs palais et hôtels particuliers. Le premier chocolatier de France fabrique son chocolat dans sa boutique avec les fèves reçues d'Amérique. Il les grille dans une bassine, puis les pile au moyen d'un lourd cylindre de fer de sa fabrication qu'il fait rouler sur une pierre chauffée inclinée. Chaillou propose des breuvages chauds bien mousseux comme il est de règle de consommer le chocolat à l'époque. Il vend également des gâteaux et des biscuits. Un commerce tenu par les Juifs En France, les premiers importateurs de fèves sont les Juifs marranes chassés d'Espagne, puis du Portugal. Ils emportent avec eux l'art de fabriquer du chocolat. Dès 1620, plusieurs familles s'installent au Pays basque, plus précisément à Saint-Esprit, à deux pas de Bayonne, où elles font venir leurs fèves d'Amsterdam et du Venezuela. Ces marranes ne se privent pas non plus d'armer des corsaires pour piller les cargaisons espagnoles. Les premiers chocolats ainsi fabriqués sur le territoire français sont vendus aux chanoines de la collégiale de Saint-Esprit et de la cathédrale de Bayonne, ainsi qu'aux habitants fortunés. Lire la suite (Le Point).
×