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Jane Doe

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À propos de Jane Doe

  • Rang
    Forumeur balbutiant
  • Date de naissance 11/21/1975

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    Femme
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  1. Jane Doe

    La citation du jour

    "Rapetisser devant l'immensité du monde, s'exposer au sublime. Vérifier la houle comme on vérifie son courrier, partir pour se retrouver. S'inventer de nouveaux souvenirs. Se donner les moyens d'être surpris. Imaginer et travailler dur pour réduire l'écart entre rêve et réalité. Souder. Se souder. Résister. Tenir. Soutenir. Résister. Ne plus se contenter de regarder, apprendre à voir. Trouver. Se retrouver. Se perdre. Perdre. Donner. Recommencer. Vivre en accéléré pour tenir en équilibre entre le futur et le passé." Mathias Malzieu
  2. J'aime Ce qui aurait pu être. J'aime pas Ce qui est arrivé. J'aime Ce qui éveille mon intérêt. Je n'aime pas La norme et la normalité.
  3. If blood will flow when flesh and steel are one Drying in the color of the evening sun Tomorrow's rain will wash the stains away But something in our minds will always stay Perhaps this final act was meant To clinch a lifetime's argument That nothing comes from violence and nothing ever could For all those born beneath an angry star Lest we forget how fragile we are Sting
  4. ça Split Sans un bruit Conjuring : les dossiers warren
  5. Nous nous mentons deja à nous meme. Comment pourrions nous etre honnete envers les autres ?
  6. Echappées Belles en Islande, cette émission donne envie de s'y rendre. Ce pays semble magnifique.
  7. Jane Doe

    La citation du jour

    Qu'est ce qui est pire ? Perdre un enfant ou en laisser derrière soi ?
  8. Jane Doe

    La poupée

    Un matin j’ai rencontré une poupée. Je l’ai trouvé cachée dans une boite au fond d’un placard. J’imagine qu’elle avait dû être belle autrefois. Je l’observais quelques minutes, inventant ce qui avait peut-être été sa vie. Que lui était-il arrivé ? Son maquillage figé semblait avoir été rajouté sur son visage de porcelaine. Ses yeux restaient clos. Etait-elle cassée ? Les fêlures sur ses bras et ses jambes formaient des arabesques sinistres. Elle semblait si fragile cette triste poupée. Je me perdais dans mes errances lorsqu’elle s’adressa à moi. Était-ce un nouveau tour de mon esprit torturé ? Quelqu’un me faisait-il une mauvaise plaisanterie ? Je laissais mon regard errer dans les recoins de cette pièce à la recherche de l’origine de cette voix. Mais rien. De nouveau, j’entendais un bonjour qui émanait de cette poupée immobile. Je me surpris à lui répondre. S’ensuivit une curieuse conversation, une étrange histoire. L’histoire d’une fillette que ses parents trouvaient imparfaite et qui lui expliquaient jour après jour qu’il lui fallait faire plus d’efforts pour progresser. Elle s’exécutait par amour. Le soir venu, elle observait ses jolies poupées de porcelaine et elle rêvait…. Elle rêvait de devenir aussi belle qu’elles. Les années ont passé et la fillette est devenu une jeune femme. Elle espérait un prince qui lui ferait quitter son donjon. Il est apparu un jour pour la sauver. Elle quitta son donjon et ses parents. Elle était heureuse. Il l’appelait sa reine, elle se sentait belle et aimée. Les mois passaient, son beau héros n’était pas prince mais marionnettiste. Son château n’était qu’une cage dorée. Il tirait sur les fils qu’il avait fixé à son corps, ne lui laissant aucun autre choix que d’obéir en silence. Elle était triste, elle avait peur, elle avait mal. Elle se fanait lentement. Son prince lui répétait qu’elle n’était pas reine, mais souillon, qu’elle ne méritait pas son amour, qu’il méritait mieux. Elle pleurait de n’être qu’elle. Dans le silence de sa chambre, la nuit, elle repensait à ses poupées d’enfant, si belles, si aimées. Elle gravait dans sa chair, les maux de sa honte. Un jour pourtant, elle eut le courage de couper ses fils et s’enfuit loin pour se cacher. Mais son cœur et son corps étaient brisés. Les miroirs étaient cruels. Plus elle voyait son reflet, plus il se déformait. Elle ne se reconnaissait plus, sa laideur fut une telle souffrance qu’elle décida de fermer ses yeux pour toujours. Elle pria si fort pour devenir aussi belles que ses poupées, qu’une nuit, les dieux ayant pitié, ils exaucèrent son vœu et ils firent d’elle cette jolie poupée que je tenais dans le creux de mes bras. A la fin de son histoire, seul le tic-tac de ma montre résonnait dans la chambre. Je ne savais que lui dire pour la consoler mais je lui proposais mon aide. Elle ne voulait rien d’autre que retourner dans sa boite. La poupée me demanda de la ranger à l’abris des autres. Elle me dit qu’elle aimerait bien que je revienne la voir de temps en temps. Elle voulait que je lui raconte des contes de fées qui se terminent bien. Je rentrais chez moi bouleversée par cette rencontre. Je pris ma plume, les yeux baignés de larmes et je commençais ainsi…. Il était une fois une jolie poupée qui rêvait d’être aimée.
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