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narcejo

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À propos de narcejo

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    Forumeur inspiré
  • Date de naissance 22/03/1979

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  1. Je suis bien d'accord. La société, y a que ça de vrai. Pour preuve : le Roquefort.... Non, c'est vrai, ceux qui ont fait sociologie auront toujours le dessus, c'est un fait. Si la société pourvoit à nos besoins, est ce que quelqu'un s'imagine ce que ça serait si c'était l'inverse ? peut-être carrément l'enfer, on sait pas...
  2. C'est à dire... j'ai eu maille à pouvoir me réinscrire... A croire qu 'Anne Sophie, décidément... Non ce que je veux dire, c'est que tout le monde connaît les fameuses "dépenses somptuaires". Le système est conçu par les cadres et pour les cadres... Si de nouvelles idées voient le jour, elles seront coulées.... Ben oui, il faut un budget pour les nouvelles idées... tout comme le reste. N.D.L.R.A : non, Anne Sophie ne m'en veut pas je ne fais que reprendre ses propres termes.. C'est évident, qu'il faut un budget... pour manger.
  3. Le jour où je mangerai de la tomate plurielle... Jusque là, le Saint, bien que décédé, restera mon Dieu. Bref, la France, comme beaucoup d'autres pays, d'ailleurs, reste hypocrite : j'ai jamais compris comment on pouvait faire l'économie de besoins essentiels.... Mais, l'on m'expliqua, en sciences économiques, bref... La tomate plurielle, un jour j'en mangerai.
  4. narcejo

    desir

    J' préfère une femme qui dit franchement qu'elle aime Mary Higgins Clarck, plutôt que celle qui fait des sorties astrales un peu comme moi afin d'aller vérifier qui c'est (Mary Higgins). Egalement celle qui fait des sorties astrales sans le vouloir, sans besoin d'un bain de minuit requis pour cela, c'est à dire lorsqu'on reste sous la couette. Après on peut discuter amour, cécité avec des accessoires genre bandeaux comme dans Cinquante nuances, mais déjà apprendre à nager, c'est déjà pas mal.
  5. narcejo

    Vingt millions

    Les bouteilles en verre ou en plastique, c'est le seul truc un peu mystique, je trouve, dans les goulots de triage, surtout que, les bouteilles en verre, il faut souvent se déplacer plus loin qu'en bas de chez soi, du coup on a envie de tout classer dans "ordures ménagères" alors qu'en fait, non. C'est pour cela que je trouve ça mystique, parce que les bouteilles en verre, certes cela se respecte, mais quand on en trouve partout.
  6. Savoir identifier tout ce que l'on touche -je parle du matériel ; par exemple, un compte anonyme numéroté en Suisse, à moins de connaître à fond leurs systèmes de moyens de paiement.
  7. https://www.francetvinfo.fr/sciences/espace/exoplanete-kleper-186f/les-francais-sont-appeles-a-donner-un-nom-a-une-exoplanete-situee-a-144-annees-lumiere-de-la-terre_3481125.html J'ai tellement d'ides que ça en vaut aucune. Non, par contre, je pense que j'aimerai, lorsque cela sera officiel, connaître le nouveau nom de cette exoplanète... Des fois on a juste besoin de ce genre de chose pour avoir de nouvelles idées. Sur le fond, bah si, y a autant d'étoiles qu'il y eu de vies humaines sur Terre.... pourquoi pas une (ou plusieurs) qui soit habitée ?
  8. narcejo

    sans sexe, pas de couple

    Dans le p.a.c.s, d'après les textes, faut du sexe ; dans les mariages, c'est résumé par l'expression : devoir conjugal. Jusqu'à Hollande, les filles pouvaient se marier à seize ans ; mais dans le même temps, c'était l'âge de la maturité sexuelle dans le code pénal. L'âge a été relevé à dix huit ans pour la lutte contre les mariages blancs (depuis François Hollande). Bien sûr, je conçois le mariage comme un projet, pas comme le premier truc auquel je pense en regardant une fille.
  9. narcejo

    J'ai glissé !

    J'ai lu vite, du coup me sont restées deux sensations : celle de voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Homme_de_Vitruve Et d'entendre :https://www.youtube.com/watch?v=GPjuEhMPfYs J'en sais pas mieux sur la fête de la Pentecôte. Mais enfin, texte agréable pour un dimanche matin.
  10. Bah je sais pas. Qui s'ressemble s'assemble. Elles veulent peut-être pas. Cela cadrerait avec la définition. Et dans ce cas, la différence, trop énorme, m'empêcherait enfin.... de les idolâtrer en tant qu' "élites non édiles" . Mais c'est clair, si les édiles étaient des élites il n'y aurait plus besoin de Léna, euh L' E.N.A euh c'est à dire enfin bref, on est pas loin du nihilisme en ce qui concerne le Q. Euh, le Q.I.
  11. C'est ouvert à toute suggestion. Cela m'étonnerait que cela sauve cet "incipit" qui se voulait ambitieux à la base, mais s'est essoufflé en cours de route, j'ignore même pourquoi, peut-être en relisant... bref voilou : Le général Lassiter Pangloss fut responsable en l'an 2137 d'un génocide à l'échelle mondiale. Il n'existe aucune source textuelle concernant la guerre. Les archives autorisées ne conservent que des fragments, petits bouts par petits bouts reconstitués. En un lieu inaccessible à la mémoire humaine, se déroulent des événements que rendent, seulement les personnalités dotées de capacités médiumniques parmi les survivants. Ceci est le livre interdit, le livre des âmes. Gloubulot contemplait le fleuve Léthé qui s'écoulait et miroitait. Le Passeur se tenait au milieu de deux files de rangées de décédés. Ils attendaient leur passeport vers.... vers quoi ? Globoulot se demandait, de la même manière qu'elle n'avait d'autre but que parler au général Lassiter-Pangloss. Celui-ci avait réchappé de l'ouverture de la boîte de Pandore. Père savait pour quelle raison. Les enfers étaient vastes. Hadès avait fait se rejoindre le fleuve Léthé et le fleuve Styx beaucoup plus loin sur l'horizon. Là où se dirigeaient les silhouettes des âmes errantes. A côté de Globulot, Pandora était assise à même la roche, genoux pliés, une petite robe de tulle à collerette au niveau du cou lui donnant un air sévère. Ses lèvres étaient plissées dans une moue boudeuse. _ La Prison se situe au niveau du neuvième cercle. Père ne veut pas que quiconque s'approche. _ C'est Père qui me cherche, dit Globulot, je l'ai vu dans un rêve. Je dois suivre la file des morts. Pandora et elle dominaient la colline qui s'évasait en son centre avec le fleuve Léthé léchant les parois de l'Entrée du domaine des Enfers. Globulot respectait Pandora parce que c'était la fille cadette de Père, elle-même avait été conçue à un moment quelconque de la genèse. Mais elle n'était pas là afin de refaire son arbre généalogique ; sur un signe et un dernier regard, elle abandonna sa lointaine sœur et dévala vers l'une des deux files. Les morts marchaient en se courbant, leur échine aussi souple que des fétus de paille caressés par les vents dans un champ d'antan. Globulot resta pantoise. Elle n'osait fendre la file semblable à une ligne de cocaïne que s'envoyaient les junkies en un autre temps. Elle se rappelait la drogue, et ses effets. Bannies en 2100, toutes les formes de drogue utilisées jadis par les humains avaient laissé leur empreinte dans le Livre. Elle approcha d'une silhouette chichement redressée après avoir senti l'approche de l'intruse et décida de la toucher. L'opération du toucher était délicate. Comme un téléchargement de données à la sauvage : on attendait longtemps, sans bien savoir quel serait le résultat. De très haut, Pandora la regardait, une expression indéchiffrable sur la figure. Cela dura un moment, puis elle s'évanouit, comme un flocon de neige écrasé sur une arête de toit. Globulot n'y prêta pas attention, trop concentrée sur l'âme dont elle avait interrompu l'inexorable marche. Il lui fallait recueillir un récit. Je m'appelle Samuel Langborn et j'étais apothicaire. Je possédais une petite boutique dont la devanture attirait ceux qui quêtaient des remèdes. Je vendais des lotions capillaires, des remèdes contre l'impuissance, des mixtures afin de faire briller les ongles. Ce genre de choses. Nous étions au dix neuvième siècle. La maladie n'avait pas fait son effet. Ce que nous appelons la maladie, c'est un dérivé de la Peste et du Choléra que nous avions repoussé péniblement aux temps précédents. Le Sida fit son apparition avec un florilège de symptômes contre lesquels avaient du mal à lutter nos pauvres ressources, nous les apothicaires. La Ville regorgeait de colporteurs en tous genres, qui rapportaient les ravages faits par delà les frontières, celles du pays et aussi des autres pays. Nous avons très vite eu affaire à ce que nous appelions une pandémie. Ma femme se prénommait Sophia et m'aidait à la boutique. Nous n'étions que deux, n'ayant pu avoir d'enfants. Ironie du sort ? Non, car je souffrais d'une affliction de nature génétique, Sophia seule aurait pu enfanter, mais c'était une femme fidèle.A l'apparition des premiers contaminés au sein de notre bourg, la situation stable explosa. Le bordel à l'autre extrémité de la rue dans laquelle nous institutions la santé devint de moins en moins bruyant au cours des semaines. Enfin, en quelques mois, ne laissa que le silence total. Le Sida, maladie sexuellement transmissible, imposa très vite le respect. Au détriment des plus humbles, mais aussi des édiles. La fille aînée du maire fut atteinte dans les débuts. Elle avait atteint l'âge de l'adolescence ; ce fut une tragédie. Le croque-mort ne chômait et un fatalisme passif remplaça bientôt la joyeuse exubérance urbaine à laquelle nous avions été accoutumés. Minuscules nous étions face au fléau, ma femme, Sophia, s'enquérait des progrès accomplis par la médecine, mes clients eux-mêmes n'avaient personne sur qui jeter le blâme. L'achat des médicaments suivit une courbe ascendante pendant quelque temps, après quoi les bras tombèrent. La maladie nous avait vaincu. Tous, apothicaires, médecins, scientifiques s'échinant dans leurs laboratoires. Je venais d'atteindre trente ans, en d'autres termes je n'étais ni jeune ni vieux selon nos critères de l'époque, plutôt l'âge mûr, quand Sophia à son tour fut rattrapée par le maléfice. A qui en vouloir ? L'homme avait probablement franchi notre seuil à la recherche de quelque médicament, Sophia ne dit rien sur le moment, mais je compris quand elle se mit à tousser. Puis expectorer ses poumons, selon le cycle observé rituellement par cette maladie. Le sida n'épargna personne. Les âmes sensibles pleurent la disparition de ce qui était notre joie de vivre. Tout partit en fumée, avec nos espoirs. Nous pensions clairement que ce serait la fin de l'humanité, avant peu. J'ignore pourquoi je survécus. Je n'aurais pas dû ; ne demeuraient en moi que les souvenirs, dont j'étais le récipiendaire, remplaçant assidu, bientôt, de notre bibliothécaire, au bourg de la Ville, lorsqu'il me fallut troquer la blouse d'apothicaire contre une autre activité. La mémoire des morts succéda à l'or dans l'échelle des valeurs. Une existence ordinaire de rescapés du venin de ce serpent qui nous était venu. On ne savait d'où. Cela ne revêtait plus guère d'importance. Je me suis remarié beaucoup plus tard. J'ai adopté des enfants. Le nom de Langborn sera encore porté dans un siècle, je serai le garant que l'humanité se souvienne les drames qui se déroulèrent. Aussi longtemps qu'elle existera, il nous faudra aiguiser dessus la lame de notre mémoire. Je suis naturellement optimiste, c'est la raison pour laquelle j'ai continué, après Sophia, de sourire à l'existence. Non béat, juste lucide sur nos capacités de régénérescence. La maladie n'a épargné qu'un petit nombre. Mais une poignée, ça suffit. Mes enfants ont grandi, ont fait à leur tour d'autres enfants, je suis satisfait de la vie que j'ai mené. J'ai vieilli, porté les cheveux blancs, avant de me coucher enfin sur mon lit de mort. Le Passeur était droit comme un I entre les deux berges du fleuve. La lumière n'était pas dispensée par le soleil, mais émanait de l'étincelle contenue en chaque âme qui, les unes avec les autres, constituaient le fleuve Léthé. Globulot rompit le contact avec l'âme et demeura attentive au message dans le message pendant ce qui n'était qu'une poignée de secondes, mais une éternité lorsque, à la fin, tout serait transmis à Père. Via le Livre. Il lui fallait encore retrouver le général Lassiter-Pangloss. Le Passeur la toisa, comme s'il ne la voyait pas pour la toute première fois, puis Globulot emprunta la même direction que le fleuve. Le fleuve des âmes damnées, lui avait susurré à l'époque du berceau Mère, la femme que Hadès répudia, car Père avait créé de toutes pièces les Enfers. C'était ce que les frères de Globulot lui avaient sous-entendu, dont Radamanthe. Globulot courut de toute la vitesse de ses jambes, si on pouvait appeler cela ainsi, et se retrouva à la mi-chemin de la queue leu leu, juste avant le goulot formé par le fleuve Léthé avant sa rencontre avec l'autre fleuve, le Styx, celui des âmes dont la destination restait encore à préciser. Là, elle chercha Pandora des yeux, en vain. La boîte de Pandore était la responsable des calamités, mais cela avait été avec la bénédiction de Père. Le dessein final, nul ne le connaissait, Globulot appréciait les deux côtés, à la fois le Léthé et le Styx, mais elle ne pouvait dévoiler, même à Pandora, le motif pour lequel elle, régulièrement, prenait le pouls des deux artères du lieu. L'irrigation de tous les côtés était importante, cela seule elle le savait, c'était dans ses viscères. Je m'appelle Loïc Clarkson et la guerre nous a pris par surprise. _ L'Autre n'est guère ce qu'on croit, me disait ma femme. Si l'on ne se modère pas, cela va être un cataclysme de tous les diables. Ma femme, Rose, avait raison. J'aurai toujours du mal à pardonner ceux qui fauchèrent mes enfants, les siens, les nôtres. La ligne de front, assez éloignée de notre bourgade, aurait pu nous laisser en paix, si ce n'avait été l'exaltation de valeurs fausses dans l'esprit de Patrick et Patricia. Le pays, l'Etat, comptait ses fonctionnaires à l'époque. La propagande voulait qu'on défendît nos frontières, Patrick et Patricia furent les témoins, d'abord, puis les victimes de l'élan patriotique qui exigeait que l'on montât au front défendre les valeurs de liberté, d'égalité, et toutes ces choses pour lesquelles nos ancêtres avaient versé du sang. _ Ne tombez pas dans le piège, avait prévenu Rose, le présent n'est qu'une source d'illusions, l'important est ce que se rappelleront nos lointains descendants que nous ne connaissons pas encore. Peine perdue. Patrick et Patricia avaient été piqués par le venin de la guêpe qui planait au-dessus de nos têtes en cette époque. La guerre, ils choisirent de la prendre à bras le corps. Ils s'en firent une armure, si bien que je crus que la justesse de la cause requérait ce qui n'étaient que des risques. En réalité, la gueule noire du prédateur était grande ouverte. A la fin, il ne restait plus grand chose. Ni de mes enfants. Mourir pour une idée, aurait dit un chanteur, mais pas trop vite aurait-il ajouté. Les quelques années que dura la moitié de la guerre furent pour moi non un calvaire, mais une grandeur dont j'aurais aimé qu'elle perdure. Je suis encore fier de mes enfants. Ils se battirent, puis moururent dignement, avec leurs idées, leurs idéaux. Rose s'effondra. Je demeurai debout, pour me rappeler leur mémoire. Rose rejoignit le rang des fous, quand je ne pus plus porter le poids. Le fardeau stoïque d'une destinée ; celle de mes enfants, d'une époque. Ils avaient été marqués par la temporalité à l'heure où les choix se payaient très cher, au prix fort. _ Quand je tue un ennemi, je ne fais que défendre ma peau, se justifia un jour Patrick. Ce n'est que lui ou moi, il n'est guère que mon alter égo dans un échiquier trop vaste pour que quiconque en prenne la mesure. Même pas maman. Un jour, tout se terminera, mais j'aurai vécu. Comme j'aurai vaincu, ou été vaincu, cela dépasse mes quelques forces. Je te demande, Papa, de transmettre autant que tu le pourras les valeurs de liberté et d'égalité que je chéris autant que tu as chéri ma sœur, Patricia, à laquelle je souhaite un sort meilleur que le mien. Patrick et Patricia étaient uniques, bien sûr. Autant l'un que l'autre, non amalgamables à un quelconque parti politique. Ils sont pourtant morts, bien que je prisse, peu après, la responsabilité de les ressusciter, en partie. A travers leurs actes, je voyais des lignes du Livre. Il me fallait ajouter leur grain de sel, au paragraphe de ce grand livre de l'humanité qui se dessine au travers de l'évolution humaine. Rose ne s'est jamais remise de la perte de nos enfants. Moi non plus, à vrai dire, je ne lui jette pas la pierre. Lorsque mourut Patricia, qui succomba à une attaque à la bombe au sein des locaux de l'ambassade non loin du champ de bataille, Patrick me confia ses doutes, dans une lettre que je ne reproduirai pas ici. Puis, à son tour, Patrick expira. Et Rose emprunta le chemin de la déréliction. Elle ne m'en voulut que je conserve ma santé d'esprit, mais jusque dans mes gènes j'ai été ébranlé. Par cette détermination à vivre libres. Parce que mes enfants ont défendu leurs idées jusqu'au bout. Les idées sans lesquelles Rose ou moi n'aurions envisagé la vie telle qu'elle a été. Une admirable vie, quoique l'on en dise. J'en suis satisfait, davantage que si tous les saints se mettaient à chanter que j'ai eu tort. Cela, c'est le Juge de l'humanité seul, qui le décidera. J'ai vieilli, porté le costume noir et blanc plus souvent qu'à mon tour, chaque fois que l'enfant d'un de mes amis succombait lui aussi, de la même chose, la maladie de la guerre qui a animé toute une génération. A la fin, j'ai couché mes dernières volontés dans un testament. Que j'ai confié à des mains que je ne souhaite pas connaître. Car elles sont libres. Enfin, un petit sourire serein sur les lèvres, au bout d'un temps qui fut plus ou moins long, c'est selon, ce fut mon tour de me coucher sur mon lit de mort. Globulot laissait aller ses pensées vers le fleuve Achéron. Il s'agissait du troisième fleuve composant les Enfers. Elle s'attendait plus ou moins à revoir Pandora dans le secteur, puisque Père avait béni le fleuve au moyen des sanglots de sa fille cadette, un jour que cette-dernière avait commis le péché en quoi consistait le fait de censurer dans son propre esprit le contenu des dits des âmes. Globulot se souvenait parfaitement la chose, bien que cela remontât à assez loin. A l'époque, son frère Radamanthe n'avait pas encore conquis les honneurs du fait d'être l'un des trois juges des Enfers. Globulot avait observé le supplice de Pandora en se demandant vaguement la raison de Père. Mais en se jurant bien, dans son quant à elle, qu'on ne la surprendrait point à censurer ce que disent les morts. Dont, avec Pandora encore, elle était chargée de recueillir les étincelles. Avant leur mort définitive. La chute dans le fameux Puits. Celui dans lequel Hadès avait jeté son épouse peu après la naissance de Pandora. _ Je ne veux plus d'autre fille, avait-il clamé. C'est fini, mon Royaume est structuré. Femme, tu n'as pas ta place ici. Si Père avait été mysogine, Pandora et elle auraient pu fort facilement rejoindre Mère. Il n'en fut point ainsi. Les voies d'Hadès sont impénétrables -les mots employés par Radamanthe. Globulot tenta de se remémorer le rêve récent, de la nuit dernière. Elle y avait vu, comme une bouteille à la mer, le souhait de Père qu'elle se rende auprès du général Lassiter Pangloss. Celui par qui le glaive avait finalement eu raison du reste de l'humanité, en l'an 2137. Globulot n'avait jamais vu les traits du général, elle ignorait si elle le reconnaîtrait. L'unique indice représentait le fait qu'il était emmuré derrière des barreaux. Au niveau du neuvième cercle, avait prévenu Pandora. Pour l'instant, Globulot abordait à peine le second cercle que comptaient les Enfers, ainsi que décrit dans une grande œuvre cartographiant les Enfers. Elle ignorait ce qui avait motivé Père afin de permettre à un mortel de connaître les frontières internes de l'endroit où vont toutes les âmes. Le général Lassiter Pangloss ne laissa aucun proche derrière lui, ni femme ni enfants ; pourtant il eut une fille, qui joua un rôle dans le dernier drame de l'humanité. En 2137, les choses étaient encore assez troubles quant au devenir des Terriens. Nous disons « les Terriens » car ils possédaient depuis des années les moyens d'un exode vers de plus lointaines planètes. Des raisons économiques et des idéologies contraires les retinrent sur la terre ferme. I. Jessica Lassiter vivait dans le petit bourg de Winchester, une localité pas très éloignée de l'Angleterre, et à équidistance de la France, le pays d'origine de sa mère avec laquelle le général n'entretenait plus, depuis des années, de relations. Ainsi, la fille du général fit des études de Droit, avant d'obtenir une bourse grâce à sa participation à un concours national de beauté. Ce genre de concours, cette année-là, fleurissait un peu partout dans les villes et permettait le financement des signes extérieurs d'appartenance à la classe dite « bourgeoise » de la population. Les liens du sang seuls ne le permettaient plus, pas plus davantage que les honneurs intellectuels. En fait d'eugénisme, l'humanité -et les Anglais et les Français en particulier- avaient opté pour ce compromis afin de garantir l'avenir aux « meilleurs ». Un jeudi de mois de mai, alors que son époux donnait un coup de main aux autres hommes de Winchester afin d'édifier le nouveau clocher de l'église, Jessica, ce matin-là, ne se sentit plus aussi ferme sur ses jambes qu'auparavant. Ses règles récentes lui certifiaient qu'elle ne pouvait être enceinte, ses rappels de vaccin lui assuraient une santé excellente selon les critères les plus modernes. Il fallait donc qu'elle quête ailleurs les véritables raisons de son mal être soudain, qui avait débuté en prenant sa douche, à l'intérieur de la maison, puis persisté en faisant quelques pas sur le sentier conduisant à la porte d'entrée, avant qu'elle s'affale lourdement à côté de la table blanche dont ils se servaient, dans le petit jardin, quand ils organisaient des pique nique. _ Vous allez bien ? S'enquit le facteur quand il déposa du vidéo-courrier dans la fente prévue à cet effet. Elle ne répondit point. L'homme s'en alla trop vite, contrairement au factotum qui s'occupait d'un peu de tout dans la maison lorsque c'était la semaine. Lui, s'enquit plus précisément : _ Vous couvez quelque chose ? Non, se disait Jessica. Aucune raison objective à mon manque de forces. Olivier n'est pas là, mais nous faisions encore l'amour hier soir et tout se passait bien. Qu'est ce que j'ai donc ? Elle parcourut le vidéo-courrier d'un œil morne. Que des trucs classiques. Des factures, notamment, rappelant à coup de flash-backs les efforts fournis durant le mois afin de leur fournir électricité ainsi que l' eau du robinet. En ce millénaire, les factures prenaient cette forme particulière, puisque plus personne n'omettait de les régler, on mettait simplement plus ou moins de temps, généralement un ordinaire flash-back culpabilisait suffisamment le destinataire et la facture se réglait le soir même. A distance, avec son téléphone, Jessica lança le programme des règlement des factures. Elle le fit machinalement, cela ne revêtait pas plus d'importance que le restant du vidéo-courrier. Non, ce qui l'empêchait de se remettre debout aisément après s'être assise devant sa table de jardin résidait dans autre chose. Une autre raison que son esprit tentait en vain de mettre à jour. Olivier était parti rejoindre les équipes s'affairant sur l'église de Winchester et la plupart des femmes qui ne travaillaient pas étaient dans son cas actuel : en général, l'oisiveté les poussait au moins à allumer la boîte à images -ce qu'on appelait jadis, la télé- ou bien poser un casque sur leur tête afin de rejoindre et se mêler aux commérages, sur les ondes, afin d'obtenir des informations fraîches de ce qui se passait dans le monde.
  12. Je suis carrément fan du surréalisme. Sauf qu'il n'est pas adapté à notre époque moderne. Sauf si on tient compte que l'anglais supplantera bientôt le français, et que donc faudra inventer de nouveaux mots, sauf que pour l'instant, s'adapter, au contexte, c'est déjà pas mal.
  13. Je ne suis pas du tout d'accord ; les caricatures et la vie... Les caricatures ont ça de bien qu'elles sensibilisent. Ceux/ celles, qui n'ont rien compris à la vie, c'est sûr... Bref, dans l'ensemble, même si tout se vaut, vaut mieux prévenir que guérir. Moi, au moins, n'ai rien à m' reprocher.
  14. Tout ce que je sais : ne porter ni tampon (peut-être une serviette : se renseigner auprès du médecin) durant la nuit, la syndrome du choc traumatique, pas fréquent mais enfin... disons que c'est le seul critère. Un type se réveillant avec au matin, une femme en sang, remerciera toujours le ciel qu'elle soit toujours intègre, au moins.
  15. Avec le temps, en suis venu à la conclusion que l'élite intellectuelle, si j' n en fais point partie (voir la liste des personnalités du mensa), alors ils me doivent. Ce qui est très agréable, en fait, parce que ça me donne un point de vue irrésistible. L'intelligence c'est pas de l'art. Si c'est de l'art, c'est pas intelligent. Etc.
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