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soloandsolo

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  1. Oui effectivement, cela a pas mal évolué, avant la grande majorité des enfants ne recevaient aucun enseignement, ils travaillaient et l'adolescence n'existait pas. Puis la société s'est organisée, les parents ont continué à travailler, l'enseignement s'est structuré par délégation (ce que tu appelles subtiliser) de façon pragmatique : on ne peut pas être au four et au moulin, tout le monde ne peut pas se payer un précepteur ou enseigner à domicile, ce n'est donc pas l'état qui a subtilisé du temps à l'enfant mais lui en a offert (école laïque gratuite pour tous). Les écrans ne font rien de particulier, ce sont des objets neutre, on les utilise comme bon nous semble, c'est la façon dont cet objet est employé comme outil consumériste qui devient chronophage et nivèle, par le contenu faussement diversifié, le niveau mental des utilisateurs, enfants ou pas.
  2. Exact et nous n'étions pas si rétif à y accéder les gilets jaunes epsilon pourraient dire : " je suis bien content d'être rien epsilon parce que qu'être alpha c'est beaucoup de souci" inversement les élus alpha répondraient "je suis bien content d'être quelqu'un alpha parce que être rien doit être désolant à vivre" il faudrait juste changer le code des couleurs et bien sur abolir la reproduction sexuée pour conditionner chaque enfant dès la naissance en lui ôtant le statut de sujet qui prend naissance entre le désir de deux parents êtres singuliers eux aussi (beurk). Et hop plus de problèmes de violence dans la société.
  3. Je me souviens de cette histoire juive racontée par Daniel Sibony (le psychanalyste) : la synagogue d'un petit village a brûlé, le rav se rend donc à la grande ville pour rencontrer le grand rabbin et faire part de la plainte de sa petite communauté dans l'espoir de recevoir une aide à la reconstruction. Le grand Rabbin l'écoute, acquiesce de façon positive et lui demande....La lettre procès verbal attestant de l'incendie, mais voilà, le procès verbal fait pendant l'évènement sur place a aussi...Brulé dans l'incendie. La conclusion reste déroutante : la lettre s'ignifie. A mon sens qu'elle fut produite ou pas, encore existante ou non, le sens de la plainte s'est ignifié pour les uns, il reste signifiant pour les autres, le procès verbal ne peut en faire foi.
  4. Je resituais le roman d'Huxley : le meilleur des mondes relativement à l'exemple qui était donné, pas plus. Le prolongement que tu en fais en extrapolation t'appartient...
  5. Non pas lu merci de l'indication. En matière de violence je pense qu'il y a deux dimensions abordées dans ce sujet, celle de sujets désirants consuméristes de façon générale qui ne supporteraient plus la moindre frustration, leur violence exprimée tel un caprice infantile et une autre violence, étatique cette fois, qui s'effectue au niveau social avec des réponses non moins violentes en retour, actuellement se déploie un mélange des deux, les confusions sont au maximum.
  6. Je n'ai jamais lu autant d'histoires de cul dans un sujet qui traite pourtant de la pudeur et des règlements qui vont avec^^
  7. Je vais résumer.... Je lis beaucoup de débat vegan/non vegan qui tournent autour des notions : l'homme est simplement un animal comme les autres (anti-speciste) ou a contrario l'homme est supérieur à l'animal (spéciste). Personnellement je prétends que le débat est faussé dans les deux sens, pour moi l'homme a un statut qui ne le fait pas supérieur aux animaux mais qui ne le met pas au même plan, cela est induit par le langage, "être parlant", il nomme le monde qui l'entoure, le pouvoir de métaphorisation induit la capacité à articuler la dimension symbolique, dans ce sens il perd dans le même temps une partie de son rapport animal avec le monde ( ou l'univers) et devient l'obligé d'une structure psychique particulière, la névrose majoritairement qui s'effectue sous le mode du refoulement, refoulement qui produit des pics inconscients en retour. Concrètement et pour en revenir à la nourriture, une lionne qui s'apprête à se jeter sur une proie pour se nourrir le fera de toute la puissance de son instinct vivant, un homme qui veut mettre un steack dans son assiette en passera par un ensemble de processus civilisationnel, culturel qui ont à voir avec la culpabilité, la responsabilité, le délestage de mauvaise conscience éventuelle dans un circuit construit pour cela. La chaine alimentaire carnée construite dans les sociétés industrielles l'est pour prendre en délestage toute la charge émotionnelle et les ressentis de responsabilités résiduels : on finit par mettre dans son assiette un objet et non un morceau de cadavre ayant appartenu à un animal vivant. En faisant une psychanalyse on découvre effectivement que ce n'est pas une thérapie qu'on ne guérit pas de ce qui est structurel en l'homme : le symptôme produit par le langage....Mais bref. La psychanalyse est foisonnante essentiellement du côté de l'ECF mais les publications restent très confidentielles, il y a des combats perdus d'avance pour des raisons très contextuelles. Pour le reste on ne parle pas du même inconscient...
  8. La situation s'est inversée, la décrédibilisation de la psychanalyse opère à plein, ce depuis pas mal d'années, de façon très virulente actuellement (la sortir de l'université par exemple), les discours médiatiques vulgarisés alimentent le "on" de l'opinion, le scientisme prend le dessus : tout doit être objectivable et maitrisable, la dimension psychique ramenée à un conglomérat de neurones observables et neuro-psychiatriquement soignables. Le moi a regagné l'illusion de sa dimension, les portes de l'insupportable inconscient perturbateur sont refermées.
  9. Pas compris où tu situais la violence dans le roman d'Huxley : une société idéalement aboutie dans un système de domination et de régulation sociale pervers, dans le roman 1984 par contre...Oui et il s'agit d'une violence étatique.
  10. Je peux te donner la réponse, une amie dans la région pétage de câble (et de plomb) de son (je ne sais pas comment le nommer) un soir. Après violences subies elle était allée se réfugier chez ses parents, en fin de journée en sortant de leur domicile avec leur fils dans les bras, il est arrivé avec un fusil de chasse et a tiré dans leur direction, chance, il les a ratés. Arrêtez par la police, comparution immédiate, 5 mois ferme et deux ans d'interdiction de l'approcher. Pas cher payé, hein.
  11. Normal, il ne ressent ni empathie ni compassion Je comprends que tu en sois là à croire que l'empathie c'est lire dans les ressentis et la raison (pensée) de l'autre alors qu'il s'agit de rapprocher sa propre sensibilité et expériences émotionnelles de celles d'une autre personne, c'est une expérience projective par excellence. Dans ce cas précis cela peut passer par des vecteurs singuliers pour chacun, comme avoir un fils du même âge dans une situation matérielle difficile au niveau des études ou avoir été brûlé partiellement, connaitre la douleur que cela inflige et voir une personne ayant subit la même chose puissance 1000. Dans ces cas extrêmes l'empathie trouve ses limites par force de l'indicible : c'est hors champ d'expérience personnelle, la situation de ce jeune homme peut être comprise jusqu'à un certain point, ce qui se noue en dernier ressort pour un tel geste nous échappe. Les grands pervers sont capables d'exprimer de la compassion, soit de façon totalement manipulatoire, soit de façon sincère dans un théâtre plus vaste de manipulation, mais : ils sont totalement incapables de ressentir de l'empathie. Ta blague sur "les bourses" ci-haut pose question, tu nous as fait un grand numéro de compassion il y a quelques mois pour des soldats de métier mort au Bénin où personne ne devait moufter dans ce cérémonial pompeux de forum, tu n'hésites pas à passer dans ce sujet assez grave pour glisser une quenelle glissante. Bref, on se gratte la tête, hein.
  12. Dujardin est un acteur et un être surprenant, une grande bonification avec le temps, à suivre avec une réel intérêt, quant à Polanski, bon, il était déjà un grand cinéaste.
  13. Nous (ma compagne et moi-même) avons longuement discuté du viol qu'elle a subi quand elle était adolescente, 15 ans à peine, 51 aujourd'hui, agression non suivie de poursuite devant une inertie familiale, un impact qui a longuement perturbé notre vie conjugale dans l'intimité. La question de la prescription juridique s'est posée dans cette discussion qui tenait à la fois du générique, de l'affectif et de l'intime contemporain, le temps étant passé par là mais le sentiment d'effroi toujours présent. Pour une fois je rejoins Boris Cyrulnik dans sa vision du traumatisme, il se vit en deux temps, celui où il intervient, celui perpétuel où il se revit dans le souvenir et la parole, pour ce deuxième temps il n'y a que la possibilité d'une résilience, la prescription n'a pas lieu, celle-ci intervient qu'au niveau juridique afin que la paix sociale puisse être. Je ne suis pas choqué qu'une victime de Polanski demande réparation sur la dimension de l'argent, je n'y vois pas une dimension vénale, l'argent c'est du temps, du temps dans ce cas, pris à la dimension de la quiétude mentale absorbée par ce qui a été vécu, 500.000 euros au vu des revenus de Polanski me semble un juste prix afin que chacun puisse continuer son chemin. Comme ses agresseurs ont dit à ma compagne : "on t'a pris en stop, maintenant tu paies l'essence". Ceci dit, j'irai voir j'accuse (et j'ai bien lu ici ou là tes propres déboires sur le sujet abordé ci-haut).
  14. Pour une fois tu m'as fait rire, comme quoi tout n'est pas désespérance.
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