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soloandsolo

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  1. Effectivement nous en sommes loin et le contexte politique très différent, de plus et dans leur stratégie ces groupes agissaient plus pour une déstabilisation que pour une action unique et massive. Par contre que quelques zouaves habillés en clowns paramilitaires aillent tirer quelques coups de fusils de chasse ici ou là une nuit ou une autre, je n'en serais pas vraiment étonné si cela arrivait.
  2. Du tout....Le cadre formel de la légitimité vient en contradiction avec la vouloir réel des électeurs, ce qui déclenche une crise de la représentation, il faut prendre la mesure des choses : élu légitimement avec tant de pourcent mais ce trouvant dans l'impossibilité de gouverner sans déclencher une crise sociale.
  3. Quelle moyenne d'âge des intervenants pour ce topic ? Je fais figure d'ancien combattant (mais pas factieux), pour avoir connu les périodes "action directe", "brigade rouge", "bande à Baader" et encore ces groupes avaient une logistique conséquente depuis l'étranger, les histoires de paramilitaires ou parapolitiques, ça se finit avec une balle dans la tête dans la rue ou suicidé en QHS quelques années après.
  4. Je préfère parler de génocide que d'holocauste, terme impropre qui signifie sacrifice. Mais comparons ce qui est comparable. Quand on signifie que des personnes ne seraient rien, on enclenche un processus de chosification en niant l'humanité de ces personnes : réduire à rien ce n'est même plus la possibilité d'être. Certes Macron ne l'a pas dit dans la perspective d'aller vers un génocide mais il a utilisé le même procédé que le mécanisme de chosification précédant la destruction d'un être humain en ne le voyant plus comme tel. Je vais sans doute choquer en exposant ce fait, mais la résurgence "des riens" habillés d'un gilet de haute visibilité ne fut guère étonnante à mes yeux.
  5. En effet, la messe fut dite. Quand j'ai vu Macron en campagne électorale péter un câble au pupitre pendant un meeting, je me suis qu'avec celui-là on allait avoir de très gros problèmes, idem quand il a signifié que dans une gare il y avait des gens qui n'étaient rien, là je savais qu'il ne restait plus que quelques semaines avant les emmerdements.
  6. 70% de ceux qui ont voté Macron votaient contre Marine Le Pen, peut-être pensaient-ils que ce vote en contre serait considéré par Macron pour infléchir ses prétentions économiques et politiques. Vous connaissez la suite, non seulement ce ne fut pas le cas mais Macron, pendant 18 mois; a déconnecté tous les vecteurs qui le reliaient à un possible dialogue avec cette frange de son électorat, mieux, il s'est laissé aller à son naturel : mépris et arrogance. Amen ?
  7. La société a toujours des divergences d'intérêt, toujours, c'est le sens même de la démocratie créée sur ce constat tel que Paul Ricoeur le définissait : « Est démocratique, une société qui se reconnaît divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêt et qui se fixe comme modalité, d’associer à parts égales, chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vue d’arriver à un arbitrage. » Macron "a vendu" un fantasme : une société qui ne serait plus divisée (ni gauche ni droite, tous en marche), la division non reconnue s'est transformée en fracture sociale radicale faisant réapparaitre les contradictions d'intérêts de façon virulente.
  8. L'étape suivante elle se jouera entre un RIC extrême et un système de représentativité redevenu cohérent, des élites fermées dans une sphère endogame et une population qui fuse dans tous les sens en revendications. La société est clivée radicalement et le rouage de la démocratie existante ne fonctionne plus. Il faudrait être bien présomptueux pour savoir ce qui en découlera.
  9. La panique ne résout rien, nous sommes dans une triple crise : institutionnelle (fin de course de la V ième république) qui entraine une crise politique de la représentativité dans un contexte social de rupture. C'est une équation difficile à résoudre, pour le moment en réponse nous avons une nébuleuse centriste macronienne arrogante et autoritaire en réponse pour la reprise en main et un jeu factice de dialogue pour donner des sensations de démocratie renouvelée. Il est certain qu'en l'état la sortie de crise n'est pas en vue, un registre de crise ne pouvant se résoudre sans l'autre.
  10. Ancien militaire ne signifiant pas paramilitaire, je connais des tas de gens qui dans leur jeunesse ont fait 5 ans ou 10 ans d'armée et sont redevenus de paisibles civils.
  11. Entre la dérive autoritaire de Macron et les délires que cela engendre de part et d'autres, oui, on peut s'inquiéter.
  12. La démocratie représentative de la Vième république était (oui était) un système relativement bien équilibré, chemin faisant et depuis plusieurs décennies ce sont les élus eux mêmes qui ont dévoyé la constitution, résultat le système actuel est verrouillé, donc impossibilité de réformer la dite constitution autrement que par le groupe parlementaire majoritaire qui bosse pour son maitre.
  13. L'agglomérat de groupes existants depuis ne prouve pas que le mouvement n'était pas spontané, juste une opportunité saisie.
  14. Dans le cadre formel il n'est pas illégitime, dans la dynamique social il ne tient que par le cadre formel, ce qui donne la situation très bordélique actuelle (dont celle de paTamilitaire fantasmant prendre le pouvoir par les armes).
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