Isadora.

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À propos de Isadora.

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    Forumeur en herbe
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  1. Généalogie d'une intuition

    Pièce n°1 : « On va orienter la thérapie sur cette question de l'auto-maltraitance. » Vendredi matin, l'infirmière en charge de mon suivi me dit cela. Pourquoi vous maltraitez-vous ainsi ? Depuis lundi et pour deux mois, je suis en semi-hospitalisation. Ce n'est pas un hôpital mais une association, où tout le monde a flirté avec la mort. Me trouver là est déjà l'aboutissement d'un long chemin, il va maintenant falloir m'y retrouver. Pièce n°2 : Sans trop savoir pourquoi, je vais au S*** avec des amis que je me suis faits ces derniers mois. Finalement, je n'y suis qu'avec M*** et comme elle est comme moi, elle ne s'y sent pas vraiment à l'aise. Je croise ces gens que j'ai vus tous les week-ends ou presque pendant deux ans. La moitié ne me reconnaît pas, l'autre moitié est glaciale. Je savais que ce lieu était essentiellement fréquenté par des connards, j'apprécie d'en avoir la preuve et le détail, la certitude nuancée. B*** mixe, M*** s'en va, B*** fait un ulcère, on l'emmène aux urgences. J'ai l'impression de passer ma vie aux urgences de toute manière, c'est la troisième fois en deux semaines. Je préfère finalement être à l'hôpital qu'au S***. Pièce n°3 : G*** commence à remettre en question la viabilité de son couple s'il reste monogame. Il devient possible que nous nous voyions. Simultanément, je prends pleinement conscience du fait que je souhaite, au fond, tomber enceinte de lui, ce qui est totalement démesuré puisque nous ne nous sommes même pas vus réellement. Cet homme doux, rassurant et brillant suscite en moi des désirs de liberté et d'attachement, j'aimerais que nous soyons là l'un pour l'autre. Révélateur de ma déconnexion de la réalité : il va épouser quelqu'un d'autre. Je suis totalement à côté de mes pompes. Quelques douces soient ses paroles, elles ne sont au fond que des *mots en l'air*… Pièce n°4 : P*** se fait une nouvelle fois hospitaliser, encore un sevrage. Il a beaucoup avancé dans son travail thérapeutique depuis que je le connais. Il me parle de son ex, celle avec laquelle il était, quand tout allait bien encore. Son travail lui a permis de comprendre que, dès le départ, il a accepté des choses qu'il n'aurait jamais dû accepter et juste après, il a commencé à s'autodétruire dans l'alcool. Ces mots simples recouvrent une réalité très juste et je ne suis pas du tout choquée qu'il lui ait fallu des années pour en arriver à cette prise de conscience. On dit souvent, à tort, que la difficulté est de trouver les mots justes. Non. Les mots sont là, évidents. Il faut accepter ces sensations que l'on fait tout pour fuir mais les mots, eux, n'ont rien de difficile. Pièce n°5 : J'ai consacré une grande partie de mon après-midi de samedi à débattre de questions philosophiques. Peut-on se poser des questions existentielles sans être né dans une famille croyante ? Le cas de Sade s'est posé : et s'il n'y avait aucune raison de ressentir de l'empathie, si c'était une sorte de bug de notre esprit et que les psychopathes avaient un avantage réel ? ------------------------------------------------------------------ Une image est ressortie, quand le puzzle s'est intuitivement résolu, m'emportant dans une vague tristesse soudaine, une mélancolie vague couvrant un bouillonnant malaise : Tu n'es que du vent. ------------------------------------------------------------------ Je ne sais pas encore comment ça va évoluer. J'ignore absolument où je vais, comment j'y vais et ce que je vais devoir laisser derrière moi. Le bon sens me pousserait à penser que s'il n'y a pas d'actes, il n'y a pas de raison de faire des pas en avant vis-à-vis de quiconque mais prendre cette décision, c'est déjà me positionner dans une attitude de prudence, de calcul, de mesquinerie, de mon point de vue. J'essaie d'écrire des poèmes, ça ne marche pas vraiment. J'essaie de me vider l'esprit mais c'est un semi-échec. Tout se déroule comme si, bientôt, j'allais devoir rejoindre la bergerie, m'installer bien au chaud parmi mes congénères, tuer ma part excessive et entrer dans ce jeu de négociations que l'on observe partout. La confiance et l'engagement sont des valeurs perdues, j'ai eu une chance que je n'ai pas su saisir il y a longtemps déjà, apparemment cela ne se reproduira pas.
  2. J'adore ce sujet ! Big up aux calculs en matière d'investissement ; je me retrouve tout à fait dans ces instants de micro-désarroi.
  3. Salut ! Bienvenue sur cette galère !
  4. C'est un test pour savoir si on la regarde dans les yeux ou dans les seins ? Qu'est-ce qu'elle a à cacher ailleurs ?
  5. Ah ouais… Et évidemment, elle n'a rien oublié !
  6. Même moi j'en laisse, des coquilles.
  7. T'as pas une photo ?
  8. "Marla aime ça."
  9. Faudra quand même qu'un jour on se décide à donner des cours d'anatomie à certaines…
  10. Hello, C'est plus épineux qu'il n'y paraît. Corriger les fautes d'orthographe ou de syntaxe des autres, c'est affirmer sa supériorité sociale et, implicitement, déclasser l'autre. La politesse la plus élémentaire consiste à ne pas relever ou, si les relations sont bonnes, à signaler l'erreur avec tact pour éviter d'humilier son interlocuteur tout en usant de pédagogie pour lui éviter de s'afficher devant d'autres. C'est le rôle du prof d'enseigner à l'élève et les rapports sont asymétriques pour cette raison, ce qui implique que le prof peut corriger l'élève sans que cela ne soit particulièrement humiliant — et vice versa, paradoxalement. Implicitement, une certaine supériorité est conférée au prof. Le parent n'entre pas dans cette relation asymétrique. Ainsi, les élèves n'ont pas le droit de porter le voile ou d'utiliser leur téléphone dans les établissements mais cette règle ne s'applique pas aux parents. Le prof ne relève pas non plus les fautes des parents. Concrètement, je ne le signalerais pas mais je corrigerais, en évitant absolument le stylo rouge, odieux s'il vient d'un parent. Cela dit, je n'hésiterais pas à entamer une démarche agressive voire humiliante (correction + photocopie du Grévisse ou d'un manuel de français niveau primaire stabilotée) si les fautes étaient récurrentes car elles attesteraient d'un niveau de connaissance de la langue indigne d'un enseignant, si celui-ci est chargé d'enseigner une langue. Si la faute apparaissait dans un document propice aux fautes, type bulletin scolaire, si elle a tout d'une faute de frappe ou d'inattention, je laisserais passer sans rien dire ni au prof ni à l'enfant, à moins que celui-ci ne le remarque de lui-même. Ce type de document est souvent rédigé à la hâte, date-butoir oblige.
  11. C'est la règle du H aspiré et du H inspiré, qui est tombé avec la réforme de l'orthographe. Elle est en grande partie liée à l'étymologie grecque, que tout le monde a oubliée en général. Quoi qu'il en soit, il est aujourd'hui acceptable de prononcer des zahicots, d'être ami avec des zandicapés ou d'aimer les ziboux. Absolument pas. Salut les amis ! (ça évite les hiati). Tout simplement. Alors, dans sa forme ancienne, le français vocalisait (=prononçait) toutes les lettres. Tu vas me dire, les formes anciennes, qu'est-ce qu'on en a à foutre ? Eh bien à l'époque où François Ier du nom désira faire du français une langue digne et noble, il fit appel à des grands pontes comme les poètes de la Pléiade, ce qui devint plus tard l'Académie Française. Et donc, à partir du XVIème siècle, certains intellectuels ont été élus pour à la fois faire évoluer le français de manière cohérente (=réformer) mais aussi le conserver dans un état de pureté maximal (=conserver). Ça ne va pas trop ensemble. De nombreuses règles prennent sens à partir du moment où l'on sait un peu comment elles ont été construites et surtout à quelle époque (genre la règle capillotractée de l'accord du participe passé) mais en tout cas ce qu'il faut en retenir pour les liaisons, c'est : 1. les liaisons existent ; selon son degré d'éducation / de pédanterie, on les prononce ou pas. 2. les liaisons s'appliquent surtout sur les assemblages qui se présentent souvent dans la langue et depuis longtemps. Regarde mieux tes exemples ; pas encore se présente souvent dans cet ordre depuis très longtemps, on a gardé une prononciation traditionnelle. Idem pour ils vont en. 3. une liaison est un moyen de faire sentir l'unité d'un groupe syntaxique comme un autre. De même qu'on fait des pauses à l'oral de manière spontanée entre les différents groupes syntaxiques, on fait des liaisons au sein d'un même groupe syntaxique plus spontanément qu'entre deux groupes distincts. Si tu es une merde en syntaxe, essaie juste de lire ou de faire lire cette phrase en faisant des pauses uniquement là où il y a une apostrophe (et si possible en montant vers les aigus à chaque apostrophe): Les gentilshommes ne' se pressaient' pas pour aller' manger car' comme chaque' jour la pause qui leur' était octroyée était' longue et il' y' avait de la' nourriture pour' chacun quel que soit son' grade. Au passage, on remarque qu'il est plus difficile de prononcer étè octryé que étètocroyé.
  12. Hello, « y » est un pronom de lieu1 ou de temps2. Le rapport entre le temps et le lieu ? Les compléments circonstanciels de temps et de lieu sont introduits par la préposition « à ». 1 : La taverne ? Il y va trop souvent ! (= Il va trop souvent à la taverne) 2 : Le Moyen-Âge ? Elle y a vécu. (= Elle a vécu au Moyen-Âge) On trouve parfois en patois/tour régional d'autres compléments introduits par à remplacés par y. Typiquement un COI/COS, ce qui brouille les cartes : à la forme pronominale, à quelqu'un devient lui. 3. Donnes-y une goutte ! (= Donne-lui une goutte ! = Donne une goutte à quelqu'un ! )
  13. Il faut pardonner à Pep-PSy. Quand un être humain se développe normalement, il comprend ce qu''est l'amour au travers du prisme de la mère, nourrissante et protectrice mais après, l'enfant découvre via le père le monde extérieur et la grande aventure qu'il recèle. Sans doute Pep-Psy a-t-il manqué de cet amour inconditionnel ou en a-t-il trop reçu, sans doute n'a-t-il pas eu de père pour l'introduire dans le monde… Tout cela tant symbolique et évidemment compatible avec la présence physique d'un papa et d'une maman. Il y a des déficits, des déséquilibres. Mais qui ici est le plus déséquilibré ? Libre à vous de choisir, en fonction de vos carences conceptions hautement philosophiques du Bon et du Mauvais.
  14. De sa mère !
  15. Ce qu'il y a de blessant dans le fait de constater que son ex est déjà reparti sur une autre histoire avec quelqu'un d'autre, c'est pas la jalousie, c'est le fait de devoir réévaluer ce qu'on pensait représenter pour cette personne et le sentiment de n'avoir été qu'un bouche-trou. Si on va au bout de la démarche, c'est plutôt l'ex en question que ça diminue… Ça montre ses carences. Et à mes yeux, être dépendant est un trait de caractère profondément laid et méprisable. Si je suis aigrie, c'est avant tout d'avoir estimé une personne qui ne faisait qu'illusion. J'avais de l'estime pour lui, avant. Après, libre à chacun d'en penser ce qu'il veut. AUTREMENT DIT : tu pensais que tu te tapais un alpha, tu te rends compte que tu es avec un oméga. Ça fout les boules.