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Note : * * * * - Poésie... Poésie... J'ai mélangé le vin

11 juillet 2009 - 16:41 #1

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J'AI MELANGE LE VIN

J'ai mélangé le vin à l'encre de ma plume
Et me suis enivrée dans le creuset des mots,
Mais la coupe remplie de mes larmes posthumes
Déborde de l'azur de fado en fado.

Et je laisse mon c¿ur voguer au clair de lune
Quand la rosée embue le manteau de ma nuit,
Pastellant de rubis le sable blond des dunes
Que le zéphyr moqueur croque comme des fruits.

Quand le passé brûlant traverse ma mémoire,
Posant ses doigts de feu dans un coin de ma tête,
Je ferme les volets et couvre les miroirs
Jusqu'au petit matin, rêvant à l'aveuglette.

Puis, un parfum subtil au matin me réveille :
Les embruns de la mer ¿varech ou goémon- ?
Ou le chuchotement du vent entre les treilles ?
¿Non, ce n'est que Phébus assaillant ma maison.

...Alors, je redeviens poète ou troubadour
Et je chante l'amour, le muguet ou la rose,
Et la plume à mes doigts se change, tour à tour,
En caillou, en oiseau, en mille et une choses.

Si l'hirondelle bleue ne fait pas le printemps,
Si le verbe est d'argent et le silence est d'or,
Au terreau de mon c¿ur, je glane le ferment
Où le bourgeon renaît et les mots prennent corps,

Et mon crayon de bois s'élance en virtuose
-Glissant sur le papier jusqu'au salto sublime
Comme le papillon qui se métamorphose-
Et danse sur la page allant de rime en rime.



Ce message a été modifié par Antigone57 - 11 juillet 2009 - 17:06.

L'utilisateur est hors-ligne Antigone57
Baby Forumeur, 55 ans


À l'Instant

11 juillet 2009 - 16:46 #2

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Quelle belle imagination métaphorique, merci pour ça.

ex_Pandore_75*


11 juillet 2009 - 16:49 #3

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Merci à vous d'être passé...

Puis-je continuer à poster d'autres poèmes ici ?

Amitié,

Antigone

L'utilisateur est hors-ligne Antigone57
Baby Forumeur, 55 ans


11 juillet 2009 - 16:54 #4

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C'est votre sujet, vous l'avez ouvert, vous vous devez donc de le faire vivre :smile2:
Je vous lierez volontier, ça va de soit.

ex_Pandore_75*


11 juillet 2009 - 16:57 #5

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Merci :smile2:

L'utilisateur est hors-ligne Antigone57
Baby Forumeur, 55 ans


11 juillet 2009 - 17:04 #6

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TU AVAIS PRIS MA MAIN

Tu avais pris ma main¿ je m'étais laissée faire
Lorsque tu m'as cueillie parmi toutes les fleurs,
Si j'ai pu t'inspirer et si j'ai su te plaire,
Un regard a suffi pour moissonner mon c¿ur.

C'est un baiser brûlant qui vint sceller nos bouches,
Incendiant nos corps comme un sorcier vaudou
Et le Dieu de l'amour, posté en escarmouche,
Ricanait sous la lune en se moquant de nous.

Dans ce lit de désir où j'ai voulu m'étendre,
Dans le ruisseau des jours où mon âme s'égare,
C'est là que j'ai trouvé, sur les routes du Tendre,
Le quai où, sans façon, j'ai posé mes amarres.

Dans tes prunelles d'or, un petit papillon,
La douceur de ta main au galbe de ma peau
Quand tes doigts n'osaient pas profaner le sillon
D'un geste maladroit¿ jusqu'au dernier tango¿

Au large de la nuit que la lune encorbelle,
Quand le sommeil enfin, dans la petite mort,
Emportait peu à peu mes rêveries d'alors,
Au miroir de tes yeux¿ mon dieu que j'étais belle !


L'utilisateur est hors-ligne Antigone57
Baby Forumeur, 55 ans


11 juillet 2009 - 17:16 #7

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"Dans tes prunelles d'or, un petit papillon,
La douceur de ta main au galbe de ma peau
Quand tes doigts n'osaient pas profaner le sillon
D'un geste maladroit¿ jusqu'au dernier tango¿"

J'en ai des frissons partout :smile2:

ex_Pandore_75*


11 juillet 2009 - 17:19 #8

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J'AI MELANGE LE VIN

J'ai mélangé le vin à l'encre de ma plume
Et me suis enivrée dans le creuset des mots,
Mais la coupe remplie de mes larmes posthumes
Déborde de l'azur de fado en fado.

Et je laisse mon cœur voguer au clair de lune
Quand la rosée embue le manteau de ma nuit,
Pastellant de rubis le sable blond des dunes
Que le zéphyr moqueur croque comme des fruits.

Quand le passé brûlant traverse ma mémoire,
Posant ses doigts de feu dans un coin de ma tête,
Je ferme les volets et couvre les miroirs
Jusqu'au petit matin, rêvant à l'aveuglette.

Puis, un parfum subtil au matin me réveille :
Les embruns de la mer –varech ou goémon- ?
Ou le chuchotement du vent entre les treilles ?
…Non, ce n'est que Phébus assaillant ma maison.

...Alors, je redeviens poète ou troubadour
Et je chante l'amour, le muguet ou la rose,
Et la plume à mes doigts se change, tour à tour,
En caillou, en oiseau, en mille et une choses.

Si l'hirondelle bleue ne fait pas le printemps,
Si le verbe est d'argent et le silence est d'or,
Au terreau de mon cœur, je glane le ferment
Où le bourgeon renaît et les mots prennent corps,

Et mon crayon de bois s'élance en virtuose
-Glissant sur le papier jusqu'au salto sublime
Comme le papillon qui se métamorphose-
Et danse sur la page allant de rime en rime.





Olé...j'aime beaucoup!!!! :smile2:

Ce message a été modifié par mistral gagnant - 11 juillet 2009 - 17:20.

L'utilisateur est hors-ligne mistral gagnant
Forumeur alchimiste


11 juillet 2009 - 17:28 #9

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Quand on a aimé comme ça... les mots viennent tout seuls...

C'est aussi cela la poésie, écrire ce qu'on ressent... même des années après....

Les gens partent... Les souvenir (brûlants !...) restent,

Amitié

Antigone :smile2:



Ce message a été modifié par Antigone57 - 11 juillet 2009 - 17:28.

L'utilisateur est hors-ligne Antigone57
Baby Forumeur, 55 ans


12 juillet 2009 - 10:02 #10

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MON ETOILE

Le soir vient de jeter une étoile à la mer
-Tout comme un naufragé qui lance une bouteille-
Entre deux vagues bleues, elle va s'échouer
Sur la dune où mon c¿ur et mon âme sommeillent.

Au sable de la grève elle ouvre ses paupières
Et se met à danser sur la pointe des pieds,
En jetant vers les cieux les mots d'une prière
Mais, dans le firmament, nul ne l'entend crier¿

¿Au fond de l'encrier, moi j'ai trouvé l'étoile,
Avec des mots d'amour, je l'ai apprivoisée,
J'entends battre son c¿ur quand la lune dévoile
Mes verbes dessinés sur le papier froissé.

Je m'arrête un instant ¿ma muse est buissonnière-
Et me prends à rêver sous la voûte des cieux,
Et le silence boit les frissons de lumière
Quand l'étoile se pose et danse dans mes yeux.

Quand au sable de l'aube où la nuit se retire,
A la fleur d'un regard que le chagrin désarme,
Sous les horizons noirs, pour glaner mon sourire,
L'étoile vient tarir la source de mes larmes ;

Et le buvard des cieux qui lape ma douleur
Se couvre, peu à peu, de rosée outremer
Et, dans le firmament, l'étoile de mon c¿ur
Revient illuminer la dentelle des mers.

Ce message a été modifié par Antigone57 - 12 juillet 2009 - 10:04.

L'utilisateur est hors-ligne Antigone57
Baby Forumeur, 55 ans



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